The Headless Children

Liste des groupes Heavy Metal WASP The Headless Children
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Nom du groupe WASP
Nom de l'album The Headless Children
Type Album
Date de parution 03 Avril 1989
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album428

Tracklist

Re-issue in 2003 by Snapper Music and 2018 by Madfish with Bonustracks
1.
 The Heretic (the Lost Child)
 07:23
2.
 The Real Me (The Who Cover)
 03:20
3.
 The Headless Children
 05:56
4.
 Thunderhead
 06:50
5.
 Mean Man
 04:57
6.
 The Neutron Bomber
 04:07
7.
 Mephisto Waltz
 01:24
8.
 Forever Free
 05:11
9.
 Maneater
 04:47
10.
 Rebel in the F.D.G.
 05:07

Bonus
11.
 Locomotive Breath (Jethro Tull Cover)
 02:59
12.
 For Whom the Bell Tolls
 03:47
13.
 Lake of Fools
 05:32
14.
 War Cry
 05:33
15.
 L.O.V.E. Machine (Live)
 04:47
16.
 Blind in Texas (Live)
 06:53

Durée totale : 01:18:33


Chronique @ Lordmike

27 Novembre 2010
Depuis son premier album en 1984, WASP avait habitué ses fans à un album par an. Ainsi en 1985 sorti l'excellent The Last Command suivis l'année suivante par Inside the Electric Circus, un très bon album également. Jusque là WASP a fait un sans faute. La bande à Blackie est au top et ne compte pas redescendre. Quand The Headless Children sort, cela fait déjà trois ans que les fans attendent la nouvelle offrande du groupe. Que nous a réservé WASP ce coup ci ?

Et bien WASP nous a concocté un putain de bon album comme il sait si bien les faire. Après une courte intro sur The Heretic (The Lost Child) l'album démarre sur les chapeaux de roues et nous sert un bon Heavy Metal cuisiné avec soin par Blackie Lawless. WASP a réussit à rester WASP tout en offrant une approche différente de sa musique. Ici les ambiances font plus films d'horreurs et cela est en grande partie dut aux intros présente sur certains titres ("The Heretic", "The Headless Children", "Thunderhead"). Les titres précités s'imprégnent de cette texture et même si ils restent globalement dans la même veine que ceux des albums précédents le ressenti n'est pas le même. Il y a une certaine loudeur qui n'était pas là avant et qui sied parfaitement au ton du disque. L'atmosphère a donc été ici particulièrement soignée, ce qui n'était pas forcément le cas avant. Le ton s'est également adoucit car la voix de Blackie et les guitares sont moins rageuses, ce qui n'empèche ce disque d'être bourré d'une énergie folle et d'une rare intensité.

La reprise des Who "The Real Me" est là comme pour annoncer The Crimson Idol qui viendra encore trois ans plus tard. Une très bonne reprise au demeurant, on retrouve bien l'esprit du groupe britannique habilement tournée à la sauce WASP. Et pour la première fois, WASP a placé un interlude dans son disque. Le ton y est d'une grande douceur, une minute trente de guitares acoustiques qui égrainent leurs arpèges avec beaucoup de talent. Et c'est avec ce petit interlude que l'on embreille sur la ballade de l'album "Forever Free". Un magnifique hymne à la liberté. La voix rocailleuse de Blackie se pose parfaitement sur la musique. Même si elle n'arrive pas à atteindre l'excellence de Sleeping (In The Fire) elle se montre efficace et sans bavure.

Ensuite on repart sur un bon titre bien Heavy, bien puissant. Deux derniers titres qui finissent de faire tomber l'auditeur le cul par terre. Des compositions simples mais terriblement accrocheuses et pleines de feeling. Car si il y a une chose qui a toujours fait la force de WASP c'est le feeling. On ne peut résister à l'envie d'headbanguer quand on entend des titres comme "Thunderhead" ou "Maneater".

Blackie aura fait attendre ses fans pendant trois ans mais bon dieux ce disque les valait bien. Une sacré tranche d'un Heavy Metal de très grande qualité.
Trois ans plus tard, WASP livrera The Crimson Idol, certainement la pièce maitresse de sa carrière. Un disque plus qu'inspiré par The Who.

15 Commentaires

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Elevator - 08 Novembre 2012: Mon favori de W.A.S.P !
Je lui ai mis 19 moi aussi.
jamesmith - 18 Janvier 2013: Idem. Je lui ai mis 20/20, car je pense sincèrement que cet album le mérite, à mon goût il est parfait.
samolice - 22 Mai 2013: L'album le plus heavy du groupe, une pure tuerie. Blackie était hyper remontée à l'époque contre sa maison de disques qu'il estimait responsable de l'orientation plus commerciale de "Inside The Electric Circus".

En outre, il délivre ici des textes à forte colloration sociale ou politique, une première pour WASP.

En revanche je n'ai jamais compris qui a mixé l'album. Sur le vinyle c'est Mikey Davis qui est crédité. Sur le Cd de 97, c'est Michael Wagener et à l'intérieur du livret, dans les liner notes de Dante Bonutto (qui???), il est indiqué Max Norman!

Pour terminer, mention spéciale pour Frankie Banali qui explose ses toms tout de long.
Et merci Lordmike pour le texte.
Lordmike - 26 Mai 2013: De rien :)

par contre pour ce qui est du mixeur je ne pourrai pas t'aider, je n'avais meme pas fait attention. Ca a du etre un gros ouvrage le mixage de ce disque :)
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Chronique @ dark_omens

18 Juin 2013

Ce disque demeure, incontestablement, l'une des plus grande réussite de Blackie Lawless et de ses complices...

Il est impossible d’évoquer le WASP de ces années là sans parler de ces luttes incessantes entre un sulfureux Blackie Lawless épris de liberté, et qui n’hésitent pas à user des frasques les plus provocatrices pour affirmer son bon droit ; et entre le puritanisme américain symbolisé par une Tipper Gore et son PMRC (Parental Musical Research Center) organisme de surveillance chargé de protéger, les plus influençables de ces sombres pensés perverses soufflés par de vils esprits aimant à se vautrer dans le stupre et la luxure la plus ignominieusement subversive. La croisade menée par la nouvelle égérie pudibonde, soutenue par la frange la plus prude américaine, est âpre. Traquant la moindre expression d’un semblant de perversion, latent ou non, évident ou pas, elle fustige au nom de ces compatriotes et surtout d’un moralisme de rigueur. Et quel champs de bataille est le plus propice que celui du Rock’n Roll, cette musique du diable, honnis depuis sa création, par tout un peuple, par toute une nation incapable d’en saisir la grandeur d’âme ? Personnifiant le mieux ce diable des temps modernes, Blackie et les siens, seront les victimes d’une cabale médiatique importante. A décharge de leurs détracteurs les plus farouches, il est vrai que les musiciens de Los Angeles, useront de toutes les armes les plus visuellement percutantes, de toutes les expressions les plus volontairement triviales, de toutes les attitudes artistiques perverses les plus consciemment échafaudés. Ainsi il n’est pas rare de voir Blackie Lawless boire du sang sur scène dans un crâne humain factice, de le voir jeter des morceaux de viandes crus sur un public stupéfaits, de l’entendre proférés des paroles obscènes, dont d’ailleurs il n’hésite pas à abuser dans les textes explicites de ces albums (Animal (Fuck Like a Beast)…), de le voir accoutrés de chaines, de clous, de lames de scie circulaires, dans des tenues suggestives et posant dans des mises en scène évocatrices sur des pochettes souvent peu équivoques(W.A.S.P., Animal (Fuck Like a Beast), Inside the Electric Circus), de le contempler dans des vidéos où de jolies créatures soumises et peu vêtues se déhanchent lascivement (L.O.V.E. Machine).

On peut débattre longuement afin de savoir si l’immoralité artistique doit, ou non, être codifié, ou interdite. Mais réduire l’expression artistique de musiciens talentueux, en occultant le fait que cette immoralité subversive est aussi une partie essentiel intégrante aujourd’hui, et fondatrice autrefois, de ce qu’est le Rock’n Roll (au sens large), est juste une immense erreur.

Parler de talent concernant W.A.S.P. n’est pas une usurpation, ou une formule consacré, car ces musiciens en ont indéniablement. Après deux très bons albums (W.A.S.P. (1984), The Last Command (1985)) et un troisième un peu moins inspirés, et un peu désavantagé par une production moyenne (Inside the Electric Cicrcus (1986)), le groupe revient à l’assaut avec un The Headless Children incroyable.

D’emblé le constat est saisissant, le groupe a acquis un discernement incontestable avec lequel il s’éloigne de toutes ces aspects les plus Glam, et développe toutes les qualités d’un Heavy plus mature. Loin de cette sauvagerie ambiante, qui émaillait ses œuvres précédentes, il s’applique, aussi, à maitriser les moindres éléments de sa musique. Ainsi, dans des atmosphères torturés et prenantes, il offre l’excellence de titre sérieux, graves, concernés et souvent introduit par de merveilleux préambules (The Heretic (The Lost Child), le sublime The Headless Children, Thunderhead). Nettement plus nuancé qu’a l’accoutumé, le chant plus posé et un peu moins rugueux de Blackie s’accommodent parfaitement de ces ambiances. Pour continuer à évoquer ces musiciens, et sans dénigrer le travail autrefois effectué par Tony Ridchards, ou Steeve Riley, le batteur Frankie Banali, plus technique et notamment à la double grosse-caisse, donne un relief particulier à la musique de W.A.S.P. sur cet œuvre, sans en dénaturer aucunement l’identité profonde. Même les textes ont été ici mis au centre de préoccupations plus adultes, traitant d’inquiétude plus mûre (The Neutron Bomber…).

Si certains titres peuvent paraitre moins incontestables (Mean Man, Maneater…), c’est essentiellement dut à ces autres titres exceptionnels déjà évoqués, mettant en abymes leurs qualités. Car il est évident que des morceaux aussi bons, ne peuvent pas s’apparenter à de la médiocrité, ou de la faiblesse, bien au contraire. Ajoutons une très bonne ballade (Forever Free) formidablement amené par un prélude délicieux (Mephisto Waltz), mais aussi une superbe reprise des Who (The Real Me) dont Pete Townsend dira que Blackie est le seul à avoir su capté aussi bien l’essence de ce morceau, et nous tenons là, avec ce disque, incontestablement, une vraie réussite.

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Commentaire @ Exyel

14 Mai 2009
WASP est un groupe de heavy metal fondé en 1982 par le talentueux chanteur et guitariste Blackie Lawless. En 1984 sort leur premier album sobrement intitulé WASP, immédiatement controversé suite aux paroles qualifiées de choquante et pour l'image gore que se donne le groupe. Bien que leur qualités musical étaient évidente il fallu attendre 1989 pour que WASP soit enfin reconnu a sa juste valeur par les critiques.

En 1989, WASP sorts l’album « The Headless Children ». Immédiatement la différence se fait sentir avec les albums précédents. En effet la voix de Blackie change grandement, elle se fait bien moins agressive que dans les albums précédents, sa voix en devient donc bien plus agréable a écouté. Les riffs sont quand a eux tout simplement magique, il suffit en effet d’écouter le solo phénoménale long de prés d’une minute de la chanson « The Headless Children ». La batterie n’est pas en reste puisque les breaks sont bien plus présents que sur les anciens cd. Même les compositions ont évolué dans le bon sens il suffit d’écouté la magnifique ballade « Forever Free »pour s’en convaincre ou « Thunderhead » A noté la magnifique reprise des Who « The Real Me ».

Sur certaines musiques le groupe a même décider de mettre en avant l’ambiance se qui n’était quasiment jamais arrivé précédemment. Les musiques sont bien plus longues, elles tournent entre les 5 et 7 minutes pour les plus longues d’entre elle. Et il est inutile je pense de précisé que cet album regorge de hit en puissance qui ont fait la gloire de WASP lors de sa sortie.

En 1989, WASP aura donc surprit tout le monde en sortant l’un des meilleurs albums de heavy de tout les temps. Pourtant WASP ira encore plus loin en 1992 avec son successeur « The Crimson Idol ». Pour ma part « The Headless Children » est un album indispensable pour tout fan de heavy et pour tout fan de metal en général. Un chef d’œuvre comme seul WASP a su en faire et que encore a se jour aucun n’autre groupe n’est parvenu a égalé.

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mrbungle - 18 Juin 2009: The Headless Children voilà un album à avoir dans ses Cd; c'est un grand album de heavy.

Il est tout simplement fantasmabuleusement bon !!!

hardnmetal - 24 Juillet 2009: Non mais quel album !! Le meilleur de WASP !!
choahardoc - 18 Mars 2010: Une référence du genre en effet. Un des meilleurs WASP, haut la main!
albundy57 - 21 Septembre 2010: Là je me prosterne tout simplement...
C'est le 1er album de métal que j'ai écouté en entier à l'époque, et c'est grâce à lui que je suis devenu illico accroc au métal! Un album qui aura toujours une place très particulière pour moi.
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