Harmony Corruption

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17/20
Nom du groupe Napalm Death
Nom de l'album Harmony Corruption
Type Album
Date de parution 30 Septembre 1990
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalGrind Death
Membres possèdant cet album383

Tracklist

1.
 Vision Conquest
 03:31
2.
 If the Truth Be Known
 04:12
3.
 Inner Incineration
 02:57
4.
 Malicious Intent
 03:26
5.
 Unfit Earth
 05:03
6.
 Circle of Hypocrisy
 03:15
7.
 The Chains That Bind Us
 04:08
8.
 Mindsnare
 03:42
9.
 Extremity Retained
 02:01
10.
 Suffer the Children
 04:21

Bonus
11.
 Hiding Behind
 05:15

Durée totale : 41:51


Chronique @ Fabien

27 Avril 2007
Fin 1989, Mick Harris et Shane Embury ont la lourde tâche de remplacer Bill Steer & Lee Dorrian. C’est chose faite avec le recrutement des excellents Mark Greenway de Benediction, Mitch Harris de Righteous Pigs, puis Jesse Pintado de feu Terrorizer pour un jeu désormais à deux guitares. L’arrivée de deux américains dans le groupe ne tient pas au hasard, Shane & Mick se sentant à l’époque très proche de la scène extrême nord-américaine, en témoigne le fameux album Purity Dilution de Defecation qui réunit Mick & Mitch Harris pour le meilleur.

Dans ces conditions, en ajoutant aussi le fait que Mick & Shane ne se sont jamais autant rapproché de la fibre deathmetal, le choix de l’ingénieur du son et du studio est rapidement fixé, le groupe désirant travailler avec Scott Burns aux Morrisound Studios de Tampa, passage incontournable pour nombre de formations deathmetal du moment. Les séances d’enregistrements entre avril et mai 1990 s'avèrent toutefois difficiles, les membres manquent parfois de sérieux, et Mick Harris énervé décide de prendre les choses en main, mais se heurte régulièrement avec Scott Burns. Napalm Death en ressort avec une production perfectible, avec ce son de double grosse caisse envahissant, bien que d'un autre côté cette texture apporte une véritable singularité à son troisième album.

Harmony Corruption débarque en septembre 90 sur les platines, précédé de quelques semaines par le EP Suffer the Children, ayant déjà fait forte impression avec son morceau éponyme au rythme pogotant suivi d'un break particulièrement écrasant. Fini les incartades fougueuses d'une seconde ou d’une minute de la période Scum / From Enslavement to Obliteration, puisque sur la recette du culte mini LP Mentally Murdered, aux contours grindcore discret cette fois-ci, Napalm Death compose désormais des titres avoisinant les quatre minutes, indéniablement plus aboutis. De surcroît, sur des vocaux de Barney au guttural très pur, l'album prend des tournures deathmetal indéniables, à l’image du redoutable Unfit Circle et de ses backings signés Glen Benton et John Tardy. Si Embury et Pintado apportent 4 titres à eux-seuls, c'est le tandem Harris qui signe toute la fin de l'album avec une osmose incomparable, à l'image de l'excellent Mind Snare aux riffs imparables et à l'articulation idéale.

Mais attention, bien que la galette paraisse plus sage et posée, Napalm Death n’a en rien perdu son identité. Le groupe demeure identifiable dès les premières notes, grâce à ses riffs inimitables et particulièrement incisifs, et à sa vitesse d’exécution hors norme, sur les blast-beats si furieux de Mick Harris, qui arrive à apporter des tonnes de variations et de contre temps sur ses rythmes pourtant effrénés, en témoigne son jeu démentiel sur le culte Circle of Hypocrisy. A cela s'ajoute le riffing remarquable de Jesse et Mitch, possédant des jeux complémentaires qui permettent de nuancer et d'enrichir impeccablement les compositions. En 40 minutes, Napalm Death démontre ainsi tout son savoir faire, et faire taire d’un coup tous les détracteurs qui voyaient leurs premières réalisations comme une tranche de rigolade.

La complexité des morceaux et la précision des riffs d’Harmony Corruption lui permettent effectivement une écoute infinie et jamais identique. Passerelle idéale entre grindcore britannique et deathmetal nord américain, l'album compte indiscutablement parmi les grand classiques du death, avec cette touche grind particulière qui le rend unique et le caractérise si bien. A conseiller à tous les deathsters qui ne le possèdent pas déjà.

Fabien.

24 Commentaires

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albundy57 - 15 Fevrier 2011: Comment???? Tu as osé égarer cette perle?? Tu devais encore avoir 2 grammes dans chaque oeil, ha ha!
No souci, il y a amplement moyen de le dégoter à prix minime dans un concert ou piote boutique spécialisée.
A la tienne canaille!
tormentor - 15 Fevrier 2011: Superbe album pour ma part, pour moi le meilleur de Napalm death. Un grand cru.
Atmosfear - 05 Août 2012: Je viens de l'acquérir, et je signe des deux mains vos deux chroniques les gars...une tuerie avec un ""compromis"" grind/death redoutable ! Une urgence death qu'on trouve pas partout....en plus pour le même prix, pas cher, j'ai eu une réédition 2012 avec 14 morceaux supplémentaires live (at ICA London, 1990) qui m'a l'air bien sauvage....!
Atmosfear - 17 Août 2012: PS le live est plutôt dans la veine précédente...bien plus grind, c.a.d. moins ma tasse de thé (et la production est très moyenne), mais c'est du N.D. pur jus...et ça décalque sévère).
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Chronique @ NicoLarsen

25 Janvier 2010
"If you don't have got Napalm Death's Harmony Corruption, be on your way !" (*) Voilà ce que j'ai pu lire il y a bien longtemps sur un de ces obscurs catalogues underground de VPC dont le nom m'échappe. Quand tu es gamin et que tu découvres les joies du Metal extrême, l'avertissement fait réfléchir : d'où peut bien venir cette aura qui entoure le disque depuis sa sortie en 1990 ?

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles Napalm Death est si connu aujourd'hui. Bien sûr, on invente pas un style musical sans se faire un tantinet remarquer, mais ce serait réducteur de cantonner nos joyeux drilles au statut de "père du Grindcore", tant des albums de la trempe de ce « Harmony Corruption » ont grandement contribué à faire de Napalm Death le groupe le plus effrayant d'Angleterre. Le facteur décisif ? Une capacité d’évolution désarmante, qui permet à nos compères de passer d’un Grind Noise complètement allumé à un Death Metal dans la plus pure tradition floridienne. Ajoutez à ça un patronyme rigolo, des paroles pas piquées des hannetons et une attitude furieusement Punk et vous obtenez le parfait défouloir de masse à la discographie féconde que nous connaissons.

Dès l'ouverture et l'ultra efficace "Vision Conquest", le constat est flagrant : les p'tits grindeux de Birmingham, sous prétexte d'une petite balade vers de nouvelles contrées musicales, nous ont ramené en guise de souvenir de vacances un des albums de Death les plus impitoyables de tous les temps, rien que ça ! Le son, tout d’abord, te prend à la gorge : sourd, glauque à souhait, un son qui n'inspirerait pas confiance à écouter sur son Ipod© dans une ruelle sombre... Pas de doute, c’est signé Scott Burns, mais un Scott Burns apparemment très énervé (ou blagueur) : les aigus sont purement et simplement bannis du mixage final ! C’est donc dans cette purée sub-sonore que le groupe va nous servir des hits, à la chaîne, sans aucun temps mort. Et la maîtrise est au rendez-vous : les riffs sont concis, carrés, incroyablement variés comparés aux débuts du groupe… Elle est maintenant loin l’époque de « 12012 » ! C'est à peine le premier coup de semonce tiré que l'on se prend la seconde salve en pleine face sans avoir eu le temps de se mettre à terre. La voix de Barney, linéaire au possible et grogné à la manière d’un animal, est tout simplement cauchemardesque. A vrai dire, ce mec a sûrement dû se faire emmuré vivant avec son micro après une lobotomie à la perceuse rouillée pour hurler de cette façon ! Et en ce qui concerne les paroles, on sent bien qu’on n’est pas vraiment chez Voulzy. Ici, les îles paradisiaques le sont surtout fiscalement, le soleil ne donne que des cancers et la grenadine a un léger goût de pétrole…

Si le disque est très souvent parcouru de passages mid-tempo, judicieusement placés pour renforcer la violence générale de l’album, vous ne trouverez qu’un seul véritable moment de répit, sur « The Chains That Bind Us ». Durée de la pause : trente secondes ! Ceux qui espéraient pouvoir aller pisser tranquilos risquent d’être déçus, un entracte n’est apparemment pas prévu au programme. Tout ici a été misé sur l’efficacité, au risque de dérouter sûrement les aficionados du Death old school et les fans de la scène de Tampa, habitués à ces mélodies morbides et ultra lentes qui, disséminées ça et là, faisaient tout le charme du style sans pour autant taper dans le Hard F.M. pour midinettes. Le calme avant la tempête en quelque sorte… Même les rares soli présents (Sur « Circle of Hypocrisy » et « Malicious Intent » entre autres) sont étonnamment courts, comme si le groupe ne voulait pas perdre de temps en fioritures, inutiles au concept « Tout dans ta face » de l’album. En ce sens, Napalm Death est un excellent élève du Metal de la mort, mais manque peut être de cette « finesse » que possédaient ses professeurs. Un son capable de rameuter les éléphants, une bien curieuse maladie qui empêche nos amis de jouer en dessous des 180 BPM, les guest-stars made in Tampa de rigueur sur « Unfit Earth » (Glen Benton et John Tardy, s’il vous plait), Bref tout est réuni pour faire un album typique de Death Metal 100% pur jus, mais l’on sent bien que les anglais se cherchent encore et que tout n’a pas été dit.

Difficile alors d’élever tel ou tel morceau au statut « d’hymne », tant « Harmony Corruption » est une œuvre compacte. En ce sens, un morceau comme « Suffer the Children » et son potentiel destructeur impressionnant est plus un parfait résumé de l’album qu’un véritable tube. Mais si cette galette à part fait figure de transition entre le passé Grind du groupe et la révélation de leur style avec le fantastique « Utopia Banished » sorti deux ans plus tard, Napalm Death reste très Grind, et nous le rappelle sans cesse. Que ce soit dans les riffs, dans les paroles ou au détour d’un simple break, il est hors de question de renier le passé, et leurs amours de jeunesse reviennent sans cesse à la charge comme un fil conducteur présent tout au long de l’album.

Si vous êtes du genre pointilleux sur le mixage et que l’ultra violence vous enquiquine, ce disque ne risque pas de devenir votre album de chevet... Mais si au contraire vous êtes amateur du son Morrisound et des productions qui sentent bon le grenier de chez mémé, jetez vous sans attendre sur cette violente leçon de Death sauce Napalm !

(*) Traduction Google : « Si vous n'avez pas de Corruption d'Harmonie de Mort de Napalm, être sur votre voie ! »

Note : 16/20

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albundy57 - 16 Janvier 2011: Ils sont bourrés chez GOOGLE ou quoi? Leur traduction ne veut strictement rien dire!
Blague à part, je me répète mais ce "Harmony corruption" se doit IMPERATIVEMENT de trôner dans toute bonne collec qui se respecte, et à recommander chaudement à ceux qui ne l'auraient pas encore écouté ( honte à eux!).
themetalrock - 14 Avril 2012: l'arrivé de greenway et de mitch harris sur cet album est réussi,un grand cru selon moi
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