Code Red

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17/20
Nom du groupe Primal Fear
Nom de l'album Code Red
Type Album
Date de parution 01 Septembre 2023
Enregistré à Hansen Studio
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album35

Tracklist

1.
 Another Hero
 04:59
2.
 The Flood
 04:49
3.
 Deep in the Night
 05:47
4.
 Cancel Culture
 06:48
5.
 Play a Song
 04:15
6.
 The World Is on Fire
 05:01
7.
 Their Gods Have Failed
 07:23
8.
 Steelmelter
 04:46
9.
 Raged by Pain
 03:22
10.
 Forever
 05:12
11.
 Fearless
 05:29

Durée totale : 57:51

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Primal Fear


Chronique @ dark_omens

06 Septembre 2023

Alarmant...

Il y a plus ou moins deux décennies et demi, lorsque les premières mesures de guitares de l’époustouflant Chainbreaker, premier vrai morceau du premier album éponyme des allemands de Primal Fear, nous transpercent, la déflagration est telle que d’aucuns songent qu’ils sont peut-être en train d’assister aux prémices d’un potentiel renouveau de ce Heavy Metal/Heavy Speed Metal allemand si sclérosée par son traditionalisme habituel. Et ce sentiment n’est pas illusoire ou fugace tant le reste de ce premier méfait de Ralf Scheeppers et de ses comparses est brillantissime dans cette osmose à la fois germanique et britannique (Accept, Judas Priest…). Dans ce mélange à la fois inventif et construit sur des assises connues et solides.

Le temps a passé depuis cette première explosion.

Le temps a passé et sans trahir nullement un secret éventé depuis bien longtemps déjà, même si le parcours et les albums de ces cinq là n’ont rien de honteux, aucun des suivants ne fera preuve de la même maestria. Et sans non plus trahir nullement un autre secret, et en gardant tout de même un minimum de partialité de rigueur, difficile d’imaginer que ce Code Red, le 13ième du quintet, en soit capable.

D’ailleurs chacun pensera bien ce qu’il voudra d’Another Hero, premier titre de cette oeuvre, et me concernant j’ai même tendance à penser que c’est un morceau qui, sans particulièrement s’illustrer, reste tout à fait correct, mais difficile de le ranger aux côtés de ceux déjà évoqués ici. Difficile d’y retrouver l’excellence dont nous avait gratifié autrefois les saxons. Il en va de même pour The Flood et Deep in the Night qui sans nous émouvoir vraiment sont agréables à écouter dans une sorte de ronronnement convenu et habituel de ce groupe. Primal Fear faisant du Primal Fear.

Il y a quand même, selon moi, quelque chose d’un peu désarmant d’être aussi peu séduit par le début de ce disque eu égard aux talents de ces musiciens et de ce qu’ils furent capable de nous offrir jadis. On ne peut pas se contenter d’aussi peu. On ne doit pas se contenter d’aussi peu. Ni d’un tel conformisme.

Fort heureusement avec Cancel Culture les choses s’améliorent enfin. Ce titre, pamphlet contre cette nouvelle tendance consistant à mettre au ban certains individus, groupes ou institutions coupables d'actes, de comportements ou de propos jugés inacceptables, nous donne enfin à entendre un Primal Fear abandonnant quelque peu la routine routinière des premiers titres de cet opus. Tantôt vif, tantôt plus posé, il nous convainc enfin. Play a Song profite de cette bonne tenue pour nous séduire aussi. Tout comme The World is on Fire ou Steelmelter. Quant à ce Raged by Pain aux passages agressifs où Ralf délivre une prestation particulièrement réussie, il est tout simplement excellent.

La fin de ce plaidoyer retombe un peu dans l’anecdotique avec une balade intéressante, Forever mais pas vraiment indispensable et un Fearless sans grande envergure.

Arrivé à ce moment de ma réflexion, je me dois d’évoquer ce que j’ai pu lire ça et là sous la plume de certains de mes petits camarades chroniqueurs, amateurs ou non, argumentant sur les prouesses exceptionnels d’un Ralf très en voix, sur les relents et les vibrations de ce disque proche d’un Painkiller de Judas Priest (pour ceux qui ne le savent pas encore) ou sur le côté imparable de ce méfait. Là encore je dois avouer que je suis un peu désarmé. Loin de moi l’idée de m’épancher sur mon désarroi ou de fustiger mes collègues aux avis aussi constamment béats mais je ne saurais que trop leur conseiller de réécouter les albums auxquels ils comparent ce Code Red et, par la même occasion, celui de 1998 de Primal Fear.

Quoi qu’il en soit, au final on ne peut que se réjouir du retour de Mat Sinner après cette grave maladie contre laquelle il a dû se battre. Et ce même si le résultat de ce retour n’est pas vraiment à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre de ces allemands. En définitive, Code Red est donc un album dans lequel Primal Fear aura manqué singulièrement d’audace se contentant de se reposer sur ces acquis. Dommage.

1 Commentaire

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Eternalis - 13 Septembre 2023:

J'ai toujours ce syndrôme d'un disque sur 2 avec Primal Fear. J'avais trouvé Metal Commando plutôt efficace dans son ultra conformisme par sa grande efficacité (alors que Apocalypse était plus orchestré et nuancé mais moins enthousiasmant). Je n'ai pas retenu grand chose des écoutes de ce Code Red, à part Cancel Culture comme tu dis, The World is on Fire également. 

Contrairement à toi, ma période de référence reste le trio Seven Seals / New Religion / 16.6 où PF avait réussi à s'affranchir de tous ses clichés pour sortir (un peu) des sentiers battus et apportés des ambiances, des orchestrations, des mélodies parfaitement combinés à la puissance du groupe et aux envolées incroyables de Ralf (toujours intouchable, même sur ce nouveau disque. Increvable ce bonhomme). 

Dans l'ensemble d'accord avec toi ... rien qui ne reste vraiment sur ce Code Red. On se revoie pour le prochain ...

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Commentaire @ TDH75

22 Octobre 2023

Primal Fear a du plomb dans l'aile

En 2023 avec une constance et une régularité qui forcent le respect, Primal Fear sort un nouvel album pour la 25ieme année de son activité. Un p*** de quart de siècle donc que les Allemands diffusent leur heavy metal classique, principalement en Europe, marché réputé plus favorable pour ce style de musique que j'affectionne.

La couverture de « Code Red » ne dérogera pas à la traditionnelle ligne graphique du groupe : un aigle, des flammes et l'Apocalypse pas très loin ; on reste ici en terrain bien balisé !

Et pour commencer, lorsque les maîtres forgerons nous expédient un hit dont ils ont le secret, « Another Hero », qui combine leur habituelle puissance avec le côté mélodique plus accrocheur des refrains, on se dit qu'on va en prendre plein les oreilles, avec un nouvel album audacieux et inspiré...

Malheureusement, lorsqu'on ressort de son écoute près d'une heure après, la sanction, comme dirait Denis Brogniart, est "sans appel", et ici pas de totem d'immunité qui tienne : « Code Red », la nouvelle livraison du Primal Fear, déçoit et se montre nettement en deçà des meilleurs standards du « german Metal Commando ».

Bien sûr, il y a quelques éclairs : « Another Hero », qui, comme par hasard, ouvre avec conviction l'album, « Cancel Culture », d'une belle lucidité sociale sur l’abêtissement des masses propagé par les réseaux sociaux, ou bien l'hymne solennel « Their Gods Have Failed » ; bien sûr, Ralf Scheepers n'a rien perdu de sa voix de stentor. Mais sur l'ensemble de l'album, on ne peut pas dire que les Allemands aient forcé leur talent.

Avec ses compositions plates, ses recyclages de vieilles idées (« Steelmelter » franchement !), la ballade pleurnicharde en prime (« Forever »), « Code Red » montre un groupe ayant laissé l'innovation et la prise de risque au vestiaire.

On attend mieux de Primal Fear pour le prochain quart de siècle !

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