16.6

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17/20
Nom du groupe Primal Fear
Nom de l'album 16.6
Type Album
Date de parution 22 Mai 2009
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album133

Tracklist

Bonustracks
1.
 Before the Devil Knows You're Dead
 00:49
2.
 Riding the Eagle
 04:59
3.
 Six Times Dead (16.6)
 04:00
4.
 Black Rain
 06:07
5.
 Under the Radar
 05:26
6.
 5.0 / Torn
 07:14
7.
 Soar
 04:17
8.
 Killbound
 04:13
9.
 No Smoke Without Fire
 04:52
10.
 Night After Night
 05:01
11.
 Smith & Wesson
 04:46
12.
 The Exorcist
 04:47
13.
 Hands of Time
 04:22

Bonus
14.
 Cry Havoc
 04:00
15.
 Scream
 04:38
16.
 Six Times Dead (16.6) (Video)
 05:33

Durée totale : 01:15:04


Chronique @ dark_omens

08 Août 2014

Un peu moins convenu qu'à l'accoutumé...

Le classicisme à l’allemande est un engagement artistique, une réalité culturelle ancré dans l’éducation même de ce peuple. Ainsi des valeurs telles que la rigueur, la constance et l’ordre sont des notions exsudant de la plupart des oeuvres imaginées par les artistes de ces terres et exception faites de quelques géniaux contestataires qui surent admirablement se révolter contre cet ordre établis, peu se seront véritablement émancipés de cette éducation. C'est si vrai que, par exemple, rien ne ressemblera davantage à un groupe de Heavy Metal allemand qu’un autre groupe de Heavy Metal allemand. Cet adage, dès cet instant gravé dans le marbre, ceux qui attendent une quelconque révolution fomentée par Primal Fear pourront tranquillement passer leur chemin. Car s’il est vrai que rien ne ressemble plus à une formation de Heavy teuton qu’une autre de Heavy teuton, ça l’est encore plus pour un Primal Fear dont chaque nouvel album ressemble à s’y méprendre à son prédécesseur. Mais alors, quel incroyable miracle fait de cette entité empêtrée dans un conformisme étriqué, une créature qui continue à être digne d’intérêt ?

Tout d’abord on ne peut parler de Primal Fear sans parler de ce son. Un son clair, précis, puissant. Un son agressif ou chacun des instruments vient trouver sa juste place pour donner le meilleur. Un son travaillé par un maître d’œuvre au professionnalisme exemplaire, Matt Sinner. Ensuite il faut évoquer la qualité évidente de ces musiciens. Si chacun d’entre eux est véritablement un orfèvre en la matière, c’est incontestablement le talent immense et le travail démesuré de Ralf Scheepers qui sublime le propos de ce groupe. L’homme est considéré, dans son genre, comme l’un des chanteurs les plus doués de sa génération. Il n’est, d’ailleurs, pas rare de le voir comparé aux meilleurs, à ceux qui trônent au panthéon des voix les plus fameuses. Pour être tout à fait juste, il est vrai, aussi, qu’indubitablement, certaines de ces intonations, cette puissance dans les aigus, cette tenue des notes, peuvent rendre la critique suspicieuse et facile, dénonçant en lui cette pâle imitation du grand Rob Halford qu’elle voudrait y voir. Pourtant, même si les similitudes sont évidentes, il faut y voir une parenté, bien plus qu’un plagiat. Il faut y voir l’héritage adroit de ses pères illustres bien plus qu’un hommage froids. Il le faut, car l’homme a le talent insolent de ceux qui sont suffisamment émérite pour être aussi, et surtout, eux-mêmes. La réussite de Primal Fear tient donc, essentiellement, en deux noms : Matt Sinner et Ralf Sheepers.

Et avec ce nouvel album, 16.6 Before The Devil Knows You’re Dead, rien ne viendra entacher la glorieuse réputation que ces hommes se sont solidement forgés au fil des années passées. Rien ne viendra démentir les certitudes les plus profondes des détracteurs les plus farouches de ce groupe. Mais rien, ou si peu, ne viendra salir le plaisir des adeptes les plus dévoués de nos chers allemands. Construit comme un condensé incisif de Heavy Speed Metal, ce disque offre les plaisirs sans fioritures fort de ses titres les plus traditionnelles (Under The Radar, Killbound, No Smoke Without Fire, The Exorcist).

Pourtant si fondamentalement l'art de Primal Fear n’aura pas véritablement changé depuis Jaws of Death, et alors qu'en ces temps reculés les esprits les plus polémiques se demandaient déjà de quelle manière le groupe pourrait se renouveler et offrir des sensations assez attachantes pour ne pas tomber dans un oubli pas nécessairement mérité, Matt Sinner et les siens auront su, à l’aide de touches suffisamment subtiles et suffisamment variées, continuer à proposer des albums séduisants. Ici elle prennent la forme de quelques riffs plus agressifs, presque Thrashy, parsemés de manière parcimonieuse et intelligente dans le Heavy coutumier de Primal Fear ( Riding The Eagle) ou encore de quelques ambiances aux sonorités orientales pour un mid-tempo dépaysant délectables (Black Rain). Ou plus étonnants encore, celle de mélodies atypiques pour un titre d’inspiration plus moderne aux riffs et aux refrains Neo scandés (Soar).

Autant de titres attachants que seule la ballade aux allures Pop Rock, tendances Hard, qui clôt l’album, vient gacher (Hands of Time). On ne pourra que se réjouir de la voir enfuit dans les profondeurs de ce disque.

Tourmenté face à ce dilemme profond, ce souci d’équilibre, quant au choix entre son visage le plus ordinairement Heavy et son visage le plus ouvertement tourné vers un propos légèrement plus moderne, Primal Fear aura su, une fois encore, avec ce 16.6 Before The Devil Knows You’re Dead, s’imposer comme un acteur incontournable de la scène allemande.

5 Commentaires

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LeLoupArctique - 08 Août 2014: Merci pour la chro darko, c'est un album que j'apprécie moi aussi pour les mêmes raisons que toi. J'ai beaucoup vu de chroniques négatives pour ce disque, donc ça me fait plaisir que tu le défende.
Hellsinner - 08 Août 2014: J'apprécie moi aussi que tu défendes cet album, parce que j'ai vu trop de critiques le descendre. En effet, j'adore cet album, c'est avec lui que j'ai découvert Primal Fear (je crois d'ailleurs que c'est le seul que je possède d'eux, si tu en as un ou deux à me conseiller, je suis preneur ^^), et je le trouve relativement varié. Globalement, je partage ton point de vue, et étant très fan du titre éponyme, de "No Smoke Without Fire" mais surtout de "Soar", ça me fait plaisir de le voir cité ici. Merci pour ta chro !
Hellsinner - 09 Août 2014: @Cosmicfusion65 : Ok, je vais me pencher sur ceux-là, merci beaucoup :)
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Commentaire @ Deloth

04 Mars 2010
Deux ans après un "New Religion" agressif, les 5 musiciens de Primal Fear reviennent avec un "16.6" de toute beauté. Enfin, c'est la première pensée que j'ai eue en voyant la magnifique pochette de cette galette, le grand corbeau noir sur fond bleu avec la colonne enflammée étant du plus bel effet.

Mais parlons de la musique : tout commence avec cette intro en soi très classique, un côté religieux, des chœurs solennels, assez sombre. Puis débarque "Riding The Eagle" avec un excellent riff, la voix de Ralf est là, aucun problème, il nous dévoilera tout son talent pendant cet album, sans pour autant faire sa meilleure performance ("Sigh No More" de Gamma Ray). Il manque tout de même quelques cris comme au début de la chanson "Angel In Black" de l'album "Nuclear Fire", les titres tels que "Under The Radar", "Night After Night" seront du même acabit que cette seconde chanson, avec des refrains qui vous rentrent dans le crâne pour un bon moment, tout comme la mélodie d'introduction de chacun des titres.

La chanson éponyme de l'album, quant à elle, brillera d'un refrain ingénieux, les « six » chantés un peu partout donnent un rendu très agréable. La chanson "Black Rain", avec son thème arabisant, nous montre un Ralf avec beaucoup d'émotions, les arpèges de guitares du premier couplet nous mèneront jusqu'au magnifique refrain. "5.0/Torn" sera semblable à cette dernière (le refrain et la structure) mais la très bonne intro à la guitare vaut le détour.

Le morceau "Soar" est sans concession, rapide, agressif, doté d'un excellent refrain, la toute petite intro et le passage vers 1 minute 40 peuvent laisser perplexe au premier abord mais, finalement, ils se révèlent être aussi efficaces que le reste de la chanson.

Les titres comme "Killbound", "The Exorcist", "Smith & Wesson" sont de bonnes chansons, sans pour autant être transcendantes. J'aurais une préférence pour "Smith & Wesson", pour le riff de guitare sur le refrain qui est très bon.

L'album se finit sur la ballade "Hands Of Time", où je n'ai pas reconnu la voix de Ralf Scheepers tout de suite, mais finalement c'est une bonne ballade, elle termine bien l'album.

"16.6" est un bon album, on retrouve avec plaisir de pures chansons de ce style que ces cinq musiciens maîtrisent parfaitement. Cependant le disque pêche un peu sur le fait que certaines compos sont quand même trop semblables, même si c'est le style du Power qui fait ressortir cela, je pense qu'ils auraient dû mettre un peu plus d'originalité. Bref, elles n'ont pas toutes quelque chose de propre à elles-même, mais Primal Fear, avec ce nouvel opus, nous montre qu'il reste une valeur sûre du Power Metal allemand.

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