Double Live Assassins

Liste des groupes Heavy Metal WASP Double Live Assassins
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17/20
Nom du groupe WASP
Nom de l'album Double Live Assassins
Type Live
Date de parution 24 Fevrier 1998
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album158

Tracklist

DISC 1
1.
 The Medley : On Your Knees / I Don't Need No Doctor / Hellion / Chainsaw Charlie (Murders in the New Morgue)
 11:33
2.
 Wild Child
 06:03
3.
 Animal (Fuck Like a Beast)
 04:13
4.
 L.O.V.E. Machine
 04:16
5.
 Killahead
 03:51
6.
 I Wanna Be Somebody
 06:27
7.
 U
 05:34
8.
 The Real Me
 03:37
9.
 Kill Your Pretty Face
 06:34
10.
 The Horror
 09:11

Durée totale : 01:01:19



DISC 2
1.
 Blind in Texas
 05:34
2.
 The Headless Children
 05:46
3.
 The Idol
 06:15
4.
 Crimson Idol Medley
 10:37
5.
 Little Death
 04:17
6.
 Mean Man
 03:51

Bonus
7.
 Rock'n'Roll to Death
 03:52

Durée totale : 40:12

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WASP


Chronique @ vehau

09 Avril 2007
1998, Blackie Lawless tient à commémorer dignement la fin du Kill Fuck Die World Tour 1997. Cette nouvelle tournée aura été marquée par un retour du W.A.S.P. trash et gore des années 80, avec surdose de provoc' sur scène, pour coller au plus près à l'ambiance si délicieusement malsaine de K.F.D, dernier album du groupe en date. C'est ainsi que va sortir ce Double Live Assassins.

Et c'est un excellent cru, déjà par le choix des chansons, balayant toute la discographie tout en laissant une place importante aux derniers brulôts de KFD. On regrettera seulement que "The Crimson Idol" ne soit représenté que par Kill Fuck Die et des extraits inclus dans un medley, certes bien foutu, mais laissant un peu sur sa faim.
Ce live débute d'ailleurs par un medley comprenant successivement "On Your Knees","I Don't Need No Doctor", "Hellion", et "Murders In The Rue Morgue", le tout est excellent et confirme la bonne forme du groupe, le son est puissant et de très bonne qualité pour un live.
Je passe rapidement sur les "vieux titres" qui sont ici joués, l'interprétation ne souffre aucune critique, on sent que Holmes et ses compères maîtrisent leur sujet à la perfection.
Ce sont les nouveaux titres qui sont bien plus intéressants, ceux de KFD.
Car ils sont ici débarrassés de tous leurs artifices indus de la version studio et y gagnent énormément. Que ce soit Kill-A-Head, U, Kill Your Pretty Face, The Horror ou Little Death, c'est un sans-faute, ces titres sont démoniaques, Blackie chante fabuleusement bien, ça sent la charogne à mille lieues à la ronde, emportés par le groupe qui joue à fond la Gore Attitude, chère à Chris Holmes, de retour depuis KFD au sein du groupe.
A noter que ces nouveaux titres sont intercalés entre des titres plus anciens sans aucune recherche de chronologie, mais l'ensemble reste cohérent et cela ne gêne en rien l'écoute.
Les titres formidables, sans aucun doute "U", puissant, sombre, un titre lent, très travaillé, entrecoupé de cris déchirants de Lawless, hurlant comme un possédé, une horrible merveille, surpassant en tout points la version studio.
"Kill Your Pretty Face" est dans la même veine, remarquable là encore, gràce notamment à une batterie efficace et dégageant en fond une rythmique tribale angoissante à souhait, et ce refrain hurlé, point d'orgue de cette baffe sonore, une composition excellente encore à mettre au crédit de Blackie!
"The Horror", là encore, intro lourde à la batterie puissante, l'angoisse monte encore d'un cran, puis le calme revient, la rythmique s'orientalise et appuie un Lawless au chant vraiment parfait, le meilleur titre à mon sens de ce live.
Si il y avait un gros défaut à cet opus, ce serait l'absence de "My tortured Eyes", une merveille de composition qui n'aurait pas dépareillé dans cet album en tout point excellent.
Hormis cela, Double Live Assassins, dépasse largement "Live...In The Raw", de par sa playlist monstrueuse et une interprétation irréprochable.Essentiel.

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Chronique @ TasteofEternity

07 Fevrier 2020

Raw Power

Quelle ne fut pas ma surprise de voir WASP nous proposer un double live après la tournée de l’album le plus controversé, pour ne pas dire le plus haï, de sa carrière. Autant sur album K.F.D. bénéficiait d’une homogénéité et d’un impact à part entière mais sur scène, noyé au milieu des hymnes bien heavy du groupe, on pouvait émettre de sérieux doutes. Ces derniers ne pouvaient que se renforcer en sachant que Live in the Raw avait laissé une déception encore prégnante dans la mémoire des fans.

Dès les premières secondes, on se fait souffler par le son des guitares, à la fois puissant et crade, qui crache le feu sur un medley d’ouverture monstrueux. Blackie est en voix et la section rythmique ne fait pas de quartiers, au moment de Chainsaw Charlie, on se retrouve cloué au mur. La basse, tenue par Mike Duda, mixée brillamment, sonne juste pour appuyer là où ça fait mal. Merde. Noiraud Sans-Loi déjoue les pronostics les plus favorables et nous colle une raclée qui va rester dans les annales. Mais ce n'est pas sur les classiques du groupe qu’on attend vicieusement la horde sauvage à l’orée du bois pour un tir de compèt’, mais bien sur les titres du dernier méfait : osera-t-il en proposer ? Réussira-t-il à les intégrer dans une setlist cohérente ? Quel rendu auront-ils sur scène, étant donné que K.F.D. est un album à la production extrêmement travaillée ?

Le premier titre à pointer le bout de son nez figure en cinquième position, à la suite du hit L.O.V.E Machine : Killahead. Certainement pas le plus simple à intégrer et à faire sonner tellement il est brutal et compact, le genre d’uppercut dévastateur qui, une fois placé, sonne un KO, un titre que j’aurais vu en finale. Mais Blackie connaît son job bien mieux que l’amateur qui vous parle ; il se sert astucieusement de ce titre pour ouvrir une brèche et apporter un dynamisme destructeur de par son refrain martelé comme un slogan politique : le changement c’est maintenant ! On retrouve la rudesse et la simplicité de la version studio, à ceci près que la voix de Blackie n’est pas retranscrite avec des effets, elle est laissée nature, c’est une seconde voix qui vient en renfort qui est trafiquée. A partir de ce moment-là tous les témoins sont au vert. Go Go Blackie !!! Le temps de s’envoyer en l’air avec un I Wanna Be Somebody de gala, et voilà la deuxième bastos, U. Titre à l’intro spatiale affirmée, avant un break qui laisse le loisir à Blackie de faire vibrer ses cordes vocales avec finesse avant de se mettre à vomir les pires insanités sur une ancienne relation. Derrière la batterie sonne une charge martiale déterminée. Le solo de Chris finit de nous faire vriller le cerveau. Une véritable réussite. Mais ce qui va suivre s’annonce hors-normes.

Les prochaines pièces à passer sur le grill ne sont rien d’autre que les titres aux atmosphères les plus soignées de K.F.D, Kill Your Pretty Face et The Horror. Mais oser enchaîner ces deux monstres, n'est-ce pas prendre le risque de casser le rythme de la setlist, et plomber l’ambiance ? Le Heavy de WASP s’il s’est toujours plus ou moins vautré dans la barbaque et le stupre, gardait un côté fun. Même les titres de Crimson Idol et Headless Children qui franchissaient un pas décisif en matière de classe et de puissance, dégainent du riff pour faire se lever et chanter le public ; K.F.D. rompt la tradition et s'annonce comme une condamnation à mort sans retour possible. Alors verdict ? Sur Kill Your Pretty Face, on se retrouve dans un mano a mano entre la voix de Blackie et la guitare de Chris, la batterie jouant les arbitres impartiaux, le refrain en forme de crescendo lance le titre comme un train lancé plein gaz vers l'enfer. The Horror permet encore une fois à Blackie de briller à travers des vocalises à la gravité poignante, toute la première partie du morceau est parfaite, mais après le premier refrain, le titre s’affaisse pendant près de deux minutes, pour mieux repartir derrière, il y avait sûrement matière à abréger les débats pour les rendre plus éclatants. Le fait que ces deux titres terminent le premier cd est bien pensé, étant donné le rythme et l’atmosphère qu’ils transmettent, une pause est bien venue après ces deux assauts.

Sur le deuxième cd, peu de choses à rajouter si ce n’est que les titres toutes époques confondues rendent vraiment bien avec ce son très raw, en particulier The Headless Children. Et lorsqu’on passe à un registre plus intimiste, à l'instar de The Idol, l’émotion demeure palpable et jouissive, l’exercice est maîtrisé de bout en bout. Je m’arrêterais un instant sur le dernier titre tiré de K.F.D, Little Death, peut-être le plus bourrin du live, sur lequel Blackie et sa meute se lâchent comme des affamés sur un morceau de bidoche fraîche et sanguinolente ; total respect au batteur, Stet Howland, qui explose tout sur son passage.

Il était intéressant de voir comment les titres raffinés et envoûtants de Crimson Idol pouvaient cohabiter avec ceux de K.F.D.. Sans parler d’harmonie, il ne faut pas exagérer, les arrangements proposés (medleys et recalibrage des titres de K.F.D.) mettent définitivement en avant des facettes plus complémentaires qu’opposées. On retrouve les classiques de la première heure, sans oublier cette fois Animal. L’ensemble est d’une solidité inattendue, à la limite renforcée. N’oublions pas qu’il règne une atmosphère chaotique et ultra violente sur tout le live, ce qui assure, du même coup, une ligne directrice qui fait le pont entre les époques.

Avant de refermer ce chapitre, deux-trois points me chiffonnent, je me permets de vous les partager. Si le livret propose un montage photos atypique, le line-up n’y est absolument pas mentionné, ni un récapitulatif des dates et lieux de tournée. Pour trouver le line-up, il faut se focaliser sur l’intérieur de la back cover, il a été glissé en loose. On ne sait pas si la prise son a été faite sur un ou plusieurs concerts, en tout cas, étant donné l’homogénéité et la qualité du rendu, difficile d’imaginer qu’il n’y a pas eu retouches voire complète refonte en studio, mais bon, depuis que Gene Simmons a avoué à Blackie, pris de remords après ses ajustements studio sur Live in the Raw, que les Alive étaient de purs produits studio, ce dernier ne se pose plus trop de questions à ce niveau-là. Ensuite, si on prête attention, non pas aux écrans, montés en croix, qui diffusent du porno sur les photos, mais à la dernière page qui reprend la tracklist, on peut voir qu’à la suite des titres, entre parenthèses, apparaît le ou les noms des compositeurs, or sur les titres de K.F.D., seul le nom de Blackie apparaît, exit Chris. A moins que les titres aient été réarrangés par Blackie, uniquement peut-être, ce dernier considère qu’ils lui appartiennent dorénavant. Quoiqu’il en soit, ce milieu reste un terrain de chasse pour prédateurs avertis, quelque soit le niveau auquel on se situe, on partage un temps les compos, les emmerdes, mais jamais le succès, et encore moins le pognon.



12 Commentaires

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samolice - 15 Fevrier 2020:

Ah d'accord, merci pour l'info. Ca fait des bonus intéressants pour une fois au moins. Maintenant, je ne pige pas pourquoi le groupe ne propose pas ce live de 84 en cd "intégral" plutôt que 5 titres bonus sur une fin d'album. Et si tu me dis que les 5 morceaux restant sont parus sur une autre réédition, je trouve ça encore plus con :-)

Ils sont pas énormes ces titres live sérieux. Voilà LE live de Wasp à mes oreilles!!!!!

PhuckingPhiphi - 15 Fevrier 2020:

À ma connaissance, ce sont hélas les seuls titres qui ont été réédités sur les éditions remasterisées, "W.A.S.P." et "Inside the Electric Circus" ne proposant que des faces B en guise de bonus.

Par contre, si tu as le DVD, il doit y avoir moyen d'en ripper la piste audio, non (même si le mix ne sera probablement pas génial) ?

[Edit : je viens de vérifier sur Ebay et on trouve plusieurs CD, évidemment pirates et non officiels, qui proposent ce concert… Il est évident qu'il s'agit de la piste extraite de la vidéo, donc il ne faut pas s'attendre à des miracles, surtout s'ils sont partis de la VHS… Sinon, toutes les versions DVD semblent être des bootlegs, mais si ça t'intéresse, une version Video Disc japonaise existe également, disponible pour la bagatelle de 499.00$, haha ! ;) ]

samolice - 15 Fevrier 2020:

No problem, je l'ai récupéré en format mp3 de bonne qualité il y a fort longtemps. Juste que je regrette de ne pas l'avoir dans une version officielle. Et que je ne pige pas ce qu'ils foutent bordel !!!!! smiley

PhuckingPhiphi - 15 Fevrier 2020:

Depuis le temps, il est fort possible que les droits se soient éparpillés dans la nature et qu'il soit désormais impossible de le rééditer (de manière officielle du moins).

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