Future World

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18/20
Nom du groupe Pretty Maids
Nom de l'album Future World
Type Album
Date de parution Avril 1987
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album265

Tracklist

1.
 Future World
 05:22
2.
 We Came to Rock
 04:29
3.
 Love Games
 04:13
4.
 Yellow Rain
 05:29
5.
 Loud 'n' Proud
 03:52
6.
 Rodeo
 04:14
7.
 Needles in the Dark
 05:05
8.
 Eye of the Storm
 04:56
9.
 Long Way to Go
 03:26

Durée totale : 41:06


Chronique @ Loloceltic

18 Avril 2013

"Future World" installe Pretty Maids comme une valeur incontournable du Hard Rock au sens large du terme.

Trois ans après un "Red, Hot & Heavy" qui a révélé Pretty Maids aux yeux du monde du métal, le combo danois revient avec un nouvel album et un nouveau line-up. En effet, Allan Delong remplace John Darrow à la basse, alors que Pete Collins laisse Ken Hammer comme unique guitariste. Alors que l'attente peut paraître longue pour un groupe qui ne sort que son deuxième véritable album, le fait est que le désormais quintet frappe fort avec ce "Future World" à la pochette colorée et lumineuse.

En effet, Atkins & Cie ont profité de ces 3 années pour mûrir leur son et affirmer leur identité. Et celle-ci passe tout d'abord par l'affirmation d'Alan Owen qui vient compenser l'absence d'un second guitariste en donnant une place omniprésente aux claviers, sans jamais que cela soit aux dépends de ses camarades de jeux. Le superbe titre éponyme en est un parfait exemple avec son intro aérienne et majestueuse, son riff cinglant alterné avec la guitare, et son solo où les deux instruments se livrent à un duel ébouriffant. Voilà qui a le mérite de mettre les points sur les 'i' d'entrée de jeu, d'autant que le claviériste n'est pas le seul à tutoyer les sommets. En effet, si Hammer multiplie les riffs irrésistibles et les soli ravageurs, Ronnie Atkins s'impose définitivement comme un des meilleurs chanteurs du circuit, capable d'alterner chants mélodiques et rageurs avec le même talent indiscutable. Enfin, nous n'oublierons pas une section rythmique au sein de laquelle Phil Moorhead insuffle une dynamique particulièrement efficace.

Tout au long des neufs titres qui composent ce "Future World", Pretty Maids confirme qu'il a décidé de ne pas s'enfermer dans un seul style de Hard-Rock, capable qu'il est de passer d'un Hard FM musclé et entraînant ("Love Game" ou "Rodeo"), à un Métal rapide et tranchant ("Loud'N'Proud" ou "Needles In The Dark") avec le même succès, et en dotant chaque morceau de refrains accrocheurs voire hymniques. Et comme le talent n'a pas de limite, le combo nordique nous pond même un "Yellow Rain" à la structure complexe, passant d'une intro acoustique et aérienne à un heavy speed percutant après avoir enchaîné tout ça avec un mid-tempo chaleureux, Atkins éclaboussant l'ensemble de toute sa classe pour ce qui peut-être considéré comme le sommet de l'album en compagnie du titre éponyme.

Avant de conclure, nous n'oublierons pas de citer le heavy mid-tempo de "We Came To Rock", la superbe ballade "Eye Of The Storm" et l'euphorisant"Long Way To Go", chaque titre méritant que l'on s'y attarde.

Vous l'aurez donc compris, "Future World" installe Pretty Maids comme une valeur incontournable du Hard Rock au sens large du terme, et s'impose lui-même comme un album culte, doté d'une identité à la fois forte et changeante, mélangeant puissance, mélodie et refrains immédiats. Ne pas posséder cet album pourrait vite être considéré comme une faute de goût impardonnable.

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Chronique @ dark_omens

18 Juin 2013

L'excellence selon Pretty Maids...

Après une premier EP prometteur repoussant les limites d’un Heavy-Metal classique, expression de sa musique tantôt rapide, tantôt mélodique, souvent maitrisée et innovante, suivis d’un excellent Red Hot and Heavy concrétisant les ambitions légitimes du groupe, il faudra trois longues années à Pretty Maids pour donner vie à son troisième véritable album. Autant dire une éternité à l’aulne de la créativité de certains autres groupes. Or, lorsqu’en cette année 1987, nos combattifs Danois se prépare à faire offrande de cette nouvelle œuvre, une profonde mutation du paysage musical est en train prendre forme, et de bouleverser, en partie, nombres de style. Tout d’abord le changement naitra du talent d’immenses compositeurs, véritablement novateurs chacun en leurs genres. Cette nouvelle ère qui est en train de voir le jour est plus emprunte de mélodie. Le travail des harmonies y semblent bien plus prépondérant allant à l’encontre de la plupart des derniers styles émergeant, et d’une certaine radicalisation des extrémismes avides de toujours plus de brutalité, de violence, de laideur et de haine. Ainsi, dans un souci de proposer une musique aux airs harmonieux alliée à la rage électrique et saturée inhérente à ce Metal si chers à ses yeux, ou du moins ses oreilles, Helloween définis les prémices d’un Heavy Speed mélodique, qui enfantera par la suite le Power Metal, essentiellement basé sur la recherche au travers des instruments Metal classique, à savoir voix/guitares/batterie. Europe quant à lui, véritable phénomène, établis avec The Final Countdown, les nouvelles bases d’un Hard-FM aux refrains toujours plus arrangés, aux chœurs toujours plus peaufiné, composant ces mélodies essentiellement aux synthés, et aux pianos. Ce n’est pas véritablement une révolution puisqu’en 1984, avec son album intitulé 1984, Van Halen avait aussi tenté l’aventure, usant de l’instrument à touche comme d’un véritable outil de composition ; et que Deep Purple utilise depuis toujours les talents d’un John Lord aidé de ses orgues et autres claviers. L’instrument a pris un tel essor et une telle ampleur depuis son bouleversement majeur instauré par Yamaha en 1982, le rendant plus maniable, plus « vivant », créant des sons toujours plus chaleureux et réalistes, que désormais même les musiques les plus âpres s’y risquent.

Ce qui pourtant ouvre un nouveau terrain vaste de composition dédié à l’imagination créative de certains, est une véritable malédiction pour les autres. Adeptes de puissance, et d’agressivité voient en effet fondre sur eux des hordes toujours plus nombreuses, dans un retentissement mondial, de musiciens se prosternant devant le sacro-saint clavier. Le constat de ces « autres » étant essentiellement amer face à l’incapacité évidente de tant de compositeurs à intégrer l’engin parcimonieusement. Une frustration évidement acerbe lorsqu’on sait que ce choix du « trop de synthés », privilégie la facette la plus mélodique, toujours (enfin jusqu’alors) au détriment de celle plus rageuse, plus hargneuse. Dans ce nouveau monde où les synthés élèvent triomphalement la voix, les guitares n’ont plus qu’à se taire, ou du moins à parler moins fort, voir murmurer.

Dans ce contexte, il est difficile de savoir si Pretty Maids sortis ce Future World en toute connaissance de cause. Bien évidement on se souvient que le groupe use de l’instrument à touche depuis son premier EP et qu’il a donc suffisamment d’expérience en la matière pour ne pas se laisser griser par les sirènes de la facilités d’airs moyennement inspirés au nom, au son et au su de reconnaissance mondial ; mais on ne peut pas oublier non plus qu’avec son Red Hot and Heavy le groupe ne sut pas réussir un positionnement clair vacillant dans certains morceaux entre un Heavy Metal parfois véloce mais toujours exempt de claviers dans une démarche de composition proche de celle d’Helloween et dans d’autres entre un Heavy très mélodique au synthé prédominant. L’enjeu est de taille et nos craintes justifiées, d’autant plus que Pete Collins s’en allé laissant Ken Hammer seul guitariste. Doit-on y voir un quelconque signe ? Heureusement dès le premier morceau éponyme on mesure que d’entré le groupe a su réussir là où autrefois il avait échoué, mêlant de manière judicieuse et intègres leurs diverses aspirations et influences. L’équilibre est parfait et ce morceau enchaine ses divers éléments excellemment, dans une construction adroite où l’intensité dramatique semble scénarisée jusqu'à son apogée. C’est un sentiment que l’on ressentira également à l’écoute du furieux et prompt Yellow Rain. Ces deux morceaux étant pour ma part la quintessence de cet opus. D’autres titres tel que le déchainés, mais non moins succulent Loud’n Proud, et un enlevé Needles in the Dark sont plus familier, l’émotion est moins construite, plus directes. We Came to Rock, et Long Way to Go sont eux aussi composés de manière plus classique, deux mid-tempos dont le premier n’est pas sans rappelé le titre Red Hot and Heavy, surtout avec ce Riff d’introduction. Seule Rodeo et Love Games sont relativement moins réussis, basculant un peu trop vers des airs trop policés aux refrains bien trop sucrés.

Il est à noter aussi que l’alternance de ce chant guttural rauque et animal, avec celui plus classique et plus naturelle d’un Ronnie Atkins est désormais plus marquée encore, donnant véritablement tout son sens à ce mariage musical fait de puissance et de mélodie tout à la fois. Mieux encore, les synthés, pourtant relativement présent, loin d’affadir le Heavy de Pretty Maids enrichissent sa musique de manière très homogène, lui donnant une dimension toute nouvelle.

Evidemment, avec le recul, et les années passées, on ne peut nier que l’album à vieillis, que la production un peu faible mériteraient une remasterisation, que les qualités de batteurs de Phil Morhead sur les titres les plus rapides viennent (à peine) entacher une virtuosité pourtant quasiment parfaite, que les tenues, les attitudes, les coupes de cheveux de l’époque, sont éminemment ridicules. Evidemment. Pourtant disconvenir de la qualité criante de ces morceaux, de l’excellence avec laquelle Pretty Maids su imposer sa musique aux sons de ce Future World, en ne sachant pas se détacher de ces détails-là, serait éminemment plus ridicules encore.

8 Commentaires

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samolice - 24 Septembre 2013: Moi aussi. Chant très "émotionnel" sur ce titre.
OVERKILL77 - 18 Juin 2015: Réécouté cette nuit et l'ensemble reste bien en dessous de RH&H. Le nauséabond "Rodeo" et l'ignominie "Love Games" plombent bien le truc. Surabondance de claviers comme pour combler la cruelle absence d'un second guitariste... C'est pop, c'est mielleux, c'est kitch, c'est mauvais ! Ces 2 titres ont atrocement mal vieillis et je les zapperai définitivement lors de mes prochaines écoutes...
dark_omens - 18 Juin 2015: Question de point de vue.

Me concernant je trouve que ce disque est plus intéressant que Red Hot même si, effectivement, il évolue dans un genre nettement plus mélodique.

Ensuite je n'irais pas aussi loin que toi concernant Rodeo et Love Games. Ce ne sont sans doute pas les meilleurs titres de ce disque mais PM a fait bien pire après...
OVERKILL77 - 19 Juin 2015: Oui, mais sur une galette de 9 titres, 2 daubes plombent, pour moi, cet album. Et c'est bien dommage ! Comme l'a dit je ne sais qui sur autre chronique des Finlan... euh des Danois ;-) c'est malheureusement à cause de daubes pareilles que PM resteront advitam eternam des seconds couteaux de la scène Metal !
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