Iron Maiden

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18/20
Nom du groupe Iron Maiden (UK-1)
Nom de l'album Iron Maiden
Type Album
Date de parution 14 Avril 1980
Enregistré à Kingsway Studios
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album1727

Tracklist

Bonustrack (American, Canadian & Peruvian Releases)
1.
 Prowler
 03:56
2.
 Remember Tomorrow
 05:29
3.
 Running Free
 03:17
4.
 Phantom of the Opera
 07:08
5.
 Transylvania
 04:19
6.
 Strange World
 05:32
7.
 Charlotte the Harlot
 04:13
8.
 Iron Maiden
 03:38

Bonus
9.
 Sanctuary
 03:16

Durée totale : 40:48



1995 Re-Issue on 2CD - Tracks 11 & 12 recorded live at Marquee Club, London, UK, 03/04/1980.
1.
 Prowler
 03:56
2.
 Remember Tomorrow
 05:29
3.
 Running Free
 03:17
4.
 Phantom of the Opera
 07:08
5.
 Transylvania
 04:19
6.
 Strange World
 05:32
7.
 Charlotte the Harlot
 04:13
8.
 Iron Maiden
 03:38
9.
 Sanctuary
 03:16
10.
 Burning Ambition
 02:41
11.
 Drifter (Live)
 06:04
12.
 I've Got the Fire (Montrose Cover - Live)
 03:14

Durée totale : 52:47



1998 Re-Issue - Tracks 10 & 11 filmed live at Rainbow Theatre, London, UK, 21/12/1980
1.
 Prowler
 03:56
2.
 Sanctuary
 03:16
3.
 Remember Tomorrow
 05:29
4.
 Running Free
 03:17
5.
 Phantom of the Opera
 07:08
6.
 Transylvania
 04:19
7.
 Strange World
 05:32
8.
 Charlotte the Harlot
 04:13
9.
 Iron Maiden
 03:38
10.
 Iron Maiden (Video)
 
11.
 Phantom of the Opera (Video)
 

Durée totale : 40:48


Chronique @ Ghoule

17 Janvier 2012

Iron Maiden's gonna get you, no matter how far.

Si évoquer le nom de Iron Maiden aujourd'hui peut partager l'ensemble de la communauté des metalheads, avec d'un côté les fans de la première heure, s'accrochant contre vents et marées à leurs souvenirs et d'un autre côté, les déçus et autres sceptiques, voyant le groupe britannique comme définitivemEnt hasbeen, avec ses sorties de best-of à répétition, il convient néanmoins de souligner qu'il s'est taillé sa réputation à l'aube des eighties à la force du poignet. Et c'est peu dire au vu de la détermination dont fit preuve Steve Harris pour hisser le groupe hors des quartiers mal famés du East End londonien.

Formé dans la banlieue londonienne fin 1975, Iron Maiden vit défiler dans ses premières heures un nombre incalculable de musiciens (liste non exhaustive); de Paul Day (tout 1er chanteur, de 1975 à 1976) à Doug Sampson En passant par Terry Wapram, et même Dave Murray qui fut dans un premier temps écarté du groupe à cause d'une prise de tête avec Dennis Wilcox (alors qu'il avait lui même recommandé Murray), prédécesseur du très punky et charismatique Paul Di'Anno. Murray ira alors rejoindre son pote et futur membre de Iron Maiden, Adrian Smith, chez Urchin, avant de revenir quelques temps après chez Maiden. Même un clavieriste, Tony Moore, fut Engagé, avant d'être assez vite congédié, collant assez peu avec l'image scénique du groupe. D'ailleurs il est intéressant de constater que certains membres se retrouvèrent dans les mêmes groupes après ou avant leur passage chez Iron Maiden, comme Gogmagog où officièrent CLive Burr, Paul Di'Anno et Janick Gers.

Le groupe va ainsi jouer dans les pubs londoniens, à l'image du Cart And Horses où il obtient une résidence dès 1976, asseyant chaque jour un peu plus sa réputation sur la capitale anglaise, avant d'enregistrer sa première démo, The Soundhouse Tapes, le 30 décembre 1978 aux Spaceward Studios de Cambridge, un jour avant la première apparition Live du groupe au mythique Ruskin Arms. Sortis le 9 Novembre 1979, les 5000 exemplaires furent vendus En une semaine, montrant la popularité du jeune quintette dans les strates underground londoniennes. Les disquaires demandèrent même l'impression de 20 000 autres exemplaires, mais le groupe refusa. A noter que Strange World devait aussi apparaitre sur la démo avec Iron Maiden, Invasion et Prowler, mais la qualité d'enregistrement était si médiocre, qu'elle fut mise à l'écart. Ce fut le seul enregistrement de la vierge de fer En tant que quatuor, avec Steve Harris, Paul Di'Anno, Dave Murray En tant que seul guitariste et Doug Sampson à la batterie. C'est aussi à cette époque que le groupe va rencontrer son "sixième membre" et manager, Rod Smallwood.

Fort de sa notoriété grandissante, le groupe va ainsi apparaitre pour deux titres (Sanctuary et Wrathchild) sur la compilation Metal for Muthas début 1980 (EMI) aux côtés d'autres pointures de la NWOBHM, Angel Witch, Praying Mantis, ou Encore Praying Mantis. On remarquera Encore au passage l'interpénétration des groupes ; Bruce Dickinson, alors futur chanteur de MaidEn, était chez Praying Mantis et Dennis Stratton qui connaîtra une courte aventure au sein de la vierge de fer, ira un (long) temps chez Praying Mantis.

Le groupe signe entre temps en décembre 1979 un deal avec EMI avec un line-up temporairement stabilisé composé alors de Steve Harris, Paul Di'Anno (Paul Andrews de son vrai nom), Dave Murray, Dennis Stratton et CLive Burr afin de sortir un premier album, éponyme.

A l'écoute de cet album, on est d'emblée surpris par l’impressionnante maturité musicale des Anglais et plus particulièrement de Harris, qui signe la quasi totalité des morceaux, dans la besace du père Steve depuis quelques temps déjà. Immédiatement, Prowler (qui pour la légende, fut à l'époque le morceau du groupe le plus populaire au Soundhouse Club) marque la frontière Entre les seventies et les eighties de par une agressivité alors Encore peu coutumière, comme En témoignent ses riffs et solis, à la fois tranchants et mélodiques.

Le sens prononcé de la mélodie étant d'ailleurs une des marques de fabrique du groupe, telles les somptueuses Remember Tomorrow et Phantom of the Opera, ou Encore Transylvania, morceau instrumental à l'ambiance moyenâgeuse, divisée En 2 parties avec cette cascade de plans. Selon Steve Harris, le morceau avait été aménagé à l'origine pour y recevoir des lignes de chant mais l'idée fut finalement abandonnée.

Mais le charme de ce disque se situe aussi dans le chant de Paul Di'Anno, qui presque à lui seul, incarne cette volonté de changement des anglais, dans ce chant puissant de gargouille couplé à un heavy metal résolument agressif. Cependant Di'Anno sait aussi faire preuve d'une maîtrise certaine de son organe, à l'image de son timbre mélancolique et de ses Envolées vocales sur Remember Tomorrow, se donnant à 200% (dixit Harris), croisant le fer avec des parties instrumentales de toute beauté, tantôt acoustiques, tantôt électriques. Les paroles de Remember Tomorrow ont d'ailleurs donné lieu à bien des interprétations. Certains y voyant même des allusions à la Royal Air Force britannique ("Scan the horizon, the clouds take me higher, I shall return from out of the fire").

De même on remarquera un indéniable talent de songwriting comme le prouve Phantom of the Opera, inspiré du classique de Gaston Leroux, le Fantôme de l'Opera. Harris étant En effet friand de littérature fantastique. Mais la qualité de ce morceau, le plus complet de l'album à mon sens et contenant déjà les graines du futur Maiden, dans cette succession de plans, n'est pas seulement d'ordre purement littéraire. Il suffit d'écouter cette suite de soli magistraux Entre Murray et Stratton (certainement le plus bel apport de Stratton, pourtant remercié peu de temps après la sortie de l'album au profit d'Adrian Smith) et cet enchevêtrement de structures tortueuses, pour comprendre qu'ici Iron Maiden fait déjà partie des plus grands. Construit sur plusieurs plans complexes et joué sur plusieurs tempo, il explose carrément sur les parties instrumentales, ou se suivent duels épiques de guitares, si chers au groupe, riffs plombés et jeu de batterie inspiré. Di'Anno exploitant quant à lui à fond ses capacités vocales sur ces longues lignes de chant.

L'album a cette capacité de présenter diverses facettes; des riffs entraînants de Prowler aux parties violentes de Iron Maiden En passant par les structures bondissantes de Running Free, avec sa rythmique groovy, ses cris suraigus, et son refrain facilement mémorisable, même si relativement simpliste dans sa construction, bâti principalement autour de sa ligne de basse. D'ailleurs les paroles délirantes d'un gamin à la recherche de sensations fortes s'y insèrent parfaitement. Ce gamin n'étant personne d'autre que Paul Di'Anno, l'éternelle tête brulée, s'inspirant d’expériences personnelles pour l'écriture de ce morceau. Véritablement le premier hit du groupe et aussi premier single (8 Février 1980). En fait, Steve éprouvera bien des difficultés avec Di'Anno, à l'image de ce concert où il dut assurer le chant alors que Paul se faisait embarquer par la police pour une histoire de couteau, comme En témoignera Rod Smallwood plus tard alors qu'il les voyait jouer pour la première fois.

Mais s'il y a quelqu'un qu'il faut saluer, c'est biEn Steve Harris, car au delà de sa légendaire ténacité, il a su ramener la basse au premier plan, lui accordant un rôle déterminant dans l'élaboration des morceaux, avec un jeu riche et complexe (trop d'après certains membres des toutes premières heures du groupe) portant à lui seul autant les compositions que le groupe dans ses moments les plus difficiles. Moments illustrés d'une belle manière par Strange World, ballade flottante à l'étrange feeling triste où Dave Murray y fait une fois de plus preuve d'une belle virtuosité sur ce magnifique soli au cachet si désespéré. Un morceau assez atypique dans la disco de MaidEn, avec cette douce sensation de l'illusion d'un monde meilleur, bien qu'éphémère. Aussi éphémère d'ailleurs qu'une passe chez Charlotte The Phantom of the Opera, avec sa basse cavalière et ses rythmiques rentre-dedans, Entrecoupés par un passage empreint de la nostalgie d'une nuit d'amour. Qui marque au passage les débuts de composition de Murray. Première partie d'une histoire qui aura sa suite avec le morceau 22 Acacia AvEnue deux ans plus tard sur The Number of the Beast. Information non validée par Harris, mais selon une interview de Di'Anno, Charlotte aurait bien existé et n'habitait pas au 22 Acacia Avenue...

A tout seigneur, tout honneur, la place de choix pour clore l'album revient à la bien nommée Iron Maiden et son rythme Enfiévré. Brutale dans son approche, virulente dans ses paroles (bien qu'assez basiques une fois décryptées), reprise religieusement à tous les concerts depuis des décennies. Certains verront dans le titre une analogie évidente avec l’instrument de torture, origine du nom du groupe pensé par Steve Harris. Personnellement je préfère y voir un clin d’œil ironique Envers la Iron Lady, Margaret Thatcher. Chose qui se vérifie par l'artwork du mystérieux Derek Riggs sur le single de Sanctuary où Eddie fait la peau à Maggie. On sent assez l'ambiance punk irrévérencieuse qui planait Encore à cette époque de l'autre côté de la Manche. Riggs autorisera quand même Thatcher à se venger sur la pochette de Women in Uniform.

Derek Riggs, l'infatigable dessinateur attitré du groupe et sa drôle de signature que chaque fan a recherché dans ses œuvres, "popularisateur" de leur célèbre mascotte, Eddie. Même si le groupe, avant la venue de Riggs, utilisait déjà pendant ses concerts un masque suspendu, Eddie The 'Ead (nom tiré d'une vieille légEnde du East End) qui crachait du faux sang pendant le morceau Iron Maiden et qui embêtait bien Doug Sampson, alors encore batteur du groupe.

Malheureusement, malgré la qualité évidEnte de l'album, les anglais furEnt desservis par une production assez limite, notamment ce son de guitares mal mis En relief et sale, et un producteur (Will Malone, qui avait bossé pour Black Sabbath) peu intéressé par une bande de cinq jeunes metalheads prêts à percer les brumes du East End londoniEn à n'importe quel prix, les laissant se débrouiller comme ils le pouvaient avec l'ingé-son. Ce qui donne à ce disque un côté très rugueux et poussiéreux. Un défaut facilement gommé néanmoins par la force des compositions.

Enregistré de novembre 1979 à janvier 1980 aux Kingsway Studios de Londres, Iron Maiden se plaça 4 ème des charts UK dès la première semaine de sa sortie En Avril de la même année, et le groupe acquit dès lors le respect tant escompté par Steve Harris.

Une belle leçon de persévérance.


"Iron Maiden's Gonna Get You, no matter how far".

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onoff - 31 Janvier 2012: suberbe chro,pour cet album qui pour moi avec killers et paul au chant ,reste les deux meilleures realisation de maiden!!
Chriscatcher - 15 Novembre 2013: Lorsque l'aiguille de mon tourne disque se posa sur la face 1 de cet album en 1980 et que le riff de "Prowler" retentit, le cours de mon existence en fut changée. Un disque fondateur, dans le sens littéral du terme.
metaleciton - 11 Novembre 2014: Je ne comprend pas pourquoi je ne me suis pas enfilé cet album plus tôt...
Ce premier disque de Maiden et vraiment bon et surtout très diversifiè musicalement parlant.

Ce que j'aime avant tout dans ce disque, c'est le mélange de tout les styles qu'il propose, on y retrouve du bon vieux Hard-Rock avec "Running Free" et "Charlotte The Harlot" et bien entendu du Heavy-Metal avec le morceau d'ouverture "Prowler" et le très progressif "Phantom Of The Opera", deux excellents titres qui représentent tout le futur potentiel de ce groupe légendaire.

Le morceau qui se démarque le plus de cette galette et sans aucun doute l'incroyable "Remember Tomorrow", un titre qui pousse véritablement l'album vers le haut grâce à un un Paul Di'anno qui nous livre une performance vocale remplie d'émotions soutenu par une montée en puissance instrumentale de premier choix...

Le seul petit regret concerne la fin de l'album avec le titre éponyme "Iron Maiden".
Je trouve ce morceau ultra répétitif et vraiment très mal choisi pour terminer un album de ce calibre.
On regrettera aussi la durée un peu juste du disque, un ou deux titre supplémentaires auraient été les bienvenus.

Note: 16/20
vincysteria - 23 Septembre 2016: Ouaw superbe chronique. Toutes les anecdotes apportent à la compréhension de la conception du disque.
Un album que je connais très peu mais sur lequel j'ai envie de me pencher très sérieusement. Merci.
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Chronique @ MetalAngel

04 Novembre 2005

Iron Maiden est un groupe à part dans l'univers fermé du Heavy Metal. En effet, outre la fraîcheur incroyable qu'il a apporté au style en mélangeant subtilement mélodies caractéristiques du style enfanté par Black Sabbath et l'agressivité du punk, le groupe est devenu une légende vivante, créée par un jeune musicien londonien, le timide et passionné Steve Harris, qui voyait en son oeuvre plus qu'un idéal : c'était sa vie! Il lui fallait défendre ce pourquoi il s'était engagé dans cette voie. C'est pourquoi, il fonde En 1976, après plusieurs échecs humains et musicaux, sa propre formation, qu'il baptise d’après le nom d'un instrument de torture médiéval : Iron Maiden, ou la Vierge de Fer, un nom prestigieux qui rassemble les métalleux du monde entier, une véritable institution respectée de tous, y compris des simples rockeurs. Après moult changements de line-up, plus ou moins déstabilisants pour le bassiste, le groupe trouve enfin les bons musiciens pour prendre son envol et illuminer les scènes du monde entier. Première étape qui va s'avérer trés importante dans la carrière du groupe : l'enregistrement en 1979 de la démo la plus célèbre du métal, la fameuse 'The Soundhouse Tapes' (du nom du club métal appartenant au non moins connu DJ anglais Neil Key), qui apportera un premier témoignage de la volonté des 5 jeunes londoniens d'apporter un renouveau à la musique qu'ils chérissent tant et de sortir des quartiers ouvriers insalubres de l'East End. Cela leur ouvre les portes d'une des plus prestigieuses maison de disques, la puissante EMI, qui compte en son sein de nombreux groupes et artistes plus talentueux les uns que les autres, à commencer par les hard rockeurs de Deep Purple, en signant un contrat d'exclusivité qui dure jusqu'à aujourd'hui. Ceci fait, le groupe enregistre dans la foulée, le classique des classiques, le disque dont je vous parle aujourd'hui, le génialissime 'Iron Maiden'. Cet album est non seulement celui qui a intronisé la mascotte Eddie The Head, sorte de zombie plus sympathique qu'effrayant, bien que repoussant au premier abord, mais, également, celui qui est le nid à tubes le plus fourni que le groupe ait jamais sorti.

Comment ne pas voir l'évidence même en regardant les titres présents ici : outre le médiéval titre éponyme, nous trouvons, En vrac, le sulfureux "Charlotte The Harlot", le mystérieux "Strange World", le terrifiant "Remember Tomorrow", l'épique pièce maîtresse "Phantom of the Opera", l'Entraînant "The Soundhouse Tapes", la déclaration sans concessions "Running Free" et l'instrumental "Transylvania". Il est logique que cet album ait eu un succès mondial plus qu'honorable à sa sortie dans les bacs : il s'est hissé à la 4éme place des charts généralistes le 14 avril 1980. Autant dire une performance étonnante pour une groupe de métal lourd dans l'Angleterre thatchérienne, où la pop est prédominante...'Iron Maiden' est l'album de tous les succés pour Iron Maiden, qui pose avec lui, les jalons d'un nouveau mouvement national qui prendra le nom définitif de N.W.O.B.H.M. ou Nouvelle Vague du Heavy Metal Britannique, une marque déposée par les 3 groupes leaders d'alors, Iron Maiden en tête. Commence à partir de là une fabuleuse aventure qui ne s'arrêtera pas de si tôt. Mais, ceci est une autre histoire...

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swit35 - 28 Mai 2011: Album majeur dans la discographie de Maiden, que des tubes et pour certains encore joués. Production à redire avec les critères d'aujourd'hui c'est vrai. A l'époque on s'en foutait !
megadeth42 - 17 Janvier 2012: un bijou ce premier album
jamesmith - 17 Janvier 2012: Un truc que j'ai jamais pigé, c'est pourquoi Maiden n'a jamais plus rejoué "Phantom Of The Opera" comme sur cet album, avec cette terrible 3ème couche de lead guitare au milieu du morceau. Surtout qu'ils sont 3 guitaristes aujourd'hui.
Enfer - 08 Fevrier 2013: Et surtout, d'après le Flight 666, ils l'ont rejouée mais à un tempo beaucoup plus lent, comme Rime Of The Ancient Mariner... Pourquoi ? L'âge peut-être...
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Chronique @ AGrangeret

30 Décembre 2008

Avec « The Number of the Beast », le meilleur album de l'histoire du groupe.

Ce premier disque, est pour moi, avec « The Number of the Beast », le meilleur album du groupe. Bien sûr, le son a un peu vieilli et la production est franchement moyenne, mais la fraîcheur et la qualité des compos compensent largement les faiblesses techniques de l'enregistrement du dénommé Malone (que Steve Harris voulait tuer de ses propres mains à l'époque).
L’album suivant « Killers » (toujours avec Di Anno) plus fourre-tout, manque de cohérence et ne bénéficie pas sur sa « track list » de grands titres de la trempe d’un « Phantom of the Opera » .
Ce morceau étant pour moi la quintessence du grand morceau type de Maiden. C’est un titre à tiroir absolument magnifique, avec ses 3 morceaux en 1 et sa section rythmique démoniaque. Mais j'y reviendrai.

La première partie du disque est tout simplement hallucinante. « Prowler » et « Remember Tomorrow » (2 titres excellemment repris par Metallica) c’est déjà plus qu’une formidable mise en bouche. « Prowler », avec son riff imbattable et son break à la Deep Purple "belle époque", est balancé avec panache par un Paul Di Anno impérial.
« Remember tomorrow », fausse ballade sous tension perpétuelle, recèle d’excellents changements de rythmes et de belles envolées de guitares héroïques, le tout dégageant une singulière mélancolie. Encore une formidable réussite.
Running Free est sans doute (avec des morceaux de second ordre comme Sanctuary ou le médiocre Women in Uniform) le morceau le plus Rock de Maiden. De construction extrêmement traditionnelle, ce brûlot génial de simplicité et d’efficacité enflamme les Live de « la vierge » depuis des lustres.
Pour la suite, comment ne pas évoquer Iron Maiden, rageur à souhait, punk hard tourbillonnant qui enflamme nos cœurs de fans depuis si longtemps !
Et « Transylvania »? C'est à mon goût le meilleur instrumental de Maiden. Il est vraiment difficile de résister aux plages de basses ahurissantes de Steve Harris lors de l’emballement final.

Ce premier album de Maiden est donc une galette unique et cet opus n'est pas seulement capital pour le seul Heavy Metal. Il est, à mon humble avis, le seul projet d'importance mélangeant cette triplette "punk-hard-progressif" de toute l'histoire du rock.
Punk : Pour la spontanéité, un son "garage", et le chant de Paul Di Anno.(Charlotte The Harlot, Prowler)
Hard : Pour les riffs plombés et les solis de hautes volées (Iron Maiden, Running Free)
Enfin progressif : avec ses changements de rythmes incessants et un travail de compos (à tiroirs) remarquables comme que sur "Remember Tomorrow" ou le cultissime "Phantom of the Opera".
Ce dernier demeurant l'un des plus grands morceaux produit par la Vierge de fer, avec son intro dantesque et sa cavalerie rythmique hallucinante (véritable marque de fabrique du groupe). Seul "Strange world", mid-tempo nostalgique un peu vieillot, peut être considéré comme le petit bémol du disque.

Pour conclure l'affaire: du très grand art pour un album très apprécié hors des seuls cercles "heavy metal".
INDISPENSABLE !!!
A noter que des morceaux comme Running Free, Iron Maiden ou l'instrumental Transylvania font Encore les beaux jours des concerts de Maiden et ceci presque 35 ans après leurs sorties.

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Maiden37 - 24 Décembre 2010: Premier album réussi a fond. On ne s'ennuie pas a l'écoute. Phantom of the opera restera ma chanson préféré de l'album.
Enfer - 08 Fevrier 2013: Mec, j'adore tes chroniques ! Je me les suis toutes tapées (de Maiden en tout cas), et j'ai passé un bon moment !
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Chronique @ EternalTearsOfSorrow

27 Mai 2011

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EternalTearsOfSorrow - 28 Mai 2011: Bien entendu, j'accepte toutes sortes de commentaires, tant que mes chroniques sont lues !

Je trouve effectivement que Iron Maiden n'aura pas frappé le plus fort possible avec ce premier album, notamment à côté du légendaire Powerslave...

Dans "Remember Tommorow", je trouve surtout la légère absence de chant très dérangeante... Mais même pour la rythmique, les jeux de guitare, cela parait toujours assez mou à mon sens, même si ce morceau reste une "Power ballad" comme tu l'as cité..

Enfin bon, je reste malgré ton commentaire constructif toujours assez déçu de cet album. Je continuerai à écrire des chroniques de quelques autres albums de ce groupe, dans les semaines à venir, et je dois dire que pour certains, je serai plus clément et beaucoup plus convaincu ! ;-)
DedHunter - 28 Mai 2011: Iron Maiden, toute une histoire…

Saluons bien bas ce pamphlet très scolaire.

Il faut déjà reconnaître une certaine forme de naïveté dans l’esprit. Voir d’innocence. Chroniquer un des fondements même du Heavy Metal relève du sacerdoce. Comment captiver le lecteur avec un sujet ayant déjà trois décennies d’expression ? Comment passer après les Saupiquet, Sabouret, Dumatray, Lamet et consorts ? Comment intéresser le quidam moyen avec cet album qui compte quelques millions d’aficionados dans l’escarcelle.

Finalement rien de plus simple.

Il suffit pour cela de sortir le joker. En clair, faire appel à la mascotte : Eddie, le drôle de monstre. Certainement une réponse anglaise à notre monstre hexagonal, le gentil Casimir ?

Le fantôme de l’Opéra s’occupe de la séquence émotion. Quelle mélancolie en apprenant qu’il a quitté la scène avant la naissance de l’auteur. C’est moche quand même…

Ensuite on bourre un peu le mou en révélant qu’il a fallu au groupe cinq ans pour avoir un line-up officiel. Les musiciens cités en intro comptant pour du beurre, on enfonce le clou avec une autre révélation : c’est en 1980 que Maiden « attrape » son style. Logique sémantique : antérieurement ce n’était pas officiel. « Attrapé » nous affirme t-on ! Mais où ? Sur la grande piste du manège métallique tel un vieux ponpon laineux peut être…

Musicalement parlant, on nous informe que la batterie est dans le décor, ce qui, avouons le, n’est pas globalement rassurant. L’épique et hippique « Prowler » trace la voie à l’outrecuidant « Remember Tomorrow », pauvre hère sans âme égarée en face A. Pardon en piste 3 voulais-je dire… Il est recommandé de se méfier de Charlotte qui amuse vulgairement la galerie. Tout comme il faudrait regretter le fantôme, bien que son âme clôture toujours l’une des plus belle face A de l’histoire.

Et pour torcher l’affaire, une petite recommandation de l’OMS:

« Ne pas écouter ce disque quotidiennement sous peine de céphalées.»

30 ans que je m’inflige cette punition. Personne ne m’a prévenu...
DedHunter - 30 Mai 2011: Lunuy, on est pas chez Lindt...

Lorsqu'on tague un des piliers du Temple faut pas s'attendre à des éloges.

EToS a donné ses impressions. J'en ai fait de même...
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Commentaire @ Julien

07 Janvier 2005
1er album d’une des légEndes du Heavy metal, il n’En reste pas moins très abouti pour un début (il faut dire que le groupe s’est formé 5 ans auparavant).
C’est égalemEnt le 1er des 2 albums avec le chanteur d’origine Paul Di’Anno. Plus agressif que les albums avec Dickinson ou Blaze Bayley, cet album est l’un des plus durs de l’époque (j’En vois sourire). Le son particulier (peu connu En ce temps-là) a donné ses lettres de noblesse au Heavy Metal.

De nombreux titres de la galette ont traversé ce quart de siècle sans prEndre une ride, à commEncer par « Prowler ». Rapide et précis, ce titre fait d’Entrée une sélection. Pour les personnes qui sont passées outre « Prowler », c’est « Remember Tomorrow » qui arrive. Voilà l’oreille est habituée et l’on est devEnu un metalleux des année 80.
Pour « Running Free », on rEntre dans les classiques MaidEn. Le refrain est Entraînant à souhait et très vite assimilé. La voix de Di’Anno colle parfaitemEnt au tempo et c’est très jouissif. « Phantom of the Opera » démontre aussi la maîtrise du groupe dans les passages instrumEntaux relativemEnt longs. Les 3 titres suivants sont les moins INTEnses des 9 morceaux mais c’est pour pouvoir mieux apprécier le titre anthologique qui arrive : « Iron Maiden ».
Que dire de ce titre à part que c’est une tuerie. Le titre éponyme est l’hymne au Heavy metal et ne manque pas un seul concert depuis 25 ans.

Voici donc un album qui fait partie de l’histoire du métal et qui a servi de base à de nombreux groupes et qui servira Encore de modèle pour biEn des années.

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MeliahMetal - 15 Octobre 2008: LE meilleur album de tous les temps!!!!splendide!!!
pendant que j'écris ce commentaire j'écoute prowler
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Commentaire @ ludovic

10 Fevrier 2008

Il y a un début à tout… C’est ce que je me suis dit en regardant cet album du groupe légendaire de Iron Maiden. Après avoir écouté The Number of the Beast, A Matter of Life and dead, Powerslave et Brave New World, on peut se demander à quoi pourrait bien ressembler le tout premier album du plus grand groupe de heavy metal de tous les temps. C’est toujours un risque d’acheter un disque, même si l’on connaît le groupe car il peut toujours y avoir des changements. Il est sûr que cet album n’est pas aussi bien que les albums récents de Iron Maiden, mais c’est très intéressant de l’écouter. Cet album a été fait en 1980 ; Le line-up était celui-ci : Steve Harris à la bass, CLive Burr à la batterie, Dave Murray et Dennis Stratton aux guitares. Paul Di’anno chantait. L’album commence par Prowler, un morceau où l’on reconnaît tout de suite Iron Maiden. Ce morceau avec un rythme heavy accompagné d’un solo de guitare lent, c’est le genre de chanson que l’on retrouve en début de chaque album qui va nous donner envie de découvrir le reste de l’album. Ce superbe titre est suivi de plusieurs morceaux tous aussi bien les uns que les autres, mais chacun d’eux ont leurs spécificités. Il y a des morceaux avec des bons rythmes et des bons solos comme dans Running Free, avec une superbe intro à la batterie suivie de la basse, Phantom of the Opera avec une intro à la guitare époustouflante suivie d’un superbe solo. Mais à côté de cela, nous avons des morceaux plus lents comme Remember Tomorrow ou Strange World, souvent des morceaux en arpèges qui sont magnifiques. Le groupe nous a gardé le meilleur pour la fin dans un morceau nommé tout simplement Iron Maiden, sans doute le meilleur morceau de l’album avec un CLive Burr excellent à la batterie qui donne un superbe rythme au morceau et des rythmes de guitares très heavy, sans oublié un petit solo de bass très impressionnant par Steve Harris. Cet album est donc indispensable pour tous les fans de Iron Maiden, j’ai mis 16/20 à cet album. Si vous désirez acheter cet album, je vous conseille de prendre la version tracklist 1998 car il y a en plus le morceau Sanctuary, très réussi, mais aussi deux vidéos des morceaux Iron Maiden et Phantom of the Opera en Live, très impressionnants.

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