Motherland

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16/20
Nom du groupe Pretty Maids
Nom de l'album Motherland
Type Album
Date de parution 22 Mars 2013
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album93

Tracklist

1.
 Mother of All Lies
 04:32
2.
 To Fool a Nation
 04:23
3.
 Confession
 01:37
4.
 The Iceman
 03:47
5.
 Sad to See You Suffer
 04:31
6.
 Hooligan
 03:39
7.
 Infinity
 03:48
8.
 Why So Serious
 04:08
9.
 Motherland
 03:27
10.
 I See Ghosts
 03:30
11.
 Bullet for You
 03:58
12.
 Who What Where When Why
 03:52
13.
 Wasted
 05:14

Durée totale : 50:26


Chronique @ Hellsheimer

10 Fevrier 2013

Motherland est encore un très bon cru pour Pretty Maids.

Pretty Maids.
Je ne vais pas vous refaire toute l’histoire du groupe, assez longue quand même depuis 1981. Et de toutes façons, la plupart des fans la connaisse déjà.

En 2010 sortait le très bon Pandemonium. S’en suivit un double album live pour célébrer les 30 ans du groupe, contenant leurs plus grand morceaux. Et à l’écoute de cet opus, on a pu voir que le public répondait toujours présent aux prestations de Pretty Maids au vu des réactions et des titres repris en choeur. Pretty Maids jouit donc toujours d’un certain succès même s’il a connu le creux de la vague dans les années 90 (il ne fut d’ailleurs pas le seul).
Motherland est produit par Jacob Hansen (Volbeat, Pyramaze, Iron Fire, Anubis Gate) aux Hansen studios tout comme le fut son prédécesseur en 2010.
L’artwork représentant un démon jouant de la flûte pour attirer un homme sur un chemin menant vers l’inconnu fait un peu trop artificiel à mon gout. Les joies de l'infographie...

Dans l’ensemble, ce Motherland est plus sombre que ses prédécesseurs. Le tempo s’est alourdi au fil des années, les cavalcades et autres speederies ont laissés la place à du Hard/Heavy plus classique. Ce qui ne veut absolument pas dire que Pretty Maids est rentré dans le rang. La qualité des compositions ètant toujours au rendez vous.

Le chant est varié et passe beaucoup moins de temps dans les hautes sphères aigusoidales. Mais rassurez vous, Ronnie Atkins n’est pas devenu un chanteur de Death ou de Black Metal. Sa voix se fait plus rauque (un retour au sources?) sur les couplets (To Fool a Nation, Hooligan, The Iceman). Le groupe utilise toujours les choeurs avec un certain bonheur et une partie de ceux ci nous remémorent le Def Leppard d’Hystéria de par le style de mélodies utilisées. Mais nul doute que certains refrains vous resterons dans la tête pendant quelque temps (Mother of All Lies).

Le clavier a toujours été assimilé au Hard FM ou au Prog avec un effet légèrement repoussant pour le trve Metalleux de base. Mais, dans Pretty Maids, il à toujours eu une grande place sans que la musique ne s’en retrouve ramollie. Et c’est encore le cas ici. C’est d’ailleurs lui qui ouvre l’album et le titre Mother of All Lies (il le finit aussi). Il est très souvent utilisé pour les intros (Sad to See You Suffer). Mais si son utilisation est moins prépondérante sur la plupart des couplets, ses interventions prouvent qu’il a largement sa place sur cet opus (The Iceman). Quelques sons surprennent un peu avec un coté un peu Indus (Hooligan). D’autres font dans le classicisme (le piano de Infinity).
Ken Hammer est toujours aussi percutant à la guitare, que ce soit au niveau des rythmiques ou des soli. Ceux ci sont comme à l’accoutumée relativement courts mais toujours mélodiques.
On a le droit à quelques réponses clavier/guitare du meilleur effet (The Iceman). Ce morceau comprend une sorte de petite intro intitulée Confession aux allures de King Diamond (pour la musique, pas le chant). Le clavier avec un son très lugubre colle bien avec la voix grave utilisée. The Iceman donc, est dans la grande lignée des titres speed mais si un cran dessous au niveau du tempo. C’est Motherland, le titre éponyme qui ravira les fans de la première époque car il aurait pu figurer sans problème sur Future World. On y retrouve tout ce qui faisait de Pretty Maids, un outsider de taille à toute la scène Heavy de la fin des années 80. C’est enlevé, speed de la guitare au clavier en passant par la double pédale, voix aigüe en avant. Un must.
Avec Hooligan, le groupe tente une incursion dans un Metal plus moderne, au rythme saccadé tout comme sur le début de Why So Sérious?. Who What Where When Why est un peu dans cette même optique moderne. On aurait d’ailleurs ici pu se passer du clavier, au moins sur les couplets. Et si on décidait de supprimer ledit clavier, I See Ghosts aurait fait un tabac chez les fans de Judas Priest.

Pretty Maids a pondu quelques belles ballades de par le passé, voir même un album plus ou moins complet (l’acoustique et très mésestimé Stripped). Sad to See You Suffer n’en est pas vraiment une mais reste quand même un morceau calibré Radio Us avec choeurs massifs (Def Leppard again) et clavier toutes voiles dehors. Disons qu’on a eu largement pire...Un poil moins typé, le titre Infinity avec ses arrangements classiques (violons), donne plus dans la tristesse ambiante que dans la joie débordante. La faute au piano sans doute et à un rythme limite Doomesque.
La faute de gout de Motherland sera donc le troisième titre à consonance piège à gonzesses, Bullet for You. On a ici le tube en puissance à jouer dans toutes les booms respectables et dignes de ce nom. Le Hard FM US dans tout ce qu’il a de pire. Ce Bullet for You est un mauvais croisement entre un mauvais titre de Bon Jovi, un mauvais titre de Def Leppard et un mauvais titre de Toto. A oublier d’urgence.
Et pour clôturer ce Motherland, Pretty Maids a choisi...une autre (semi) ballade. Wasted s’avère quand même d’un autre calibre et bien plus digeste que Bullet for You. On sent le groupe plus investit dans ce titre et la voix d’Atkins un poil plus concernée. C’est d’ailleurs elle qui lui donne toute l’émotion avec bien sûr la guitare de Hammer. Les choeurs sont utilisés juste comme il faut, sans noyer le tout dans la guimauve. Une fin d’album ma foi tout à fait correcte.

Motherland est encore un très bon cru pour Pretty Maids. Ceux qui attendent un retour à la Future World ou Red, Hot and Heavy seront déçus, ce temps là étant révolu depuis quelques lustres déjà. L’album n’en reste pas moins d’une grande variètè et très agréable à l’écoute.

30 Commentaires

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drrock - 10 Septembre 2013: Ok les amis, mais dites-moi qui n'a pas commis quelques impaires, quelques écarts au court de sa carrière ?
Et puis prenons l'exemple des dernières productions du géant Maiden... Ca vous botte les cu* vous ? Moi franchement pas.
Quant à la bande à Angus, hormis le fait qu'ils soient devenues (depuis au moins 20 ans) une pure machine à faire (d'abord) du fric avant même d'être encore capable de nous offrir plus d'un album (faiblard en +) tout le 7 ou 8 ans, et vous reconnaîtrez qu'une formation tel que Pretty Maids (que trop de monde continue encore a traiter comme un groupe de seconde zone) en a, plus que les deux mastodontes sités précédemment, encore sacrément sous le pied.

Je précise que je me considère comme un fan récent de ce groupe, malgré mes 45 ballets. Comme quoi...

Salutations sincères à tous.
darkstef - 11 Septembre 2013: C'est bien ce que je disais il me semble...
 
winger - 24 Décembre 2013: Excellent album que ce "Motherland", dans la lignée de "pandemonium". J'ai toujours du mal à comprendre les réactions de certains fans à comparer les 2 premiers albums aux derniers et à dire qu'on passe d'un "speed metal" à du hard "fm". Pour moi le groupe est resté clair dans ses choix et nous a toujours gratifier de tempos destructeurs et de riffs ravageurs (red hot, future world...) et des titres plus mélodiques (a place in the night, waitin'for the night,love games, rodeo...)Sur chaque album, il y a toujours eu ce mix de titres variés. Maintenant, la production des albums peut donner une conotation différente, plus ou moins agressive.Mais pretty maids n a pas changé sa ligne de conduite et reste une valeur sûre du heavy metal
samolice - 10 Avril 2014: Après plusieurs mois d'écoute, le constat est simple : un très bon album vraiment. Merci pour la chro Hell, elle m'a motivé pour l'achat et je ne le regrette pas.
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Chronique @ dark_omens

13 Septembre 2013

Un opus qui saura contenter ceux qui se sont repus des dernières livraisons du groupe...

Après un double album Live dont l'objectif affiché était de célébrer dignement les trois décennies d'existence de leur Pretty Maids, Ronnie Atkins et ses complices, en cette année 2013, se décidèrent à sortir un nouvel opus baptisé Motherland.

Partageant indéniablement certains points communs avec son prédécesseur, (Pandemonium (2010)), notamment cette capacité à conjuguer plus subtilement ces aspirations diverses et variées, du moins plus adroitement que ce fut de temps en temps le cas jadis, ce nouvel effort, une fois encore, nous offre quelques moments très appréciables. Loin de la verve, de la fureur et de la vélocité d'antan, il nous dévoile, toutefois, un groupe mature et inspiré, maîtrisant son sujet. Et de ce Heavy Metal tantôt très mélodique, où les claviers demeurent prégnants, tantôt plus âpre, l'expression si caractéristique de ces nordiques nous séduit assez aisément. Ajoutons à cet ensemble déjà fort délectable les délicieuses spécificités de la voix unique de Ronnie Atkins qui, continuant à alterner entre rugissements rugueux et voix plus clair, parvient toujours encore à nous combler (et ce même si, soyons tout à fait honnêtes, les capacités de l'artiste ne sont clairement plus celles dont il usa naguères). Notons aussi qu'une certaine noirceur obscurcissant succinctement et superbement certains morceaux est présente sur ce Motherland.

Sacrifiant à l'exercice, ô combien fastidieux, consistant à établir une liste non exhaustive des titres intéressants et significatifs de cet opus, citons les sympathiques Mother of All Lies et To Fool a Nation aux refrains efficaces et mélodieux. Cependant cette première salve est, certes, enthousiasmante mais n'augure en rien de la qualité de la suivante. Et si, en effet, à l'écoute de ces chansons, on pouvait s'attendre à une suite de bonnes tenues mais sans fulgurances particulières, l'excellent The Iceman, à la fois sombre et sauvage, à la fois probant et prompt, est un cinglant, et remarquable, démenti à ce complaisant constat aprioriste. En un crescendo somptueux, Pretty Maids nous offre d'ailleurs, ensuite, une progression ensorcelante, qui, fort des splendides Hooligan, Why so Serious ou encore, par exemple, Who What Where When Why, nous régale. Soulignons également les formidables vertus d'un remarquable titre éponyme et d'un superbe I See Ghosts. Le premier, avec ces couplets rapides et ces refrains harmonieux, et le second, nous proposant, quant à lui, la précision et l'énergie profitable de riffs influents et percutant. Ces deux pistes, de par certains aspects, et toutes proportions gardées, ne sont pas sans nous suggérer le passé glorieux du quintette.

Dans cette aquarelle aux couleurs et aux ambiances variées, en une habitude désormais immuable, Pretty Maids ajoute quelques touches pastel et intimistes. Ces ballades et autres titres assimilés, puisque c'est de cela dont il s'agit, si propice aux douces émotions que d'aucuns, au mieux, fuient prestement et, au pire, vilipendent sont de langoureuses prestations dans lesquelles force est de constater que le groupe n'aura pas toujours excellé. Et ici encore, outres les bons Sad to See You Suffer, Infinity et Wasted, déplorons la présence d'un piètre Bullet for you. Mièvre et naïve, cette chanson est, en effet, excessivement dispensable.

Motherland est donc, en définitive, un opus très réussi qui saura indéniablement contenter ceux qui se sont repus des dernières livraisons du groupe. quant à ceux qui attendent vainement un retour aux sources les plus agressives du quintette, ils seront, une nouvelle fois, déçus par l'aspect toujours encore très mélodique de ce nouveau manifeste.

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samolice - 21 Septembre 2013: Reçu hier. 2 écoutes seulement mais un très bon feeling. Mon préféré depuis "Planet Panic". A voir après de plus nombreuses écoutes.
Merci pour la chro Dark.
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