Vempire or Dark Faerytales in Phallustein

Liste des groupes Black Gothique Cradle Of Filth Vempire or Dark Faerytales in Phallustein
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Nom du groupe Cradle Of Filth
Nom de l'album Vempire or Dark Faerytales in Phallustein
Type EP
Date de parution 22 Avril 1996
Style MusicalBlack Gothique
Membres possèdant cet album522

Tracklist

1.
 Ebony Dressed for Sunset
 02:50
2.
 The Forest Whispers My Name (Re-Recorded Version)
 04:41
3.
 Queen of Winter, Throned
 10:27
4.
 Nocturnal Supremacy
 05:54
5.
 She Mourns a Lenghthening Shadow
 03:42
6.
 The Rape and Ruin of Angels (Hosannas in Extremis)
 08:53

Durée totale : 36:27


Chronique @ BEERGRINDER

28 Novembre 2008

Hosannas in extremis

Les anglais de Cradle Of Filth avaient déjà fait grand bruit avec leur première offrande The Principle of Evil Made Flesh, un Black Metal teinté de Death et à l’imagerie vampirique érotico-morbide. L’offensive de leur maison de disque Cacophonous Records est assez impressionnante en ce milieu des années 90 avec des groupes comme Bal Sagoth, Gehenna ou Sigh et en apparence tout semble aller pour le mieux pour nos londoniens dont le premier album s’est bien écoulé, pourtant il y a anguille sous roche (voire baleine sous gravier). En effet Dani Fist (pardon je n’ai pas pu m’empêcher) et sa bande ont reçu des propositions alléchantes de plus gros labels et se sentent tout à coup à l’étroit dans la petite structure Cacophonous Records…

Mais la loi c’est la loi et tel Judge Dreed, « Monsieur Nihil » entend faire respecter son contrat au combo qui doit encore un album au label. Souhaitant régler l’affaire au plus vite, Cradle Of Filth enregistre quasiment dans l’urgence quelques morceaux auxquels ils ajoutent une version différente de The Forest Whispers My Name et le tour est joué ! Voilà pourquoi la durée de cette galette n’est que de 35 minutes, on y trouve juste le nécessaire, le minimum syndical pour pouvoir être vendu comme un full lenght et pas comme un EP.

Qui peut imaginer en écoutant les chef d’œuvres qui parsèment ce disque que celui-ci a vu le jour uniquement pour se débarrasser d’une obligation contractuelle ? Qui pourrait croire que ce Vempire or Dark Faerytales in Phallustein (1996) a été traité par dessus la jambe pour permettre à Nicholas Barker et sa bande d’intégrer plus rapidement les rangs de Music For Nations ? Et pourtant c’est bien le cas, et cette impression d’immédiateté qui aurait pu faire capoter complètement le concept d’une musique plutôt raffinée, renforce au contraire l’impact des titres : la vitesse d’Ebony Dressed For Sunset ou la furieuse entame d’Hosannas in Extremis le prouvent bien.

Comme sur leur premier album, Cradle Of Filth mise sur une imagerie érotique et vampirique, les illustrations gothiques et sanglantes fort réussies attirent irrémédiablement l’œil ; il s’en suivra d’ailleurs un merchandising impressionnant au niveau des T-shirts pour répondre à la demande des jeunes métalleux, parfois davantage subjugués par les dessins de vampires féminins aux formes généreuses que par la musique du groupe…

Cependant à cette époque la rage et l’inspiration ne les ont pas encore quittés et Vempire... est tout sauf un produit fade sous un bel emballage, comme expliqué précédemment chaque titre est un petit bijou et ce second disque est meilleur que The Principle of Evil Made Flesh à tous les niveaux, Cradle of Filth s’est débarrassé de ses dernières influences Death Metal pour peaufiner un style unique et inédit à ce jour. Au niveau du son d’abord, l’ensemble est plus massif, mettant parfaitement en valeur les accélérations redoutables du batteur Nicholas Barker, à l’image des blast-beats impressionnants qui jalonnent Ebony Dressed for Sunset.
Les anglais, non content d’avoir accéléré le rythme, ont également travaillé leur concept, donnant davantage de force à leurs atmosphères, on trouve d’ailleurs sur ce disque le meilleur titre que Cradle Of Filth ait jamais composé, le fameux Queen of Winter, Throned, longue saga à tiroirs où alternent riffs furieux et ambiances « nuit de pleine lune » pendant plus d’une dizaine de minutes, le clavier discret et intelligemment placé de Damien y côtoie des guitares inspirées comme jamais et un Dani qui hurle comme un possédé, déblatérant ses paroles à la vitesse de la lumière sur les accélérations titanesques de Barker. Véritable joyau, ce titre est tout simplement l’un des meilleurs titres de Black Metal de tous les temps : pas mal pour un album bouche-trou…

L’intégration de la soprano Sarah « nutella » Jezebel Diva apporte également une touche lyrique fort appréciable et décuple l’impact des parties plus ambiantes, donnant réellement à l’auditeur l’impression de se trouver entre les murs d’un château des Carpates, entouré de dangereux vampires femelles prêtes à sucer…(votre sang, bande de vicieux !)

La grande force des anglais sur ce second CD est d’allier la spontanéité à leurs atmosphères travaillées, il en résulte un mélange unique qu’on ne peut qualifier de Black Metal symphonique, le clavier ayant finalement un rôle d’appui plutôt qu’un rôle directeur. Malgré sa courte durée, Vempire or Dark Faerytales in Phallustein reste pour beaucoup la réalisation ultime des londoniens et incontestablement la plus intense, bien évidemment le monument Queen of Winter Throned fait pencher considérablement la balance à elle seule mais les autres titres font mieux que tenir la route, Nocturnal Supremacy par exemple, ses riffs accrocheurs et sa partie atmosphérique centrale narrée valent aussi le détour.

Trop vite tombé dans la facilité sur les albums suivants même si Dusk and Her Embrace est encore de grande qualité, Cradle Of Filth montrait avec ce Vempire toute la rage qui l’habitait et la sincérité qui manque cruellement sur certains albums qui suivent. Quoi qu’on en dise à cette époque ils ne faisaient rire personne et la sortie de ce disque a secoué considérablement le petit monde du Black Metal, permettant même une exposition médiatique soudaine et inattendue, peut-être pas ce qu’il est arrivé de mieux au Black Metal mais on ne va pas refaire l’histoire et évoquer le bon temps comme des anciens du Vietnam se remémorant les exploits de l’époque…

Sachez seulement que l’acquisition de Vempire est indispensable et ne posez plus de questions moussaillons !

A mon commandement, repos.

BG

17 Commentaires

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Furia - 11 Août 2010: Mmm, vu l'imagerie du groupe à l'époque, j'ai plus l'impression que ce soit bien Vempire...

En tout cas, c'est sans doute la meilleure chro que j'aie jamais lu. C'est celle là qui m'a permis de faire confiance à BG pour toutes ses autres chroniques (Revelation 666, merci, merci, merci).
j'avais tenté de faire une chro de cet album, mais je tombais systématiquement dans la copie de la tienne...
Bref, merci encore.
sebmorgul - 23 Août 2010: je sais pas si je doit donner le titre de chef d'oeuvre a vempire ou a dusk and her embrace?bon aller les 2 sans hesiter une seconde !des albums comme ca ils n'en feront plus jamais nos amis les vempires,ca c'est certain!et bravo pour la chronique meme si moi j'aurait mis un peu plus de 17/20!
Krueger - 03 Janvier 2012: Darkly n'est pas si mal, écoute le vraiment. En revanche je suis d'accord avec toi pour le reste.
BEERGRINDER - 06 Janvier 2012: "Le pire album de tous les temps"

N'importe quoi, il faudrait peut-être éviter d'exagérer.

Les influences Techno et Indus ont pris le dessus et ce n'est pas du tout ma came, mais il y a une construction musicale cohérente.

Des daubes intemporelles il y en a d'autres, ce n'est pas ce qui manque, si tu avais écouté Furze tu le saurais.
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Chronique @ Lunuy

13 Mai 2011
Cradle of Filth, chapitre II

Résumé de l’album précédent : le premier méfait de Cradle, en dépit de ses hésitations, avait laissé entrevoir un potentiel certain pour le groupe réuni autour de son parolier et chanteur Dani Filth. Las ! Suite au succès honorable de cette réalisation, le groupe a connu pendant plus d’un an et demi des moments tumultueux et douloureux : démission de plusieurs membres, dont certains sont partie formé le groupe The Blood Divine, contrat inique de plus en plus inconfortable avec leur label... Le persévérant Dani arrive toutefois à mettre sur pied une nouvelle équipe complète tout en piochant dans des compositions réalisées entre mars 93 et mai 95 (la plus ancienne étant en fait “ The Forest Whipers My Name ”, chanson du premier album reprise et en grande partie remaniée ici) afin de produire sa deuxième offrande et pouvoir ainsi briser le pacte passé avec le patron de Cacophoneus Records.

Changements dans la line-up : Damien Gregori remplace Benjamin Ryan au clavier et Stuart Anstis assume seul le rôle de Paul Allender et Paul Ryan aux guitares – le fantomatique “ Jared Demeter ” apparaissant dans les crédits n’est rien de plus qu’une astuce pour faire croire qu’un second gratteux a officié sur ce disque (vu que l’on entend bien deux guitares)... à moins que le groupe fasse référence à Bryan Hipp. Recruté en 1995 et ayant participé à plusieurs concerts, le malheureux a été victime d'un accident de voiture, l’empêchant de participer en décembre à l'enregistrement de ce deuxième full-length, que l’on pourrait très bien qualifier de « MCD » (gros EP) de par le nombre de ses titres et de sa durée.

Vempire... Un « savant » jeu de mot entre “ Vampire ” et “ Empire ” en anglais, le V pouvant être compris comme le cinquième chiffre romain. L’intitulé complet comprend aussi : “...or Dark Faerytales in Phallustein... Symbols and Sign to know us by ”. Autant dire qu’à l’instar du précédent The Principle of Evil Made Flesh, les vampires britanniques de Cradle mettent dès le début les choses au clair quant au contenu thématique et ambiant du disque et ce n’est pas l’artwork qui vient démentir cette première impression. Et pour ceux qui en douteraient encore avant l'écoute, l'avant-dernière page du livret nous jette à la face un petit extrait biblique : “ The Life of all Flesh is the Blood ” - Leviticus 17:14.

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Dès le relativement court morceau d’ouverture, il est assez flagrant que le style de Cradle a beaucoup évolué en deux ans : Exit les constructions et ambiances lourdes sur le premier album porté par le côté death et la production (délibérément ?) approximative. Place à un tempo beaucoup plus soutenu, des riffs de guitares plus limpides, plus denses, plus incives que jamais. Il en va de même pour les vocaux de Dani : sa “ sepulchral voice ” (growls et chuchotements) est nettement plus présente et maîtrisée ; elle est même devenue sa meilleure arme. Quant à son véritable chant de guerre suraigu d’outre-tombe, poussé au maximum vers la fin des couplets, il tranche constamment dans le vif du sujet – attention les oreilles ! Il n'est d’ailleurs point incongru de comparer toutes ces variations vocales avec celles du grand King Diamond, ce que le chanteur de CoF a toujours reconnu.

Détail crucial : cette fois, les arrangements vocaux féminins sont omniprésents. Les deux nouvelles session members Sarah Jane Ferridge (alias Sarah « Jezebel » Deva) et Danielle Cneajna Cottington, respectivement créditées “ Dulcet Ghostly Singer ” et “ Seducer of Ravens and Angels ”, nous offrent des chants, chœurs et cris de douleurs absolument époustouflants au côté de Dani – à se demander si ce n’est pas directement de l’Enfer qu’ont débarqué ces deux filles de Lilith. Notons en outre une troisième participante, du nom de Rachel, aux “ Tortured Orgasm Chorus ” ; contexte très imagé, n'est-ce pas ?
Et pour couronner le tout, les longues dents de CoF mord de nouveau dans la tentation progressive.


De l’impériale “ Queen of Winter, Throned ”, (LA Perle Noire de Cradle pour beaucoup), à l’annihilateur et aérien “ The Rape and Ruins of Angels ” en passant par le tout aussi destructeur “ Nocturnal Supremacy ”, l'auditeur se retrouve pris dans un maelström de frénésie sanguinaire agrémenté par des breaks bien pensés, tel ce magnifique son de piano à la 45e seconde de la dernière piste, qui donnent un aspect grandiose au mariage entre la vitesse rythmique des guitares, la cadence infernale de la batterie et l'atmosphère angoissante distillés par les claviers et les changements de timbres de nos trois vocalistes. Autant dire que les parties atmosphériques centrales de ses morceaux correspondent à un cruel répit laissé à leurs proies, avant que la chasse ne soit relancée pour achever ces dernières dans leur étreinte mortelle.
De son côté, l’unique instrumentale, “ She Mourns a Lengthening Shadow ”, parfait mélange des précédents interludes “ Iscariot ” et “ One Finale Graven Kiss ”, contribue elle aussi à la majesté horrifique de l'ensemble - le livret nous propose même de goûter pendant celle-ci à une citation du poète Percy Bysshe Shelley, un des premiers romantiques anglais du XIXe siècle et époux de Mary Wollstonecraft Godwin Shelley, la créatrice de Frankenstein.


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Bref, point de mélodies larmoyantes ou de lenteurs quelque peu handicapantes comme sur le précédent méfait des Anglais ! Ici, les compositions et les textes de Dani évoquent et invoquent de terrifiantes et envoûtantes créatures de la nuit, incarnant la facette la plus insidieuse et érotique du Mal absolu. Et si leurs propres lamentations sur leur cruelle nature peuvent émouvoir, leurs actes prouvent qu’elles sont prêtes à en découdre férocement avec les forces du « Beau », du « Bon », du « Bien », de la Chrétienté toute entière, quoi ! Les preux chevaliers en armure rutilante n'ont qu'à bien se tenir ; ce n'est pas leur encombrant attirail ou leur pitoyable vertu qui arrêteront les coups de crocs ! - crocs sans doute un tantinet plus longs que ceux du lapin de Sacré Graal.

Peut-on alors reprocher que la caisse claire de la batterie soit parfois trop en avant dans le mix, sachant que cet opus a été exécuté et enregistré à vitesse grand V ? Ce serait pinailler en vain, car Vempire or Dark Faerytales in Phallustein est un sommet technique et cauchemardesque que CoF aura bien du mal à ré-atteindre par la suite sur un album entier et continuera sans aucun doute à faire date dans l’histoire du Metal extrême au mêmes titre que les premières galettes des norvégiens d’Emperor, Dimmu Borgir ou Limbonic Art.

Mmm... au fait, est-ce du Black Metal symphonique que nous avons là ? Malgré l’usage « immodéré » d’arrangements néo-classiques ou choraux, ne serait-ce pas plutôt du Melodic Black Metal ? Quelle étiquette lui conviendrait mieux ?
...Ah, mais suis-je bête, évidemment ! “ Supreme Vampiric Evil ” !


Et maintenant, ne vous posez plus de question, pauvres mortels ! Le portail s’est refermé sur vous et vous ne pourrez résister aux charmes et à la furie des démons qui règnent en maîtres sur le château dont vous avez osé franchir le seuil de son enceinte. Mais rassurez-vous : votre lente agonie sera le moment le plus intense de votre vie pathétique de pêcheur hypocrite.

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16/20 si on est gêné par les passages défouloir-démonstratifs/un peu bâclés, 18/20 dans le cas contraire.

“ Those who Trespass against us,
Beware the Shadows of Dusk

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Krokodebil - 29 Octobre 2011: Tes chros sont vraiment énormes. Je connais très mal les deux premiers opus de Cradle, je devrais réparer ça, même si pour moi ça démarre vraiment avec le suivant.
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Commentaire @ Peter.K

28 Novembre 2008
Vempire ! Album culte de nos amis Cradle of Filth, bien avant que l'on commence à les accuser (injustement ?) de devenir commerciaux, bref, cet album est génial, très court mais c'est un concentré de pur Cradle (Voix féminines, bon riffs, ambiance envoûtante, etc.)
Bien, six morceaux donc composent la galette dont une intro (superbe au passage, qui nous met direct dans l'ambiance et annonce parfaitement ce qui va se passer par la suite) et un morceau musical, "She Mourns A Lengthening Shadow" (superbe également).

Mais voyons les "vraies" chansons :

The Forest Whispers My Name : Reprise de l'album précédent, en beaucoup mieux, intro aux clavier, suivis de la basse, arrive la voix de Dani, puis la batterie et enfin les grattes... et là c'est parti !!! La voix de Dani varie d'un son suraigu à une voix grave envoûtante, chant féminin, bon riffs, bon batteur, ambiance magique... bref Cradle of Filth quoi... morceau très culte !

Queen Of Winter, Throned : Alors là 10 minutes de rêves...
le morceau commence avec Dani et sa voix grave magique, puis arrivent de superbes riffs... et après la magie de Cradle agit, les mêmes ingrédients sont réunis, les claviers, les voix féminines, les riffs. Mention spéciale du début de la 7èm minutes à la fin du morceau... Nick nous montre que c'est un taré de batteur, et le groupe montre que ce sont des génies, magique.


Nocturnal Supremacy : J'ai lu quelque part que ce morceau était considéré comme le meilleur de Cradle... je suis assez étonné car il me semble qu'il est rarement joué en live, et que c'est celui qui m'est le moins rentré en tête. Bon ce morceau est bon également (très bon même) il est composé de la même manière que les autres, le seul truc en moins est qu'il ne possède pas de moments particuliers qui ressortent du lot, enfin à ce niveau-là, on ne peut pas chipoter.

The Rape And Ruin Of Angels : déjà le dernier morceau de l'album... Ici la violence apparaît directement pas de chichis, Dani gueule, les instrumentistes se déchainent puis, cela se calme... et là c'est beau la richesse de la musique du groupe, avec les mêmes éléments... un morceau qui varie beaucoup de violence à beauté (comme beaucoup de morceaux de Cradle, remarque), ici la mention spéciale est à 4mn 30 environ, écoutez cette basse que Diable... et cette voix... le clavier accompagne le tout... superbe!! Le morceau continue, toujours aussi bon et s'achève sur des hurlements de femmes et des bruits de flammes, bref the rape and ruin of angels...


Donc voilà, 'a fini le cd ! A pu de morceaux ! Ben, ce n'est pas grave, rien n’empêche de ré-appuyer sur le bouton lecture !! Bonne écoute !


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