Metal Commando

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16/20
Nom du groupe Primal Fear
Nom de l'album Metal Commando
Type Album
Date de parution 24 Juillet 2020
Labels Nuclear Blast
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album63

Tracklist

1.
 I Am Alive
 04:34
2.
 Along Came the Devil
 04:21
3.
 Halo
 04:19
4.
 Hear Me Calling
 04:39
5.
 The Lost & the Forgotten
 04:08
6.
 My Name Is Fear
 04:04
7.
 I Will Be Gone
 04:26
8.
 Raise Your Fists
 03:52
9.
 Howl of the Banshee
 04:54
10.
 Afterlife
 04:29
11.
 Infinity
 13:12

Durée totale : 56:58



CD Bonus
1.
 Rising Fear
 01:39
2.
 Leave Me Alone
 04:03
3.
 Second to None
 04:11
4.
 Crucify Me
 04:06

Durée totale : 13:59

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Primal Fear


Chronique @ Eternalis

30 Août 2020

"Metal Commando" tranche avec "Apocalypse" par son feeling plus hard, plus brut, plus dépouillé

Primal Fear, c’est une affaire allemande huilée depuis plus de vingt ans avec un aspect métronomique proche de l’obsession. Tous les deux ans (parfois une seule année, rarement trois), un nouvel album, une nouvelle tournée, de nouveaux titres mais un style inchangé par le temps et les évolutions de personnels. Les membres (Matt Sinner et Magnus Karlsson notamment) empilent les projets parallèles, invitant tous le gratin du power metal européen à chaque fois mais rien ne semble détourner Primal Fear de sa mission et de son genre transgénérationnel.

Quatorzième album, "Metal Commando", comme son nom l’indique, ne cherche pas à déroger à ses propres règles mais à continuer à faire ce qu’ils savent faire. Cependant, force est d’avouer que, depuis maintenant plusieurs années, la qualité reste parfois en dents de scie et que, si le style reste identique, la fraicheur et la puissance des albums n’est pas toujours impérissable. Pour preuve, l’excellent mais très traditionnel "Rulebreaker" avait été une bouffée d’oxygène après des "Umbreakable" et "Delivering the Black" poussifs. "Apocalypse", sorti il y a deux ans, opérait un retour vers un metal plus power et mélodique, comme "Seven Seals" ou "New Religion" mais, avec le temps, n’est pas resté impérissable, la faute peut-être à un manque de titres vraiment forts et fédérateurs.

"Metal Commando" signe aujourd’hui plusieurs nouveautés en forme de retour aux sources. Déjà, les troupes allemandes reviennent au bercail de Nuclear Blast après plus de dix ans chez Frontiers Records et Sinner a souhaité revenir par la même occasion à une musique plus « pure » de « vrai metal » (dixit le bassiste), comme si les précédents opus n’en étaient pas vraiment (cet homme me laissera toujours rêveur sur sa capacité à parler de sa musique, en comparaison de Ralf Scheepers, resté toujours tellement humble malgré les années et sa voix fabuleuse).
Toujours est-il que "Metal Commando" (et son artwork laissant à désirer, là où celui de l’ep "I Am Alive" était magnifique) tranche avec "Apocalypse" par son feeling plus hard, plus brut, plus dépouillé et avant tout porté par les refrains et la voix toujours aussi imparable de Ralf. Les années passent mais son timbre en acier, trouvant de plus en plus de variations dans les graves, ne bouge pas. L’homme reste titanique lorsqu’il hurle dans les aiguës et il reste l’un des très rares chanteurs de sa génération à continuer à pouvoir chanter l’intégralité de son répertoire passé.

Écouter "Metal Commando", c’est un peu comme déjà connaitre la carte du restaurant mais se dire que la sauce ou les épices seront probablement un peu différentes de la fois précédente. On sait que l’on aime, que l’on va apprécier et on cherche à déceler ce petit quelque chose qui apporte une approche nouvelle de la chose. "I Am Alive", ouverture assez mélodique avec quelques claviers épiques, se radicalise assez vite pour un riff en acier trempé bien connu des teutons (Karlsson / Beyrodt / Naumann, ça rigole pas), un couplet rugueux mais surtout un refrain qui s’élève assez vite, laissant la place au chant afin de ne pas l’asphyxier par un surplus d’éléments. Michael Ehré (Gamma Ray) a rejoint le combo et son jeu de batterie, pur produit germanique, se mêle parfaitement à l’ensemble.
A l’instar de "Rulebreaker", il se dégage un côté hard rock de l’ensemble, sans pour autant sonner parfois daté comme c’est le cas chez Sinner ou les opus de Karlsson en solo (qui compte bien trop souvent sur ses invités pour embellir ses compos). "Along Came the Devil" est porté par les cris de Scheepers qui se fait beaucoup plus grave sur un refrain qui entre facilement en tête, à l’instar d’un "Hear Me Calling", lui aussi basé sur un riff très simple et rock, agrémenté de lead. En revanche, le titre dévoile un Ralf plus intimiste sur les couplets et très mélodique sur le refrain. C’est donc lui qui apporte les variations d’humeurs, de tons et d’émotions, comme si la musique lui servait de support. Cela pourrait être décevant et ennuyeux mais après plusieurs semaines d’écoutes, il faut bien avouer que l’ensemble, bien moins surchargé que son prédécesseur, se veut plus digeste et peut-être plus humble.

Qu’on ne s’y trompe pas, Primal Fear reste une bête parfois rapide et foudroyante et certains titres nous le rappellent aisément. "My Name is Fear" se veut bien plus heavy avec une double pédale martelée, un lead mélodique très Helloweenien mais surtout un riff central en acier trempé qui est taillé pour le live. On pourra aussi compter sur un radical "Afterlife" qui arrive peut-être un peu tard dans la setlist pour sa décharge d’adrénaline. A côté de cela, nous aurons des "Halo" et "Raise your Fists" plus mélodiques. Le premier est le parfait d’exemple d’un Primal Fear façon power avec des couplets rapides et secs puis un refrain empli de mélodie et de luminosité. Le second s’ouvre sur un riff très clean typé 80s et se veut le genre de titre fédérateur pensé pour être chanté et repris par des centaines de personnes.
Et forcément, "Infinity" se charge de finir le travail sur une compo de 13 minutes (la durée du titre épique s’allonge de plus en plus), véritable effort symphonique de groupe. Beaucoup d’arrangements, de moments acoustiques dont on pourrait regretter une progression très académique dans le genre (pas de grosses surprises malgré la durée du titre) mais Ralf y est impressionnant de théâtralité. Lui qui pouvait être raillé par son côté strictement technique (alors qu’il se voulait complètement loufoque aux débuts de Gamma Ray) surprend par l’émotion qui se dégage des couplets et surtout par sa manière de placer les mots, de poser des silences. Rarement il n’a semblé aussi concerné par un texte et cela apporte énormément dans le rendu final de ce long titre. Le refrain est beau et semble une sorte d’apothéose de ce que le groupe a cherché à faire sur "Metal Commando". Le break est un petit modèle et, chose rare, la partie solo d’Alex m’a réellement surprise dans son rendu, notamment le début, apportant une fraicheur bienvenue et démontrant une vraie volonté de se creuser la tête sur un exercice qui, après tant d’années, n’est plus si évident pour se renouveler. Le tout se termine pendant trois minutes façon soundtrack.

Que dire de plus ? Les fans ont déjà écouté l’album à l’heure qu’il est et ont leur avis. Nous pourrons dire que cet opus opère un retour à une musique peut-être plus simple et catchy, se terminant sur le plus long titre de leur carrière.
Rien que nous n’ayons jamais déjà entendu, mais suffisamment de fraicheur et de savoir-faire pour ne pas avoir l’impression (déjà eu en plus chez Primal Fear) d’un réchauffé inconsistant et ennuyant. Une bonne livraison, à consommer sans modération.

5 Commentaires

13 J'aime

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JeanEdernDesecrator - 31 Août 2020:

J'entends parler de Primal Fear et de Ralph Scheepers depuis des lustres, mais j'avais encore jamais écouté. Ça me rappelle le Scorpions le plus lourd des années 80, tout en étant très mélodique. Ralph a une voix surprenante, un peu rocailleuse. Merci pour la chro !

babygreen - 05 Septembre 2020:

Un groupe en pilotage automatique depuis quelques temps et ce "Metal Commando" ne déroge pas à la règle du heavy metal traditionnel. On aime ou on déteste mais je crois que les fans de heavy sont conservateurs faut croire.

Perso, j'aurais apprécié un peu plus d'originalité.

Bark_at_The_Moon - 02 Octobre 2020:

Ralph Scheepers (tout comme Primal Fear) est insubmersible, donc il ne peut être "titanique".

Effectivement, nous sommes en territoire connu avec ce nouvel album, mais c'est bien joué, bien chanté et bien produit, bref la qualité allemande est au rendez-vous.

melpo - 18 Décembre 2020:

Merci pour la chronique plutôt pal mal écrite et digeste (quand les chroniques sont trop longues et trop détaillées je n'arrive pas à les finir).Je ne connais pas encore bien  ce groupe mais la voix me semble un des gros atouts de la formation. 

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