The Neon God - Part 1 : The Rise

Liste des groupes Heavy Metal WASP The Neon God - Part 1 : The Rise
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Nom du groupe WASP
Nom de l'album The Neon God - Part 1 : The Rise
Type Album
Date de parution Avril 2004
Produit par Blackie Lawless
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album149

Tracklist

1. Overture 03:32
2. Why Am I Here ? 00:34
3. Wishing Well 03:33
4. Sister Sadie (and the Black Habits) 07:42
5. The Rise 02:28
6. Why Am I Nothing ? 00:58
7. Asylum #9 06:18
8. Red Room of the Rising Sun 04:40
9. What I'll Never Find 06:02
10. Someone to Love Me (All I Need) 00:50
11. X.T.C. Riders 04:33
12. Me and the Devil 00:52
13. The Running Man 04:19
14. The Raging Storm 05:45
Total playing time 52:14

Chronique @ Lordmike

17 Octobre 2010
20 ans ont passés depuis le temps où un certain Blackie Lawless criait qu'il voulait devenir quelqu'un. Aujourd'hui c'est chose faite. Le laron est à la tête d'un groupe légendaire et il revient avec un nouvel album en cette année 2004. Un album pas comme les autres. Blackie Lawless avait déjà fait un concept album, l'excellent The Crimson Idol en 1992. Sauf que là Blackie Lawless a décidé de le découper en deux parties qui sortiraient à peu de temps d'intervalle. Défi risqué car pour réussir son coup il doit assurer deux bons disques au lieu d'un.
L'album se découpe de cette manière :
-1ère partie : The Rise
-2ème partie : The Demise
Nous sommes en Janvier 2004 et nous nous intéressons à cette première partie.

Même si cette première partie de The Neon God n'a pas grand chose à voir avec le précédent concept album de WASP on peut tout de même y retrouver des sonorités similaires. Ces sonorités se nomment The Who. En effet, comme pour The Crimson Idol, Blackie Lawless s'inspire fortement de ce groupe phare des années 60 pour composer ce disque. Et cela se ressent autant au niveau des guitares que du jeu de batterie. Le groupe brittanique faisait partie intégrante de l'esprit de Blackie Lawless lorsqu'il s'est penché sur l'écriture de ce disque. Au delà des compositions on le ressent également au niveau de la production qui se révèle un peu plus claire qu'à l'habitude. Ou tout du moins elle est légèrement moins lourde que sur les autres albums du groupe préféré des associations protestantes américaines. Le tout relevé à la sauce WASP, tout cela promet un met délicieux.
Et The Rise tient toute ses promesses. Nous voilà en face d'un disque de très bonne qualité. Le père Blackie a fait les choses de la meilleure des manières. Après un titre d'ouverture instrumental de grande envergure le groupe enchaine son disque de manière ordonnée et carrée. On sent que l'on à affaire au résultat de mures réfléxions. Déjà rien que pour la structure des morceaux Mr. Lawless s'est montré ingénieux. Plusieurs titres sont précédés de morceaux de moins d'une minute. Pourquoi ? Des chansons d'une minute ça casse rarement des barreaux de chaise. Surtout, pourquoi en placer autant ? La réponse est simple. Ces mini titres servent d'intro aux titres qui suivent. Ce sont des sortes de rampes de lancement pour ces morceaux. Voilà pourquoi ils ont été placés en tant que titres indépendant et pas tout simplement au début des suivants. Une autre raison me vient à l'esprit. De cette façon le disque comporte des morceaux qui commencent sur les chapeaux de roues tout en ayant de belles intros acoustiques. Et ça, c'est fort.

La voix de Blackie, bien qu'ayant pris de la bouteille (forcément, 20 ans de carrière ça laisse des traces) est toujours aussi bonne et on ne se lasse pas de l'entendre. Ce ton rocailleux qui fait ce chant si caractéristique est toujours aussi bien maitrisé. Cependant Blackie Lawless n'hésite pas à le laisser de côté le temps d'une ballade répondant au nom de "What I'll Never Find". Une ballade assez longue d'ailleurs, elle dure ni plus ni moins que 6 minutes. Mais à aucun moment la sensation de lassitude ne vient pointer le bout de son nez. Et c'est également vrai pour les autres titres longs de ce disque. Que ce soit le magnifique "Sister Sadie (and the black habits)" ou "Asylum # 9" le groupe maitrise son sujet sur le bout des doigts. Blackie nous prouve une fois de plus qu'il est aussi doué pour composer des titres longs et progressifs que des titres courts et efficaces. Cette quasi constante alternation des morceaux courts et longs donne une certaine variété au disque qui ne tourne jamais en rond. De plus le groupe mêle habilement les passages acoustiques et électriques ainsi que les passages doux et les passages plus hargneux tel qu'on à l'habitude de les entendre chez les pervers sexuels.

Pour le reste c'est du WASP pur jus. Des riffs catchy que l'on mémorise quasi instantanément, des soli magiques et un groupe qui est là et bien là. Malgré les changements assez fréquents de line up WASP reste un groupe au top de sa forme et à l'énergie inépuisable.

The Rise est donc une franche réussite, un disque excellent de long en large et même en travers. La suite, The Demise, sortie 8 mois plus tard sera largement moins convaincante. Non pas qu'elle soit ratée, mais presque. Blackie qui a voulut aller trop vite en besogne n'a pas assez réfléchit cette seconde partie où, de plus, il semble fatigué. Ce qui fait malheureusement de l'album The Neon God un album à moitié réussi. Enfin ça, c'est une autre histoire. Pour ce qui est de la première manche c'est un sans faute. Chapeau bas.

17/20

9 Commentaires

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Lordmike - 22 Octobre 2010: Personnellement, je trouve que tous les albums de WASP depuis une dizaine d'année sont tous fait sur un moule qui existait déjà.
Après il y a des moments où c'est bien fait où l'album est bon malgré des ressemblances avec les autres et des moments où c'est carrément raté.
Car même si les ressemblances sont flagrante on est pas en face d'un auto plagiat.
Ici je trouve que la semi reprise est vraiment bien foutu (ce qui n'est absolument pas le cas du second opus).

Prenons également l'exemple de Motorhead, Rock Out ressemble énormément à Ace of Spades mais cela ne lui empèche pas d'être un très bon titre.
Lordmike - 22 Octobre 2010: De plus, cet album est original de par sa structure, ce qui est toujours une bonne chose.
Marheaven - 10 Avril 2014: Je trouve cet album assez excellent (sans doute du au fait que je ne connais pas (encore) Crimson Idol).


J'adore la voix de Blackie qui est assez monstrueuse.


Pour en revenir au Who, je trouve qu'au niveau musical, la ressemblance n'est pas frappante. Par contre au niveau du concept, l'histoire est quasi copiée de Tommy et les petites interludes de 30-40 secondes me rappellent également Tommy.

Il n'empêche que cet album est tout simplement terrible
samolice - 09 Juin 2015: Merci pour la chro. Entre celle-ci et les commentaires, tout a été dit sur ce disque (enfin tout ce que j'en pense). Je me permets juste d'ajouter que je trouve le titre "Red Room of the Rising Sun" magnifique. Mon préféré du skeud.
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