Brave New World

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17/20
Nom du groupe Iron Maiden (UK-1)
Nom de l'album Brave New World
Type Album
Date de parution 29 Mai 2000
Enregistré à Studios Guillaume Tell
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album1483

Tracklist

1.
 The Wicker Man
 04:35
2.
 Ghost of the Navigator
 06:50
3.
 Brave New World
 06:19
4.
 Blood Brothers
 07:14
5.
 The Mercenary
 04:43
6.
 Dream of Mirrors
 09:21
7.
 The Fallen Angel
 04:01
8.
 The Nomad
 09:06
9.
 Out of the Silent Planet
 06:25
10.
 The Thin Line Between Love and Hate
 08:27

Durée totale : 01:07:01


Chronique @ MetalAngel

24 Avril 2005

"Un album 100% surprenant et progressif..."

Les années 1990 ont été désastreuses, ou presque, pour le groupe londoniEn. Avec l'émergEnce de nouveaux groupes et de nouveaux styles de musique, tels que Nirvana ou le Grunge, la popularité du plus grand groupe de métal de tous les temps a déclinée. Et cet état s'est empiré lors des départs successifs d'Adrian Smith (1989) et de Bruce Dickinson (1993) ainsi que de l'arrivée, pour les remplacer, de Janick Gers et Blaze Bayley. Essayant de survivre tant biEn que mal, Iron Maiden, sort En 1995 'The X Factor', En 1996 'Best of the Beast' (un double best-of qui clôt, définitivemEnt?, la période Dickinson) et En 1998 'Virtual XI', qui sont, malgré les efforts du nouveau guitariste Gers et du chanteur Bayley, et malgré de bonnes compositions, des échecs, tant au niveau commercial qu'au niveau humain. ConséquEnce de ces échecs : le départ précipité début 1999 du vocaliste sous-estimé.

Quelques temps plus tard, un coup de théâtre retEntit : Bruce Dickinson, qui s'était retiré du groupe En 1993 pour se consacrer à sa carrière solo (qui est égalemEnt un désastre) est revEnu au bercail. BiEn lui En a pris, d'ailleurs, puisque le groupe, aprés une tournée de réunion magistrale, dont une des dates est restée dans les mémoires, celle du 9 septembre 1999 à Bercy (Paris), a regagné En popularité, mais, aussi En inspiration et En énergie.

Mai 2000, le successeur de Virtual XI, voit le jour. 'Brave New World' est l'album de la consécration. Sa position dans les charts mondiaux le prouve : MaidEn a trouvé une nouvelle jeunesse qui lui sera bénéfique. L'album est un véritable chef d'oeuvre : absEnce d'inégalité des compositions, mélodies Entêtantes, riffs acérés, rythmiques En béton...Les ingrédiEnts qui ont fait de MaidEn une superstar du métal dans les années 80. L'opus débute trés fort avec "The Wicker Man", un titre agressif et simple, mais, efficace, dans la veine d'un "Aces High" ou d'un "Be Quick or Be Dead". Le deuxième morceau sur la tracklist, "Ghost Of The Navigator", épique à souhait, apporte, quant à lui, une certaine fraîcheur au style, avec ses touches oriEntales et son atmosphère mystique. ExcellEnt!!! La chanson éponyme est Encore une nouvelle composition qui apporte de la nouveauté : guitares En harmonies, refrain Entrainant, délicatesse dans le chant..."Blood Brothers" : un titre EntièremEnt écrit par Steve Harris, cette chanson est un hommage à son père, disparu. Les parties celtiques offrEnt à celle-ci une ambiance particulière, ni joyeuse ni triste, plutôt apaisante, un momEnt pour se recueillir et réfléchir au sEns de nos actions, une méditation musicale sur notre vie. "The MercEnary", un bon titre.

Et voici qu'apparaît le morceau le plus mature de la trés longue et foisonnante carrière de la Vierge de Fer : "Dream Of Mirrors" est, comme l'a dit Jean-Pierre Sabouret, un jour dans Hard'N'Heavy, une composition de "heavy métal adulte". EffectivemEnt, ce morceau progressif, montre à l'auditeur une nouvelle facette plus ambigüe de Iron Maiden, une heavy et une progressive, pour, au final, apporter un plaisir extrême à l'oreille du métalleux. Nouveau changemEnt de cap avec "FallEn Angel", un titre biEn plus agressif que l'Ensemble des autres compos de l'album, mais, somme toute, classique. Celui qui aime voyager, adorera sûremEnt "The Nomad", un titre exotique et dépaysant, de par ses mélodies oriEntales et son aura arabisante. "Out of the Silent Planet", une chanson moderne, percutante et surprEnante : synthétiseurs, jeu de pédale à 100km/h, guitares explosives...MaidEn a vraimEnt réinvEnté le métal. Dernière chanson de l'album de la rEnaissance, "The Thin Line BetweEn Love And Hate" : plus progressif, tu meurs!!! On ressEnt beaucoup l'influEnce des groupes fétiches de Steve Harris tels que Cream, GEnesis, tout En remarquant la lourdeur des riffs, comme si le combo de l'East End.s'était inspiré des groupes de Doom.

Un album 100% surprEnant et progressif. Une référEnce pour tous les métalleux, de quelque bord qu'ils soiEnt. Respect aux papys du métal!!!

13 Commentaires

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grogwy - 27 Octobre 2017:

Respect, respect, et encore respect à Iron Maiden qui débute le nouveau millénaire avec un album pareil.

Rien n'est à jeter sur ce formidable "Brave New World", où tous les morceaux sont de purs joyaux. 

Après une décénnie un peu tumultueuse (faite de haut et de bas), et grâce (en partie) aux retours de Bruce Dickinson et Adrian Smith Iron Maiden revient à son meilleur niveau, et nous offre (enfin) le succésseur tant attendu de "Seventh Son of a Seventh Son" (1988).

LeMoustre - 27 Octobre 2017:

Sans doute l'album qui a réconcilié les fans avec le Vierge de Fer. pour ma part, c'est avec celui-là que j'ai à nouveau apprécié les anglais, après les très moyennes sorties post-Seventh Son. Un album qui reste, à mon sens le meilleur encore à ce jour depuis le retour de Dickinson, puisque sans filler, ce qui n'est pas le cas des albums suivants. Un 17/20 pour ma part tant l'inspiration est là.

MCGRE - 28 Septembre 2018:

Je sais pas si c'est moi , mais je trouve le son de guitare tout lisse, propre et vachement étouffer, non?

 
Madness77 - 02 Mai 2020:

Un retour magistral que l'on n'attendait plus à l'époque. Heavy,inventif et surprenant tout à été dit.

L'un des meilleurs opus du groupe ! ! 19/20 pour moi.

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Chronique @ Eternalis

10 Fevrier 2009
Aborder "Brave New World" n’est pas une chose particulièremEnt aisée lorsque l’on a En tête la magie que dégageait le line-up mythique d’Iron Maiden lors des sorties de monstres aussi uniques que légEndaires de "The Number of the Beast", "Piece of Mind", "Powerslave", "Somewhere in Time" et "Iron Maiden".
Façon biEn restrictive de décrire l’histoire de la vierge de fer, il est néanmoins vrai que le départ d’Adrian Smith En 1989, à l’aube de la vague grunge, aura causé beaucoup de mal à des fans En émoi et surtout à des oreilles frustrées de voir disparaître le compositeur de génie qu’était Smith, sachant composer des morceaux bâtis autour de thèmes mélodiques très forts. DevEnu orphelin quelques années plus tard de Bruce Dickinson, sans doute un des plus grands chanteurs de l’histoire du Heavy Metal, MaidEn ne devEnait avec le temps plus que l’ombre du géant qu’il avait jadis été.

Aborder "Brave New World" dans un premier temps, c’est une certaine sécurité d’une qualité un peu perdue pEndant la période Virtual XI, le retour de Smith et Dickinson dans les rangs ne pouvant pas être dû à un quelconque hasard. Les quelques concerts joués avant la sortie de l’album affichaiEnt de plus un groupe incroyablemEnt soudé, fort et sans la moindre once de pression, malgré des rumeurs insistantes quand au sort de Jannick Gers suite à la réINTégration du guitariste originel des britanniques.
Mais à l’écoute de l’album, il faut se rEndre à l’évidEnce, MaidEn a changé oui, mais l’évolution depuis "Virtual XI" est assez impressionnante.
L’épaisseur du riff INTroducteur de "The Wicker Man" démontre une Envie irrésistible de produire toujours un Heavy Metal puissant et direct, taillé dans une tradition toute métallique mais Enrobé dans une production plus actuelle, signée Kevin Shirley (ayant égalemEnt produit Aerosmith !). Mais le plus important lorsque l’on EntEnd ce premier morceau est la voix de Bruce, bonifiée avec le temps, les fabuleux "ho" finissant le titre étant la plus belle preuve d’un talEnt non seulemEnt préservé mais travaillé.

EvidemmEnt, le groupe a une histoire et dans la plus profonde des objectivités, "Brave New World" ne tiEnt pas la comparaison face à ses illustres prédécesseurs, notammEnt la faute à des longueurs parfois inutiles et redondantes ("The Thin Line BetweEn Love & Hate", "Brave New World").
Mais c’est dans cette objectivité que nous pourrons égalemEnt extraire deux morceaux propremEnt exceptionnels, "Ghost of the Navigator" et "Dream of Mirrors". Il n’est cepEndant pas étrange de remarquer que Jannick ait collaboré à la composition de ces deux titres, preuve d’une confiance et d’une INTégration devEnues totales avec le temps.
Deux morceaux dévoilant l’évolution de MaidEn, son Entrée dans les années 2000 et sa façon parfois paroxysmique de repousser ses propres limites.

"Ghost of Navigator" est une chanson très progressive, une longue descEnte dans la frayeur des légEndes marines que chérit tant Bruce (ayant écrit le texte !) dans laquelle il démontre à toute une génération qu’il peut Encore proposer des placemEnts vocaux inédits, ainsi qu’un refrain absolumEnt génial, chantant, solEnnel et créé pour être repris par des millions de poitrines. Car une fois n’est pas coutume, c’est En Live que s’exprimera le mieux la musique de l’album, prEnant une toute autre tournure sur le Rock in Rio sorti l’année suivante.

Quand à "Dream of Mirrors", il s’agit ni plus ni moins (avec "PaschEndale" sur "Dance of Death" et "The Greater Good of God" sur "A Matter of Life and Death") du meilleur morceau de la vierge de fer depuis leur glorieux retour.
Long de plus de neuf minutes, "Dream of Mirrors" est un voyage dans la psychose infernale des rêves, sa démEnce, sa schizophrénie et son émotion devEnue à fleur de peau parfaitemEnt retranscrite par un Bruce impérial de bout En bout de ce périple épique.
S’ouvrant sur le refrain uniquemEnt vocal, une ligne de basse ainsi que quelques discrets arpèges viEnnEnt remplir très progressivemEnt le spectre sonore. Le refrain reviEnt très rapidemEnt mais l’atmosphère reste sereine, tout du moins En surface. Car l’on sEnt une pression de plus En plus présEnte, emplir l’air à l’aide de tINTemEnts de cymbales de plus En plus rapprochés temporellemEnt…puis l’explosion : une multitude de saveurs, de couleurs musicales, une richesse insoupçonnée, un dénouemEnt magnifique dans un déchainemEnt soliste de guitare de la grande heure. Iron Maiden est Encore assurémEnt est très grand groupe.

"Brave New World" souffre Encore quelque peu du retour Encore trop récEnt de deux compositeurs exigeants, et son unanimité au jour de sa sortie témoignait probablemEnt de la jubilation de la reformation plus que de la réelle performance musicale. Mais malgré certaines faiblesses, notammEnt sur les morceaux les plus heavy ("The FallEn Angel"), c’est la nouvelle facette progressive du groupe qui fascine (ce splEndide et poignant "Out of the Silent Planet" est là pour le démontrer !) qui sera par la suite développée sur l’Encore inégal "Dance of Death" avant de complètemEnt exploser dans un chef d’œuvre musical, mature et adulte qui portera le nom de "A Matter of Life and Death" !

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ShowNoMercy - 22 Juillet 2013: Honnetement j'ai du mal a comprendre.
Tout le monde descend Dance of Death qui est exceptionnel par la qualité des compos, et tout le monde encense Brave New World qui lui est très médiocre a ce niveau, mise a part sur 5 chansons ou le niveau et tout juste au dessu de la moyenne.

Vous écoutez trop le chant. Vous etes trop influencés par le chant. Sans Bruce Dickinson (qui par contre fait un retour exceptionnel et un travail tout a fait remarquable sur cet album) vous ne l'auriez sans doute même pas remarqué cet album.

Cet album, c'est juste Dinckinson mis en avant le reste de l'orchestre est juste là pour l'accompagner. On retrouve absolument pas la qualité musicale qu'on avait dans le Maiden des 9 premiers albums, ni même des deux albums de la période Bailey...

samolice - 31 Décembre 2013: Pour ma part, à chaque nouvelle écoute, j'apprécie davantage ce skeud. 1" ans aprés sa sortie, je trouve désormais qu'il a sa place parmi les Premiers albums "cultes" avec Dickinson. Mon préféré, et de loin, depuis le retour de Bruce. Hélas...
Elevator - 01 Janvier 2014: Histoire de te "contredire" encore une fois, je dirais plutôt le moins mauvais depuis le retour de Bruce ... (rires)
samolice - 01 Janvier 2014: Et histoire de te contredire pour la PREMIERE fois, je trouve que la prod' de Shirley pour ce disque est la moins mauvaise depuis le retour de Bruce :-)
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Commentaire @ AGrangeret

29 Décembre 2009

Maiden réussit le pari difficile, de remettre de l’énergie et de la hargne dans son métal "prog"

Brave New World : Retour En fanfare ?

La période Blaze Bayley se terminant dans les abysses sordides d’un Virtual XI qui exhalait les effluves de l’agonie à plein nez, nous assistons donc au retour salvateur de Bruce 'Air Siren" Dickinson en personne. Le XXIème siècle commençait donc sur les chapeaux de roue !
Ayant retenu les erreurs et errances des 90’s, Steve Harris et ses comparses reviennent enfin aux sources avec un album « maidenien » en diable (il était temps!) mais assez malicieusement adapté à l'époque.
Avant toute chose, saluons ici l'excellente performance vocale de Dickinson sur ce disque. Oubliez les interprétations parfois moyennes de certains titres sur « No Prayer » ou « Fear of the Dark »… Le vrai Dickie est de retour !
Concernant l’album, BNW et sa pochette plutôt réussie (ça faisait longtemps!) furent accueillis comme le messie par les fans.
A la ré-écoute de ce disque et avec le recul (cette chronique a été ré-écrite en 2015), Brave New World est le meilleur album de Maiden depuis "Seventh Son". Il est surtout le dernier bon album du groupe avant la sortie imminente de "The Book of Souls" quinze ans plus tard. Maiden réussit donc le pari difficile, de remettre de l’énergie et de la hargne dans son métal "prog"!
« Ghost of the INT. » (avec son intro qui monte en puissance et son refrain couillu) ou le classique « The Wicker Man » renoue avec les lustres du passé. Do-ré-mi et cavaleries rythmiques des belles années 80 s’en donnent ici à cœur joie.
Le groupe re-galope enfin !
« Brave New World » maintient agréablement la pression malgré un refrain (une énième fois) trop répétitif. Les grincheux patentés vont diront que tout ça, c’est de la pâle copie des années d’or avec ses recettes éculées d’une autre époque. Ce sont généralement les mêmes qui reprochaient au groupe de perdre son cap depuis 10 ans. Un louchette de cohérence serait la bienvenue, camarades !
En revanche, à l’instar de ces grincheux, je suis beaucoup plus réservé sur la suite…
« Blood brothers », chanson de stade sans doute très émouvante sur le père de Steve Harris, regorge d'influences celtiques un peu « bateau » et peine singulièrement à décoller.
Un autre morceau comme « Dream of mirrors » me pose problème. Voilà un bon gros gâteau un brin indigeste ! Tout le début dégouline d’influence rock FM un peu rance et son refrain est trop sirupeux. Dommage ! Sinon la construction par palier progressif du morceau est plutôt intéressante et le break speedé de la deuxième partie est vraiment bien vu. Si « The fallen Angel » est plutôt efficace dans le genre incisif et percutant , « The Mercenary » reste un morceau d’album franchement secondaire et qui, par ailleurs, ne méritait sûrement pas de se retrouver sur l'excellent Live du « Rock in Rio ». « The Nomad » est malheureusement raté, avec ses influences arabisantes de pacotilles… Faut arrêter avec les pseudos influences celtiques, arabes, javanaises ou auvergnates, surtout quand la post prod' en met des bonnes grosses couches pour touristes en mal d’exotisme! Si nous comparons, par exemple, avec le morceau Powerslave de 1984, nous trouvons alors de légères sonorités orientales (thème égyptien) plutôt réussies car distillées à petites doses et placées judicieusement. Alors que là, on n’hésite pas à tartiner joyeusement pour combler le vide!!!
On conclut l’affaire avec deux morceaux honorables. « Out of the Silent Planet » frise le tube hard FM, mais sans jamais tomber dans la fange putassière inhérente au genre (final assez malin), et un « The thin line between Love & Hate…» bien équilibré. On a quand même connu des fins d’albums plus héroïques chez Maiden!

Certes, cet album est assez efficace et bien produit. Un vraie regain de fraîcheur et d'énergie qui nous permet d'oublier les piteuses années 90. Malheureusement, il s’empêtre quelquefois dans le tape à l’œil "prog" et manque singulièrement d'un grand moment de grâce (genre "Hallowed Be Thy Name"). Mais c'est un véritable petit chef d'oeuvre par rapport a ce qui va suivre !

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Venenum - 27 Décembre 2010: Bien vu l'ami !
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