Virtual XI

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Nom du groupe Iron Maiden (UK-1)
Nom de l'album Virtual XI
Type Album
Date de parution 23 Mars 1998
Enregistré à Barnyard Studios
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album892

Tracklist

1.
 Futureal
 02:56
2.
 The Angel and the Gambler
 09:53
3.
 Lightning Strikes Twice
 04:50
4.
 The Clansman
 09:00
5.
 When Two Worlds Collide
 06:17
6.
 The Educated Fool
 06:45
7.
 Don't Look to the Eyes of a Stranger
 08:04
8.
 Como Estais Amigos
 05:32

Durée totale : 53:17


Chronique @ Hellboy27

11 Août 2008
Virtual XI est comme chacun le sait l’album créant le plus de polémique parmi les fans de la vierge de fer. Cette chronique va sans doute alimEnter une nouvelle fois cette vieille polémique. CepEndant, mon avis n’est pas absolutiste, et doit juste permettre d’apporter un poINT de vue différEnt sur cet album.
En effet, je souhaite défEndre cet album.
Pour résumer une énième fois le contexte, disons que nous sommes En 1998 à l’orée du vingt-et-unième siècle, que cette période a marqué le déclin musical de nombreux groupes des années 70 et 80, que l’album précédEnt de maidEn, « the x factor » avait surpris beaucoup de fans et déçu une grande part, que le nouveau chanteur Blaze Bayley était contesté pour sa performance dans ce précédEnt opus. L’Enjeu pour MaidEn dans Virtual XI était donc double, à la fois se réconcilier avec son public, et amorcer un bon virage pour Entrer dans le vingt-et-unième siècle.

Virtual XI fut largemEnt critiqué. La première banderille fut Envoyée sur la musique biEn sur, jugée Encore plus progressive, plus lEnte, moins courageuse, moins recherchée diront certains, que sur the X factor. Blaze Bayley était pour beaucoup le coupable désigné de ce semi-échec (ne parlons pas d’échec, car si cela aurait été le cas, maidEn aurait pris fin), car sa voix ne permettait pas de composer des chansons aussi rythmées et inspirées que précédemmEnt sous l’ère Dickinson.
La seconde critique INTervINT égalemEnt sur l’image du groupe. Beaucoup voyaiEnt désormais En maidEn un groupe devEnu commercial, car le style progressif adopté sur the X factor devait soit disant drainer plus de public. Certes, ce coté commercial je pEnse, n’est pas apparu dans la musique, mais plutôt dans les activités non-musicales du groupe, à savoir le MERCHANDISING. Toujours plus de produits signés MaidEn dont hélàs le nullissime jeu-vidéo Ed Hunter, et surtout un concept d’album qui viEnt se calquer En 1998 sur cet évènemEnt footballistique que fut la coupe du monde 1998. Songeons à la couverture de l’album, nous montrant des petits gugus sur un terrain jouant au foot, puis aux photos du groupe prises avec quelques joueurs d’époque de football, dont certains ont plutôt mal finis (Gascoigne). Bref passons sur le coté merchandising.

VEnons-En à la musique. Ici, on ne patiEnte pas comme sur the X factor sur une longue INTro onirique et progressive, mais on est Entrainée par un excellEnt Futureal, qui donne le ton dès les premières notes. Une mélodie rythmée, où la basse de Steve Harris est retrouvée, et on reconnait biEn cette gamme jouée, propre à son jeu. Je trouve notammEnt que la ligne de chant se colle biEn à l’instrumEntal, et celui-ci se retrouve agrémEnté d’un solo faisant office de pont, très court, mais magnifique tout de même. Futureal est certes vite avalée, mais ce hors d’œuvre fut un chef-d’œuvre.

The Angel and the Gambler, En revanche nous replonge dans ce fameux rock plus convEntionnel, plus progressif, déjà exploré sous the factor X. La chanson dure ici presque dix minutes, et ce temps est mis En œuvre pour Enchainer différEnts rythmes. En revanche, si dans ce précédEnt album le ton se voulait plus sombre, ici, c’est dans un style plus joyeux, plus déclaratif, que les notes nous guidEnt. Cette chanson est sympathique je trouve, car elle recèle de nombreuses parties INTéressantes, avec Encore une fois quelques mélodies captivantes. Les détracteurs de l’album avaiEnt à ce propos critiqué le clip afférEnt de ce morceau, le jugeant trop gEntillet, trop naïf, trop commercial, bref pas dans la tempe de MaidEn. Sur ce poINT je les rejoINTs un peu, car malgré le petit clin d’œil à la pochette du single STRANGE MAN IN A STRANGE LAND (quand Blaze déguisé En chasseur de primes Entre dans un pub futuriste), les images de synthèse bâclées ne donnEnt aucune crédibilité à ce clip.
Mais, revEnons-En à la musique et ne nous attardons pas sur ce détail graphique.

L’album se poursuit avec LIGHTNING STRIKES TWICE, qui m’a un peu laissé sur ma faim. Le rythme doux que l’on retrouve En INTroduction s’inscrit toujours dans le fameux style progressif – je l’affectionne, car si le rythme est certes lEnt, je trouve les mélodies magnifiques, c’est de la belle musique. Malgré cela, je trouve effectivemEnt cette chanson un peu limite En la forme.

VEnons-En à THE CLANSMAN, une longue chanson Encore, où je veux souligner un grand travail, une grande inspiration de Steve Harris et de Yannick Gers au cours de cette longue mais pas INTerminable INTro, où les mélodies les plus délicates, les plus émotionnelles pleuvEnt à la suite. A noter un refrain certes plus que classique avec la répétition par Blaze de « freedom », mais qui possède une bonne charge émotionnelle. AgrémEnté d’un pont naturellemEnt Entrainant lui-même saturé de solos jouissifs et une bonne conclusion, THE CLANSMAN ne laisse pas indifférEnt.

WHEn TWO WORLS COLLIDE, tout comme lightning strikes twice, est un morceau que je trouve très moyEn, mais cette fois, je ferai dans la critique En disant que c’est insipide. Là oui j’admets que le style progressif trouve ici ses limites car la composition est un brouillon où on ne se reprEnd jamais à Entonner les paroles ni la mélodie.

En revanche, je fus séduit par THE EDUCATED FOOL. Le faux rythme des couplets peut choquer, mais je trouve que c’est un gros effort fait par Blaze pour obtEnir un rythme plus dynamique. Le refrain est émotionnellemEnt séduisant, ce qui permet de poser cette question inévitable : Pourquoi la plupart des fans n’aimEnt-ils pas Blaze Bayley ?

Il est vrai que lors de concerts, beaucoup des vieilles chansons qui avaiEnt fait la gloire de la vierge, telles que The Number of the Beast, The Trooper, two minutes to midnight ou Encore Aces High, se retrouvaiEnt massacrées, car le timbre de voix de Blaze ne convEnait pas. De plus, beaucoup de concerts étaiEnt écourtés En raisons d’allergies étranges de Blaze, et aussi de ses quelques problèmes liés à l’alcool. Dickinson n’avait sans doute jamais été aussi regretté.
Mais pourquoi haïr autant ce pauvre Blaze ? Lorsque Bruce Dickinson quitta le groupe pour se consacrer à sa carrière solo, les membres restant auraiEnt très biEn pu tout arrêter, et vivre dans l’oisiveté grâce à leurs rEntes astronomiques assurées par les précédEnts albums et le merchandising qui restaiEnt au beau fixe. Non, MaidEn a voulu continuer, et forcémEnt, comme il était difficile sinon impossible de retrouver un chanteur aux capacités vocales et scéniques égales ou supérieures à celles de Bruce, il était devEnu évidEnt que plus riEn ne serait comme avant.Donc, l’ère non-dickinsoniEnne doit faire partie de l’histoire de Iron Maiden En tant que période de transition, que les vrais fans ne doivEnt pas regretter, car d’une part, elle nous a délivré quelques tubes et bons momEnts de musique, et d’autre part, sans elle, MaidEn n’aurait pas rebondi (Brave New World aurait-il existé ?) et serait actuellemEnt au placard du Heavy Metal.

Passé ce petit speech sur cette période trouble que fut celle avec Blaze Bayley au poste de chanteur,revEnons sur l'album et la chanson DON’T LOOK TO THE EYES OF A STRANGER, qui est pas mal dans son développemEnt mais qui pêche par sa lEnteur, riEn de choquant diront certains. Il conviEnt de souligner quelques passages instrumEntaux magnifiques.

Pour clôturer l’album, Iron Maiden expérimEnte dans un style très ralEnti une chanson Envoutante, COMO ESTAIS AMIGO avec quelques rythmes acoustiques, rattrapés par un son puissant après le premier refrain. Le tout se voulant chargé En émotion. Il faut avouer que c’est quand même réussi, et c’est peut-être dans ce gEnre de situation que le pestiféré Blaze trompe son monde. En effet, sa voix se moule parfaitemEnt dans cette ballade atypique, de par sa puissance, et son ton à la fois déclaratif et triste (souffrant devrait-on dire).
Bref, une bonne fin.

La conclusion sera rapide. Virtual XI ne saurait être un des meilleurs albums de MaidEn, mais il recèle quand même de détails INTéressants, certes parfois non évidEnts lors d’un premier écoute. Ainsi, tout comme the X factor, Virtual XI reste avant tout un album de Iron Maiden dans un style différEnt, mais dans un style sympathique. Ce n’est pas parce qu’un album est moins rapide qu’il est pour autant plus mauvais.

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exumer22 - 27 Janvier 2013: 16/20 pour moi, j'adore cet album, et je l'écoute de temps en temps.
OVERKILL77 - 05 Septembre 2013: Flânant dans les bacs promos de mon disquaire, je tombe sur ce Virtual XI à la pochette plus qu'immonde... pour Maiden ! A 20€ les 4 albums, je me dis que je ne risque pas grand chose et au final j'en profite pour choper The X Factor également présent, afin que ma disco de Maiden soit complète.
Je faisais parti de ceux qui ch**! sur Bayley avant même d'avoir écouté les albums le concernant... Bah oui, la jeunesse accentue la connerie que voulez-vous !!!
Au final, je suis assez surpris par cet album et plutôt positivement. Certes la voix de Blaze peut paraître inadaptée au répertoire de Maiden aux premiers abords, et je comprend aisément que les fans purs et durs de la 1ere heure aient pu dénigrer ces albums.
Pourtant, en ce qui me concerne, et après multiples écoutes, je trouve que ce Virtual XI est un bon album, bien meilleur que son prédécesseur... Il fait la part belle aux guitares de Dave et Jannick et les compos sont plutôt solides. J'ai senti Bayley un peu moins "perdu" que sur XF. Son chant est bien maitrisé (The Clansman, The Angel & the Gambler, Futureal (le meilleur titre), When Two Worlds Collide)
Bref, cet album mérite que l'on s'y attarde un peu...
N'égalant aucunement les 9 premiers albums, il est cependant bien meilleur qu'un Dance of Death pitoyable !
Merci pour le texte l'ami ;-)
Elevator - 05 Septembre 2013: Je partage ton opinion mon cher Overkill.
witchfucker - 19 Juin 2019:

Je suis également de l'avis de Overkill77, et je salue la démarche de Hellboy27 lorsqu'il dit vouloir défendre cet album avec sa chronique.

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Chronique @ Eternalis

19 Avril 2010
Le cap fatidique du dixième album !

On ne peut pas dire qu’Iron Maiden est passé ce cap avec la plus grande des réussites et des cohésions. Symbole d’une époque perdue et décimée pour le heavy métal, Iron Maiden a souffert comme la plupart des groupes de sa génération de l’arrivée d’un métal plus extrême, puis plus urbain et vindicatif, dont Korn, Sepultura et Limp Bizkit furEnt les investigateurs et les leaders incontestés.
Dans cette période trouble de l’histoire, le géant MaidEn eu toutes les peines du monde à survivre, et, suite à deux opus En demi-teinte ayant vu la défection d’Adrian Smith, ce fut le charismatique vocaliste Bruce Dickinson qui décida de quitter le navire, succombant à l’appel du large et d’une carrière solo. Le poids, parfois insupportable, de la vierge de fer et cette sEnsation avilissante de ne parfois plus être qu’un simple outil du décor, eu raison de lui.

Blaze Bayley eu alors des difficultés absolues et presque logiques à le faire oublier, malgré toute l’admiration que Steve Harris pouvait avoir pour lui.
Un dixième opus, affichant le nouveau leader, une pochette immonde et sans accroche et une production biEn terne, marqué par le patronyme énigmatique de "The X Factor", acheva des fans inquiets par le départ de leur figure de proue. Et malgré un succès commercial très important (notammEnt En Amérique du Sud) et quelques pays l’EncEnsant (la France, Entre autres…), le constat était sans appel. MaidEn ne vivait plus que sur un passé doré et dans les esprits de ce que fut, un jour, le plus grand groupe de heavy métal au monde.

Trois ans après ce premier électrochoc, les britanniques EnregistrEnt leur second opus avec leur quatrième vocaliste, "Virtual XI", amalgame de leur passion de la technologie (la création du jeu vidéo Ed Hunter, l’aspect toujours moderne de leurs shows) et du football (onzième album, onze joueurs dans une équipe de football).
ClairemEnt, ce nouvel album dévoile un groupe plus soudé que sur l’opus précédEnt, volontairemEnt très sombre pour que le timbre ténébreux de Blaze s’acclimate, mais complètemEnt apathique et biEn souvEnt vide (si l’on met de côté un phénoménal "Sign of the Cross", néanmoins mille fois mieux INTerprété par Bruce Dickinson).
Le retour à un réel heavy métal, et donc à une personnalité plus propre à Iron Maiden, fait réellemEnt du biEn même si l’on reste Encore à des années lumières des standards du groupe.

"Futureal" ouvre pourtant idéalemEnt album. Trois minutes furieusemEnt heavy, une ligne de basse typique de Harris, des riffs rapides et bruts de décoffrage (tuerie En Live à la "Wrathchild"), un Blaze qui s’acclimate à la musique, dans un registre plus rauque, même si l’on sEnt irrésistiblemEnt un manque évidEnt de puissance. Néanmoins, le refrain rEntre rapidemEnt En tête et les lignes vocales sont très biEn composées.
"Virtual XI" est égalemEnt l’album où les prémices de l’oriEntation plus progressive de la vierge de fer apparaissEnt (on se souviEnt de l’incroyable "Ghost of the Navigator" qui avait surpris tout le monde, ainsi que la totalité du magistral "A Matter of Life and Death").

Les morceaux, hormis ce titre d’ouverture, sont tous relativemEnt longs, allant de six à dix minutes ; les structures s’allongeant exponEntiellemEnt que l’Ennuie s’installe, Harris n’étant pas Encore maître dans l’Entière composition d’un disque EntièremEnt composé de longues pièces musicales. Si "The Clansman" est un magnifique morceau (neuf minutes), émotionnel et touchant, sur l’indépEndance des peuples indigènes (BraveHeart n’était alors pas très vieux, et une illustration d’Eddie incarnant Mel Gibson montrera l’influEnce du film sur le bassiste), il est l’arbre qui cache la forêt. Face aux « Freedom !!!! » et aux accélérations superbes du morceau suscité, il faudra faire avec un "The Angel and the Gambler" aux claviers synthétiques ridicules (dix minutes) ou un "Don't Look to the Eyes of a Stranger" évoquant un "Afraid to Shoot Strangers" bancal ou une face B de l’album précédEnt. Certes, les structures sont originales et à tiroir, mais la production Encore trop faiblarde, les vocaux linéaires et sans âmes, ainsi qu’une platitude extrême, font de ce "Virtual XI" un album à posséder plus pour la collection que pour la qualité INTrinsèque.
"Lightning Strikes Twice" reste dans la pure lignée de ce que fait un MaidEn épique, et Blaze ne s’En tire pas trop mal, même si l’on préfère finalemEnt la musicalité pure, la mélodie acoustique étant très jolie, et les riffs lourds et heavy. Il reste invariablemEnt cette impression d’apathie, que Blaze n’interprète riEn et ne fait que chanter derrière son micro, tant l’émotion est absEnte. Quant à "Como Estais Amigos", hommage aux soldats britanniques et argEntins lors de la guerre des Malouines, elle se distingue par un aspect plus atmosphérique et une réelle force émotionnelle, force vEnant probablemEnt du sujet plus que de la musique. Quelques nappes de claviers font leur réapparition, En s’INTégrant parfaitemEnt à la musique cette fois, donnant une couleur presque tragique, à l’instar d’une lamEntation.

Néanmoins, le bilan reste le même…Blaze n’avait pas les épaules pour supporter un tel monstre…le groupe s’En rEndit définitivemEnt compte lorsqu’il tomba malade sur la tournée suivante…laissant la porte grande ouverte au retour des héros…et d’Iron Maiden

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Seleucos - 10 Juin 2010: Un album plutôt mou; sans cohésion, très plat. Je préfère largement The X Factor, différent mais cohérent, alors que là, le manque d'inspiation doublé de prémices prog donne un résultat grotesque.
pielafo - 31 Octobre 2013: J'aurai mis 2 points de plus personnellement a cet album. Mais il est vrai qu'il presente de tres gros defauts mais l'ecoute n'est pas si desgreable.
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Chronique @ AGrangeret

29 Décembre 2009

Virtual XI est sans contestation possible le plus mauvais album du groupe avec "No Prayer...".

Blaze : Le dindon de la farce 

Quand j’entends ici ou là, que Maiden est vraiment un groupe « trop » intègre, qui a su garder son cap sans changer ses orientations musicales…je rigole doucement! Surtout quand j’écoute cet album (par moments) passablement FMisé et sirupeux!
Attention… je ne trouve pas du tout condamnable qu’un groupe comme celui-ci est voulu tenter d’autres choses, plus en phase avec son époque. Comme le disait Steve Harris 3 ans plus tôt, « Maiden ne va pas sortir un deuxième « The Number of the Beast » à 40 balais bien tassés ».
Colossal Problème : ces expérimentations musicales ressemblent plus à des errances sans âmes qu’a de réelles réussites. De surcroît, elles vieillissent vraiment très mal. C’était déjà le cas avec quelques morceaux du "Fear of the Dark" de 1992 (Childhood’s End, Fear Is the Key…), mais avec Virtual XI , La vierge de fer va décrocher le ponpon ! Virtual XI est sans conteste le plus mauvais album du groupe avec "No Prayer for Dying".

Revenons donc sur le merveilleux contexte de la sortie du disque:
1998, la coupe du monde...la vie est belle pour ces grands fans de la « baballe » que sont les membres d’Iron Maiden. Enfin… elle est belle « footballistiquement parlant », parce qu’au niveau carrière musicale, c’est un peu moins brillant.
X Factor, précédent album plein de bonnes intentions (assez laborieuses), a fait tomber de sommeil et d’ennui la plupart des fans qui regrette le départ d’un Dickie, pourtant à bout de course après « Fear of the Dark ». Il va falloir remettre le couvert avec un Blaze Bayley pas franchement adulé par les masses, et qui compense en s’enfilant des bibines aux kilomètres. Et voilà qu’arrive enfin dans les bacs, ce fameux Virtual XI. Nous ne nous répandrons pas sur la pochette (par charité chrétienne)…surchargée et ridicule sont sans doute les 2 mots les mieux adaptés à la situation. Passons au contenu.
Avec « Futureal », on retrouve une introduction d’album speedé, sans génie certes, mais balancée avec une bonne dose d’énergie, soutenue par un thème qui fonctionne correctement avec le timbre de Bayley. C’est la suite qui va moins bien…
« The Angel and the Gambler » n’est pour moi qu’une récréative parodie de hard FM, avec son introduction vu et revu et son orgue dégoulinant. Cela pourrait ressembler à du Van Halen période Sammy Hagar...Pas vraiment un compliment.
Faites écouter "Phantom of the Opera" en blind test à un néophyte, puis n'importe quel morceau de ce Virtual XI dans la foulée. Si le type arrive à vous balancer que c'est le même groupe qui a pondu les deux morceaux, je veux bien faire l’ascension complète de l'Alpe d'Huez en velib' ! Tout cela inspire vraiment l'idée d'une décadence totale.
Nous touchons là le nœud du problème. En fait, l’album (à l'instar de ce morceau) respire méchamment la parodie 80's sur toute la longueur… ce qui donne à l’ensemble un aspect « gros gag ». Cette nostalgie incongrue de Steve Harris pour ce son "eighties-FM" va coûter cher. Les plus modérés diront qu'il s'agit là d'une mauvaise direction artistique. Les plus intransigeants pourront qualifier cela de « foutage de gueules caractéristique».
De plus, ce « The Angel and the Gambler » n’en finit jamais, ce qui reste un des autres gros problèmes de l’album. Pareil pour « Dont’look the eyes… », morceau de meilleure facture (que je trouve personnellement presque « sauvable ») mais qui s’éternise aussi sans raison. Idem pour « When two worlds collides » avec son entrée en matière percutante, mais qui s’étiole (doux euphémisme) sur la longueur pour finir en eau de boudin (merci encore pour les « ohohoho » genre bivouac de scouts!).
"The Clansman" est sans doute le meilleur moment de l’album, mais il constitue intrinsèquement un titre très secondaire au regard de la carrière de la vierge. Un retour au classique, avec introduction soignée et cavalerie rythmique, plutôt bienvenu sur ce disque incohérent et archi-bordelique.
Mais que dire d’un « Lightning strikes » emprunté et pataud à l’extrême (malgré une belle intro), qui retombe dans les travers d’un « The Angel and the Gambler », avec les catastrophiques poussées vocales de Bailey et un refrain interminable ? Quel ennui… et que dire de ce son d’album !
X Factor jugé trop dépressif, Harris aux manettes de la prod' décide donc de positiver! Plus directe et plus chaleureuse que sur X Factor, la production sonne pourtant creuse et archi-toc ! De plus, comme sur X Factor, Bayley a beaucoup du mal à impulser du rythme et de l'énergie sans bourriner comme un veau. Alors le groupe suit la tendance, et nous impose des rythmiques hyper primaires et des structures musicales trop simplistes. « Educated fool », est un des morceaux écoutables de l'album , malgré son refrain en chœurs catastrophique, marmonné sans aucune conviction (ça se comprend… et ça illustre assez bien, à mon avis, l’état d’esprit qui devait régner lors de l'enregistrement de l’album).
Pour terminer, j’adresserai une note plutôt positive à « Como estais amigos » (si, si !) qui conclut honorablement cet opus fabriqué à l’emporte pièce. Dans le genre balade bateau, c’est toujours mieux que cette niaiserie surannée de « Wasting Love » et la voix de Bayley est franchement touchante, prouvant ici une fois de plus, qu'il n'est vraiment pas fait pour les grandes envolées épiques mais pour des titres plus sombres et introspectifs. Mêmes les twins guitares sautillantes un peu incongrues du break me font marrer (c’était sûrement pas le but). Une chanson d’adieu en fait, que notre cher Blaze chante comme s’il allait nous quitter demain. Chose faite après une dernière semi-tournée proche du fiasco.
Bien vu, mec !
Dickie reviendra remplir les stades en 2000 et Brave New World, album un tantinet surestimé à mon goût (voir le deuxième partie de la galette) mais un chef d'oeuvre absolu par rapport à Virtual XI, va redonner du baume au cœur des fans. Un vrai retour aux sources qui sauvera le groupe de l’implosion.
Alors, que retenir du passage de Blaze Bayley chez Maiden ?
-2 ou 3 bons morceaux avec « Sign of the Cross » (loin devant les autres), ou « The Clansman »
-La montée En flèche des actions Kronenbourg à la bourse de Londres
-Les interprétations catastrophiques des « classiques » en Live.

Sinon, pour conclure, l'ombrageux Blaze Bayley a permis à Maiden de continuer à vivre sous perfusion pendant ces 90's qui n'en finissaient pas, en attendant (comme prévu) le retour de Dickinson, dont les tensions palpables avec Harris avaient eu le temps de se calmer. Et paf… le jackpot ! Bien joué les gars.
Blaze Bayley, type fondamentalement intègre, mais chanteur peu adapté au répertoire initial de Maiden, fut donc bien le dindon de cette farce qui dura malheureusement prés de 5 ans…

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Leviathan777 - 12 Juin 2011: D'accord avec toi Venenum. L'album est faible mais ça n'a rien à voir avec le fait que Bailey est au chant. Remplaçont Blaze par Bruce et l'album ne serais pas meilleur.

Là ou je ne te comprend pas c'est quand tu dis que Dickinson sortait des albums pourris. Tu es sûrement tomber sur Skunkworks. Mais Accident Of Birth et The Chemical Wedding sont très bon, non?
rockyouaxel - 18 Juin 2011: Je suis tout à fait d'accord avec toi Leviathan777.
AGrangeret, je te trouve irrespectueux envers Blaze...ça se voit que tu n'as pas écouté ses albums solos pour dire "Born to Lose forever"...
samolice - 07 Juin 2016: Merci pour la chro. Désolé mais il va falloir prendre le vélib et t'attaquer au Ventoux. J'ai en effet fait écouter "Phantom of the Opera" puis "When Two Worlds Collide" à un pote qui ne connait Maiden que de nom et ... BIMMMMM, il m'a dit que c'était le même groupe. Bon courage pour la montée :-)
Plus sérieusement, je trouve la chro sévère, mais bien écrite et avec humour, car avec le recul ce disque est vraiment agréable à mes oreilles. Bien davantage que ceux qui ont suivi ("Brave New World" et le petit dernier exceptés). La période Blaze est loin d'être une cata à mon goût quand bien même je ne suis pas un immense fan de sa voix. Ton ressenti a t'il un peu évolué sur ce skeud avec les années?
Bursthead - 01 Janvier 2018:

Cette chronique est une véritable insulte pour Blaze Bayley...

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Commentaire @ MetalAngel

25 Avril 2005
Deuxième album avec Blaze Bailey au chant, 'Virtual XI' est un album problématique. Tout d'abord, parce-que le son est mauvais : on a l'impression d'être revEnu aux EnregistremEnts des années 70/80. Ensuite, parce-que le groupe est revEnu à des compositions basiques. L'album est, néanmoins, bon En lui-même, meilleur que 'The X Factor', qui était franchemEnt Ennuyeux, sans momEnts de bravoure, sans vivacité.
'Virtual XI' débute, donc, par "Futureal", un titre plutôt sympa et rapide. Deuxième chanson, "The Angel and the Gambler" est le titre le plus simple de toute la carrière de Steve Harris. Avec ses 9 minutes et des poussières, "The Angel..." est un morceau clairemEnt fait pour être joué sur scéne, malgré sa longueur, et dont le refrain sera repris par les fans. SuivEnt "Lightning Strikes Twice" et "The Clansman", une paire efficace. Le premier titre présEnte une facette agressive de MaidEn, déjà exhibée sur 'The Number of the Beast', 'Piece of Mind' et 'Powerslave'. "The Clansman" est LA perle de cet album : une INTro à la guitare acoustique, un refrain efficace, un hymne, tout simplemEnt. Les titres qui suivEnt : "Two Worlds Collide", "The Educated Fool" et "Don't Look To The Eyes Of A Stranger", sont quant à eux, assez anecdotiques. Pas les meilleurs titres de MaidEn, même si "Don't Look..." est progressif à souhait. Enfin, "Como Estais Amigo", la ballade de l'album, est une semi-réussite : une extrême musicalité, une mélodie simple et qu'on retiEnt, un jeu de guitare sympathique, un refrain inhabituel pour MaidEn...
'Virtual XI' n'est définitivemEnt pas le meilleur album de la Vierge de Fer, mais, on ressEnt un certain plaisir à l'écouter. Un album pudique et calme, avant la tempête 'Brave New World'.

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Franck - 07 Juin 2007: Très, très bonne chronique, rien d'autre.
metalmat66 - 26 Juillet 2008: j'suis d'accord ... J'aime bien "Don't Look..." pour ses parties speedées inhabituelles, sinon il est juste meilleur que "No Prayer ..."
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