The Final Frontier

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Nom du groupe Iron Maiden (UK-1)
Nom de l'album The Final Frontier
Type Album
Date de parution 16 Août 2010
Produit par Kevin Shirley
Enregistré à Compass Point Studios
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album869

Tracklist

1. Satellite 15... the Final Frontier 08:40
2. El Dorado 06:49
3. Mother of Mercy 05:20
4. Coming Home 05:52
5. The Alchemist 04:29
6. Isle of Avalon 09:06
7. Starblind 07:48
8. The Talisman 09:03
9. The Man Who Would Be King 08:28
10. When the Wild Wind Blows 10:59
Bonustracks (Deluxe Edition)
11. The Final Frontier (Director's Cut Video)
12. Mission Debrief (Video)
Total playing time 1:16:34

Chronique @ MetalAngel

18 Août 2010
Après un AMOLAD déjà très progressif et qui voyait le groupe utiliser de nombreuses parties acoustiques ("The Legacy", "Lord of Light", "Out of the Shadows"), Iron Maiden confirme cette tEndance et nous reviEnt aujourd'hui avec un nouvel album qui ne peut, forcémEnt, laisser personne indifférEnt. Oscillant Entre passé et futur, The Final Frontier est à la frontière d'une nouvelle ère pour le groupe.

Cette démarche de mélanger des ambiances, que l'on croirait tout droit issues de disques fabuleux tels que Somewhere in Time, pour le côté aériEn, ou Seventh Son of a Seventh Son pour l'atmosphère ("Isle of Avalon" à rapprocher du titre éponyme de Seventh Son of a Seventh Son car son INTro est à quelques notes près idEntique au pont instrumEntal de "Seventh Son of a Seventh Son"), ou plus sous-estimés comme The X-Factor ou Somewhere in Time, notammEnt sur le plan de la production plus brute de décoffrage, est assez risquée et déroutante, qui plus est lorsque le groupe se permet des transgressions musicales empruntées à d'autres gEnres, telles que les longs INTerludes musicaux ou les mesures impaires très utilisées chez Dream Theater ("The Man Who Would Be King") ou des INTros spatiales oppressantes caractéristiques des groupes brésiliEns comme Angra ou Shaman (l'INTro de "Satellite 15...The Final Frontier" ne dépareillerait pas sur 'Aurora ConsurgEns' ou Ritual), pour n'En citer que quelques-unes.

BiEn sûr, la "patte" MaidEn reste reconnaissable malgré ces évolutions rafraîchissantes et biEnvEnues. Les mélodies imparables ("The Alchemist"), les atmosphères celtiques ("WhEn the Wild Wind Blows"), les refrains Entêtants ("Satellite 15...The Final Frontier", "Mother of Mercy"), les morceaux à tiroirs ("El Dorado", "Isle of Avalon", "The Talisman"), sont tous présEnts pour le plus grand bonheur de nos oreilles Encore toutes estourbies par cette farandole de notes aux accEnts heavy qui, au fil des écoutes, est susceptible d'Entraîner une certaine accoutumance.

On découvre, En outre, à chaque écoute, de nouveaux élémEnts dont on n'avait même pas soupçonné l'existEnce auparavant. Il s'agit d'une manière inconsciEnte de fidéliser l'auditeur. Le groupe est carré dans son jeu, Nicko se la joue Portnoy ou Confessori par momEnts, les guitaristes apportEnt une touche aériEnne à l'Ensemble, tandis que Harris est plus dans une approche martiale. Dickinson, par contre, rame un peu dans les aigus. On le sEnt En difficulté, mais ce n'est pas nécessairemEnt un mal car son organe vocal prEnd toutes son ampleur et sa majesté dans des passages plus graves où il nous narre des histoires d'une façon tellemEnt prEnante que nous pouvons nous permettre de lui pardonner ses difficultés.

The Final Frontier est, vous l'aurez compris, un album aux multiples facettes, qui permet au groupe de franchir Encore un nouveau cap sur les plans artistique et temporel, comme ce fût le cas à l'époque avec Somewhere in Time (10 ans déjà !!!). Plus aiguisé que jamais, le groupe s'est surpassé pour nous pondre l'un de ses meilleurs disques depuis Seventh Son of a Seventh Son (exception faite de Somewhere in Time qui restera le meilleur témoignage du groupe de la nouvelle ère). Reste au sextet à concrétiser sur scène ce qu'il a voulu exprimer sur album, En nous INTerprétant "WhEn the Wild Wind Blows", "Satellite 15...The Final Frontier" ou "Isle of Avalon" (aussi profond et mystérieux que "Dance of Death") que nous, les fans, nous prEndrons plaisir à chanter avec Dickinson. REndez-vous est donné l'année prochaine à Bercy !

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Vinarius - 25 Janvier 2014: Album méritant 14 d'après moi. Production juste correcte, un peu brouillon, un final grandiose qui nous laisse sur une bonne impression mais une intro vraiment très étrange: c'est vraiment de l'expérimentation, mais je la trouve pas super réussie. Bref le reste de la galette sonne comme une pâle copie de BNW ou SSOASS pour moi.
rikkit - 26 Mars 2014: Lol, les débats qui shlingues. The Final Frontier est un chef d'œuvre. De toute manière Dickinson se bonifie avec le temps. La qualité des compos est juste incroyable.
rikkit - 26 Mars 2014: Et je pleins ceux qui n'ont pas accroché. Horrible.
Eaque - 22 Mai 2015: Au jour d'aujourd'hui, ou je l'ai encore écouté (décidément je comprends mal), et bien sincèrement, rien a faire, plus d'une heure de musique sans la moindre excellente trouvaille...c'est si plat je trouve. Depuis le retour de Dicki en 2001, seul Brave New World est un splendide album bien à mon goût.
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Chronique @ =XGV=

19 Août 2010
Quand cet album fut annoncé, j'ai sauté au plafond. Après 4 ans, un des plus grands groupes de Metal au monde revEnait, apparemmEnt biEn décidé à En faire voir à ses fans. Plus tard, sort le premier extrait du groupe : "El Dorado", un morceau... SurprEnant... Et qui me laisse mitigé. Encore plus tard : le clip de la chanson éponyme. Une nouvelle fois, le morceau me laisse sceptique. L'excitation de départ s'En était donc allé lorsque je suis allé acheter l'album. J'étais à la fois inquiet et plein d'espoir. Un mauvais MaidEn, c'est si rare, ça n'allait pas tomber maINTEnant ? N'est-ce pas ?
...

La première écoute fut assez fastidieuse. "The Final Frontier" se voit rallongée par rapport au clip d'une INTro pas forcémEnt utile mais qui a le mérite de proposer quelque chose d'original. De plus, elle plonge dans l'ambiance du morceau, du coup, quand la chanson démarre, l'auditeur est dans de bonnes conditions pour mieux l'apprécier. MalheureusemEnt, ça ne suffit pas à En faire un morceau d'ouverture très appréciable.
Et la suite ne s'arrange pas, biEn au contraire. Si "El Dorado", après plusieurs écoutes finit par être très sympathique à écouter, avec son INTro et sa chute rappelant étrangemEnt "Out of the Silent Planet" de Brave New World, la suite s'avère très très banale et sans surprise jusqu'à Isle of Avalon ( que je n'inclurais pas dans le lot )... Et c'est ça le problème. C'est du MaidEn, commEnt ça peut être convEnu au poINT d'En être Ennuyeux ? Je n'hésite pas à le dire, durant toute cette partie, je me suis Ennuyé et je me suis demandé si l'album allait démarrer En regardant avec espoir le dos du boîtier avec la longueur des chanson... 9 minutes ? Iron Maiden s'est toujours démerdé avec classe dans les longs morceaux, ça peut pas être mauvais !
C'est avec le souvEnir de "Rime of the AnciEnt Mariner" et d'"Alexander the Great" que j'attaquai ( Enfin ) l'écoute de "Isle of Avalon".

Mais là Encore, je dois reconnaître que le résultat est décevant. Où sont les hymnes surpuissants ? Même A Matter of Life and Death, égalemEnt porté sur le progressif proposait des refrains à chanter à tue-tête ( "The Longest Day", "Different World"... ) Là, non. RiEn ne reste En tête. Cela dit, je dois reconnaître que c'est effectivemEnt la partie la plus INTéressante de l'album : les chansons sont plus construites donc moins banales. C'est salvateur. MEntion spéciale, selon moi à "WhEn the Wild Wind Blows", qui surnage avec "El Dorado".
Bref, après une écoute, la déception semble être réelle.
Et chaque nouvelle audition le confirme peu à peu.

Pourtant, du reste, cet album est du Iron Maiden pur jus. Les solos valEnt toujours la peine d'être écoutés, la basse de Steve Harris est toujours jouissive à EntEndre. Quant au grand Bruce Dickinson... Ma foi, son âge se fait sEntir mais le résultat est tout à fait honnête et est comparable à son travail sur l'album précédEnt. Tout porte à croire qu'En Live, ces chansons prEndront une autre ampleur, avec la foule prête à chanter En chœur. En attEndant, ça ne suffit pas à sauver la version studio.

Bref... CommEnt conclure ? Parce qu'après tout... Ce n'est pas un mauvais album. Non, c'est sûr. C'est trop biEn exécuté pour que l'on puisse condamner EntièremEnt l'album. Par contre, l'Ennui qui gagne l'auditeur dans la première partie de l'album est indigne d'un Iron Maiden. Et quand on voit commEnt Somewhere in Time ou Seventh Son of a Seventh Son étaiEnt géniaux tout En proposant des titres longs, on se demande pourquoi la deuxième partie n'est pas aussi accrocheuse. The Final Frontier est décevant. Décevant car on sait que le groupe n'est pas mort et peut toujours proposer de grandes choses. Mais il faut croire que l'inspiration n'était pas là.

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Lamikawet - 26 Mars 2011: D'accord avec XGV, l'album est moyen, sans plus, son prédecesseur était bien plus riche.
Là on sent que Maiden est un peu en "pilotage automatique" même s'il propose quelques expérimentations, ce qui, pour un groupe si ancien, est tout de même une preuve de courage...mais on attend plus de la part de musiciens d'un tel niveau.
Allez je vais me repasser Live after Death pour me redonner la pêche
thefastandgrind - 20 Mai 2012: Decevant!!! Trop long...ou veulent t ils en venir??? bah c'est comme metallica on fait des albums pour dire hé les gars on est la....pffftt
Seleucos - 20 Mai 2012: +100000000 mon cher!
Bark_at_The_Moon - 15 Novembre 2012: Iron Maiden dans l'espace, moi je dis : pourquoi pas ? En tout cas, sur l'autoroute déserte de nuit, ça se laisse écouter. Mention spéciale à Nicko Mc Brain dont on entend le jeu à merveille sur ce disque.
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Chronique @ Eternalis

15 Septembre 2010
« L'immortalité c'est de travailler à une œuvre éternelle. »

Ernest REnan


Une œuvre immortelle, à jamais inoubliable, pour l’éternité gravée, à la puissance évocatrice gigantesque. L’art de créer un monstre…la passion de fonder un empire créatif personnel, un royaume artistique unique dans lequel des millions d’individus, quels qu’ils soiEnt, d’où qu’ils viEnnEnt, purEnt se plonger et se délecter pEndant plusieurs décEnnies. Des décEnnies qui n’En finiront pas de s’ajouter…car l’œuvre, si INTEnse et primordiale, est simplemEnt immortelle.

Cette œuvre viEnt En partie d’un unique homme, d’un prophète moderne qui, pourtant Encore jeune rêveur mais travailleur acharné, allait sans le savoir changer le cours du monde musical. Un homme qui, de son esprit insatiable et de ses doigts à la dextérité longtemps incompréhEnsible, allait fonder un monstre qui parfois le dépasserait mais jamais ne lui ferait perdre le contrôle de sa vie et sa vision. Épaulé au fil des années par des INTerprètes et autres compositeurs de génie parmi lesquels ils conviEnt aussi de saluer leurs performances, il restera le pilier indestructible d’un colosse aux pieds d’acier. Cet homme…Steve Harris

Figure légEndaire et désormais immortelle d’un gEnre qu’il restait à créer avant que la vierge de fer ne le fasse, Iron Maiden, depuis son retour au premier plan En 2000 avec "Brave New World", déchaine toujours plus les passions à chaque nouvelle sortie d’album. Faisant suite à un "A Matter of Life and Death" ayant redonné vie au groupe légitimemEnt considéré comme l’un des plus grands groupes heavy metal de la planète, le quinzième album qui s’apprêtait à voir le jour était attEndu autant que redouté.
ClairemEnt, l’attEnte fut longue, insoutEnable mais égalemEnt porteuse de doutes Envers un groupe qui avait réussi, trEnte ans après sa formation, a écrire un disque qui pouvait, dans une optique différEnte, se porter au même degré musical que ses plus grands classiques, trop nombreux pour tous les citer.

En ce sEns, "The Final Frontier" avait un poids considérable sur les épaules, un poids qu’aucun album de MaidEn n’avait eu depuis des années (depuis "The X Factor" peut-être…). La première constatation est d’un ordre puremEnt visuel et esthétique…l’artwork est particulier et offre une lecture d’Eddie complètemEnt différEnte de celle des opus précédEnt. Après les cauchemars célestes de "Brave New World", l’incarnation de la mort sur "Dance of Death", la zombification militaire de l’album précédEnt, c’est ici face à un véritable monstre que l’auditeur a à faire. Une sorte de brute épaisse et terrifiante, multiplication d’expériEnces pour aboutir à colosse évoluant dans un EnvironnemEnt spatial et désolé.

MusicalemEnt, il n’était En revanche pas difficile de savoir la voie dans laquelle les britanniques allaiEnt continuer, sous la houlette d’un Steve Harris et d’un Adrian Smith plus posé et à l’âme progressive que jamais. Il n’est désormais plus questions des pulsions volcaniques d’antan, de la rage primaire véhiculée En trois minutes ni des rythmes éprouvants sur lesquels le groupe a fondé sa légEnde. MaidEn prEnd désormais son temps, il tisse une atmosphère, construit un monde émotionnel et particulier sur chaque chanson, afin d’En faire des quêtes indépEndantes et poignantes, chose qu’il avait réussi à merveille sur AMOLAD. Ce sera Encore le cas ici, avec un effet de surprise atténué, une maestria peut-être atténuée mais des expérimEntations Encore plus audacieuses pour un groupe de cet acabit qui, du haut de son empire, ose Encore innover et jamais, ne semblera se résigner à vivre sur ses acquis. Une vision d’artiste…

Résumer la surprise et l’émerveillemEnt que procure "Satellite 15…The Final Frontier" deviEnt alors un exercice de style tant le sextet, sûr de lui et de sa force, ose aller plus loin qu’il ne l’avait jamais fait. S’ouvrant sur une longue INTroduction cybernétique, amalgame de percussions tribales, de riffs complètemEnt stellaires et s’Envolant loin dans les cieux, d’effets tous plus étranges les uns que les autres, allant même jusqu’à évoquer parfois Iron Maiden (quel travail abattu par Nicko McBrain ici), les guitares d’Adrian, de Dave et de Jannick résonnEnt comme les plaINTes loINTaines de millions d’étoiles prêtes à exploser. Puis, dans cette tEnsion énorme résonne la basse du seigneur Harris avant que, des élucubrations loINTaines d’arpèges mélancoliques, émane la voix plus éblouissante que jamais de Bruce Dickinson, sur un travail rythmique de Nicko fabuleux. Bruce semble narrer une destruction à vEnir, de manière détachée, effrayante, déshumanisée…avant que le morceau ne trouve sa structure traditionnelle, En un brulot heavy metal simple, carré, efficace, au refrain qui va à coup sur détruire les stades du monde Entier. Bruce y est impérial (qui En douterais…) tandis que la composition garde une tEnsion tout le long, sans flancher (ce soli traditionnel mais diablemEnt jouissif) avant un final très Live, chacun se déchainant sur son instrumEnt, les guitares prEnant des relEnts très INTéressants de modernité évoquant un certain "Somewhere in Time" pour débouler sur un "El Dorado" taillé pour le Live.
Un riff dépouillé laisse la place à une ligne de basse digne d’une charge de cavalerie légère (la marque de fabrique de Steve), Bruce, Encore une fois, délaisse son approche vocale traditionnelle pour chanter au service de la chanson, de manière narrative, Entre Envolée, vocaux graves ou puremEnt narratif. Lorsque l’INTelligEnce du talEnt se fait art…il faut égalemEnt noter le travail titanesque des guitaristes qui, probablemEnt pour la première fois, ont formé un Ensemble cohérEnt permettant de légitimer réellemEnt la présEnce de trois guitares.

Si l’Ensemble du disque se relève très progressif, se basant sur des montées En puissance et des changemEnts de tempos permanEnts, MaidEn n’oublie pas parfois de faire respirer l’auditeur, notammEnt sur un "Coming Home" superbe, Entre un "Children of the Damned" et "Out of the Shadows". Plus calme, le morceau laisse toute la place à un vocaliste qui, du haut de son demi-siècle, continu de forcer l’admiration tant son chant se veut troublant de puissance et d’émotion. Si En revanche, le puissant et concis "The Alchemist" finira d’achever l’idée comme quoi le groupe n’est plus fait pour les morceaux courts, la merveilleuse seconde partie du disque continuera de nous faire pEnser que MaidEn est devEnu grand dans un autre registre, dévoilant d’autres cordes à son arc.
Entre un "Starblind" très atmosphérique, peuplé de claviers songeurs et aériEns, de soli et de leads (la patte de Smith est reconnaissable Entre mille) magnifiques et un "Isle of Avalon" qui prEnd la forme d’un périple initiatique, le groupe ne se refuse riEn, sans forcémEnt tomber dans la négativité d’AMOLAD. Tout semble ici plus léger, évoluant dans les astres tout En conservant une approche tragique et volontairemEnt théâtrale.

Il y aura égalemEnt ce "Mother Of Mercy" mélancolique aux partitions vocales de très haute volée (mon dieu En Live…), un "The Talisman" rEnvoyant à "The Legacy" ou la perle de clôture "WhEn The INT. Wind Blows". Incroyable morceau de plus de onze minutes, cette quête évoque une destruction à vEnir vue par la crédulité humaine, à la portée mélancolique (putain cette mélodie…) exceptionnelle, véhiculée par une mélodie déchirante et surtout un Bruce Dickinson qui mériterait une distinction tant il est génial. Que ce soit dans les parties atmosphériques (un terme désormais adaptable à MaidEn) ou puremEnt heavy, il porte de long En large une compo magistrale comme l’on En attEndant depuis des années (rappelons nous "PaschEndale"). Les changemEnts de tempos, tout En gardant une constance, cette impression de montée de plus En plus haut, de solo de plus INTEnses, de plonger de plus En plus profondémEnt dans le concept pour En finir groggy et heureux…

Iron Maiden démontre toutes ses facultés dans ce registre qui n’était pourtant pas originellemEnt le siEn (malgré quelques touches sur "SevEnth Son of the SevEnth Son") et, avec "The Final Frontier", touche une nouvelle fois à l’universalité des styles avec brio et talEnt. Sans surprEndre autant que la baffe infligée par l’album précédEnt, le groupe perdure et avance Encore…il semble que ce soit une dominante essEntielle d’un des seuls groupes qui, En 30 ans, s’est toujours remis En question et a toujours cherché à avancer musicalemEnt et artistiquemEnt. Une notion d’INTégrité biEn rare…qui fait que MaidEn est aujourd’hui le monstre que l’on connait. INTégrité.

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samolice - 28 Octobre 2013: Merci pour la chronique. J'ai attendu longuement avant d'y aller de mon petit message, histoire de me faire un avis peut être plus "précis" au fil du temps. Je ne partage pas ton enthousiasme. "Coming home" (et son superbe solo), "Talisman" et "When the wild wind blows" me plaisent beaucoup, le reste moins. Je trouve Bruce bien en dessous de ce qu'il a pu nous proposer il y a quelques (longues) années. Par exemple, sur "Coming home", il me manque un passage où Bruce pousserait vraiment sa voix pour tout emporter. En outre, les refrains ne sont pas assez marquants à mon goût ("Mother of merci" est vraiment pénible à mes oreilles). Et lorsqu'on retrouve un Maiden plus "old school" ("Eldorado" ou "Isle of avalon"), ça ne marque pas les esprits (pas le mien en tous les cas). La fin de l'album est quand même de très bonne qualité (les 3 derniers titres) et la prod' de Shirley, dont je n'aime pas trop le travail, un peu plus adapté que précédemment. Et cette pochette, pfuuu, pas top. On dirait Eddie déguisé en Predator...
rikkit - 26 Mars 2014: Je suis sans doute à la bourre, mais Iron Maiden a tendance à se bonifier avec le temps j'ai l'impression. Attention, mes albums préféré du groupes restent Somewhere in Time et 7th of a 7th son, mais sur ce dernier, Maiden atteinds d'incroyable sommet, que Run to the Hills et Gangland par exemple, n'ont jamais épousé. Je suis désolé. De même que de penser à une démarche soit disant commerciale du groupe, ça me fait doucement rigoler. Genre Harris s'inquiétes pour son compte en banque. J'aimerais être aussi motivé par le blé et pondre une compos comme When The Wild Wind Blows.
Eaque - 09 Septembre 2014: J'espère franchement pas que cet espèce d'alien remplace le Eddie d'origine ! L'album est mi-figue-mi-raisin et ce n'est pas faute de ne pas l'avoir assez écouté ca en tant que fan, j'achète tous les albums. La chronique est plutôt bonne même si une fois encore si longue, t'asdu prendre ton pied, n'est ce pas^^
AGrangeret - 09 Août 2015: J'ai bien rigolé en lisant cette chronique. C'est ce qu'on peut appeler un papier service après vente pour la maison de disque...tour de force incroyable avec un album aussi moyen (Coming Home serait donc superbe !)...Chapeau l'artiste!
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Chronique @ Ebrithil

07 Septembre 2010
Un nouvel album d'Iron Maiden est toujours un petit événemEnt (voire un grand événemEnt) dans le monde du metal, dont les Britanniques sont devEnus à l'heure actuelle l'une des rares icônes.

Car MaidEn est une véritable institution, le gEnre qui n'a plus riEn à prouver et pourrait Encore arriver En nous proposant du ska-électro qu'ils seraiEnt pardonnés avec un grand sourire "parce que c'est Iron Maiden".
CombiEn sont-ils à avoir ce statut d' "INTouchables" ? De groupe n'ayant jamais faibli, jamais démérité ? Très peu. A ce cercle très fermé appartiEnnEnt notammEnt AC-DC, Saxon, Motorhead, Judas Priest ... Et peut-être quelques autres.

Mais Iron Maiden soulève les foules et les passions comme aucun de tous ceux précités. AC-DC le fait à un autre niveau, au delà du style metal ; mais ni Saxon, ni la bande à Lemmy ni les vieillissants Judas Priest ou Slayer, ni même Metallica, qui transpire biEn moins l'authEnticité, ne peuvEnt se targuer d'une telle popularité.

Iron Maiden est LE groupe de heavy metal, le plus grand.
Et depuis ce troisième millénaire, la bande à Bruce Dickinson n'a cessé de prEndre de l'ampleur, avec un Brave New World culte tout d'abord, puis avec un Dance of Death plus inégal mais toujours INTéressant, et Enfin avec un A Matter of Life and Death plus sombre, profond et, dans un sEns, progressif, même si le terme reste relatif.
Et qu'En est-il de cette édition 2010, dont on sait de toute façon qu'elle sera un succès commercial et dont la tournée fera toujours sEnsation (la Vierge de Fer En Live étant inattaquable) ? MaidEn a-t-il cédé à la facilité ou biEn continue-t-il d'évoluer, dans son style ?

Dès l'INTro spatiale et tribale du morceau titre, on est rassurés : Iron Maiden peut Encore surprEndre. Et le fait très biEn, car 2 minutes s'écoulEnt avant que la voix de Bruce Dickinson ne surgisse, désincarnée, dans un passage quasi-narratif rappelant de façon saisissante, dans l'esprit, l'INTro "Mars Within" de l'album Tyranny of Souls du chanteur. Tout cela avant un morceau qui, somme toute, ne déroge pas à la règle du morceau d'ouverture chez MaidEn : efficace, direct, relativemEnt bon mais qui ne restera pas culte. Toutefois le feeling plus "hard rock" du morceau est agréablemEnt surprEnant.

Les choses sérieuses commEncEnt dès le premier single, El Dorado, qui nous conte une sombre histoire de chasseur au trésor floué par un mystérieux guide (En l'occurrEnce, Bruce-Bruce). Un Dickinson qui surprEnd déjà par une diction grave, presque sarcastique, emmEnée par une ligne de basse excellEnte et un morceau qui au final reste l'un des plus marquants de l'album.

Et malgré ses presque 7 minutes, El Dorado est pourtant l'un des morceaux les plus courts de l'album. Hé oui, Iron Maiden apprécie maINTEnant rallonger les choses et proposer des narrations épiques, aux textes travaillés : finie l'époque Number of the Beast où seul Hallowed Be Thy Name dépassait les 7 minutes. Selon qu'on aime ou pas ce que certains appellEnt la "masturbation INTellectuelle", on sera ou pas sEnsible à cette nouvelle approche musicale ...

Pour ma part, quand les choses sont aussi biEn faites, j'estime qu'on ne peut qu'y être sEnsible. Car si Starblind, truffée de passages quasi-planants, est un peu inégale et finira vite par être oubliée, le reste est diablemEnt INTéressant, à défaut d'être irréprochable.
Car cet Isle of Avalon, si il est relativemEnt fouillé et possède au final un excellEnt refrain (et des passages instrumEntaux excellEnts comme toujours) reste un peu long au démarrage... Et même une fois démarrée, on a un goût de trop peu une fois le morceau fini. CepEndant la recherche y est indéniable, ce qui rEnd le morceau agréable.

Ce qui manque à Isle of Avalon, The Talisman le possède très clairemEnt. Véritable coup de génie, ce morceau (selon moi clairemEnt le meilleur de l'album), qui commEnce sur une INTro acoustique qui évoque un peu The Legacy (issu de l'album précédEnt) se déchaine à partir des 2 minutes pour nous laisser groggi. Car si déjà, 4 ans plus tôt, une idée m'avait assailli, elle fait ici son chemin et je l'affirme maINTEnant : Bruce Dickinson chante mieux En studio à l'heure actuelle qu'il ne le faisait il y a 20 ans. Sur un rythme up-tempo ravageur qui devrait faire un massacre En Live (avec ces ponts En harmonies propices aux "whooo whooo whooo" typiques du groupe), il nous raconte cette histoire de marins pris dans la tempête, avant une passe d'armes épique et un refrain époustouflant tant sa voix y est grandiose (Weeeeeeeestward the tiiiiiiiiiide ! Westwaaaaaard we saiiiiiiiiil ooon !)...
Une claque comme raremEnt MaidEn En avait mis En 10 ans (avec peut-être celles mises par PaschEndale, Brave New World et These Colours Don't Run).

Après cette démonstration qui évacue tous les doutes quant à la bonne forme du groupe, The Man Who Would Be King, plus anecdotique et répétitive, paraît biEn fade (même si le morceau n'est INTrinsèquemEnt pas mauvais, avec sa mélancolie agréable).
Il faut donc attEndre la dernière cartouche épique de l'album pour être de nouveau sous le charme.

Encore une fois, avec 11 minutes au compteur, Steve Harris le parolier et son porte-parole Dickinson prEnnEnt leur temps pour nous présEnter cette fois une histoire poignante : celle d'un couple croyant dur comme fer à cette fin du monde dont on nous parle si souvEnt et faisant ses préparatifs En vue de "la Fin". Jusqu'à ce jour tragique où, seuls dans leur abri, ils prEnnEnt un tremblemEnt de terre pour l'Apocalypse ("the day they both mistook and earthquake for the fallout...") et s'empoisonnEnt dans les bras l'un de l'autre ("WhEn they found them had their arms wrapped around each other, their tins of poison laying by their clothes...").
Une histoire qui, personnellemEnt, m'a profondémEnt touché, d'autant plus qu'elle est chantée sur une mélodie sautillante, qui pourrait paraître joyeuse mais qui paraît surtout mélancolique et faussemEnt souriante lorsqu'on En connait le sujet.
A noter que, comme d'habitude, les soli y sont remarquables : c'est d'ailleurs une des excellEntes nouvelles de cet album : le retour En grande forme des solistes et des guitares, un peu laissés En retrait sur A Matter of Life and Death (même si on atteINT pas ici le niveau de solos de Dance of Death).

J'ai volontairemEnt voulu parler En fin de chronique des 3 morceaux suivant El Dorado dans la tracklist, car si ce sont les plus courts, ce sont aussi les moins marquants. Mother of Mercy, après un début particulièremEnt réussi et une belle montée En puissance, s'essouffle sur un refrain répétitif où Bruce semble à la peine, et The Alchemist, si il reste un très bon morceau de heavy metal plus rapide, rappelle un peu ces morceaux "passe-partout" de l'album Dance of Death, le gEnre qu'on aime écouter mais qu'on ne se repasse pas pour le plaisir.
Seule Coming Home, avec son refrain sublimé par Dickinson (traitant d'un sujet rappelant grandemEnt le sujet de l'album A Matter of Life and Death, preuve que la guerre reste une source d'inspiration - dans le bon sEns du terme - pour le groupe), surnage et est véritablemEnt prEnante.

Si ma chronique reste totalemEnt subjective (c'est le principe), il n'empêche qu'Iron Maiden viEnt, objectivemEnt, de pondre un album courageux, dont on peut critiquer les quelques essais pas forcémEnt réussis (sur Isle of Avalon notammEnt) et les quelques longueurs, et dont l'ordre des chansons dans la tracklist rEnd le tout un peu indigeste, mais qui indéniablemEnt, prouve que Steve Harris & cie sont des artistes INTègres, n'hésitant pas à se mettre En danger (de façon relative, je l'avoue, car comme je le disais, le succès commercial est assuré...) pour satisfaire leurs Envies musicales.

Et après 30 ans de carrière, c'est déjà un accomplissemEnt d'Encore avoir des Envies musicales ...


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riffmaster666 - 12 Septembre 2010: Ebrithil: Je suis d'accord avec toi , chacun à le droit à son opinion .les solos de DoD ne m'ont pas emballés mais se n'est pas apparemment le cas pour tout le monde , comme quoi les gouts et les couleurs ...
pielafo - 13 Septembre 2010: j'allais faire une chronique mais tu a tout resume sur ce que je pense de l'album. Je ne suis pas d'accord pour Mother Of Mercy par contre. ce morceau est superbe. la guitare utilise un son jamais entendu chez maiden.

je ne suis pas d'accord avec le superbe refrain de The Talisman. car certes les harmoniques sont magnifiques mais la voix de dickie sur le refrain... j'ai honte de le sire mais le refrain gache tout dans la chanson.
ZEPP99 - 30 Janvier 2013: Bonne chro, je suis pratiquement d'accord avec toi, à part que, comme Pielafo le dit, je trouve aussi Mother Of Mercy superbe, et que DoD m'a beaucoup moins marqué. Au plaisir de te lire, même si je suis un peu tardif, mais je pense que tu piges pourquoi...
Ebrithil - 30 Janvier 2013: Aaah, j'ai toujours ce défaut : je chronique assez vite après écoute pour garder l'impression à chaud, et au final après une dizaine d'écoutes supplémentaires quelques trucs me paraissent moins justes quand je me relis. Ici par exemple j'aurais changé mon opinion sur Starblind que je considère au final comme le morceau "parfait" musicalement ou presque, et un des meilleurs de Maiden.

Merci zepp, même si c'est tardif et oui je pige haha! ;)
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Chronique @ dark_omens

31 Août 2013

Au pied de la statue de cet illustre icône, déjà, apparaissent les premières fissures verdâtres...

Erigées sur leurs piédestaux, les statues inébranlables des illustres icônes, celles qui rendirent la lumière à un monde aveuglé, posent imperturbablement leurs regards sur un monde fébrile prêt à boire chaque parole, chaque idée, de ces êtres impassibles. De la blancheur immaculée qui fut la leur autrefois ne reste plus qu'une couleur vert-de-gris sur laquelle, pourtant, les plus fanatiques s'extasient imperturbablement. Mais comment pourrions-nous être critiques avec ceux qu'autrefois nous avons tant aimé ? Par respect, simplement…

Iron Maiden sort donc, avec The Final Frontier, son quatrième album, seulement, de l'ère post Blaze Bayley, dont l'avènement fut marqué positivement par le retour du chanteur Bruce Dickinson et du guitariste Adrian Smith en son sein. Bien conscient des changements musicaux et artistiques de leur époque les Anglais auront su, depuis ces retrouvailles, faire évoluer leur musique, souvent, simple et directe en quelque chose de bien plus complexe aux constructions plus progressives. Cette mutation, dont les signes témoignant de ce changement profond furent notoirement ressentis en un premier pas hésitant sur Dance of Death et accentué ensuite en un deuxième plus décidé sur A Matter of Life and Death, fut pourtant accomplie sans dénaturer totalement l'âme la plus Heavy de ces Britanniques. Ainsi tous, sans être totalement séduit, pouvait encore y trouver matière à satisfaction. Pourtant chaque morceau à la lisibilité moins immédiate nous rapprochait de cet instant fatidique où le groupe deviendrait, ô cruelle infamie, bien plus un groupe d'Heavy Prog qu'un groupe d'Heavy aux aspirations Prog. L'affirmation plus franche encore d'un désir musical étrange, au son de cette maîtrise maladroite d'une facette progressive que Steve Harris et les siens balbutient encore.

Quoi qu'il en soit consternons-nous car voici ce temps venu. Enfin en réalité pas tout à fait.

S'il est indéniable qu'en ce lieu Iron Maiden cultive une certaine appétence pour les titres longs à la trame difficile à suivre sans un certain investissement (Isle of Avalon, Starblind, ou, par exemple, The Talisman), il n'omet pas réellement d'exprimer la simplicité immédiate de cette musique dont il fut le plus remarquable représentant (Coming Home, The Alchemist, mais aussi, par exemple, When the Wild Wind Blows) mais il le fait avec un tel automatisme que rien ne peut nous soustraire à l'ennui qui en découle. Puisant dans son propre héritage, il récite, en effet, avec un certain talent, les gammes qu'il a lui-même mis au poINT. L'exercice est audacieux car il permet, sans véritablement réussir à les nommer, de reconnaître aussitôt toutes les références et les codes de ses albums antérieurs. Iron Maiden se complaît donc en des réflexes faciles indignes de son talent, ô combien, immense à donner le triste spectacle de son propre plagiat.

La décadence est en marche depuis Dance of Death et ce Final Frontier confirme admirablement cette tendance. Pourtant l'amour de cette musique que nous fit découvrir ce groupe, pourtant cet indéfectible sentiment, nous hurle qu'il ne peut en être ainsi. Le grand Iron Maiden ne peut être tombé aussi bas. Alors au son d'un introductif Satelite 15 instaurant un climat intéressant tranchant admirablement avec The Final Frontier (préambule qui aurait, tout de même, gagné en efficacité en étant nettement plus court), à l'écoute d'un The Final Frontier attachant ou en entendant un El Dorado agréable, l'ennui semble s'estomper quelque peu laissant subrepticement place à l'envie. Mais, ô grand dieu, que c'est peu pour un groupe tel que celui-ci.

Bien évidemment il est indéniable aussi que sur scène, il y aura de ce gigantisme, propre aux Britanniques, fait de ces illusions capables de convaincre même les plus sceptiques mais la réalité artistique de cet opus est bien plus crû et bien plus tangible. Cette vérité éclate en une question poignante : si cet album eut été sorti par un groupe méconnu, mériterait-il autant de faveurs ? Assurément, non.

Continuant donc dans sa démarche d'une musique Heavy Prog, Iron Maiden nous propose un The Final Frontier moyen dans lequel les passages moins immédiats côtoient certains titres plus directs mais terriblement conformistes.

Le final devait être une apothéose, il n'en sera rien.

Au pied de la statue de cet illustre icône, déjà, apparaissent les premières fissures verdâtres.

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largod - 02 Septembre 2013: Je rejoins Christian et Olivier : difficile de se ruer sur les nouveaux albums alors que ma fidélité a dépassé la trentaine. Shirley est effectivement un furoncle immonde qui transforme tout ce qu'il produit en clone sans âme.
Sur cet album la longueur des titres est pénible et on ne parvient pas à rester "dedans". A mon humble point de vue, 3 guitares pour un résultat aussi plat est aussi un mystère d'autant que je n'ai jamais accroché au jeu insipide de J. Gers. Comme certains, la période avec Blaze ne m'a pas laissé indifférent et certains albums tiennent la route. Voila, encore beaucoup de coms à venir sur un groupe que l'on aime tant qu'il est facile de faire la fine bouche
dark_omens - 03 Septembre 2013: @xgv: "Quoi qu'il en soit consternons-nous car voici ce temps venu."
L'emploi du verbe "consterner" est-il volontaire ou tu voulais-tu dire "prosterner" ?

C'est un jeu de mot totalement involontaire mais je voulais effectivement utilsé "consterner" et absolument pas "prosterner".

@aux autres: Merci pour ces commentaires avisés et pour ce débat serein. Je suis content de voir qu'on peut s'exprimer en parfaite entente même dans le désaccord le plus complet.

@hardrock: Je ne vais pas développée à nouveau mon points de vue ici. Je pense qu'il l'est suffisamment au cœur de ma chro mais globalement nous sommes bien d'accord.

Merci à toi pour ton commentaire honnête et éclairé.

(ps: qu'est ce que tu reproches exactement à mon article concernant Mescalero?)
dark_omens - 04 Septembre 2013: Je comprends.

Pour moi le côté "latino-hispanico-méxicains" n'est qu'un vernis qui ne suffit pas à me faire oublier l'aspect moyen de ce Mescalero.

Ceci dit, il serait peut-être préférable qu'on en débattes sur la chro de l'album en question...
samolice - 28 Octobre 2013: Merci Dark pour la chro. Comme je suis plutôt de ton avis, j'ai préféré posté plus longuement sur une chro plus favorable à l'album, celle d'Eternalis. Je passais donc juste pour te dire merci.
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Chronique @ Darklau

19 Octobre 2010
L'attEnte fut longue. Près de quatre ans après le mitigé "A Matter of Life and Death ", ils nous reviEnnEnt avec leur proclamé dernier" album " The Final Frontier ". Coup de pub ou coup de bluff, l'affaire reste pour le moins suspecte car on se demande commEnt un groupe d'artistes tels que la bande à Harris peut sans sourciller affirmer qu'il n'aura plus Envie de remettre le couvert dans trois ou quatre ans si l'inspiration ou la nécessité s'impose. PersonnellemEnt, je ne crois jamais aux prétEndus adieux des chanteurs ou groupes de carrure INTernationale. Les manageurs et les maisons de disques sont biEn souvEnt à l'origine de ces fausses rumeurs ( même si Steve Harris a pu jouer le jeu En affirmant que MaidEn s'arrêterait au quinzième album ). L'avEnir nous l'apprEndra.

Pour ce qui est du contEnu de ce nouvel album, et biEn, à vrai dire, je ne sais pas par quoi commEncer. Cela dépEnd de ce que l'on recherche.

Si on recherche l'INTEnsité et la rage qui transpiraiEnt des premiers albums dans les années 80, on peut passer son chemin. RiEn ici ne transpire réellemEnt. À tel poINT que ma première critique a été de poINTer la mollesse générale des compositions. On est loin, mais alors très loin, de la déchirante brutalité d'un "Number Of The Beast", de la verve électrisante d'un " Powerslave " ou de l'étrange lourdeur Entêtante d'un " Seventh Son of a Seventh Son ".
Oui, tout paraît plus ... mou sur " The Final Frontier ".

Par contre, si on recherche la continuité des précédEnts albums, " Dance of Death " et " A Matter of Life and Death ", ce nouvel opus s'inscrit plus ou moins dans la ligne des productions pour grand public aux formules éprouvées par le groupe, et approuvées par la majorité des fans actuels : INTros planantes, longueur exagérée des titres et riffs plus proches du hard rock que du véritable heavy metal.

Je ne fais pas partie de ces fans-là.

Le premier titre " Satellite 15... " est déjà dans l'ambiance pseudo-spatio-progressive de l'ouvrage. Un morceau qui finit par m'Ennuyer au bout de deux ou trois minutes et ce n'est pas le changemEnt de rythme du premier couplet qui change le constat. Je ne ressEns plus les frissons de jadis, lorsque je mettais religieusemEnt sur ma platine un nouveau vinyle de mon groupe favori. Et là, je commEnce à m'inquiéter.

Et comme pour Enfoncer le couteau un peu plus, " El Dorado " n'arrive pas à me transporter non plus. L'INTro y est pourtant INTéressante, mais ce qui me gâche la fête ici, c'est le chant de Bruce Dickinson. Je le trouve relativemEnt mauvais. ComplètemEnt à côté de son sujet. Les années auraiEnt-elles blasé le meilleur chanteur de heavy-metal au monde ? La remarque est égalemEnt valable pour les guitaristes tant les solos sont fades et sans âme. Cela sEnt l'exercice forcé.

À ce stade, je me dis que si le reste de l'album est du même tonneau, ils auraiEnt été plus inspirés de s'arrêter après AMOLAD. Et effectivemEnt, le reste ne vole pas plus haut, malgré la licEnce de pilotage de Bruce. Tout paraît réchauffé, les mêmes recettes rabâchées cEnt fois, des INTros longues et soporifiques, des silEnces avant la petite bourrée irlandaise sur pratiquemEnt les trois-quarts des morceaux, des refrains qui rEndraiEnt barge une mule malEntEndante ( Satellite 15 The Final Frontier, El Dorado, Mother of Mercy, ... ) et des structures finales toujours semblables aux INTros, longues et soporifiques. Pas de quoi se réjouir, donc.

Le seul titre que j'arrive à digérer complètemEnt est " The Alchimist ". Là, je retrouve un soupçon de vérité et d'EngagemEnt qui était la marque de fabrique du combo britannique et qui fait défaut ailleurs sur cet album. Et paradoxalemEnt, ici, le refrain est égalemEnt comestible.

Mais si le bilan de l'album doit se résumer pour moi à une seule plage INTéressante noyée dans un ramassis de resucées de fond de tiroirs, je me dis que ce serait dommage pour MaidEn de terminer une aussi brillante carrière sur une telle fausse note.

Le fait que la direction musicale du groupe s'oriEnterait du côté progressif n'est pas la question. Au contraire, je trouve cet album assez éloigné de la mouvance progressive qui a vu naître le maître En la matière : " Seventh Son of a Seventh Son ". La structure des titres de " The Final Frontier " rappelle vaguemEnt une trame progressive mais elle En est plutôt la caricature, utilisant des plans un peu trop simplistes pour être réellemEnt qualifiée comme telle.

En conclusion, le constat est affligeant. MaidEn nous a sorti une perle de caricature kitch, Enchaînant des titres ronflants et complètemEnt moisis pEndant plus d'une heure. Nous offrant même le luxe superflu d'un concept spatio-temporel qui rappelle vaguemEnt les heures de gloires des années 80, histoire de faire briller de nouveau leur blason quelque peu terni. Bref, vous l'avez compris, ce CD ne sera jamais indispEnsable .

Et je me prEnds donc à espérer un seizième album qui pourrait faire taire les critiques ci-dessus et redonner à MaidEn la place qui lui reviEnt dans le paysage métal, c'est à dire le sommet ...

C'est juste un espoir, remarquez ! Car je reconnais que Iron Maiden a désormais deux carrières différEntes : l'une a commEncé avec le premier album voici biEntôt 30 ans et l'autre avec les retours de Bruce Dickinson et Adrian Smith sur " Brave New World ". Chacune a généré ses fans. ( Note de l'auteur : On pourrait même y ajouter une troisième période, transitoire, qui s'étEnd de " No Prayer for the Dying " à " Virtual XI " ).

Note : 9 / 20

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ZazPanzer - 11 Décembre 2010: Les avis sont partagés et c'est tant mieux, Larsen. Il faut de tout pour faire un monde. Cependant, comme toi, je l'ai beaucoup écouté, je continue à le faire d'ailleurs, et je reste sur mon point de vue : pas catastrophique, mais incomparable aux grands albums de Maiden.
Manger dans une brasserie, c'est bien et agréable, mais ça n'a rien à voir avec un repas concocté par un 3* du Guide Michelin...
D'autre part, ce qui me déçoit énormément, c'est la pochette immonde, et surtout, puisque j'ai acheté l'édition limitée à la con, le fait que le packaging ne propose rien. Pas que je cours après les gadgets, mais à l'heure où certains font l'effort de continuer à filer du fric aux artistes pendant que d'autres téléchargent, c'est quand même sympa de voir ses efforts récompensés. Je pense par exemple au pack Avantasia. Maiden aurait les moyens de faire autre chose que de marquer LIMITED EDITION sur un disque qui est strictement le même que l'édition normale.
Darklau - 13 Décembre 2010: La pochette est tout simplement laide. On peut pourtant dessiner un monstre comme Eddie, mais avec style et talent comme le faisait si bien Derek Riggs.
Par contre, les dessins de Melvin Grant sont de mauvais goût. Une sorte d'Eddie dégénéré en quelque sorte.
Venenum - 27 Décembre 2010: J'ai tout les albums de Maiden sauf celui là.
Depuis Brave (inclus), je ne me reconnais plus dans leur musique. Je suis incapable de reconnaitre un morceau des 3 derniers albums alors que je reconnais les autres titres aux 2/3 premières notes. Pourtant, je me force à les écouter (c'est Maiden, c'est de la qualité me dis-je), j'accroche pas. Ils ne sont pas déplaisant à l'écoute, mais ça imprime plus.
Je crains être un fan de la carrière Di Anno-Dickinson-Bayley.
Je vais quand même l'acheter par loyauté à Maiden et aux émotions inouies qu'ils m'ont fait vivre.
Valhala - 17 Juin 2011: Je pense beaucoup comme toi. Le problème (pour moi) de cet album, c'est en effet le manque d'"hymne". Quand on écoute les anciens albums, on reconnait la musique rien qu'aux premières notes. Sur cette album j'ai énormément de mal.
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

12 Octobre 2010
Après quatre insupportables années à attEndre le retour d'Iron Maiden, après un A Matter of Life and Death ni pathétique, ni bon, les anglais nous font Enfin un retour avec leur quinzième album studio, "The Final Frontier", qui conclura peut être la carrière de ce légEndaire groupe qu'a été MaidEn pEndant plus de 30 ans, et qui restera Encore pEndant de nombreuses années dans les anales du métal ! AMOLAD, En effet, était tout juste passable, mais j'ai longuemEnt hésité à lui ajouter une note En dessous de 12/20.. On peut dire que j'ai été très gEntil. Je trouve franchemEnt que cet album était certes progressif, mais biEn trop calme, à mon gout.. Certains morceaux m'ont fait dresser les cheveux sur la tête, tellemEnt qu'ils étaiEnt mauvais. Mais cela a été très loin de me décourager pour la suite, et donc, j'ai tout de même attEndu avec impatiEnce la sortie de "The Final Frontier", qui s'avère biEn meilleur.

Le Line-Up reste le même, avec les six membres, ou devrais-je plutôt dire, les six génies du groupe, qui se sont donnés tant de mal pour nous donner du plaisir aux oreilles pEndant 30 ans, plus particulièremEnt le membre fondateur, Steve Harris, qui nous a toujours émerveillé avec son très bon jeu de basse, et égalemEnt Dave Murray, qui fait partie du groupe depuis le tout premier album, pEndant cette époque à laquelle MaidEn était composé de DEnnis Straton à la guitare, parti du groupe directemEnt après le premier album, Paul DiAnno au chant, qui s'est fait exclure après Killers, et CLive Burr, qui quand à lui, s'est fait égalemEnt viré, mais pour cause de problèmes de santé, et qui est désormais En chaise roulante, à vie. Et à cette époque, soulignons, même si tout le monde le sait déjà, que ce groupe était composé de cinq membres, seulemEnt !

Aujourd'hui, les britanniques nous proposEnt une musique plus soignée, plus travaillé, et d'un autre style. Tout, absolumEnt tout nous Envoie des signes qui nous font pEnser à la Voix Lactée. ParticulièremEnt la pochette, où nous retrouvons notre cher Eddie, dans un état Encore plus spécial que d'habitude, qui déboule dans un satellite, dans lequel trois "sorte" d'hommes (au squelette assez bizarre, En particulier au niveau des mâchoires) se sont déjà EntièremEnt décomposés. Nous pouvons égalemEnt admirer derrière tout cela notre immEnse planète bleue. Cet artwork se rapproche le plus de celui de Virtual XI.

La musique, égalemEnt, nous offre un très bon art du contraste à côté des albums comme No Prayer for the Dying, ou Fear of the Dark, deux apathiques disques. Par exemple, prEnez le premier morceau, "Satellite 15... The Final Frontier" qui dure déjà plus de 8 minutes, comme la majorité des morceaux, d'ailleurs. Une INTro assez surprEnante de la part du groupe, avec des guitares rayonnantes, une batterie très détaillé, derrière laquelle Nicko McBrain nous fait preuve d'une très bonne Endurance. Aucun des coups qu'il donne n'est mal placé. Au bout d'un momEnt, Bruce Dikinson nous chante les premières lignes, et là, on se prEnd une grosse claque. Sa voix paraît vEnir d'une autre planète, son chant est simplemEnt angélique, il résonne dans toute la pièce ! Cette INTro se termine à la moitié du morceau, pour Enfin retrouver MaidEn, avec des membres terriEns. Le texte est absolumEnt magnifique, le refrain l'est égalemEnt, ce premier morceau est une grande réussite de départ pour ce voyage à travers l'espace. "El Dorado" est aussi de ce style. Sauf que nous n'avons pas une INTro imbibée de suspEnse. Nous avons simplemEnt un départ En puissance avec des descEntes de toms, des notes de guitare très aiguës.

"The Alchemist" est le seul morceau auquel nous pouvons constater que les ambiances des albums "Dance of Death" ou "Brave New World" ne sont pas mortes. En particulier dans la mélodie de départ. Cela me fait presque pEnser à "Tail Gunner". C'est égalemEnt le seul titre qui a une longueur disons... normale. 4 minutes et 29 secondes.

"Isle Of Avalon" et "Starblind" sont LES titres dont le cEntre de la musique est la batterie. En effet, les riffs s'avèrEnt très persévérants. Le premier de ces deux morceaux est tout de même plus plaisant que le deuxième. La musique d'INTroduction me file honnêtemEnt les frissons, un chant doux, une guitare qui y va mollo... Et surtout à la fin, le final que l'on peut constater me laisse sans voix. On aurait même pu mettre une fin de ce gEnre à la fin de l'album. Cela aurait donné quelque chose d'énorme, Encore plus que ce que c'est déjà maINTEnant. Donc vous l'aurez compris, "Isle Of Avalon" est LE meilleur titre de l'album, voire même peut être un des meilleurs que Iron Maiden ne nous ait jamais proposé. Je suis ému.

"The Talisman" est quand à lui un titre assez bizarre, qui commEnce calmemEnt à la guitare acoustique et au chant, qui fait étrangemEnt pEnser à Moonchild. Après 3 couplets, c'est Enfin à ce momEnt que nous avons droit à une nouvelle touche de puissance, dans une ambiance dans la veine du pur potEntiel de Iron Maiden, ce qui En fait un titre honorable.

Ces légEndaires hommes ont refait surface avec un 15ème album de talEnt En général, de morceaux auxquels on reconnait biEn leurs compositeurs, un, particulièremEnt, qui est à l'origine de tous les morceaux de ce "The Final Frontier", cet à dire cet homme qu'est Steve Harris, accompagné de ses sbires. Il y aura tout de même certains morceaux un peu moins biEn réussi (l'horrifique "WhEn The Wild Wind Blows"), mais cela fait toujours du biEn d'écouter cet album (presque) INTégralemEnt. Il suffit d'écouter "Satelite 15... The Final Frontier" et "Isle Of Avalon" pour s'En convaincre. En espérant que cet album ne conclura pas la carrière de MaidEn, groupe le plus mythique de l'histoire du métal. La scène anglaise peut s'incliner devant ces génies. Up The Irons !

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DarkAngel35 - 14 Octobre 2010: Tres bonne chronique! Bien ecrite et détaillée. Tu ma donner envie de réécouter cet album! ^^
EternalTearsOfSorrow - 14 Octobre 2010: A ce point ? Ben merci, je suis très flatté. ;-) Et je peux te garantir que tu ne seras pas déçu par cet album, à l'exception du dernier morceau, si tu as les mêmes gouts que moi. ^^
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Chronique @ AGrangeret

23 Octobre 2010

Un album certes honnête, mais qui manque d'un grand titre phare et d'inspiration

En cette fin d'été 2010, la vierge de fer revient donc dans les bacs avec un "Final Frontier" qui va s’avérer finalement assez décevant à la ré-écoute.

Harris et consort, c'est désormais plus de 30 ans de carrière et une poignée de 15 albums. 10 ans d'âge d'or, 10 ans d'errance et une dernière décennie qui a alterné le très correct et le plus insipide.
Mais revenons derechef à cette nouvelle galette...
76 minutes de musiques..."The Final Frontier" est donc le plus long des albums de Maiden. Avertissement préalable : si vous êtes allergique au prog', passez votre chemin. En fait, la deuxième partie du disque (pourtant la meilleure) risque de vous filer des crises d'urticaires carabinées.

La première partie (de "Satellite 15" à "The Alchemist"), plus agressive et plus rentre-dedans que les morceaux plus conceptuels de l'album précédent AMOLAD, m'a laissé sur ma faim. Pourtant les basses sourdes, la batterie martiale et les guitares stridentes du très tribal "Satellite 15" annonçaient un parti pris plutôt audacieux (franchement pénible à la ré-écoute). Pour info, cette première partie de morceau fut composée par un certain Adrian Smith, il y'a bien longtemps, à l'époque (par ailleurs plus que douteuse) de son projet solo ASAP dans les 90's.

Mais le heavy rock qui suit en seconde partie de ce "Satellite 15...", avec son refrain ultra répétitif et malgré ses solos bien troussés, manque singulièrement d'originalité et d'inspiration. "El Dorado" et son introduction pétaradante lorgne sans vergogne du côté hard rock 70's, mais à l'image de Dickinson dans les aigus, le morceau manque singulièrement de souffle. Si Maiden semble s'amuser à sortir ce genre de ritournelle éculée, ses fans semblent moins emballés,, vu les réactions que j'ai pu observé (notamment à Paris), quand ses morceaux sont joués en Live (Voir aussi le poussif "Different World" sur l'album précédent). Alors que "The Alchemist" et le très moyen "Mother of mercy" nous distille à peine plus d'envolées épiques, le mid-tempo "Coming Home", archétype d'un conformisme confondant (se doublant d'un hymne déchirant genre "j'aime ma terre natale mais je dois toujours partir"...blah blah blah...), risque d'en épuiser plus d'un ("Wasting Love", ballade ratée de l'album "Fear of the Dark" fait presque figure de chef d'oeuvre à côté de cette guimauve).

En résumé, l'impression générale qui se dégage de cette première partie n'est donc pas extrêmement folichonne. Loin s'en faut..

Entre légende arthurienne et "vent sauvage qui souffle dans les plaines", la seconde partie s'annonce d'emblée plus palpitante.
"Starblind", très AMOLAD dans l'esprit est sans doute un des bons morceaux du disque. Une belle énergie, un bon refrain syncopé et un break "old school" à la "Sabbath" soutiennent avec panache un Dickinson qui continu à s'égarer quelque peu dans les aigus (problème récurrent du disque). Efficace à la première écoute, le titre est un tantinet lassant par suite.

Deuxième bon point du disque: le surprenant "The Man Who Would Be King". Une entrée en matière tout en douceur qui nous amène un beau morceau à tiroir avec un break très aérien, unique dans la carrière de Maiden. Une vraie curiosité...un peu dans le genre Virtual XI mais cette fois-ci peaufiné et réussi ! Si "Isle of Avalon" possède de faux airs de "Seventh Son", son refrain convenu et quelques solos prog' un peu pénibles font vite retomber le soufflé.
Dommage...le matériau de base était pas mal. Une fois de plus, le final bien emballé fait un peu oublié le reste.
Après une mise En bouche avec arpèges a gogo, "The Talisman" déboule à plein pot entre solos hargneux et changements de rythmes judicieux. On tient peut-être ici, le meilleur morceau du disque. Ce titre rappelle évidemment l'âge d'or (cavalerie rythmique et riffs de feu) sans jamais sombrer dans l'auto-parodie.
En conclusion d'album, les influences celtiques de la balade de taverne "When the wild wind blows" ne transcendent pas le final de l'album malgré de très bonnes intentions, même si le morceau gagne en puissance sur la longueur, avec une deuxième partie beaucoup plus audacieuse.

Ce 15ème opus, moins homogène et élaboré qu'AMOLAD, offre un panel assez varié du Maiden des années 2000. Comme son prédécesseur, il demande une attention particulière.
Vous y trouverez donc du heavy rock laborieux et à bout de souffle (El Dorado), du prog' plus ou moins inspiré (Isle of Avalon, The man who would...), des classiques moyens (The Alchemist) et quelques bonnes envolées (The Talisman).

Pour conclure: "The Final Frontier" est un album (de futurs retraités?) certes honnête, mais qui manque vraiment d'un grand titre phare, d'inspiration et d'une certaine folie.
Les quelques innovations du groupe sont donc à saluer, même si elles sont trop éparses. Sage, trop sage...voir franchement ennuyeux sur la première partie.

Et si c'était le dernier? Que les fans se rassurent, Steve Harris a rapidement démenti la rumeur d'un arrêt définitif du groupe après cette tournée. Décision salvatrice, car Maiden mérite sans aucun doute une sortie beaucoup plus flamboyante. Le futur double album "The Book of Souls", dédié à l'univers Maya, dont la sortie est prévue en 2015, peut difficilement être plus décevant.

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AlonewithL - 23 Octobre 2010: 8ème chrono de l'album.
Seleucos - 23 Octobre 2010: Y fait couler beaucoup d'encre celui là!
Bonne chro quand même, enfin quelqu'un qui apprécie The Talisman!
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Commentaire @ utumno666

19 Octobre 2010
Quatre ans après le très apprécié A Matter of Life and Death , Eddie reviEnt montrer sa petite frimousse sur les étalages de nos magasins. Il n’En faut pas plus pour déclEncher la folie des nombreux fans de ces pionniers du heavy metal britannique. CommercialemEnt, The Final Frontier est un succès: l’album se place début septembre à la deuxième place des charts, juste derrière le dernier album d’Eminem.

Qu’En est-il de la musique? Les réactions sont mitigées. L’album reste dans la lignée progressive du précédEnt, ceci pour une durée plutôt longue: huitante minutes d’écoute et une moyEnne de sept minutes et demi par morceau. A priori pas un défaut, car par le passé les musiciEns d’Iron Maiden ont su prouver de quoi ils étaiEnt capables (Hallowed Be Thy Name, au hasard), mais peut-être se font-ils vieux?

Les premières impressions sont mauvaises. ForcémEnt, les années ont passé depuis la grandeur d’un Powerslave, mais c’est toujours dur d’accepter leur désir de jouer quelque chose de différEnt, de plus neuf. On reconsidère donc son avis, sans trop de peine, car l’album fournit biEn quelques mélodies croustillantes qui réchauffEnt le coeur et l’oreille. Mais elles ne suffisEnt pas. En réalité, le tout manque cruellemEnt d’originalité.

Difficile donc, de commEnter des morceaux tous assez banals, qui s’EnchaînEnt sans sortir du lot. Steve Harris sait marier les ingrédiEnts pour que l’écoute soit agréable: INTros acoustiques, solos maîtrisés, précision de McBrain à la batterie et surtout excellEnte exploitation de la voix de Dickinson (notammEnt dans des superbes refrains aigus et épiques, cf. El Dorado). Il maîtrise les arrangemEnts…mais ne va malheureusemEnt pas plus loin. Jamais l’oreille de l’auditeur n’est surprise. Est-ce faire preuve d’exigEnce que de demander de l’originalité à un groupe qui En est à son quinzième album studio? Peut-être. Mais on ne veut pas de paresse dans MaidEn, bon Dieu!

En conclusion, non, cet album n’est pas mauvais. Il vaut En tout cas A Matter of Life and Death. Pour les fans, il oscillera Entre “tout à fait acceptable” et “à la limite de la déception”. Mais les adeptes pardonneront biEn volontiers à Iron Maiden.

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SatanicBear - 20 Octobre 2010: J'ai mis la même note que toi, un album pas totalement mauvais, mais quand même bien décevant..
Bonne chronique !
Krypt - 20 Octobre 2010: Très juste notation.
Le travail est là, c'est sympathique mais au final ça reste banal. En fait, ce qui manque le plus à mon goût, c'est un titre qui fait office de locomotive (qui tire l'album en avant, qui lui donne un aspect plus percutant).
Jolie chronique!
Yann.77 - 22 Octobre 2010: chronique très juste... rien à dire de plus...
AmonAmarth55 - 21 Octobre 2014: Cela fait longtemps maintenant que Maiden ne m'a pas scotché avec un album. Au niveau chanson, seule STARBLIND est légèrement au dessus du lot. Bruce chante de plus en plus mal, l'époque SOMEWHERE IN TIME est malheureusement bien lointaine...S il te plait Steve fait des chansons plus courtes et plus directes, et surtout change de son de basse : les TAGADA TAGADA ,c'est saoulant à force...
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