Unbreakable

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16/20
Nom du groupe Primal Fear
Nom de l'album Unbreakable
Type Album
Date de parution 20 Janvier 2012
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album102

Tracklist

1.
 Unbreakable (Part 1)
 01:37
2.
 Strike
 04:39
3.
 Give 'Em Hell
 03:05
4.
 Bad Guys Wear Black
 03:31
5.
 And There Was Silence
 05:13
6.
 Metal Nation
 05:11
7.
 Where Angels Die
 08:09
8.
 Unbreakable (Part 2)
 06:05
9.
 Marching Again
 05:41
10.
 Born Again
 04:48
11.
 Blaze of Glory
 03:56
12.
 Conviction
 03:49

Bonus
13.
 Night of the Jumps
 03:55
14.
 Bad Guys Wear Black (Videoclip)
 
15.
 Night of the Jumps
 03:55
16.
 Born Again (Acoustic Version)
 04:48

Durée totale : 01:08:22

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Primal Fear


Chronique @ AlonewithL

20 Janvier 2012

Juste un petit pas en arrière, un petit pas en avant.

Que nous ramène donc « Primal Fear » en ce début d‘année 2012? Du neuf, alors que l’on aurait très bien cru la formation dispersée entre le projet solo de Sheepers et le combo « Sinner » qui lui enchaîne les productions. Mais nos aigles teutons sont infatigables. Ce qu’on aurait pris pour une pause, n’en sera pas vraiment une. Effectivement nous aurons droit à un nouvel album, tant attendu après un critiquable « 16.6 » qui semblait trahir les limites de la phase plus expérimentale et mélodieuse du groupe, depuis l’album « Seven Seals » en gros. Un changement était nécessaire et serait déjà profilé en toute évidence, puisqu‘il a été évoqué l‘hypothèse d‘un retour aux sources. Peut-on voir là une soudaine prise de conscience de cet essoufflement, qui se faisait déjà d’ailleurs sentir sur « New Religion »? Réflexion imbécile! C’est tout bonnement impossible et diffamatoire. La bande de Ralph Scheepers et Matt Sinner est l’incarnation même de la perfection. Le groupe aura toutefois pris son souffle et pris en compte quelques remarques, pour désirer ainsi revenir sur ses pas. Ce changement aura donc lieu. Cette fois-ci, ils seront incassables et le public finira bouche bée, promis, craché. Promettez et crachez pas trop vite tout de même. Quand on vient à écouter « Primal Fear » désormais, il faut avaler un peu de sa salive. Même, en s’imaginant un retour aux fastueux et glorieux débuts, on ne peut retenir un peu d’incertitude et d’appréhension à ce qui vient de nous être annoncé. Ce neuvième album a beau s’appeler « Unbreakable », il figurera avec quelques fissures à colmater. Pas friable pour autant. Retour en arrière ou avancée? Juste un petit pas en arrière, un petit pas en avant.

Qu’est-ce que ça va être? L’introduction «  Unbreakable (Part 1) » est là pour contenir nos attentes et notre empressement. Elle use pour cela d’une symphonie froide et martiale. On s’imagine alors un aigle imposant, ses ailes nous cachant la lumière du soleil et les serres toutes déployées. Première grosse frappe, « Strike » nous délivre un heavy metal bien massif comme « Primal Fear » savait le pratiquer avant sa période mélodique de « Seven Seals » à « 16.6 ». C’est-à-dire un chant puissant qui se fait violence, des riffs particulièrement tranchants, bruts, bien que l’on aurait quelques enchaînements power bien sentis de la part de la paire Beyrodt/Karlsson en seconde partie de titre. Du coup on se rapprocherait ici davantage d’un « Black Sun » à titre de comparaison. C’est le même moteur heavy metal qui tourne pour « Give Em Hell », et encore une fois les guitares sont décidées à agrémenter la seconde partie de piste avec une petite course. Pas de prise de tête pour nos allemands. La simplicité se révèle parfois efficace, ce que démontre très bien ce morceau du reste. On a ici notre dose de bonnes vibrations et on retrouve du coup les mêmes sensations que pour les opus sortis entre 2001 et 2004. « Primal Fear » perdure ce rapprochement avec « Blaze of Glory ». La saveur n’est pas identique toutefois. Le chant manquerait de sa fougue habituelle, se contentant de suivre un mouvement continu, sans trop d ‘écarts.

On perdrait un peu de vue le heavy metal de « Primal Fear » sur « Conviction ». Cela sonne déjà un peu plus britannique. Assez confondant avec « Judas Priest ». Ce qui gênerait, n’est plus du tout le chant de Scheepers, irréprochable cette fois, mais plutôt le jeu du duo de guitares. En fait, une certaine confusion régnerait dans leurs riffs. On aurait trop l’impression qu’elles s’empiètent l’une à l’autre. « Unbreakable (Part 2) » use aussi de la fermeté dans le riffing, mais le chant de Scheepers nous paraitrait étrangement plus enjoué. Ce ton réjouit réussira à son refrain entêtant. Nous nous situons plus vraiment dans le retour aux sources dans ce cas précis, ni pour « Marching Again », qui remonterait aux sources de « Gamma Ray », ancienne formation de Ralf. On reconnaît ce dévalement typique, ce style beaucoup plus enjoué au « Primal Fear » habituel. Curieux d’y croiser un chant pris de démence juste après le milieu de piste. L’autre surprise viendrait d‘« And there Was Silence », au rythme sur-vitaminé, clairement inspiré d’« Helloween ». Petite exception pour le chant toutefois, qui ne se plierait au jeu qu’aux couplets. Et comme une surprise en cache parfois une autre, il faudra signaler l’ovni « Metal Nation ». Du hard rock moderne, rudement manié. Très accrocheur, aux formes raffermies.

Un retour en arrière, des emprunts à d’autres formations, et une certaine continuation des précédents volumes. Quand je parle des précédents volumes, c’est ceux qui ont vu le power mélodique post-« Devil’s Ground » de « Primal Fear ». Cette petite persévérance se verrait tout d’abord sur le titre à mid-tempo « Bad Guys Wear Black », ayant fait l’objet d’un clip. Débutant tambours battants, on pouvait s’attendre à quelque chose qui claque véritablement. Mais le chant est ici pour faire retomber la pression. Seul le riffing des guitares apporterait quelque chose de réellement consistant, le reste n’est que simplicité. Le marquage mélodique se révèlerait plus évident pour les deux titres ballades, « Where Angels Die » et « Born Again ». Tous deux bénéficieront d’un fond sonore élaboré par les claviers, une touche acoustique au niveau des entames, et un chant désargenté, froid, mais brûlant de mille feux.

Alors retour aux sources? Oui, dans le sens où on reviendrait à une musique et à des textes simples, à une perte en mélodicité au profit d’un jeu plus sec et plus tranchant. Il faudra cependant relativiser cette affirmation, dans le sens où il y aurait encore une résistance de la phase mélodique de « Primal Fear » sur certaines pistes, et que d’autres vaquent dans des environnements que le groupe n’avait pas encore exploré jusqu’à présent. « Unbreakable » n’est pas le disque si redoutable que l’on escomptait. Pas de véritable hit, quelques bons titres. Il saura néanmoins satisfaire les fans et sera sans doute moins contesté que « 16.6 ». Le groupe emprunte un chemin tranquille et balisé.

14/20

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AlonewithL - 21 Janvier 2012: Ma foi, je l'ai trouvé plus simple et sans trop de fioriture. Après il est vrai que cela manque de punch. Ce n'est pas un album extraordinaire. Sur le plan technique et qualité sonore, il n'y a pas trop de reproches à faire. Du moins, il est meilleur à mon sens que l'irritant 16.6.
BloodCorpse - 21 Janvier 2012: J'ai trouvé l'album assez bon dans l'ensemble,de bonnes mélodies,un Ralf Scheepers qui s'impliquent a fond dans son groupe,un des points fort a mon sens.
Walhall - 08 Décembre 2012: Des problèmes de construction de phrase rendent ta chronique très difficile à lire, Alone ! Passer du conditionnel, au présent, au futur simple (etc.) sans transition aucune, on ne peut pas dire que ce soit fait dans les règles de l'art.
Dommage, car le fond du texte est exact selon moi.
AlonewithL - 08 Décembre 2012: Je mets au conditonnel quand ça s'y prête et au futur quand ce sont des éléments que l'auditeur découvrira en même temps que l'album.
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Chronique @ TheGuitarRipper

21 Janvier 2012

Primal Fear commence à sérieusement tourner en rond ...

Le moins que l'on puisse dire, c'est que le dernier album de Primal Fear, l'inégal "16.6", avait reçu un accueil plutôt mitigé à sa sortie en 2009! Pour cause, l'album manquait cruellement de cohérence et se retrouvait en quelque sorte le cul entre deux chaises, hésitant timidement entre un Heavy Metal "bodybuildé" sous influences Thrash Metal et un Power Mélodique qui a commencé à faire son apparition dans la discographie du groupe sur le plutôt bon "Seven Seals" en 2005.

Les plus tout jeunes allemands de Primal Fear que l'on ne présente désormais plus reviennent donc en cette (belle?) année 2012 avec un nouvel album intitulé "Unbreakable" que beaucoup de fans attendaient comme un retour vers les sonorités Heavy Metal plus couillues des débuts du groupe... Alors retour aux sources ou pas ?

"Unbreakable" s'ouvre tout en douceur sur une courte piste instrumentale éponyme assez plaisante, bien que totalement dispensable, qui permet néanmoins de son plonger assez rapidement dans l'univers de ce nouvel opus. Ce n'est en effet qu'avec le morceau suivant, "Strike" ouvrant les hostilités avec un riff d'introduction ressemblant à s'y méprendre à celui de "Chainbreaker" pour les plus connaisseurs, que l'on rentre vraiment dans le vif du sujet. Les fans les plus puristes pourront alors se réjouir car ce morceau aurait à la limite pu figurer dans les premiers albums du groupe sans trop faire tâche, ainsi que le plutôt bon "Conviction", faisant d'ailleurs fortement penser à du Judas Priest, qui endosse lui le rôle de clôturer l'album. Dans un registre assez similaire, on citera aussi les assez bons "Give Em Hell" et "Bad Guys Wear Black", dotés tous deux d'un refrain extrêmement catchy qui s'installera dans votre tête et y restera pendant un moment, puis le un peu moins bon "Blaze Of Glory", peut être un peu trop linéaire, que l'on oubliera finalement assez rapidement. Pourtant, bien que le style de ces morceaux se rapproche effectivement du son des débuts du groupe, le rendu est tout de même moins percutant et encore plus accessible (même trop diront certains) que par le passé, ce qui ne constitue donc pas un total retour aux sources comme beaucoup pouvaient l'attendre.

Le Power Mélodique est d'ailleurs toujours bien présent pour nous le rappeler, et on le retrouvera donc avec plaisir ou non selon les goûts sur des morceaux parmi lesquels on pourra retenir le plutôt bon "Unbreakable part 2" avec son chorus assez caractéristique du style, un "Metal Nation" plaisant dans l'ensemble, avec son chorus faisant d'ailleurs fortement penser à du Edguy, et le très beau "Where Angels Die" qui dépasse la barre des 8 minutes, ce qui n'est pas chose courante chez Primal Fear. On pourra enfin noter que le groupe nous a proposé un savoureux mélange des styles que l'on peut rencontrer dans l'opus sur les réussis "And There Was Silence" et "Marching Again"(incorporant d'ailleurs un assez bon break épique) que l'on classera tous deux parmis les meilleurs titres de l'album, réussissant à marier à merveille riffs Thrashy entraînants et mélodies typiquement Power Mélodique. On retrouve donc en gros sur cet album un peu de tous les éléments qui ont fait la réussite du groupe, comme avait pourtant aussi essayé de le faire "16.6", cependant, "Unbreakable" se révèle être bien plus convaincant et réussit cette fois à garder une certaine homogénéité tout en faisant disparaître la désagréable impression de maladresse qui pouvait auparavant régner sur son aîné.

Côté production on ne sera pas déçus mais pas vraiment surpris non plus. Les guitares sont bien mises en avant et disposent d'une distortion incisive mais très propre en même temps qui colle à merveille avec le(s) style(s) du groupe, au niveau de la batterie on sera heureux de constater que Primal Fear n'a pas garder le même son de caisse claire que dans son dernier album en date "16.6", qui était un peu trop sec et trop mis en avant à mon goût. On regrettera cependant juste que la basse ait elle été un peu mise en retrait dans le mixage et ne ressorte réellement que quand les guitares se taisent, comme par exemple sur les couplet de "Where Angels Die" et de "Born Again", un morceau d'ailleurs un peu fade et bien trop classique pour marquer les esprits. Pour finir, Ralf Scheepers reste fidèle à lui même et n'apporte encore une fois pas vraiment de modifications ou de nouveautés dans sa façon de chanter, mais j'aurai plutôt envie de dire que ce n'est cette fois pas un réel défaut en soi, car sa voix est toujours aussi bonne, que ce soit en partant dans des envolées épiques ("Marching Again","And There Was Silence") ou bien en se faisant plus "rauque" pour renforcer le côté Heavy/Thrash de leur musique ("Give Em Hell", "Conviction")...

Donc au final, rien de bien nouveau me direz vous ? Eh bien oui ... et même plus grave, on se doit inévitablement de tirer l'amer constat que Primal Fear commence à sérieusement tourner en rond ce qui risque donc de décevoir les personnes dont les attentes étaient les plus hautes. Cependant, ce "Unbreakable" est loin d'être mauvais et s'avère même au contraire plutôt bon, bien qu'il ne réinvente en rien le Heavy Metal. Le groupe préfère plutôt nous proposer une musique simple, efficace, avec son lot de riffs et de refrains imparables qui suffiront largement à nous faire secouer la tête comme il se doit, ce qui est au final bien là tout ce que j'en en attendais !

Ma vraie note: 13,5/20

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Chronique @ EndiMistery

21 Janvier 2012

Une nouvelle direction musicale ? Non. Un retour aux sources ? Non plus. Juste un nouvel album

Une boîte à musique, une mélodie épique, une introduction alléchante et magnifique. La batterie vient montrer sa puissante douceur. Oubliant le contexte rentre-dedans, ce début d'album, de près de deux minutes, surprend par son ton si épique. Une nouvelle direction musicale ? Non. Un retour aux sources ? Non plus. Juste un nouvel album. L'aigle métallique reprend néanmoins ses plumes d'acier. Primal Fear continue juste son bout de chemin, incassable et indestructible. De cette belle pochette qui rappelle Devil's Ground, l'aigle germanique veut de nouveau montrer son talent. Mais dans quel but ? Rassurer les auditeurs, déçu d'une baisse de régime évidente depuis New Religion ? Satisfaire leurs attentes, effectuer un retour en arrière, à l'époque de l'album éponyme ? Non. Il offre juste à leurs oreilles la musique qu'il fait, en croisant ses plumes pour que les auditeurs y trouvent leur compte. Et chacun y trouvera son compte...

Passé cette introduction d'une rare beauté de la part de Primal Fear, Strike vient réveiller la foule. MagnusKarlsson, en envol depuis 16.6, fait rager sa guitare, rappelant à l'ordre Randy Black, la batteur incontrôlable (rappelez-vous Sign of Fear, le titre ouverture de New Religion.) Le rythme rapide du morceau en fait un morceau classique. Ralf Scheepers vient nous montrer qu'il a encore de la voix, surtout avec ses superbes cris de gorge. Le refrain, fédérateur et d'un classicisme extraordinaire, se montre toutefois efficace. Le tout est rattrapé par un superbe second couplet, un solo dans la pure tradition de Primal Fear, à dire entraînant. Un bon titre, très classique, certes, mais qui rappelle la bonne époque de Primal Fear, celle de ses débuts.

Primal Fear a de très bons hymnes. Des fois rapides, des fois mid-tempo, mais toujours d'une accroche impeccable, dans la bonne lignée du Power Germanique. Le sympathique Metal Nation, dès son introduction calme à la guitare, accompagnée de cuivres discrets, éveille les soupçons. Viens ensuite la rythmique accrocheuse et bon enfant. Ralf Scheepers fait des prouesses vocales impeccables, notamment sur ce refrain très accrocheur qui donne le sourire aux lèvres, tellement qu'il est plein de naïveté. Mais ça n'en est rien. C'est un morceau à l'interlude soliste très travaillée, longue, commençant par la basse de l'ami Sinner et qui montre la batterie et la guitare sous leurs plus beaux jours, jusqu'à finir sur ce refrain irrésistible aux paroles réjouissantes. Le second hymne et sans doute le meilleur morceau de l'album, est Unbreakable Part 2. Son introduction rapide déboule sur un refrain superbe, sans doute grâce au chant chant maîtrisé de l'ami Scheepers. Je vous laisse découvrir les paroles, magnifiques, cachant sans doute un message bien rôdé (rappelons que Unbreakable est un album sur ceux qui ont essayé de détruire le groupe. C'est de là que l'album porte donc son nom, Incassable). Ce morceau accroche à la première écoute et on ne cachera pas notre surprise à le fredonner. Ce morceau est taillé pour lelive, c'est certain. Ce solo de guitare, incroyablement maîtrisé, montre de plus en plus le talent de Karlsson. La reprise du pré-refrain est magistrale et on finira, comme Metal Nation, sur le refrain. Un morceau, il faut le dire, génial.

Unbreakable marquera le coup de grâce avec un morceau épique de plus de huit minutes, le mélancolique Where Angels Die, commençant calmement, suivi d'une mélodie très accrocheuse déboulant sur un refrain inattendu, superbe et d'une tristesse presque touchante, tellement le morceau prend l'auditeur par surprise. Tout est maîtrisé dans ce morceau, de la guitare acoustique à la basse de Mat Sinner. Le passage doux et calme, à la moitié du morceau, est touchant et d'une sensibilité rare, faisait fortement penser à la magnifique ballade Fighting theDarkness sur New Religion. Ce long solo de guitare prend à lui-même l'auditeur, l'encerclant de sentiments. Suivi ce doux passage, on a le droit à une sorte de montée en puissance (rappelant encore Fighting the Darkness) avant de revenir sur la mélodie de début de morceau et de terminer sur le refrain. Incroyable et magnifique !

Malheureusement, à part un très bon Marching Again et son refrain rappelant dans l'âme Formula One, les autres morceaux se bousculent et se perdent. Le poussif Convition ne pourra voir venir les éloges, avec son refrain ridicule et sans panache. La ballade Born Again, jolie, mais trahissant un manque d'inspiration évident, pourra nous toucher, mais pas autant que Where Angels Die. La fin d'album manque cruellement de rythme, trouvant juste comme moyen de gâcher un début d'album pourtant si fort. Et même si la production est vraiment impeccable, ce sentiment de fatigue se sent sur la fin d'album. C'est quelque peu dommage, car Unbreakable, malgré qu'il pêche ses atouts dans des morceaux très classiques, reste un très bon retour de l'Aigle Métallique.

14/20

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Chronique @ dark_omens

16 Janvier 2014

A la fois sans surprise et bien trop mélodique...

Primal Fear n'est que le formidable écrin dont le but premier consiste à sublimer les talents de ses deux plus beaux joyaux, Matt Sinner et Ralf Scheepers. Une fois ce constat établis, et une fois que nous auront convenus que ce groupe n'aura jamais véritablement eu comme ambition de révolutionner le Heavy Metal, Speed Mélodique, traditionnel symptomatiquement germain, un genre qu'il affectionne tout particulièrement, il sera alors facile de conclure que son nouvel effort Unbreakable, n'est, une fois encore, que l'expression d'un traditionalisme qu'ils seront toutefois parvenu à suffisamment transcender par le passé pour en extraire cette personnalité éminemment attachante qui est la leur. Leur permettant ainsi, aussi, de se détacher de nombres de leurs congénères et de ne pas sombrer dans l'anonymat de cette fange dans laquelle agonisent tant de groupes sans âmes, sans caractères et sans grand intérêt.

Mais ne nous égarons pas démesurément et revenons en à Primal Fear qui, imperturbablement, une fois encore, continue, avec ce plaidoyer, à s'égarer sur ces chemins teutons connus dans lesquels l'originalité, la nouveauté ou des notions aussi conceptuelles pour l'esprit saxon que l'avant-gardisme, sont absentes. Néanmoins, eu égards notamment aux remarquables capacités de ces deux plus illustres représentant déjà évoqués, le groupe fera ici la démonstration de ses valeurs les plus notoires. En effet, ici encore, l'empreinte sonore solide et maîtrisée, sublime indiscutablement ce disque. Et en effet, ici encore, Ralf Scheepers, de sa voix si puissante et si remarquablement singulière, évoluant en une superbe multiplicité dans laquelle, malheureusement, sa plus grande idole Rob Halford ne parvient plus guères aujourd'hui à s'imposer. Mais ces atouts, indissociables de l'identité profonde de Primal Fear, suffisent-ils encore à nous convaincre? Pas nécessairement. Et ce d'autant plus que, de manière assez regrettable, cet Unbreakable est pétrie de certains défauts de compositions assez rédhibitoires.

Il est temps maintenant de les évoquer. Si on retrouve sur cet opus certains morceaux, certes, typiques de l'expression habituelle et académique de ce groupe (mais qui continueront tout de même à ravir les plus férus du genre) tels que les bons Strike et Give Em Hell, l'excellent And There Was Silence ou encore, par exemple, les plaisants Marching Again, Conviction, d'autres titres seront, quant à eux, moins séduisants. Pour détailler plus précisément les raisons expliquant le relatif échec de ces pistes moins probantes, il nous faudra alors parler du travail mélodique que nous propose ici Primal Fear. Et plus particulièrement des refrains peu concluant de certaines chansons. Côtoyant dangereusement les terres d'un Hard Rock énergique inhabituel pour Ralf Scheepers et ses comparses, certains passages de ces chansons moins exaltées, sont déstabilisants pour les fervents adeptes de cette agressivité propre au Heavy avec lequel Primal Fear avait conquis ses fidèles au son d'opus tels que, par exemple, son premier album éponyme. Citons donc, afin d'illustrer cette musicalité excessive, des pistes telles que Bad Guys Wear Black, Metal Nation aux accents étrangement proches des travaux d'Nation ou encore, par exemple, Unbreakable (part 2).

Ajoutons à cela, deux ballades, Where Angels Die et Born Again, qui, si elles ne sont pas insupportables, participent, elles aussi, grandement à une sorte d'apathie ambiante née de la conjugaison de divers sentiments partagés.

L'absence de réelle surprise d'une musique efficace mais conventionnelle d'une part et le manque d'agressivité d'une œuvre étonnamment mélodieuse de l'autre font de cet Unbreakable un ouvrage qui garde une certaine tenue mais qui, finalement, finis par décevoir quelques peu.

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