Time Waits for No Slave

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17/20
Nom du groupe Napalm Death
Nom de l'album Time Waits for No Slave
Type Album
Date de parution 26 Janvier 2009
Produit par Russ Russell
Enregistré à Foel Studios
Style MusicalGrind Death
Membres possèdant cet album261

Tracklist

1. Strong Arm
2. Diktat
3. Work to Rule
4. On the Brink of Extinction
5. Time Waits for No Slave
6. Life and Limb
7. Downbeat Clique
8. Fallacy Dominion
9. Passive Tense
10. Larency of the Heart
11. Procrastination on the Empty Vessel
12. Feeling Redundant
13. A No-Sided Argument
14. De-Evolution Ad Nauseum
Bonustracks (Digipack Edition)
15. Supressed Hunger
16. Omnipresent Knife in Your Back
Bonustracks (Japanese Release)
15. Supressed Hunger
16. We Hunt in Packs
17. Omnipresent Knife in Your Back

Chronique @ BEERGRINDER

06 Fevrier 2009
La carrière des anglais est longue et leur musique a changé plusieurs fois d’orientation en cours de route, avec une réussite totale en ajoutant une bonne dose de Death Metal à leur Grindcore (Harmony Corruption), mais beaucoup moins inspirée fut leur période Néo / Hardcore d’une mollesse affligeante sur Inside the Torn Apart
On croyait même Napalm Death définitivement hors du coup à la fin des années 90 après une succession de CD sans saveur, ni énergie, mais Enemy of the Music Business a magistralement remis les choses en place en 2000. Depuis la bande à Barney ne joue plus au yoyo avec la qualité de ses sorties et les albums s’enchaînent avec une régularité et une qualité impressionnantes.

Time Waits for No Slave (2009) est le treizième album de l’infatigable combo de Birmingham et le moins que l’on puisse dire est que la dynamique n’est pas brisée avec cette galette. On se dit d’ailleurs que jamais Mitch Harris et ses acolytes ne cesseront de revendiquer, dénoncer, accuser et hurler leur rancœur et leur défiance de la société moderne à la face du monde : tant mieux car c’est bien dans cet exercice qu’ils excellent.

Pas d’intro comme sur Smear Campaign ici, juste une bonne baffe Grindcore dans la gueule avec Strong-Arm ne laissant pas le moindre répit et nous amenant rapidement à Diktat, lancé par un riff dont Mitch Harris à la secret et sur lequel Dany Herrera prouve qu’il n’a rien perdu (en tout cas il a gagné quelques kilos sur la balance le garçon) de sa force de frappe et de sa précision, un titre alternant furie et groove avec une maestria déconcertante.

Au niveau de la production c’est de nouveau Russ Russel qui s’est occupé du son à son Foel Studio avant un mastering au Parlour Studio, le résultat au top niveau : la puissance dégagée est même légèrement supérieure à l’album précédent tout en préservant un côté râpeux et grinçant si adapté au Grindcore.

Il arrive parfois à certains groupes de Death de vouloir faire souffler l’auditeur, plaçant ainsi quelques mid-tempo au mieux insipides, au pire lourdingues entre deux tueries, Napalm Death est plus intelligent que ça, On the Brink of Extinction malgré un rythme modeste emporte l’auditeur dans un headbang effréné (merde je viens de coller un coup de boule à mon écran) et se termine par une montée en puissance progressive et un blast-beat de derrière les fagots.

Je vois déjà venir les esprits critiques aiguisés venir m’expliquer que tout ça c’est bien beau mais que le groupe n’évolue pas et se contente de reproduire les mêmes schémas à chaque album, et bien n’en déplaisent à ces grognons, Napalm Death propose (comme sur Smear Campaign d’ailleurs) quelques légères innovations salvatrices qui ne dénaturent absolument pas leur Death /Grind, telles les voix claires du superbe Time Waits for No Slave, apportant un côté étrange mais parfaitement intégrées dans l’ensemble. Un titre construit une fois de plus sur des riffs fabuleux de Mitch Harris qui donne la pleine mesure de son talent sur ce disque.

Quand Cannibal Corpse se contente de répéter ses gammes (de fort belle façon tout de même) sur Evisceration Plague, Napalm Death creuse son style encore plus loin et parvient à se sublimer avec la conviction d’un jeune groupe qui essaie de se faire une place au soleil. Cela dit les quatre garçons n’en oublient pas leurs origines et Downbeat Clique et ses relents Punk montrent clairement les bases du combo avec en prime une partie finale à 200 à l’heure et les fameux hurlements inimitables de Mitch.

Nous n’irons pas jusqu’à dire que Napalm Death fait du Death atmosphérique mais le début de Passive Tense, sa fine nappe de clavier par dessus une basse pulsante et sa guitare solennelle sont assez étonnantes. Ceci dit c’est encore quand le quatuor lâche les chiens que l’efficacité est à son zénith, Feeding Redundant balaye d’ailleurs tout sur son passage tant par les blast-beat de Dany que par des parties Mosh à se fracasser le crâne sur les murs.
On notera une petite curiosité ici avec No-Sided Argument qui contient ô surprise, un solo (pardon c’est presque un gros mot sur une chronique de Napalm Death).

Qu’on se le dise Napalm Death n’est pas près de déposer les armes et la dernière salve De-evolution Ad Nauseum montrera aux jeunes générations du Grind que représentent les Inhume, Pig Destroyer ou Kill The Client que les sujets de sa majesté (si ils lisent ça ils me dessoudent…) en ont encore sous la pédale.

Les irréductibles (comme moi) qui choisiront l’édition collector auront droit à un digipack soigné contenant deux titres bonus dont l’étonnant Omnipresent Knife in Your Back rappelant Hypocrisy période éponyme, ainsi qu’un sticker « No Fucking Slave » pile dans l’esprit du disque et du groupe.
A l’image de sa pochette très réussie, Time Waits for No Slave montre un Napalm Death encore et toujours en première ligne pour lutter contre l’establishment et qui plus est en parvenant à renouveler son répertoire, évitant le piège trop courant de tomber dans la redite stérile.

Un album qui devrait cartonner cette année et se frayer logiquement une place parmi les albums phares de 2009. Prenez date mesdames et messieurs, Napalm Death sera présent au Hellfest cette année et pour ceux qui l’ignorent encore les anglais sont une véritable machine de guerre sur scène : vous voilà avertis.

My tailor is rich / Napalm Death is strong!

BG

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Tombstone - 15 Avril 2012: (rires!) si tu le dis!!,je vais pas te contredire!^^.

Mais malheureusement ca m'interesse plus d'aller voir des concerts depuis pas mal d'années.

Je garde mon fric pour les disques uniquement que j'achete dans les distro underground (33/45 t,demo k7 essentiellement et un peu de cd),et là en temps que collectionneur je me fait plaisir!.

Il est un fait que je préfère
avoir (et de loin!) plus de disques que d'aller voir un concert!.
BEERGRINDER - 15 Avril 2012: J'avoue que j'ignore comment on peut réussir à ne plus être intéressé par des concerts perso. C'est le meilleur révélateur et le but même de la musique pour moi.

Les contraintes de la vie du travail et de la famille font que je ne peux pas assister à tous ceux que je voudrais, mais ce n'est certainement pas par choix que je limite mes sorties en concert !

Cela dit mes dépenses en concerts sont ridicules par rapport à mes dépenses en disques, niveau collectionneur je suis boulimique à ce niveau ha ha.
Tombstone - 15 Avril 2012: Parce que je pense que la musique s'apprecie chez soi tranquillement aujourd'hui (ca n'a pas toujours été le cas), et que tout mon budget loisir passe dans l'achat de disques!,d'autant plus que je n'aime plus l'ambiance des concerts ainsi que "l'évolution" de la scène metal dans son ensemble...

La vrai passion pour moi c'est d'acheter des disques en étant boulimique comme tu dis c'est exactement ça! (rires!).
 
donthatethecore - 07 Mai 2012: On notera une petite curiosité ici avec No-Sided Argument qui contient ô surprise, un solo (pardon c’est presque un gros mot sur une chronique de Napalm Death).


Si je ne me trompe pas, y a un solo sur scum, utopia banished et from enslavement to obliteration, nope?
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Chronique @ blackpsychoz

02 Fevrier 2009
Putain, bientôt 30 ans que Napalm Death nous assène de son furieux grindcore politiquement engagé. En quelque sorte vaillant défenseur des droits de l’homme à sa manière, leur dernier violent coup de gueule, "Time Waits for No Slave", vient à point nommé en ces temps de crise économique mondiale. Toujours très engagés, les 4 gars de Birmingham dénoncent les rouages de cette société de consommation, où le capitalisme entraine dans son infini engrenage les innocents êtres humains que nous sommes, malheureux esclaves de ce monde. Et comme l’a dit récemment Barney Greenway : « Plus tu travailles, Plus tu gagnes, et plus l’Etat gagne ». Bizarre, ça me rappelle quelqu’un cette phrase, du moins la première partie.

Rassurez-vous, je ne suis pas là pour faire de la politique et dénoncer à tout vas, cette pseudo-crise économique (tout de même bien présente j’en suis conscient) étant en grande partie le produit marketing du monde médiatique qui nous entoure. Mais pauvres moutons que nous sommes à suivre notre guide qu’est TF1 ! Allez, mettons notre révolte de côté. Car nous sommes bel et bien là pour parler musique avant tout.

Depuis quelques années déjà, le groupe a orienté son grindcore vers une optique plus death metal. Alors forcément le tempérament du groupe ne s’est pas vraiment amenuisé. J’avouerai ne pas être spécialement die hard fan de Napalm Death, mais par contre je m’incline respectueusement devant eux pour l’ensemble de leur carrière et surtout leur toujours ultra-survoltée prestation scénique, avec une mention spéciale pour Barney bien sûr qui est véritablement impressionnant. Et ses crises d’épilepsies sont toujours de rigueur sur ce nouvel album. Son chant à la rage extrême est complètement dingue, et je me demande d’ailleurs ce qu’il prend pour ça. A mon avis il n’y a pas que du lait d’enquillé. Du coup avec un tel panel vocal, on comprend mieux pourquoi le groupe s’est tourné vers un son plus death metal. Alors du coup les cervicales sont soumisent à rudes épreuves face à ses rythmiques aux alternances thrashy, punk-hardcore et blast beat infernaux. Et tous les titres s’enchainent comme de véritables coups de genou en pleine face, dévastateurs, enragés et au mordant arrache-oreille. Et avec son morceau éponyme, les anglais nous montrent une face un peu différente de leur musique, quelque chose d’un peu catchy avec l’apparition de chœur que l’on retrouvera aussi sur "Fallacy Dominion". Avec ce titre Napalm Death n’invente rien mais en quelque sorte se réinvente un peu. La maitrise est là et force le respect, et nous avons fort à envier sur le plan technique à ces vieux briscards. Au bout du compte, il est difficile de retenir un titre plus qu’un autre face à la déflagration sonore que nos oreilles ont subit.

Vous l’avez compris, le temps où l’on aura le droit à un Napalm Death assagit n’est pas encore révolu. Attendez-vous de nouveau à vous prendre une avalanche de metal à l’extrême violence avec ce "Time Waits for No Slave" réellement remarquable. Cet album va s’imposer à coup sûr comme une référence du groupe. Napalm Death n’est pas encore mort et le prouve, militant contre ce monde moderne dans lequel nous vivons et rabaissant encore un peu plus les hommes qui nous dirigent. En gros avec une telle offrande, c’est ce que j’appelle une année qui commence fort. Le groupe étant plutôt productif, attendons 2 à 3 ans pour que la rage de Napalm Death ne sévisse encore. Pauvres esclaves que nous sommes, prisonniers enchainés de ce monde moderne, révoltons-nous et prêchons la sainte parole délivrée pas Napalm Death.
When Birmingham burn, the world burn…

Chronique visible sur www.metalsickness.com

Blackpsychoz

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BEERGRINDER - 04 Fevrier 2009: Ghostlovescore a dit "car je le trouve tres moyen chacun son avis . aucune prise de risque."



Ben oui justement, j'aimerais entendre les arguments qui motivent ton choix, c'est trop facile de dire "il est moyen" sans expliquer pourquoi non?
necromentor - 25 Fevrier 2009: quelqu'un peut me dire si ils passent au Grasspop également vu que je n'ai pas trop le temps d'aller voir pour ça,merci d'avance!
yozzy - 11 Août 2009: tres bon il m'a pris beaucoup de temp pour l'apprecier mais je commence a aimer la voix que barney a maintenant (la periode harmony corruption avait mes vocaux preféré concernant barney)
mais le grind pure a besoin de plus de puissance
MCGRE - 20 Août 2009: je suis d'accord avec BEERGRINDER moyen n'est vraiment pas le mot qui convien moi je le trouve carton cet album,je dirais même GROOVY part certain riffs vraiment catchy,mais ca c'est mon avis,mais comme BEERGRINDER j'aimerais bien lire ta chronique si tu ose en faire une GHOSTLOVESCORE car je le répéte MOYEN je ne suis pas d'accord
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