Pandemonium

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Nom du groupe Pretty Maids
Nom de l'album Pandemonium
Type Album
Date de parution 14 Mai 2010
Produit par
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album111

Tracklist

1. Pandemonium 05:21
2. I.N.V.U. 04:59
3. Little Drops of Heaven 04:39
4. One World One Truth 04:21
5. Final Day of Innocence 04:18
6. Cielo Drive 03:55
7. It Comes at Night 04:18
8. Old Enough to Know 04:18
9. Beautiful Madness 04:05
10. Breathless 04:02
Bonustrack
11. It Comes at Night (Remix) 05:48
Total playing time 50:04

Chronique @ AlonewithL

26 Septembre 2010
« Pandémonium », un nom qui évoque les affres des ténèbres, et ce qu’il y a de pire dans l’existence. On doit ce mot à John Milton, célèbre poète et auteur anglais, désignant par ce nom la capitale des enfers, là où siègerait Satan en empereur incontesté. A quoi rime cette connotation avec le diable?
Ce 12ème album studio de « Pretty Maids » marquerait-il un changement vers plus de noirceur ou de violence dans leur musique?
Assurément non, nul retour en arrière est désormais possible pour un groupe qui trace sa route depuis près de 30 ans sans longue interruption. Il s’élance et continue dans le prolongement de « Wake Up to the Real World », 4 années plus tard. Il n’est donc plus question de true heavy metal, ni même de speed comme autrefois. Plus de nostalgie. Il faut parfois vivre avec son temps et savoir saisir les opportunités dès qu’elles se présentent, au risque parfois de passer la ligne de front qui sépare le hard/heavy et le pop rock.


Le titre de l’album « Pandemonium » fait mentir un temps cet état de fait. Il s’agit en fait d’un des titres les plus fougueux de l’album. La douceur des claviers peine à aciduler l’énergie débordante des guitares et de la batterie. De plus à cela s’ajoute un chant rageur, qui tend vers plus de souplesse au refrain, rejoignant ici davantage les claviers
D’autres uppercuts vont venir, notamment avec « One World One Truth » et ses riffs furieux en dualité égale avec les claviers. Un titre bien conçu avec un refrain vitaminé, qui tient la grande forme.
La prise de vitesse sera bien plus importante en revanche sur « Cielo Drive » qui arrive en plein milieu d’album. Le son est frappé d’anxiété et de frénésie. Guitares et claviers semblent s’allier au sein d’une même course ininterrompue, dans une ambiance quelque peu hantée par la voix sous effet, qui va rentrer en cohérence parfaite avec la musique au refrain.

Le génie de cet album tient en grande particularité à Ronnie Atkins qui parvient à adapter, voir à muter correctement sa voix par rapport à l’ambiance musicale en permanente évolution piste après piste. Il ne faudrait pas oublier l’intelligence des claviers de Morten Sandager qui jouent sans cesse les fauteurs de trouble en adoucissant la musique uniquement pour la sublimer.

Ils se font une place de premier choix sur les titres les plus consensuels de l’album, en commençant par les titres « I.N.V.U » ou « Little Drops of Heaven ». On assiste à une confusion des éléments. L’alliance du chaud et du froid, du feu des guitares et de la batterie (s’illustrant pour amplifier le volume dans des endroits préalablement choisis) avec l’eau claire des claviers et du chant. Un chant cette fois volontiers pop rock, une tournure FM qui pourrait en effrayer plus d’un dans le milieu. Mais toute appréhension ne peut se justifier à l’écoute de ces titres sans haine et sans violence, certes, mais pas sans arme. La qualité de la musique et des textes sont au rendez vous.
« Breathless » serait le comble du soft dans cet album, avec sa voix assagie, et ses couplets à la guitare acoustique. Pas ce que l’on pourrait appeler titre à métalleux, pour apporter un semblant de joie à qui en aurait besoin, là je dis pas.

Une maîtrise parfaite des instruments et de la voix dans un contexte à mi-chemin entre pop-rock et metal nous fait immédiatement songer à ce que font les américains habitués du genre. Cette influence américaine est d’ailleurs frappante sur le titre « Final Day of Innocence » ou même encore sur la ballade moderne « Old Enough to Know » (qui commençait sur un air énigmatique; une présence faite pour embrouiller les pistes) , tout y est soigneusement mesuré sans grand emballement, afin que cela soit plaisant au plus grand nombre, du teenager au plus ancien. Une approche commerciale, sans doute, mais la démonstration est faite et le résultat plus qu’acceptable.

Un titre se démarque plus que les autres au niveau du style, « It Comes at Night ». De gros riffs, une voix lourde par à coups qui suit vers plus d’allégement. Une première partie où les synthés sont au respect et tiennent la distance. Puis au break la brève hierarchie semble un instant bouleversée, guitares et batterie se sont tues. Un piano et un chant tout en volupté apparaissent, mais le cycle reprend à nouveau malgré une dernière opposition des synthés. Ce morceau privilégiera d’une reprise un peu plus longue en titre bonus. La seule vraie différence sera un plus net soutien des synthés.

« Beautiful Madness » est intéressant dans le sens qu’il ravive un peu la flamme du heavy dans un album qui en fait beaucoup abstraction. On y retrouve des sonorités plus tranchées, une voix aussi ferme que les instruments, affirmée. Et avec le fond de synthé on ose immédiatement un rapprochement avec « Axel Rudi Pell ». Ce nom apparait aussitôt à l’écoute du refrain.

Plus que l’enfer, ceci ressemble plus à un petit paradis, Pandémonium a été repeint, immaculé en blanc.
Voici ce que l’on pourrait appeler un album original de la part de ce groupe, car aux frontières des styles, sans que l‘on puisse dénoter de défauts à l‘écoute. Un groupe longtemps cité par ses pairs, mais que trop relativement connu du public. « Pandemonium » est là pour se rappeler à nos bons souvenirs et à ceux qui ne les ont pas croiser eux et leurs 30 ans de carrière. On pourrait entendre les reproches justifiés des fans de la première heure qui ne retiendront qu’un adoucissement d’album en album du son des « Pretty Maids ». Mais les reproches sur la qualité de jeu, de chant ou encore de composition apparaitront moins admissibles. Ceux qui ne sont pas rebus du hard moderne, volontiers pop-rock parfois tiennent leur album de l’année 2010.

16/20

10 Commentaires

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Celldweller55 - 07 Octobre 2010: Quelle belle chronique ! Et je ne m'attendais pas à ça en écoutant la vidéo en dessous, je pensais à quelque chose de plus bourrin, mais la chanson est très jolie.
AlonewithL - 23 Octobre 2010: C'est du très bon pour le coup.
 
winger - 25 Octobre 2010: On va pas polémiquer sur ton égo ! Que dire de cet album qui est dans l 'exacte continuité de ce que le groupe fait depuis des années. Dire que l album "red hot and heavy" est du "speed metal", on peut rigoler !!!il y a deja 3 compos hard fm "a place in the night" "queen of dreams et" waitin for the time". La seule différence par rapport a maintenant c'est que le groupe arrange mieux ses titres et possède une meilleure production !! Et pour ta gouverne J ai tous les albums du groupe et les suis depuis le début.
J ai lu ta critique et moi je l ai trouvé très bien sauf à dire que pretty maids faisait du speed metal à l époque ce qui a toujour été faux !! .
AlonewithL - 26 Octobre 2010: Le groupe à l'époque s'était illustré par quelques titres en "speed" et en heavy brut ce qu'il ne fait plus du tout depuis quelques albums. Tu as donc pu t'en rendre compte. Les albums du début étaient plus clairement hard/heavy que ce dernier opus beaucoup plus éloigné, et surtout par le chant "pop rock".
Tu pouvais très bien metrre ta remarque en commentaire au lieu de me faire une pseudo chronique, réalisé un mois après la mienne et en attente de la parution sur tous les sites, qui est sensé ne répondre que sur ce menu point de détail, dont tu n'as absolument pas cerné le propos sur ma chronique.
Je conçois cet album comme de l'authentique hard-FM. Les débuts sont catalogués comme hard/heavy.
J'aurais souhaité que tu exprimes ton égo sur des albums non chroniqués, ce qui à la page du groupe ne manque malheureusement pas.
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Chronique @ dark_omens

31 Juillet 2015

Un pas de plus sur les chemins ascendants...

Il aura fallu quatre longues années aux Danois de Pretty Maids avant de donner suite à un Wake Up The Real World, certes, intéressant mais sans véritable capacité à surprendre un auditoire connaisseur de l'art de ces Nordiques. Dans un propos parfois bien trop mélodique, cette oeuvre aura su néanmoins s’émanciper de certaines des erreurs les plus récurrentes commises par ce groupe, pour un résultat, pas totalement convaincant mais suffisamment engageant pour nous permettre d’attendre la suite avec un certain intérêt. Cette attente infinie, qui finalement semble être le temps de composition nécessaire à Ronnie Atkins et aux siens, prend fin avec cette nouvelle offrande, Pandemonium.

Le premier constat qui s’impose d’emblée, à l’écoute de cette œuvre, réside dans le fait que Pretty Maids semble, enfin, définitivement affranchi de cette incapacité chronique à intégrer dans sa musique ses diverses envies créatives paradoxales. Il nous offre donc désormais la vision apaisée d’un propos artistique, enfin, cohérent. Dans l'union subtile d'un Hard Rock et d'un Heavy Metal, dans lesquels l’aspect mélodique demeure primordial, il s’exprime donc en une osmose, enfin intelligente et enfin réussie. Ainsi nous régalent-ils avec de somptueux morceaux tels que l’efficace titre éponyme, dans lequel les Danois font superbement s'entrechoquer de rageurs couplets agressifs et d'harmonieux refrains agréables. Mais aussi avec un I.N.V.U, certes, très mélodique mais aux guitares suffisamment efficaces pour demeurer séduisant. Mais également avec un appréciable Final Day of Innocence aux claviers qui ne seront pas sans nous évoquer le célèbre groupe de Pete Townsend, les Who. Evoquons encore un enthousiasmant, et véloce, Cielo Drive et un remarquable It Comes at Night aux riffs et aux rythmes plaisamment pesants et tourmentés.

Autant de titres efficaces dans lesquels Pretty Maids continuent à développer ce dessein artistique dévoué au mélange. Un dessein entamé sur un Anything Worth Doing Is Worth Overdoing (1999) et qu'il aurait été préjudiciable de ne pas poursuivre même si, par le passé (un passé fait de tumultueux changements et d’idées parfois saugrenues), Ronnie Atkins et les siens auront démontré leurs capacités à nous offrir le meilleur comme le pire. Cette constance est donc, certes, fragile et nouvelle mais éminemment louable.

Au chapitre des ballades, un effort considérable aura été consenti puisque, au-delà d’un Final Day of Innocence très mélodique qui pourrait, lui aussi, être considéré de par certains aspects comme une de ces friandises bien trop sucrées, seul Old Enough to Know et Breathless viennent adoucir le climat véhément de cette œuvre.

Dans l’expression de cette musique devenue, désormais, si caractéristique de Pretty Maids, le groupe nous offre donc un album dans lequel il marie, avec un certain bonheur, toutes ces influences diverses et variées. Songe fait à la fois d’intensité, de musicalité, de douceur et de force, ce Pandemonium, clairement plus inspiré que son prédécesseur, s’inscrit donc dans la continuité ascendante que nous proposent depuis quelque temps déjà les Danois de Pretty Maids. Loin des modes stériles, des tendances futiles, des aspirations opportunistes et des idées conceptuelles ténébreuses ineptes, le groupe propose une alternative qui, si elle n’a rien de révolutionnaire, demeure suffisamment plaisante pour nous satisfaire.

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Chronique @ winger

23 Octobre 2010
Pretty Maids fait parti des références incontournables du heavy mélodique depuis déjà de nombreuses années voguant sur un style mélangeant métal et hard fm.
On leur a d'ailleurs souvent reproché cette dualité en évoquant justement une absence de choix de leur part entre ces deux styles !
Mais Pretty Maids c 'est exactement cela, un mélange percutant de titres rageurs et de mélodies chaudes et harmonisées, un régal pour les fans !!!
Déjà 4 ans depuis "Wake up the real world" voyons si nos compères Atkins et Hammer ont évolué !

Le titre phare et son intro aux claviers nous rappelle avec bonheur un " Future World" du plus bel effet, amenant un couplet ou la voix de Ronnie Atkins se fait violence appuyée par une guitare acérée... un pur bonheur ! Le refrain comme souvent, allie puissance et mélodie toujours adouci parcimonieusement de claviers pour un résultat parfait.
Cela part sur d'excellentes bases !!

Comme à son habitude, le groupe alterne avec délice les compositions mélodiques et les titres puissants et rageurs.
Si les riffs restent simples ils sont d'une efficacité redoutable tels :"One world one truth" un titre direct au refrain percutant réalisé avec une énergie débordante ! ou "Cielo drive" qui se veut encore plus radical du début à la fin.

Mais Pretty Maids aime également composer de parfaits exemples de titres hard fm américain (que l on aurait bien vu sur MTV dans les années 90 )servis par une excellente production. Grosses guitares et section rythmique toujours en avant, voix chaudes soutenues par des claviers omniprésents.
On peut retrouver sur cette galette 5 titres mid tempo aux refrains entêtants qui ne sombrent jamais dans la facilité ou la mélodie "doucereuse". Si ces derniers ne se valent pas, chacun apporte sa pierre à l'édifice du "heavy FM" de nos vikings !
A relever surtout ! "I.N.V.U", "Little drops of heaven" et "Old enough to know"
IL est en revanche dommage d'avoir placé un de ces titres en fin d'album, on aurait préféré que celui ci se termine par une belle claque...mais bon !

Alors est ce que cet album est une révolution, une évolution ? Pas du tout!
Le groupe reste sur ses acquis, et son style inchangé.
Bien que certains nous assènent que le groupe a perdu en énergie, ou pratiquaient du "speed metal" à la belle époque il n' en a jamais rien été. Refaites vous tous les albums du groupe un à un, si certains se départissent d'une production plus brute et une ou deux compositions percutantes de plus, "Pretty Maids" a toujours oscillé entre ces deux tendances actuelles, "Heavy" et "Hard FM".

Conclusion !? Cet album est certainement l'un des moins puissants du groupe de par les compositions et cette production soignée qui reste dans la continuité de l'opus précédent. Il recèle comme à chaque fois quelques perles et ce mélange heavy fm qui reste une référence et la marque de fabrique du groupe !
Les fans ne risquent pas d'être dépaysés, surpris mais pas déçus non plus !
C est du pur "Pretty Maids" !
Bon un petit regret ! Un titre de la trempe de "one world..." de plus contre un "final day ..." et l'album aurait pu se hisser parmi les meilleurs de leur discographie. Quoiqu'il soit d'ailleurs assez difficile pour les fans de choisir parmi les albums du groupe tant ils ont cette capacité à rendre leurs opus tellement homogènes et dotés de titres phares.


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ELECTRICMAN - 09 Mai 2013: je trouve que l'esprit de cet album est très proche de FUTURE WORLD.
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