The Work Which Transforms God

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Nom du groupe Blut Aus Nord
Nom de l'album The Work Which Transforms God
Type Album
Date de parution 17 Mars 2003
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album160

Tracklist

Re-Issue in 2005 by Candlelight Records with a second disc included ("Thematic Emanation of Archetypal Multiplicity" EP) and a new cover.
Re-Issue in 2013 by Debemur Morti Production with a new cover and a bonustrack
DISC 1
1. End 01:50
2. The Choir of the Dead 06:42
3. Axis 03:36
4. The Fall 01:31
5. Metamorphosis 05:22
6. The Supreme Abstract 02:59
7. Our Blessed Frozen Cells 07:55
8. Devilish Essence 02:06
9. The Howling of God 06:19
10. Inner Mental Cage 02:57
11. Density 00:18
12. Procession of the Dead Clowns 09:55
Bonustrack (Re-Issue 2013)
13. Mighty Trust Krusher (Godflesh Cover)
DISC 2 (RE-ISSUE 2005)
1. Enter (the Transformed God Basement)
2. Level 1 (Nothing Is)
3. Level 2 (Nothing Is Not)
4. Level 3 (Nothing Becomes)
5. Exit (Towards the Asylum)
Total playing time 51:30

Chronique @ Ma2x

10 Novembre 2010
Blut Aus Nord, groupe français de Black Metal ayant débuté comme un projet de Black Metal pur et dur sur les albums " Ultima Thulée " et "Memoria Vetusta", le groupe change d'orientation progressivement pour tourner vers le Black avant gardiste sur "The Mystical Beast of Rebellion"
Le groupe fait figure de mystère dans la scène black métal, ne laissant pas apparaitre de photos de ses membres, ne tournant aucune vidéo et se refusant à tout concert.
Un beau jour de 2003 sort "The Work Which Transform God".
Cet album est pour moi un chef d'œuvre du black métal, et ce pour plusieurs raisons que je vais tenter d'expliquer.

Déjà lorsque l'on aborde le disque, la pochette est... moche, désolé, mais là, ça saute aux yeux. Une ré interprétation de Léonard de Vinci, dans une couleur plus qu' hideuse, et avec une police Times New Roman des plus basiques. Néanmoins, cette pochette a du sens, mais j'y reviendrai pas la suite.

Premier titre : "End", un sample d'une minute cinquante-deux, produisant un effet industriel, mais aussi relativement black : je m'explique, imaginez-vous dans une usine désaffectée sous la neige, la température avoisinant -20 degrés. Ce genre de titre sera très présent dans l'album notamment "Density" et "The Fall", interludes du même esprit.
A la première impression, je me suis dit "Intro sans intérêt, basique et inutile", mais rien que dans ce petit titre il y a du génie, ne serait-ce que pour appeler "End" le premier morceau d'un album, la fin de beaucoup de choses approche, y compris la fin de votre vision du black métal.

Alors qu'on ne sait pas trop ou on va après cette intro, " Choir Of The Dead ", titre numéro 2, balance la sauce, blast-beats industriels, guitares sales et torturées, chant maladif et schizophrénique. Sous la glace, l'usine reprend vie. D'autres titres se révèlent des petits bijoux de complexité et de brutalité dans cette veine comme "Axis" ou "The Howling Of God".

Enfin, on peut déceler un troisième type de morceaux : les mid-tempos a ambiance car si les titres brutaux évoqués auparavant paraissent sales, complexes, voir même inaudibles ou bruyant, les mid tempos de l'album délivrent des ambiances à pleurer, en témoigne le sublimissime "Our Blessed Frozen Cells" et son outro hypnotique, ou "Procession Of Dead Clowns" et ses claviers aériens, clôturant l'album de la plus belle des manière.

Cerise sur le gâteau, la production est impeccable, sublimant réellement le climat de l'album : batterie synthétique, guitares métalliques et aiguës, basse coulée, chant ultra-saturé, claviers sombres en boucles... Que du bonheur !
Une fois la première écoute de cet album finie, je me rappelle très clairement avoir vu la pochette, et m'être dit " Mince alors !"
En effet, l'artwork se révèle : Sale, industriel, froid, moche (en apparence seulement), symétrique,...
Le titre aussi se révèle : Le Travail Qui Transforme Dieu, effectivement il est possible que la puissance glaciale et mécanique qui émane de cet album puisse changer n'importe quel Dieu en démon des glaces. De même une seule écoute de cet album suffira à vous transformer...

Chef d'œuvre incontesté du Black Métal français : 19/20
Ma2x

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SatanicBear - 11 Novembre 2010: Bonne chronique !
Un album qui semble être très bon, j'en écouterais un extrait au plus vite !
PsyStorm - 03 Janvier 2011: il y a quand même des moments où on peut être d'accord. Cet album est énorme et BAN montre qu'il sait faire du black metal en gardant sa "patte" mais en incorporant des ambiances différentes suivant les albums.
Celui-ci plutôt "industriel", The Mystical Beast of Rebellion plutôt "caverneux" et Memoria Vetusta II : Dialogue with the stars, comme son nom l'indique, plus "aérien".

Pourtant le groupe ne fait pas le consensus car il propose une musique personnelle et assez atypique...
polopoulet - 02 Septembre 2011: cet album me transporte a chaque ecoute, quelque soit mon etat d esprit, il ne fait que l accentuer...
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Chronique @ Svartolycka

11 Juillet 2004
Fleuron de la scène black underground française, Blut Aus Nord est de retour avec ce quatrième album toujours aussi peu enclin à une once d’humanisme. Au contraire, je dirai même que Vinsval enfonce le pieu bien plus profond.
Déjà, rien que la jaquette en dit long. Pochette affreuse, titres illisibles et seulement une photo (même pas belle) d’une forêt. Quand au contenu musical, et bien Vindsval pousse au paroxysme les bases même du black metal pour accoucher douloureusement de cet album hybride et cauchemardesque. Les notes s’y font dissonantes et désagréables, la voix n’est que cri de hantise et de fantasme, souvent décalée, des plus malsain (et inaudible, on ne s’arrête pas en si bon chemin) et la batterie électronique n’est même pas bien programmée avec des roulements de toms pitoyables. C’est simple, tout est décalé sur ce disque !! Devant cette avalanche de lapsus volontaires, ça force le respect. Cependant le chef d’orchestre macabre ne s’arrête pas là en ponctuant par des nappes insalubres de claviers la structure hasardeuse des morceaux. Cela donne un album rachitique et intentionnellement indigeste voir abusé, dans sa démarche pour le moins saugrenue.
Au premier abord, cet album est le contraire absolu et le degré zéro de la musique (même Darkthrone serait en admiration devant ce disque) digne d’un Mort-vivant qui perdrait ces derniers moignons en jouant (faussement) de la guitare. Et si vous croyez que j’enfonce ce disque et bien vous vous mettez le doigt dans l’orbite. Bien au contraire, Vindsval, en compositeur aspiré, a habilement lié le dark-ambiant sépulcral donnant une ambiance digne d’un film de Lucio Fulci (« L’Au-delà » à priori) et un black metal d’entre les Morts, nauséabond et purulent. Blut Aus Nord revient à la déliquescence originelle d’une humanité flétrie dans ce magma de sensations putrides, qui n’a plus rien d’humain mais qui montre néanmoins une certaine mélancolie. Une telle sensation Mortuaire est unique et tellement palpable, que la Mort en devient elle-même attirante. C’est plus qu’un album, c’est un état d’esprit qui est mis sur bande. Un esprit angoissé, malade mais qui va au bout de ces idées et qui montre que le black metal est la négation absolue de la vie et qui est un mouvement que l’on ne peut réellement apprécier. Alors oui, « The Work Which Transform God » est une véritable définition du black metal et un album fascinant que l’on écoute peut-être peu mais qui reste dans les mémoires.

Svartolycka

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Kerker - 20 Janvier 2007: C'est vraiment le chaos total ce disque !
Mais bon je suis bluffé par la qualité des dissonances de la guitare !! Faire sortir des sons pareils avec une gratte, c'est pas humain !
Le chant aussi, j'aime beaucoup, déchirant...
Il sonne trés indus cet album aussi !
Bref a ne pas écouter tous les jours, mais c'est vrai qu'il vaut le détour !!
Une réussite totale, pour une oeuvre totale !
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Commentaire @ Stench

26 Juin 2004
Ca fait bien longtemps qu’un groupe de black metal ne m’a plus surpris, et j’avais fini par penser que cette scène était figée, et forcée de se répéter pour correspondre aux canons du genre. Et voilà que débarque ce nouvel album de BLUT AUS NORD… Ma vision du black n’est pas loin d’en être transformée. Terrifiant est le seul adjectif qui me vienne à l’esprit, et encore, il ne me satisfait pas entièrement : il faudrait trouver un mot plus fort. Tout est mis en œuvre ici pour être le plus malsain possible, ambiances glauques, riffs tordus à faire froid dans le dos, dissonances… Même les rythmes sont piégés : le groupe s’amuse à faire des contre-temps pour renforcer le sentiment de malaise, d’où une incapacité à battre la mesure, il répète inlassablement des mesures bancales, des structures où quelque chose cloche, hypnotiques, presque indus (les titres « The fall » et « The supreme abstract » sont l’exemple même de ce sentiment de malaise que produisent ces disharmonies) . Les vocaux sont vraiment effrayants, au sens premier du terme : entre hurlements haineux et murmures, entre incantations et chuchotements pervers, râles profonds, souffles, respirations presque imperceptibles, l’auditeur ne reste pas de marbre, c’est impossible. Ces vocaux particuliers font penser un peu au « De mysteris » de Mayhem, mais…en mieux (excusez le blasphème, mais c’est vraiment le cas !). Ajoutez à cela un clavier discret, parfois presque inaudible, mais omniprésent tant sur les titres lents que sur ceux ultra rapides et vous aurez un tableau assez complet de l’objet. Un disque qui fait peur, qui fout le frisson, qui nous oblige à nous retourner, pour vérifier si personne n’est caché dans l’ombre, là, juste derrière…Du vrai grand art !

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