S’il y a un groupe réputé pour la régularité dans le temps de ses sorties c’est bien
Cannibal Corpse, depuis leur tout premier album
Eaten Back to Life (1990), les cadavres cannibales ont livrés tous les deux ans une nouvelle offrande. Les américains, désireux de ne pas se faire oublier après le bouclage de
Gore Obsessed, décident de mettre sur le marché un mini album afin de proposer à la fois de la nouveauté et quelques vieilleries qui traînaient dans leur grenier .
En tout cas le produit est fort bien présenté : la pochette de
Worm Infested est vraiment réussie et pile dans la tradition
Cannibal Corpse, c’est à dire « âmes sensibles s’abstenir ».
Metal Blade a pris le soin de mettre les paroles des deux titres inédits à l’intérieur du digipack (et oui, c’est le grand luxe) et c’est appréciable car
Worm Infested est l’un des titres les plus horribles jamais composé par le combo.
Au niveau musical, car c’est quand même ça qui nous intéresse, on trouve deux nouveaux titres dont Systematic
Elimination qui est dans la droite lignée du style
Cannibal Corpse : ça bastonne un max avec un son percutant, rien de nouveau mais c’est efficace. En revanche
Worm Infested est un morceau beaucoup moins classique, démarrant avec une lourdeur d’outre-tombe soutenue par les pulsations de basse énormes d’Alex Webster pour ensuite s’accélérer considérablement, le débit de paroles de Fisher est réellement impressionnant sur le refrain : voici un titre incontestablement construit pour mettre en valeur les capacités de leur terrible chanteur.
Outre ces deux nouveaux titres,
Jack Owen et les siens on ressorti du placard (ou plutôt de la morgue pour coller au concept) The Undead
Will Feast qui date de 1996, tiré de la session de l’album
Vile (et figurant sur le pressage japonais), on en reconnaît d’ailleurs rapidement le son. Un titre sympathique et bien foutu avec des parties « brise-nuques » comme savent les sortir nos gaillards mais un peu trop simpliste et scolaire : on comprend qu’il n’ait pas figuré au final dans la version définitive de ce superbe album qu’est
Vile.
Pour compléter un MCD, il est de coutume d’y mettre quelques reprises et vous allez voir que celui-ci est assez varié dans ce domaine.
D’abord une reprise de Heavy avec
Demon’s
Night de Accept, repris sans fioritures et évidemment sans la voix suraiguë d’Udo
Dirkschneider, une autre de Death (ou Death / Thrash on va pas refaire le débat hein…) avec Confessions de
Possessed, grande influence pour le groupe : Georges Fis(ch)er y prend une étrange mais bonne voix Thrash qu’on ne lui connaissait pas.
Enfin ce mini se termine par un morceau culte de Thrash,
No Remorse de
Metallica, qui figure aussi sur la version limitée de
Gore Obsessed, il faut reconnaître que ce morceau passe plutôt bien dans cette version Death
Metal.
Ce mini est donc parfait pour passer un bon moment, bien sur on pressent un côté marketing « utilisons ces trucs qu’on a sous la main » mais le visuel et l’intérieur sont soignés et le contenu musicale est appréciable, on peut donc considérer que c’est un achat qui s’amorti aisément, cependant je ne suis pas certain que ce produit soit encore en vente désormais mais il reste E-Bay pour ceux qui veulent à tout prix compléter leur collection.
BG
Maintenant veuillez évitez le flood si vous n'avez plus rien à dire sur le contenu de la chronique, l'affaire Heyreyd est résolue depuis longtemps.
Merci.
En tout cas, merci Beergrinder pour ta chronique et je sens que ce Worm Infested sera mien dans pas longtemps.
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