Rulebreaker

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Nom du groupe Primal Fear
Nom de l'album Rulebreaker
Type Album
Date de parution 29 Janvier 2016
Enregistré à Hansen Studio
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album67

Tracklist

1. Angels of Mercy
2. The End Is Near
3. Bullets & Tears
4. Rulebreaker
5. In Metal We Trust
6. We Walk without Fear
7. At War with the World
8. The Devil in Me
9. Constant Heart
10. The Sky Is Burning
11. Raving Mad
Bonustracks (Deluxe Edition)
12. Final Call
13. Don't Say You've Never Been Warned
DVD (Deluxe Edition)
1. The End Is Near (Video)
2. Angels of Mercy (Video)
3. Making of "Rulebreaker"

Chronique @ Eternalis

16 Janvier 2016

Un retour en force pour les fans de metal lourd avec du cuir et des clous. Are you ready for the fight ?

Briser les règles. Des mots qui peuvent prêter à sourire lorsque l’on évoque Primal Fear, plus connu pour son académisme et son aspect scolaire du heavy metal que sa propension à prendre des risques et expérimenter au-delà des sentiers battus. Matt Sinner n’est pourtant jamais avare envers ses productions et aiment clamer à qui veut l’entendre que ses albums ne se ressemblent en aucun point et qu’elles proposent chacune des spécificités bien définies. On se souvient de la sortie du pourtant excellent "Seven Seals" en 2005, où l’audacieux bassiste n’hésitait pas à dire que Judas Priest n’avait probablement jamais proposé, d’un point de vue musical, un disque aussi réussi. Et après un certain passage à vide matérialisé par deux opus plus que moyen ("Umbreakable" et "Delivering the Black"), appeler son album "Rulebreaker" peut sensiblement faire rire puisque la période où Matt et Ralf Scheepers prenaient à plaisir à expérimenter (sur "Seven Seals" et "New Religion") semblent aujourd’hui révolue. Que nous réserve donc ce déjà onzième album ?

Une chose est sure ; il dépasse de la tête et des épaules les productions récentes de Primal Fear. Tout y est plus réussi et il faut avouer que celui qui écrit ces lignes en est le premier surpris puisque nous n’attendions plus grand-chose des allemands créativement parlant. Ralf est dans une forme éblouissante aux vocaux, les riffs sont toujours aussi puissants et lourds que du plomb mais trouvent un regain de vitalité et d’énergie manquant cruellement dernièrement, les refrains restent en tête des heures et des heures et surtout, on ressent un groupe concerné par ce qu’il joue (ce qui n’était pas toujours le cas, particulièrement sur "Umbreakable" où ils semblaient s’emmerder encore plus que nous). Et ça s’enchaine dès "Angels of Mercy".
Une introduction faite de quelques samples bien lourd, un gros riff en béton armé et une envie insatiable de déjà bouger la tête. La production est absolument énorme et déborde de puissance, les guitaristes sont parfaitement en place et Ralf est impérial, malgré des textes toujours aussi risibles (commencer par « Are you awake ? Are ready for the fight ? »…mais c’est aussi le charme). Le refrain est simple mais le vocaliste allemand propulse l’ensemble en usant de toute sa palette, en répétant le nom du titre de manière grave tout en hurlant de façon suraigu derrière. Classique mais diablement plus efficace que sur les derniers opus et probablement plus dur aussi, plus agressif autant dans les soli que les parties de batterie de Francesco Jovino (ex-Udo) qui donnent beaucoup de relief à l’ensemble.
On ne reviendra pas sur l’influence de Judas Priest, évidente mais désormais acceptée.

"The End Is Near" continu avec un riff plus hard mais là encore, le groupe semble plus fort même dans un registre similaire aux derniers albums, avec notamment une fois de plus un refrain énorme qui reste graver dans l’esprit. Simple (« Do you want die ? The End Is Near ») et chanté sur deux fréquences, il risque d’être facilement repris lors des prochains shows du groupe qui vont tout ravager avec les trois guitaristes de la bande (l’épaisseur du son passant aussi par là). Le break est énorme, le solo très bien écrit et presque surprenant et la montée en puissance délicieuse. Arrive ensuite "Bullets & Tears" et une constatation s’impose. Trois morceaux et trois ambiances différentes, trois univers différents…cela n’était probablement pas arrivé depuis le décrié "Seven Seals" (très orchestral et réussi à mon sens mais étant pour beaucoup trop différent du reste de la discographie). Avec ce troisième titre, nous naviguons dans des territoires plus FM mais avec la poigne de fer de Primal Fear et les couilles qui l’accompagnent. Le refrain est très mélodique mais respire une véritable sincérité et une fraicheur qui fait tellement de bien à entendre chez les allemands que j’ai presque envie d’applaudir pour cette plongée dans les années 80 sans le côté niaiseux qui va souvent avec chez eux quand ils vont dans cette direction.

Sans dire que tout l’album est de cet acabit, cela démontre tout de même un travail de composition et d’arrangement, surement plus de temps aussi, que Matt Sinner n’avait pas accompli depuis des années. Impossible de passer sous silence l’immense "We Walk without Fear" de onze minutes, une première pour eux. D’une introduction de boite à musique (Nightwish ?) s’ajoutent de très nombreuses orchestrations et chœurs (dont on regrettera l’aspect synthétique…mais cela reste Primal Fear donc c’est fortement excusable vue la qualité de composition) puis un riff rappelant "Diabolus" dans l’esprit. Les patterns de batterie sont dynamiques, les guitares alternent riffs puissants et mélodie en clean d’une belle sensibilité et surtout Ralf se matérialise en conteur d’un jour, retrouvant toute la grandeur de son époque dorée. Sans jamais trahir l’identité de Primal Fear, ce superbe titre justifie à lui seul l’achat de "Rulebreaker" et démontre que oui, le groupe est encore capable de faire de très belles choses sur le plan musical (puisqu’ils n’ont jamais autant vendu que sur le dernier album).

D’autres morceaux se révèleront plus classiques mais constants dans la qualité, à l’instar d’un "The Devil in Me" évoquant le Gamma Ray récent quand il joue dans une catégorie très mid tempo (sur "Mother Angel" par exemple), un "In Metal We Trust" clichesque à souhait mais passant bien dans le contexte de qualité du disque ou encore le ravageur "Constant Heart" écrasant tout sur son passage (bordel ce riff) et possédant un refrain où Ralf continu de repousser toutes les limites (on se croirait revenu dans les débuts de Gamma Ray !) et apparait plus en forme que jamais, comme si le poids des années n’avait aucune action sur lui.
On pourra à peine regretter un titre-track pas très folichon et brisant justement bien peu de barrières ou une tentative de ballade pas très réussie avec "The Sky is Burning", prouvant que le groupe, malgré toute sa bonne volonté, n’est vraiment pas fait pour ce genre d’exercice.

Dire que "Rulebreaker" est le meilleur album depuis des années ne sera clairement pas usurpé. Il est surement le plus intéressant depuis la doublette "Seven Seals" / "New Religion", et le plus efficace et volontaire depuis "16.6" (qui souffrait d’un manque de rythme évident sur sa deuxième partie, alors que "Rulebreaker" tient bon la barre du début à la fin). Un début d’année en forme de renaissance pour le combo allemand qui revient très en force là où on ne l’attendait pas forcément et pourrait même rallier de nouveaux fans, ou du moins faire revenir ceux qui avaient lachés l’affaire dernièrement. Un retour en force pour les fans de metal lourd avec du cuir et des clous. Are you ready for the fight ?

11 Commentaires

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Ebrithil - 18 Janvier 2016: En même temps si c'est son avis, il le met dans sa chronique. Si tu n'es pas d'accord c'est ton droit (et à la lecture des titres que tu cites, à laquelle j'aurais rajouté Hands of Time, je suis assez de ton avis), mais lui aussi a le sien et le met dans sa chro' :)

J'aime bien cet album, depuis le moyen Unbreakable il y a clairement un mieux chez Primal Fear. Bon, ça n'en fera pas le nouveau Judas Priest, l'heure est passée, mais au moins, c'est du bon...
Eternalis - 18 Janvier 2016: Hell : Pourquoi autant d'agressivité ? Et je ne vois pas en quoi j'impose un avis dictatorial...fin bon.

Sinon, Seven Seals, Diabolus, When Death... et beh pour moi ce ne sont pas vraiment des ballades, pas dans le sens où je l'entends en tout cas (sinon We Walk without Fear sur le nouveau en est une). Les morceaux de Seven Seals sont des mid tempo très orchestrés, When Death...est un gros mid tempo mais pas une ballade à mon sens. Pas comme The Sky is Burning en tout cas.

Après, si on ne voit pas dans le terme ballade la même chose, je peux comprendre le désaccord. Surtout que l'album Seven Seals et notamment son titre track sont surement parmi mes morceaux préférés du groupe ;)
Eaque - 20 Janvier 2016: Fffiou pour commencer la cover n'est pas vraiment très inspiré, on croirait une compil' ! J'espère que la musique est mieux comme tu le dis. Par contre je ne vois pas vraiment l'intérêt d'ironiser sur le titre de l'album en faisant l'analogie sur l'expérimentation musicale. Tout le monde se doute fort bien que ce n'est absolument pas le propos ici mais plutôt du style "briser les règles, la loi, être rebelle " grosso merdo. C'est clair que ce n'est pas d'une finesse profonde mais il ne faut pas non plus dire ce qui n'a pas lieu d'être...
Eaque - 22 Janvier 2016: Eternalis, espèce d'enfoiré !!! Arrête de nous faire croire tout savoir alors qu'il n'en est rien bien au contraire ! ^^ Non je plaisante, par contre bien que ta chro' soit bien rédigé (comme d'hab') je la trouve encore une fois trop longue, fais plus concis la prochaine fois, entendu mec ?! :p
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