Excalibur

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Nom du groupe Grave Digger
Nom de l'album Excalibur
Type Album
Date de parution 06 Septembre 1999
Style MusicalHeavy Speed
Membres possèdant cet album214

Tracklist

1. The Secrets of Merlin 02:38
2. Pendragon 04:21
3. Excalibur 04:46
4. The Round Table (Forever) 05:10
5. Morgane le Fay 05:16
6. The Spell 04:39
7. Tristan's Fate 03:39
8. Lancelot 04:45
9. Mordred's Song 04:01
10. The Final War 04:02
11. Emerald Eyes 04:05
12. Avalon 05:50
Bonustrack
13. Parcival 04:59
Total playing time 58:11

Chronique @ dark_omens

14 Janvier 2015

Troisième tome...

Dernier volet de la trilogie médiévale des fossoyeurs Allemands de Grave Digger, Excalibur vient clore une fresque dans laquelle, jusqu'alors, les Saxons auront su révéler toutes les vertus de travaux remarquablement probants. Deux albums magnifiquement déterminants. Mais qu'en sera-t-il de ce troisième?

Evoquons donc, en premier lieu, son concept. Si le premier tome de cette saga épique, Tunes of War, nous relatait les luttes écossaises contre le frère ennemi anglais afin de conquérir liberté et indépendance face à la tyrannie oppressante de cet envahisseur et le second, Knights of the Cross, les épopées sanglantes des chevaliers de l'ordre du temple, les Templiers, lors de la conquête des Terres Saintes de Jérusalem face aux souverains musulmans, ce dernier, quant à lui, tente de nous narrer les légendes liées au Roi Arthur et à ses chevaliers de la Table Ronde. Des fables qui n'auront; à ce jour, trouvé que peu de preuve quant à la véracité de leurs faits établis puisque, d'un point de vue purement historique, rien, ou si peu, ne corrobore les allégations faites concernant ces figures héroïques et ce roi, outre quelques rares textes contradictoires.

Quoi qu'il en soit louons tout d'abord la démarche des Allemands qui, contrairement à ce qu'ils firent sur son prédécesseur, auront su, cette fois ci, ne pas s'écarter d'un thème, aussi onirique fut-il, en nous proposant treize titres entièrement acquis à la cause.

Parlons donc, en second lieu, de l'aspect plus strictement musical. Si concernant son prédécesseur, Knights of the Cross, il était regrettable de constater un certain renoncement à la musique prompte et véloce d'un Heavy Speed Metal pourtant si caractéristique du groupe, et cela au profit d'une musicalité accrue plus typiquement Heavy Metal, il est à noter, ici, le retour à une tendance plus agressive et plus alerte. Ainsi citons le remarquable Pendragon et son break aux instruments médiévaux, mais aussi les intéressants Tristan's Fate, Mordred's Song ou encore, par exemple, Parcival.

Toutefois les Allemands n'abandonnent pas véritablement ce dessein délicieusement mélodique. Ils parviennent simplement à trouver une stabilité superbe entre ces divers penchants. Tant et si bien que les excellents Excalibur, Morgana Lefay, titres aux refrains magnifiques, ou encore, par exemple Lancelot parviennent sans peine à nous séduire. Il est à noter, d'ailleurs, que dans ce souci d'équilibre, l'omniprésence des claviers d'HP Katzenburg est moins prégnante.

Disons aussi de ces titres lourd et lent, qu'ils viennent divinement s'emparer de nos esprits. Citons ici des morceaux tels que le captivant The Round Table (Forever), tels que l'intéressant The Spell mais aussi Avalon et ses refrains réussis.

Notons encore que sans abuser d'un systématisme pénible, l'utilisation de la double grosse caisse est ici parcimonieuse et, parfois, subtil.de la part d'un Stefan Arnold talentueux (The round table, Morgana Lefay, Lancelot...), que l'alternance de chants rauque et rugueux de Chris Boltendahl avec d'autres plus claires et doux est attrayant (The Spell...) mais encore que les riffs d'Uwe Lullis sont d'une rare efficacité (The Round Table (Forever), Lancelot, Avalon...) et ainsi clamons l'excellence de cette œuvre.

Seul, en ce tableau idyllique, la ballade Emerald Eyes vient dangereusement entacher son exemplarité vertueuse. Dans ce morceau Chris tente, en un pari utopique, d'allier sa voix la plus agressive à la douceur d'un piano en de périlleux couplets délicats. L'entreprise est vaine, l'osmose ratée et le morceau dispensable.

Excalibur vient donc magnifiquement parachever la trilogie moyenâgeuse des Allemands de Grave Digger. Fort d'un concept remarquablement captivant et d'une musique à la fois vive, nerveuse, combative mais, néanmoins, nuancée, Chris Boltendahl et les siens, plus que jamais, auront su s'affirmer alors comme l'une des entité créative importante au milieu d'une scène pourtant secouée par de nombreuses évolutions (Grunge, Neo...).

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samolice - 10 Mai 2015: Merci pour la chro Dark. J'aime bien ce disque même si je suis moins enthousiaste que toi. Je lui préfère assez largement "Tunes of war".
Reste néanmoins un bon skeud de heavy métal etqui vieillit bien qui plus est. Comme toi, je sors du lot le superbe "The round table" et son solo royal. J'aurai bien vu ce titre dans un skeud d'U.D.O.
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Commentaire @ wizzor

28 Juin 2008

Avec Excalibur, Grave Digger achève sa trilogie médiévale sur le thème (vous l'aurez tous compris) de la légende de l'Epée ultime et de son porteur le roi Arthur. Après l'Ecosse et le Moyen- Orient, l'action se déroule donc dans notre beau pays. Comme d'habitude, une intro sans guitare ni gros son introduit le thème général de l'oeuvre. Et, comme d'habitude, le morceau qui vient juste après est de bonne qualité. "Pendragon", c'est son nom, démarre très fort, et illustre ce que le groupe sait faire de mieux : des riffs ultra-efficaces, rapides et puissants, et surtout un refrain simple mais efficace (à base de choeurs, comme on en retrouve très souvent, pour ne pas dire tout le temps). Rien d'original donc, mais ça marche. Avec le titre éponyme, le groupe fait vibrer sa corde épique, tout en gardant puissance et simplicité. Le refrain, à la voix très haut perché, restera dans les annales (pour un francais j'entends bien, car l'écoute de ce titre est assez marrante pour la prononciation de "Excalibur" avec un "ou", car il faut savoir que les francais sont les seuls a prononcer le "u", les autres peuples le prononcant "ou"…). Parenthèse fermée, le morceau qui suit est lui aussi une réussite : le refrain se rapproche lui aussi du genre épique tout en étant plus lent (la batterie d'ailleurs ne passe pas inapercu). Tous les autres titres qui suivent sont bons, même si la balade "Emerald Eyes" ne suscite pas en moi les émotions de la ballade de la reine marie sur "Tunes of War". Cela montre une fois de plus que le groupe à bien du mal à sortir de son sentier de prédilection, même si on ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer. A part ça, seul "Avalon" me déplait un peu, là encore pour son coté "ballade sentimentale" qui, avec Grave Digger, marche une fois sur deux. La piste bonus, "Parcival", clôture l'album en beauté.

En conclusion, c'est presque un sans-faute que réalise Grave Digger avec cet album : des morceaux tous différents et inspirés, un rythme soutenu et des refrains qui restent dans le crâne ! Seul problème, les solos ne sont pas assez mis en avant à mon gout, mais ça reste un détail au vu de la qualité des structures musicales.

3 Commentaires

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ZazPanzer - 02 Janvier 2010: Personnellement j'ai détesté cet album, on ne retient rien. J'avais adoré Tunes Of War, trouvé bon Knights Of The Cross, bien que ce soit un copier-coller du précédent. Celui-ci m'a profondément ennuyé et c'est le dernier que j'ai acheté. Comme beaucoup de groupes de la scène allemande à cette époque (cf. Running Wild - Gamma Ray), les albums s'enchaînaient trop rapidement au détriment des compositions.
Bolverkrheathenlord - 02 Octobre 2011: Fan de Tunes of War, et même plutôt de la première heure depuis "Heavy Metal Breakdown" et "Witch Hunter" jusqu'au démentiel "The Reaper", mais ta chronique est sincère et nostalgique du bon vieux Grave Digger OK ; bien que de mon opinion le groupe s'est perdue avec/depuis cet album ce qui est dommage, à quand un The Reaper bis??!!!
ZazPanzer - 02 Octobre 2011: Complètement d'accord avec toi B.HeathenLord. Je dirai même qu'avec le recul j'apprécie plus les albums old school des 80s que les pourtant terribles opus des 90s. Je suis quand même curieux de poser une oreille sur ce que Manni Schmidt, guitariste complètement hors norme dans Rage, a apporté au groupe, mais j'imagine qu’il a dû rester dans les clous imposés par la trademark Grave Digger.
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