Kingmaker

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Nom du groupe Pretty Maids
Nom de l'album Kingmaker
Type Album
Date de parution 04 Novembre 2016
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album53

Tracklist

1. When God Took a Day Off
2. Kingmaker
3. Face the World
4. Humanize Me
5. Last Beauty on Earth
6. Bull's Eye
7. King of the Right Here and Now
8. Heavens Little Devil
9. Civilized Monsters
10. Sickening
11. Was That What You Wanted

Chronique @ dark_omens

30 Octobre 2016

Immuable...

Quand on pratique un style aussi caractéristique que celui que pratiquent les Danois de Pretty Maids, et qui plus est lorsqu'on le pratique depuis plusieurs décennies, difficile de se réinventer ou de se défaire de toutes ces petites choses qui font votre identité depuis si longtemps. Et alors que je lançais le premier titre de ce quinzième album intitulé Kingmaker, je n'avais aucune espèce de doute quant à ce que j'allais y trouver dans les grands lignes. Sauf immense surprise. Une immense surprise qui, bien évidemment, n'arriva pas.

Commençons donc par évoquer les points qui, concernant ce disque, m'auront le moins convaincu. Je n'ai jamais vraiment été un partisan de l'aspect le plus mélodique des travaux de Ronnie Atkins et de ses acolytes mais j'ai fini par m'accommoder de ce mélange Hard Rock/Heavy Metal, Heavy mélodique diraient même certains, pour peu que subsistaient au sein des titres même les moins âpres, quelques traces de cette rugueuse rugosité qui fit les plus grandes heures du groupe. Autant dire donc qu'un Face the World, qui est une sorte de joyeuseté à la musicalité guillerette qui ne peut pas vraiment se revendiquer comme une ballade, quoique, mais qui aura tous les stigmates de ces musiques émouvantes que l'on retrouve typiquement dans les teenages séries lorsqu'un adolescent qui vient de perdre sa petite amie se remémore tous ces beaux instants qu'ils ont passés ensemble en un long flashback dégoulinant, n'est pas vraiment pour moi. Tout comme d'ailleurs un Last Beauty On Earth ou un Heavens Little Devil qui au jeu de ces chansons à l'émotion et à la délicatesse palpable, manquant d'un peu d'aspérités en somme, ne seront pas les dernières.

Au-delà de ces morceaux qui, selon moi, gagneraient à être moins nombreux (trois fois moins nombreux pour être tout à fait exact), Pretty Maids nous livre avec ce Kingmaker une prestation solide et sérieuse qui, une fois encore, n'aura pas grand mal à convaincre ses adeptes et qui, une fois encore, n'aura pas grand mal à décevoir ses détracteurs. Le quintet, ou plutôt le quartet puisque le clavier Morten Sandager ne fait officiellement plus parti de la formation nordique, continuera, en effet, de nous offrir cette musique qui est la sienne depuis plusieurs albums. Relativement loin donc de sa fougue et de sa vivacité d'antan et davantage dans la musicalité et dans la recherche d'ambiance, parfois, plus sombres et pesantes où la voix unique de Ronnie, tantôt rugueuse, tantôt mélodique, même si elle ne sera plus tout à fait aussi percutante qu'autrefois, fera des merveilles. Une expression parfaitement illustrée par les très bons When God Took A Day Off, Kingmaker, ou, par exemple, Humanized Me. Mais aussi par les excellents King of the Right Here and Now à l'entame puissante et aux séquences tendues et nerveuses plutôt bien senties, Sickening aux passages sombres et aux refrains délicieusement fiévreux et Was That What You Wanted qui se termine sur quelques suppliques religieuses qui ne sont pas sans nous rappeler celles qui démarraient le morceau Sin Decade qui, à mon sens, reste l'un des meilleurs jamais écrit par le groupe.

Alors qu'avec Civilized Monsters, l'on croyait qu'il nous faudrait endurer une énième traversée de ces déserts sucrés évoqués précédemment, et ce à cause de cette entame très langoureuse, un riff acéré, suivi d'une mélopée lourde et ténébreuse, qui n'aurait sans doute pas fait tâche sur l'album Scream, viendra agréablement nous bousculer. Bien joué. Pas vraiment de quoi bouleverser nos convictions profondes concernant cet album, mais bien joué.

Si l'on excepte donc deux ou trois titres, selon moi, vraiment dispensables, Kingmaker sera au moins aussi bon qu'un Pandemonium, qu'un Motherland ou qu'un Planet Panic. Largement suffisant donc pour ceux qui se satisfont de ce que la formation nous propose depuis Scream. En revanche toujours aussi frustrant pour ceux qui attendent désespérément une suite digne de ce nom au cultissime Future World. Il ne vous reste donc plus qu'à choisir votre camp.

4 Commentaires

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frozenheart - 30 Octobre 2016: Merci darko, pour cette belle chronique (la mienne devrait bientôt suivre!).
Faisons-nous à l'idée que Pretty Maids ne ressortira plus d'album tel que Future World, mais tiens encore la dragée haute, avec des oeuvres dignes d'intérêt dont ce fabuleux Kingmaker que j'apprécie à chaque nouvelle écoutes!
workflame90 - 25 Novembre 2016: Merci dark_omens, je confirme l'album est très bon!
 
winger - 09 Janvier 2017: Un album effectivement sérieux et sans surprises et très homogène Aucun titre à jeter et chacun trouvera son titre "phare" sans pour autant pouvoir le comparer à des "brûlots" tels "future world" ou "pandemonium" à mon goût Convaincant malgré tout, bien produit, bien pensé professionnel
samolice - 22 Avril 2018:

Merci pour la chro Dark. Pas du tout convaincu par ce disque au départ, j'avoue qu'avec le temps il passe mieux. Tout à fait satisfaisant pour un groupe avec une si longue carrière.

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Chronique @ frozenheart

04 Novembre 2016

Une oeuvre moderne ouverte sur l’avenir, mais toujours avec un œil dans le rétroviseur

Trois ans, c'est le nombre d'années qu'il aura fallu au groupe de Heavy Mélodique Pretty Maids pour enfin publier un nouveau manifeste studio. En effet, excepté l'album compilation Louder than Ever, sorti en 2015 fait de titres remixés dont 4 inédits et la collaboration entre Ronnie Atkins et Eric Martesson (Eclipse) sur le remarquable premier et fabuleux album de Nordic Union, paru cette année, nous ne pourrons pas dire que le groupe Pretty Maids dans son ensemble, ait beaucoup marqué l'actualité récemment.

C'est donc avec une impatience non dissimulée que votre illustre serviteur découvre ce nouvel opus intitulé Kingmaker, dont la musique se retrouvera une fois de plus dans la même mouvance et ligné Hard & Heavy, limite progressive de ses deux prédécesseur et excellent Pandemonium, Motherland. Pour la production, le groupe misera sur un son plus homogène et rugueux, le tout complété d'un mix qui mettra plus en valeur les guitares au riffing plus incisif que d'habitude et très Heavy!

D'entrée de jeu, le groupe nous gratifiera d'un long morceau limite prog, à l'introduction de batterie genre coup de semonce, suivie de claviers lumineux, complétés de légères cordes et chants aux choeurs monastique, du plus bel effet. Puis arrive, un mid tempo à l'air et riff de guitare entraînant, soutenu par un couplet refrain au chant varié de Ronnie Atkins, tantôt rauque ou mélodieux et proche d'un Joe Elliot de Def Leppard, mais en plus Heavy. Bien entendu, d'autres titres de même acabit parsèmeront l'opus, à commencer par "Bull's Eye" et son riff incisif et facilement mémorisable, ou bien "King of the Right Here and Now" avec son tempo puissant et Heavy mêlé de petites accélérations bien senties, le tout complété d'un court solo furieux et inspiré de Ken Hammer.
En effet côté guitares ça joue extrêmement bien. Ecoutez donc ce riff et solo lumineux gorgé de feeling de "Civilized Monsters" pour vous en convaincre. Votre illustre serviteur, aura un petit faible pour le direct et percutant "Sickening" au refrain et guitares salvatrices, accompagnées par un chant plus rugueux (rauque) de Ronnie Atkins très en forme et tout à fait dans son élément. Le très Heavy et riffu "Was That What You Wanted", se termine par ses mêmes chants grégoriens du début et clôture admirablement l'opus.

Bien entendu, le groupe nous montrera son côté le plus mélodieux et limite FM, avec des pépites telles que "Face the World" et ses guitares enjouées, soutenues de nappes de claviers modernes, le morceau titre aussi avec son refrain qui ne vous quitte plus. Sans oublier, "Heavens Little Devil" et le moderne "Humanize Me", avec son couplet refrain et riff de guitare qui font mouche. Pour cet album, le groupe nous concoctera une semi-ballade plutôt réussie, la poignante "Last Beauty on Easy" avec un chant de Ronnie Atkins plus dramatique, donnant un sentiment d'urgence à cette magnifique chanson.

L'album Kingmaker annonce encore un très bon cru 2016 pour Pretty Maids, qui réussira peut être à réunir les inconditionnels de la période Future World et ceux de la plus récente du groupe, à savoir: Pandemonium et Motherland.

Au final Kingmaker est un album assez innovant et varié, qui fera certainement date parmi les plus belles sorties du genre Hard & Heavy mélodique de cette fin d'année.



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workflame90 - 25 Novembre 2016: Très bonne chronique, l'album est réussit c'est que du bonheur
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