Piece of Mind

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17/20
Nom du groupe Iron Maiden (UK-1)
Nom de l'album Piece of Mind
Type Album
Date de parution 16 Mai 1983
Enregistré à Compass Point Studios
Style MusicalNWOBHM
Membres possèdant cet album1760

Tracklist

1.
 Where Eagles Dare
 06:10
2.
 Revelations
 06:48
3.
 Flight of Icarus
 03:50
4.
 Die with Your Boots on
 05:25
5.
 The Trooper
 04:11
6.
 Still Life
 04:55
7.
 Quest for Fire
 03:41
8.
 Sun and Steel
 03:26
9.
 To Tame a Land
 07:25

Durée totale : 45:51



1995 Re-Issue on 2CD
1.
 Where Eagles Dare
 06:10
2.
 Revelations
 06:48
3.
 Flight of Icarus
 03:50
4.
 Die with Your Boots on
 05:25
5.
 The Trooper
 04:11
6.
 Still Life
 04:55
7.
 Quest for Fire
 03:41
8.
 Sun and Steel
 03:26
9.
 To Tame a Land
 07:25
10.
 I've Got the Fire (Montrose Cover)
 02:40
11.
 Cross-Eyed Mary (Jethro Tull Cover)
 03:55

Durée totale : 52:26



1998 Re-Issue
1.
 Where Eagles Dare
 06:10
2.
 Revelations
 06:48
3.
 Flight of Icarus
 03:50
4.
 Die with Your Boots on
 05:25
5.
 The Trooper
 04:11
6.
 Still Life
 04:55
7.
 Quest for Fire
 03:41
8.
 Sun and Steel
 03:26
9.
 To Tame a Land
 07:25
10.
 Flight of Icarus (Video Clip)
 03:50
11.
 The Trooper (Video Clip)
 04:11

Durée totale : 53:52


Chronique @ cacaman

31 Août 2005
Hum...
Je ne suis pas tout à fait de l'avis de notre ami MetalAngel. Disons plutôt que je vais modérer ses propos d'un Enthousiasme ma foi débordant.

Faisant suite au retEntissant succès de "The Number of the Beast" En Grande-Bretagne et un peu partout dans le monde, ce quatrième album de MaidEn était attEndu de pied ferme par les fans. Composé En un temps record par un Steve Harris moins personnel, biEn secondé par Dickinson, Smith et Murray, "Piece of Mind" voit l'apparition d'un nouveau batteur, Nicko McCerveau (de son vrai nom Michael HEnry, ex-Trust notammEnt), remplaçant un CLive Burr que les tournées grandissantes avaiEnt rEndu las. La déferlante heavy métallique de MaidEn peut Enfin s'abattre sur le monde à coups de Do-Ré-Mi / doubles croches - croches / guitares doublées.

La réussite commerciale (dans certaines limites définies par le bon goût, biEn sûr) de "Piece of Mind" est totale. Les grands singles que sont Flight of Icarus et The Trooper démontrEnt la capacité du groupe à charmer les oreilles du plus grand nombre (à condition d'aimer la guitare saturée quand même!), tout En restant INTègre. Les Anglais dévoilEnt un côté épique seulemEnt Entr'aperçu jusque là : ainsi, Where Eagles Dare, Revelations et To Tame A Land (dont les paroles s'inspirEnt du fameux "Dune") témoignEnt de durées rallongées, de structures propices à la progression rythmique, et de mélodies Envoûtantes. On constate toujours autant de talEnts musicaux à l'écoute de cet album, mais l'on peut regretter une telle précipitation dans la composition : résultat, certains titres (dans le meilleur des cas) auraiEnt pu être améliorés ou pire, ne sont pas à la hauteur du combo. PEnsons notammEnt à Die With Your Boots On (meurs avec tes bottes dessus!) et à son refrain Entêtant au début puis carrémEnt saoulant à la fin, heureusemEnt dotée de bons riffs, à Still Life et Sun And Steel, sympathiques mais un peu justes, et puis surtout à Quest For Fire, frôlant soudain le ridicule avec sa mélodie de break foireuse et ses textes sans imagination, rattrapés de justesse par un solo efficace.

MaidEn s'En sort plutôt biEn, même si une partie de la fin de l'album laisse à désirer. D'ailleurs, INTerrogé sur le sujet pEndant la fin des 90's, Steve Harris avouait regretter d'avoir composé Quest For Fire. Il trouve égalemEnt que c'est l'un des tous meilleurs albums du groupe, comme une large partie des fans (surtout ceux qui ont connu l'époque), même si ce n'est pas spécialemEnt mon cas pour les raisons (bonnes ou mauvaises) invoquées ci-dessus. Il n'empêche, "Piece of Mind" doit être possédé par tout fan de heavy qui se respecte, jeune ou moins jeune, riEn que pour les singles Flight of Icarus et The Trooper, remplis de lignes de chant puissantes et de riffs accrocheurs. En tous cas, la popularité de MaidEn est En croissance exponEntielle dans le monde du metal et jusqu'à ses frontières : premier disque de platine aux Etats Unis et sans doute plus de deux millions d'exemplaires vEndus de par le monde!

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cacaman - 08 Janvier 2010: Après enquête, déballage des preuves devant le juge et les jurés, on pourrait même aller jusqu'à dire qu'il s'est fait foutre dehors XD
 
Bertrand50120 - 06 Avril 2010: Comme chacun, j'adore le jeu de Nicko Mc brain, mais j'ai toujours trouvé Clive Burr très bon batteur et particulièrement à sa place dans Maiden. Dans une interview, Nicko Mc Brain disait qu'il n'était certainement pas le meilleur batteur du monde (fausse modestie quand tu nous tient!!) mais qu'il était le meilleur batteur pour Iron Maiden. On pourrait dire qu'il était aussi le meilleur batteur pour Trust, tout ça est idiot. C'est effectivement un batteur hors-pair et surtout au style très personnel (qui n'est pas sans rappeler Steward Coppeland de Police) mais il ne me fera jamais oublier Jannot de Trust ou Clive de Maiden...
666Metalhead666 - 26 Décembre 2011: UP THE IRON !!!!!
Vinarius - 07 Janvier 2016: Je ne vois toujours pas ce que vous avez contre "Still Life", qui est pour moi une vraie perle de l'album, tout juste à classer derrière "The Trooper", "Revelations" et "To tame a Land"...

Merci pour ta chronique sinon, il est vrai que deux titres gâchent un peu cet album mais vu le reste, je ne peux me contenter d'un simple 15/20, note que mériterait plutôt leur dernier album selon moi (et l'écart est pourtant immense entre les deux...).
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Chronique @ Eternalis

08 Fevrier 2010
Lorsque "Piece of Mind" voit le jour, aucun album d’Iron Maiden n’avait été produit par le même line-up. Que ce soit l’inadaptation d’un DEnnis Stratton plus proche de Queen et Kiss que de la direction empruntée par Steve Harris, les excEntricités de Paul Di’Anno qui a lui-même autodétruit sa carrière avec la vierge de fer ou les extravagances de jeunesse d’un CLive Burr vomissant son alcool sur le bord de la scène pEndant leur tournée américaine, Steve peinait à trouver complètemEnt l’équipe parfaite pour tEnir dans la durée.
Mais cette période de doutes et d’imperfections allait biEntôt voler En éclat avec l’arrivée du, paradoxalemEnt, fêtard et extravagant Nicko McBrain derrière les futs. Dès lors, le line up historique de MaidEn est devant nous, leur confiance inépuisable En leur art inattaquable, la quintessEnce de leur son parfaite et la maturité des compositions indéniables.

On avait parfois eu peur que Steve Harris ne puisse tenir sur la durée, notammEnt parce que les premiers albums étaiEnt comme des compilations de morceaux composés depuis 1975, alors que le groupe n’En était Encore qu’à ses balbutiemEnts.
Pour la première fois, Iron Maiden n’avait aucune composition terminée à l’heure de commEncer la création de ce quatrième album. Les britanniques allaiEnt puiser dans des influEnces insoupçonnées, et définir Encore plus fortemEnt leur style après le cataclysme "The Number of the Beast" qui avait subjugué En premier lieu par le caractère épique de la musique, et surtout pour l’arrivée remarquée d’un génie nommé Bruce Dickinson, magiciEn de la scène et vocaliste à la puissance quasi infinie. Ce même Bruce qui prEndra fortemEnt part à la composition de ce "Piece of Mind" (4 morceaux), dont le culte "Revelations", composé de sa seule plume.

"Where Eagles Dare" ouvre le disque et place directemEnt la barre plus haute que le groupe ne l’avait mise. Le jeu incroyablemEnt plus touffu et technique de Nicko offre biEn plus de possibilités rythmiques à Steve Harris qui une nouvelle fois livre une performance techniquemEnt extraordinaire, d’une vélocité peu commune. Puis il y a cette voix, ce chant qui s’Envole à chaque phrase, à chaque vers, à chaque mot, une puissance naturelle et chaude, parfaitemEnt mise En valeur par les riffs inspirés et toujours mélodique d’un tandem Adrian Smith / Dave Murray inimitable. On reconnait sans mal la patte des guitaristes, le premier très mélodique tandis que le second, peut-être plus démonstratif, se différEnciait par un déchainemEnt de notes d’une virtuosité écœurante. Quelques effets grinçants, des arrangemEnts novateurs et une ligne de basse oppressante ouvrait un disque résolumEnt plus sombre que son prédécesseur, plus mature aussi, et probablemEnt plus complet dans sa globalité.

Impossible de ne pas finir à gEnoux devant la force d’évocation du seul riff d’Entrée d’un "The Trooper" culte parmi les cultes, très rapide et furieux pour l’époque. Un morceau qui aura aussi la particularité d’être le seul titre de l’histoire de MaidEn à ne pas posséder de refrains, mais simplemEnt des « hohoho » qui feront égalemEnt la rEnommé de Dickinson, tellemEnt à l’aise dans ce registre apte à faire chanter des stades Entiers. Mais il y a égalemEnt cette incision dans les couplets, ce tranchant vocal d’un phrasé agressif, cette ligne de basse étourdissante et omniprésEnte, ces riffs rapides représEntant les grandes insurrections britanniques, et surtout ce jeu définitivemEnt plus technique de Nicko, multipliant descEntes de toms et cassures rythmiques. "Flight of Icarus" ou "Revelations" marqueront un tempo plus lourd, presque pesant, notammEnt le riff de "Flight of Icarus", que l’on pourrait presque rapprocher de Black Sabbath, mais sublimé par des harmonies sur un refrain que jamais personne n’oubliera (« Fly touch the Sun… »). Quand à "Revelations", il démontre tout le talEnt de Bruce qui, loin de n’être qu’un simple exécutant, dévoile des velléités de composition impériales.
Composé à la manière d’une longue montée En puissance, "Revelations" allait devEnir le momEnt fort des concerts des années qui allaiEnt suivre, par son caractère différEnt du reste du répertoire de la vierge de fer. Un riff lEnt, simple, constammEnt cassé par des arpèges mélodiques absolumEnt magnifiques puis par des riffs se faisant de plus En plus rapides. Une touche progressive est évidEnte, très mature, moins évidEnte et plus artistique, prouvant que MaidEn avait Encore de nombreuses choses à proposer musicalemEnt. Bruce y éclaire Encore une fois le morceau de tout son talEnt, d’une classe incomparable et d’une sEnsibilité de chaque instant.

Les plus typiques "Die With Your Boots On" ou "Quest for Fire", portés du sceau de la vierge de fer, allègEnt un peu un disque qui pourrait presque paraitre novateur et qui offre beaucoup de différEnces avec le visage affiché quelques mois plus tôt. "Still Life", quant à lui, reprEnd les attaques conférées au groupe contre leurs agitateurs, insultant les Britanniques de pervertir la jeunesse et de démocratiser une imagerie sataniste (notammEnt aux États-Unis, où il n’était pas rare que des associations soiEnt créées contre le groupe afin de brûler les albums de la bête En masse). S’ouvrant sur une parodie de Nicko légèremEnt (si peu...) ivre, il dégage une mélancolie peu connue du groupe. Une mélodie splEndide caresse l’auditeur, légère et viscérale, avant que Bruce ne susurre quelques mots, avec autant de grâce que de conviction. Lorsque le rythme s’accélère, c’est une réelle colère que l’on peut ressEntir, et une Envie de hurler au monde qu’ils ne sont pas ce qu’on dit d’eux, par un refrain simple mais se gravant instantanémEnt dans le cerveau.
To Tame a Land, périple épique dont Steve a le secret, termine un voyage devEnu indispEnsable à travers les années, celui de cet Eddie Enchainé et capitonné pour qu’il se taise.

S’il est resté quelque peu dans l’ombre de son prédécesseur, voyant l’arrivée de Dickinson, et de son successeur, l’écrasant "Powerslave" aplatissant toute la concurrEnce et se jouant des scènes (ni Judas Priest, ni un Metallica Encore jeune ou un Exodus naissant n’étaiEnt aussi populaire), "Piece of Mind" reste néanmoins un album indispEnsable à tout fan de heavy et une sorte d’armature du style de prédilection d’Iron Maiden, comme un modèle, un laboratoire qui les amènera plus loin Encore. Un album culte qui permit au groupe de vEndre Encore plus et de tourner dans le monde Entier. Tout allait Encore biEn, l’EntEnte était parfaite, le monde idyllique et les réactions inespérées... c’était avant que la tournée de son successeur n’emporte tout sur son passage.

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Eternalis - 11 Fevrier 2010: De rien...ça fait plaisir à lire (j'ai toujours trouvé cet album trop souvent oublié entre les deux monuments que sont TNOTB et Powerslave).
DeadlyNightShade - 19 Octobre 2010: Absolument d'accord avec toi, je trouve cet album trop souvent oublié entre The Number of the Beast et Powerslave alors que c'est une véritable tuerie.

Tiens d'ailleurs je vais me réécouter Still Life de ce pas !
OVERKILL77 - 20 Avril 2011: LE meilleur Maiden !!!
mechant - 18 Avril 2020:

Mon Maiden préféré!

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Commentaire @ cunteater

07 Juillet 2006

Difficile de succéder à un album aussi puissant que "The Number of the Beast". Pourtant MaidEn relève fièremEnt le défi En évitant de se répéter et de sortir un album semblable au précédEnt, ce qui aurait été la solution de facilité. Le groupe choisit de partir aux Bahamas En février 1983, et c'est là qu'il Enregistrera jusqu'à la mi-mars ce qui deviEndra son quatrième album : "Piece of Mind". Sur ce disque, Iron Maiden ralEntit quelque peu les tempos, de manière à s'ouvrir au marché américain, jusque-là assez hermétique au quintette londoniEn malgré sa dernière tournée aux USA longue de 104 concerts En compagnie de Rainbow, Scorpions ou Judas Priest. Pari réussi. Avec l’atmosphère pesante des "Revelations", "Flight of Icarus" et "Die With Your Boots On", c'est un nouveau type de fans qui s'ouvre à MaidEn. On retrouve aussi sur cet album des titres plus rapides comme "The Trooper", un des très grands morceaux du groupe toujours joué En concert, ainsi que "Where Eagles Hallowed Be Thy Name", qui débute superbemEnt l'album sur fond de mitraillettes. Ceux qui avaiEnt reproché au groupe d'avoir fait du remplissage sur "Piece of Mind" avec des chansons telles que "Sun And Steel", "Quest For Fire", ou "Still Life" En sont pour leurs frais : même si elles n'ont pas avec le temps atteint le rang de "classiques" du répertoire de MaidEn En raison de leur manque d'originalité, il est très difficile de mettre En doute leur qualité musicale et instrumEntale qui sont En quelque sorte la marque de fabrique du groupe. Comme pour "Hallowed Be Thy Name" sur l'album précédEnt, Iron Maiden clôture "Piece of Mind" sur un long mais grandiose morceau épique au texte cette fois directemEnt inspiré de "Dune", l'oeuvre de Frank Herbert : "To Tame A Land", dont on peut dire qu'il est à la hauteur du livre, c'est à dire grandiose !

De plus, le groupe a trouvé le parfait remplaçant de CLive Burr En la personne de Nicko McBrain (ex-Trust), qui deviEndra une figure emblématique du groupe, d'abord grâce à un talEnt incontestable, Ensuite par son humour dévastateur. "Piece of Mind" deviEndra lui aussi un incontournable, mais que je place tout de même un peu En-dessous de "The Number of the Beast".

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jamz - 03 Fevrier 2010: je te rejoins sur tous les points de ta chroniques
sauf que je le trouve superieur
a THE NUMBER OF THE BEAST
et bravo pour ta chronique
 
Bertrand50120 - 06 Avril 2010: Il est très largement supérieur au précédent dans l'ensemble de ses compositions mais aussi dans sa structure globale homogène bien plus harmonieuse et solide que le côté "dents de scie" de "TNOTB"
OVERKILL77 - 15 Janvier 2011: Pour moi, le meilleur Maiden avec le très controversé "Fear of the Dark" !!!
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Commentaire @ AGrangeret

15 Janvier 2009

Cet opus, malgré deux titre faiblards, est un très grand millésime !

Sur l'excellente pochette de "Piece of Mind", ce pauvre Eddie (manipulé par le diable sur le fantastique "The Number of the Beast"), semble payer très cher son ignoble forfait.
Le voilà maintenant complètement lobotomisé et enchaîné dans sa jolie petite cellule capitonné. Son cerveau maléfique sert même de plat de résistance aux membres du groupe sur la photo de la pochette intérieure. Ce même groupe qui voit arrivé Nicko Mc Brain en remplacement de l'excellent et regretté CLive Burr (que certains puristes de la baguette estimaient bien meilleur que son successeur) a ainsi graver dans le marbre son line-up de légende.

Steve Harris estime, avec le recul, que "Piece of Mind" est son album préféré.
Mais ce formidable opus a aussi ses détracteurs. Album surestimé ? En ré-écoutant Piece of Mind, 30 ans plus tard... on peut en discuter. En effet, si la première partie de l'album est d’excellente facture, pas mal d'auditeurs attentifs (comme Bibi) sont moins fans de la très controversée doublette "Sun and steel" et "Quest for fire".

Alors, loin de toutes polémiques, commençons par le meilleur. D'accord, "Revelations", avec son riff plombé et sa (fausse) lenteur contrôlée (morceau qui gagne beaucoup à être joué en Live) ainsi que l'inévitable "The Trooper" (avec "Hallowed Be Thy Name", l'un des morceaux le plus emblématiques du groupe et tout simplement l'un des plus grands hymnes de l'histoire du metal) balayent tout sur leurs passages. "Where Eagles Dare" (dont le texte, comme ""Die with your boots on", s'inspire d'un grand classique ciné) nous sort les mitraillettes pour une speederie diablement efficace et balisé par un break à couper le souffle. "Flight of Icarus" (et ses chœurs enflammés), lyrique et enlevé à souhait, nous révèle un Dickinson au sommet de son art, prêt à aller tripoter l'astre solaire avec son joli moule burne ignifugé de l'époque.
A noter (pour les puristes) que si vous prenez l'intro de "Flight of Icarus et que vous lui rajouter le break de "To tame a Land", vous obtenez le canevas du futur "Rime of the Ancient Mariner". Essayez chez vous !
"Die with your boots on" est un super morceau taillé pour la scène, même si son refrain est un tantinet répétitif (futur petit problème de Maiden), il possède une vraie fraîcheur qui lorgne discrètement vers le heavy US de l'époque (plus léger et plus fun). Pour mieux vous en rendre compte, je vous conseille de jeter une oreille sur une reprise de ce titre par Sonata Arctica (qui je pense à bien saisi la sève et l'intention du titre).

En parlant de fraîcheur... elle va nous manquer un peu sur la seconde partie de l'album avec cette fameuse doublette problématique.
En effet, "Sun and steel" ou "Quest for Fire" sont largement un ton en dessous. Le premier cité, avec son intro faiblarde, et son chorus un rien aseptisé ne m'a jamais emballé. Le deuxième commence pas mal (avec son intro très typée "période Di Anno") mais s'embourbe sur le refrain. Le break est raté et la ritournelle n'en finit plus. "Quest for Fire" est un brouillon plus qu'un morceau vraiment abouti. Pour enfoncer le clou, je signale à Steve Harris que les dinosaures n'ont pas vécu en même temps que les premiers grands singes. Déjà que la musique n'est pas folichonne, si en plus le texte raconte n'importe quoi et nous pond des anachronismes digne de Nabilla ou autres dégénérés de télé réalité...c'est plus inquiétant. Faut vérifier dans Powerslave, si Dickinson n'a pas maqué Dalida avec Ramses II. Il me semble avoir lu qu'Harris, pourtant peu porté sur l'autoflagellation, regrettait quand même d'avoir pondu ce truc.
"Still life" et son speech d'introduction enregistré à l'envers (qui peut permettre à un adolescent un peu perturbé d'aller mettre un coup de hache bien placé dans la face des ses géniteurs en cas de découverte impromptue d'un quelconque message satanique) est heureusement bien meilleur. Ce morceau, ciselé délicatement par Dave Murray, demande une ré-écoute attentive. Enfin, nous terminerons par le somptueux "To tame a land". Pour l'anecdote, ce titre fut baptisé ainsi car Iron Maiden n'a pas eu le droit d'utiliser le titre du célèbre roman de Herbert (Dune). Guitares envoûtantes (pour rappel décalquées ensuite sur le fabuleux "Rime of the ancient mariner" du prochain opus), ambiance au couteau, avec sa composition à tiroirs et sa conclusion tout en finesse, il annonce à pas feutré la future orientation "prog" de Maiden.
Pour conclure l'affaire: La deuxième partie du disque manque d'un peu d'intensité certes, mais cet opus (avec 7 excellents titres) reste un grand millésime ! je vous rappelle qu'après 1988, trouver 3 bons morceaux sur un album de Maiden relève, ni plus ni moins, du challenge insurmontable.

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tormentor - 15 Fevrier 2012: C'est vrai mais bon quand meme! Moi je ne suis pas un grand fan de Maiden mais j'aime bcp cet album et surtout je le respecte, c'est vrai, chacun ses gouts mais voila "piece of mind" est un super album donc respect.
Sperma_frost - 16 Fevrier 2012: En effet, il a le droit d'aimer ou ne pas aimer mais pas celui d'écrire des inepties du genre: "surestimé", "anodin","sans génie", "répétitif", "remplissage", "intro de troisième zone", "riffs moisis", "chorus un rien FM", "ne supporte pas 3 écoutes", "break tout mou du genou et ritournelle qui n'en finit plus", "ne tient pas la route sur la longueur", "manque d'inspiration et de travail de compos", "deuxième partie de galette franchement bâclée". C'est incroyable le nombre de mots négatifs relevés sur si peu de phrases alors que cet album est reconnu par le monde du métal comme un Masterpiece! Je n'aime pas du tout Michael Jackson mais JAMAIS je n'irai écrire que son album reconnu comme culte dans la pop "Thriller" est tout pourri car c'est comme dire que le cheval blanc de Napoléon est noir, c'est nier la vérité! Les mots qu'il a écrit sont non seulement mal choisis pour décrire un album aussi incontournable mais font preuve d'un manque de connaissance profond des valeurs!
AGrangeret - 16 Août 2015: Vu le déferlement de critiques provoquée par cette chronique, j'ai décidé de la ré-actualiser, et de jeter les quelques jugements à l'emporte-pièce. Je pense que ce nouveau texte froissera beaucoup moins nos chers puristes. Rassurez-vous, je ne baisse pas mon froc non plus mais je modère et ré-ajuste quelques emportements un peu faciles. Pour ceux que ça intéresse, je revisite actuellement tous mes anciens textes sur Maiden (jusqu'à final frontier) en virant les quelques passages un peu too much ! Moi aussi, je suis un fan de l'age d'or de Maiden, je l'ai vécu en live, vu mon grand âge, mais en ré-écrivant ses chroniques en 2015, j'y rajoute un avis distancé qui peut exaspérer certain. C'est aussi le but ! Je ne m'enferme pas dans mes enthousiasmes de jeunesse et j'essaie de juger objectivement certaines choses qui quelquefois vieillissent mal. Sinon je suis aussi pas mal en critique culinaire. A bon entendeur..
 
killamort - 11 Janvier 2021:

moie je suis totallement d'accord avec cette critique , j'aurais été même un poil plus sévère avec die with your boots on ... le morceau est honnête à côté de son refrain entêtant dans le mauvais sens du therme (saôulant voilà c'est ça)

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Commentaire @ MetalAngel

21 Janvier 2009
Après un magnifique 'The Number of the Beast', Iron Maiden continue sur la lancée du succès En nous offrant une bonne dose de frissons En 1983, l'année de ma naissance, En sortant le monumEnt "Piece of Mind". Encore une fois, MaidEn se montre dans toute sa splEndeur! Malgré un léger changemEnt de line-up (Nicko McBrain remplace CLive Burr, atteint de la sclérose En plaque, derrière les fûts), le disque est une totale tuerie du début à la fin!! Les hits se succèdEnt ("Where Eagles Dare", "Flight of Icarus", "The Trooper"), à la rythmique complexe ("Where Eagles Dare") ou plus rock ("Flight of Icarus", "Revelations", "Die With Your Boots On"), tantôt trés agressifs ("The Trooper", "Sun And Steel") et tantôt épiques et lourds ("Quest For Fire", "To Tame A Land"), voire relativemEnt calmes ("Still Life"). MaidEn deviEnt un groupe énorme et son explosion dans le monde du métal se confirmera l'année suivante avec "Powerslave" et le World Slavery Tour de 1984/1985.
Un album essEntiel si on est fan de la Vierge de Fer! Mangez-En Encore et Encore, c'est bon!!!

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David_Bordg - 01 Mai 2018:

Un des meilleurs MAIDEN! Mais aussi le plus sous estimé à mon goût!

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