Jaws of Death

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Nom du groupe Primal Fear
Nom de l'album Jaws of Death
Type Album
Date de parution Juin 1999
Labels Nuclear Blast
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album158

Tracklist

1. Jaws of Death 00:23
2. Final Embrace 05:08
3. Save a Prayer 03:36
4. Church of Blood 05:14
5. Into the Future 04:05
6. Under Your Spell 05:34
7. Play to Kill 04:01
8. Nation in Fear 05:24
9. When the Night Comes 05:15
10. Fight to Survive 06:00
11. Hatred in My Soul 04:55
Bonustrack (Limited Digibook Edition)
12. Kill the King (Rainbow Cover) 04:32
Bonustrack (Japanese Release)
12. Horrorscope
Total playing time 54:07

Chronique @ AlonewithL

17 Mai 2010

Jaws of Death pourrait bien vous faire chopper un violent torticolis

"Primal Fear" a hérité du heavy metal, la force et la légitimité; du power metal, l'inventivité mélodique et la jeunesse; du speed metal, la vitesse et la fougue. L'oiseau de métal qui était, avant peu, jeune poussin, déploie ses ailes et s'envole vers de lointains sommets, là où résident les dieux du metal.

L'album "Jaws of Death" fait sa sortie en 1999, un an après le premier album "Primal Fear". Mais avec ce deuxième album, le groupe a voulu taper un grand coup, révélant une incontestable et brusque montée en puissance. La formation a principalement misée sur l'impulsion vocale de Ralf Scheepers et sur la causticité mélodique des guitares transformées en véritables bêtes de course. L'album marque l'arrivée d'un nouveau membre dans l'équipe, le guitariste Stefan Leibing, ajoutant une arme de précision en plus dans la force de frappe de "Primal Fear". Je tiens donc à prévenir les headbangers à l'écoute de cet album. "Jaws of Death" pourrait bien vous faire chopper un violent torticolis.

Après une introduction palpitante causée par le bruit des sirènes de couvre-feu, "Final Embrace" arrive tel un coup de massue sous les salves destructrices des guitares. C'est un vrai combat à mort dans lequel se livre "Primal Fear". Ralf Scheepers en est le plus imposant belligérant. Ralf est incisif et prouve par la même occasion et par cet album qu'il est un leader charismatique en devenir. Son avenir est pour ainsi dire tout dessiné. "Final Embrace" est musicalement explosif. La rythmique des guitares progresse au même tempo que celui de notre rythme cardiaque, à toute allure. C'est un son renversant, d'une grande fermeté technique. Peut-être l'un des meilleurs produits réalisés par le groupe, qui en comptera pourtant bien d'autres.

Une musique musclée caractérise la majorité des titres de l'album. Les guitares et la batterie jouent des riffs disciplinés et mélodiques, avec frénésie et une grande rapidité dans l'éxécution. Repoussant à chaque mesure le tensiomètre à son plus haut degré. C'est ce que l'on peut entendre sur "Church of Blood", "Into The Future" ou "Play to Kill". Les guitares ralentissent parfois leur puissance sur certains titres et préfèrent développer un son plus heavy metal comme sur "Save a Prayer". C'est le cas aussi sur "Nation in Fear", mais elles marquent davantage de pauses avec un jeu par à coup.

Il ne faut oublier la voix colérique de Ralf Scheepers qui n'en est pas en reste. Elle contribue largement à attiser le feu de cet album. Ce chant pourrait être qualifié de fébrile, d'enfiévré. Néanmoins celui-ci a des similitudes avec celle d'un Rob Halford énergique comme l'on a connu dans la fin des années 80, notamment lorsque la voix est poussée à l'extrême. Elle devient stridente et nerveuse.

L'excellent "Under your Spell" fait quelque peu mentir ces affirmations. Ce titre est bien particulier sur l'ensemble de l'album. "Primal Fear" entame ici sur une partie symphonique aux claviers pour revenir à un heavy metal lent et prudent, face à un chant emporté et à la fois apaisé. Le ton y est solennel. On se rapproche alors d'une ballade, mais le son n'en est pas moins percutant.

Un défaut peut être cependant soulevé dans cet album, et plus particulièrement chez "Primal Fear" en général. C'est l'aspect un peu trop souvent répétitif de certaines mélodies et de certains riffs. Comme semblerait l'illustrer, le pourtant bien solide, "Hatred in my Soul". Ce caractère répétitif ne se retrouve pas uniquement sur les instruments. Le chant peut aussi être visé concernant le titre "When The Night Comes". Mais d'un point de vue général, ce défaut reste mineur à côté de la qualité et l'intensité de la production de "Primal Fear".

Le groupe nous comble même, avec une reprise d'un titre désormais célèbre de "Rainbow", issu de l'album mythique "Long Live Rock n' Roll", et qui est ici magistralement interprété à la sauce piquante de "Primal Fear". Faites attention, c'est très relevé. "Kill The King" sur l'album "Jaws of Death" sans les claviers, mais avec l'impulsion renforcée des guitares électriques, est presque meilleur encore que le titre original. La résonance des guitares et de la voix pourraient bien effondrer les somptueux palais que les dictateurs du monde se sont bâtis sur le dos des peuples.

L'aigle mécanique "Primal Fear" nous broie avec ses serres et nous emporte bien haut vers les cimes des montagnes. Aucun moyen de s'échapper de ses griffes et à cet album. Ce serait tout simplement du suicide.

16/20

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