Alive at Least

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17/20
Nom du groupe Pretty Maids
Nom de l'album Alive at Least
Type Live
Date de parution 2003
Style MusicalHeavy Mélodique
Membres possèdant cet album57

Tracklist

Bonustrack (German limited edition only)
1.
 Sin Decade
 04:35
2.
 Destination Paradise
 03:57
3.
 Tortured Spirit
 04:19
4.
 Wouldn't Miss You
 05:18
5.
 Nightmare in the Neighbourhood
 04:57
6.
 Natural High
 04:39
7.
 Virtual Brutality
 04:24
8.
 Queen of Dreams
 04:56
9.
 Cold Killer
 04:23
10.
 Playing God
 03:34
11.
 Snakes in Eden
 04:06
12.
 Shelly the Maid
 04:00
13.
 Live Untill It Hurts
 04:39
14.
 Future World
 06:03
15.
 Red, Hot and Heavy
 07:48

Bonus
16.
 Rodeo
 

Durée totale : 01:11:38

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Pretty Maids


Chronique @ dark_omens

21 Septembre 2014

Avec ce disque Pretty Maids continue à mener, avec un certain talent, une carrière alternant le meilleur et le pire...

Puiser au cœur d'une carrière aussi longue, construites autour de titres aussi disparates et inégaux, et ce afin d'en tirer la quintessence d’abord sur scène, et ensuite sur un album, peut apparaître comme une prouesse complexe. D’autant plus que les danois de Pretty Maids continuent, sans cesse, de se complaire en des attitudes compliquées consistant à vouloir errer en des univers musicaux irrémédiablement divergents, définitivement antinomiques. Tout du moins sans le génie, ou le talent suffisamment nécessaire pour les unir. Tantôt Heavy rageur, tantôt Hard Rock mélodique, tantôt ballade romantique, tantôt dans le passé, tantôt dans l’ère du temps Ronnie Atkins et les siens déambulent dans une indécision artistique déroutante, véritablement incapable d’offrir un amalgame intéressant de ces différentes influences imprégnant l’ensemble de ces titres plutôt que chacun tour à tour.

Une fois ce constat amer, très personnel, effectué, force est de constater que cet album live, intitulé Alive at Least, pourvu d’une pochette étrange, pour ne pas dire pire, est, malheureusement le parfait reflet de cette réalité. Ainsi de très bons titres tels que le sublime, Sin Decade rapide et incisif, tel qu’un intéressant Destination Paradise véloce et nerveux ou tels qu’un attirant Tortured Spirit offre le visage le plus rageur et le plus délicieusement Heavy d’un groupe efficace. Cette douce trilogie à l’énergie plaisante, laisse en nous des sentiments agréables immédiatement saccagés par les mélopées bien trop mélodiques de l’exécrable sucrerie que constitue un Wouldn’t Miss You déplacé et déplaisant. Cette habitude pénible, et fâcheusement récurrente, d’offrir un mélange de titres irréguliers aux rythmes et aux envies diverses, est très regrettable. Nightmare in the Neigbourhood et un très nerveux et excellent Virtual Brutality, prenant toutes sa dimension sur scène, constituent deux morceaux dont la cohésion est encore une fois piétiné par la romance dérangeante de cette ballade placé entre, qu’est Natural High. Notons que la suite de l’album est plus directement inscrite dans une démarche plus agressive, avec notamment Queen of Dreams, Cold Killer, un heureux Playing God prompt, tendu et réussi, un sympathique Snake Eyes in Eden, un antique Shelly the Maid, un admirable et mythique Future World nous permettant de nourrir tant de regrets, ainsi qu'un excellent Red, Hot and Heavy. Pourtant si ces titres sont indéniablement attrayants, aucun d’entre eux ne possède le charisme, ni même l’intérêt de certains autres éminemment plus efficaces et inspirés composés par Ronnie Atkins et ses comparses. Si l’on peut comprendre la volonté, fort louable, que l’on pourrait, et que l’on veut, croire de Pretty Maids de ne pas vouloir proposer des titres déjà apparus sur CD en live, et ainsi de ne pas faire doublon avec Screamin’Live ; le résultat offre, tout de même, une certaine "pauvreté" déconcertante. Quel attrait peut, en effet, offrir un album live de ces danois sans des titres aussi forts, intenses et réussis que Back to Back, Psycho-Time-Bomb-Planet-Earth, Rise, Scream, Yellow Rain ? Ou ceux nettement moins anecdotiques que ceux proposés tels que Fly Me Out, Twisted, Only In America ? Comme évoqué en préambule, le choix est délicat. Dommage qu’il soit, ici, le résultat d'un partis pris aussi drastique.

Avec ce disque Pretty Maids continue donc à mener, avec un certain talent, une carrière alternant le meilleur et le pire.

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