The Mystical Beast of Rebellion

Liste des groupes Black Avantgardiste Blut Aus Nord The Mystical Beast of Rebellion
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Nom du groupe Blut Aus Nord
Nom de l'album The Mystical Beast of Rebellion
Type Album
Date de parution 2001
Style MusicalBlack Avantgardiste
Membres possèdant cet album134

Tracklist

Re-Issue in 2011 by Debemur Morti Productions with a new cover (and a second disc included).
DISC 1
1. The Fall : Chapter I 06:39
2. The Fall : Chapter II 07:44
3. The Fall : Chapter III 03:38
4. The Fall : Chapter IV 06:51
5. The Fall : Chapter V 06:01
6. The Fall : Chapter VI 10:23
DISC 2 (RE-ISSUE 2011)
1. The Fall : Chapter VII Part I 08:20
2. The Fall : Chapter VII Part II 09:30
3. The Fall : Chapter VII Part III 19:21
Total playing time 41:16

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Blut Aus Nord

  • The Fall: Chapter I | Blut Aus Nord
  • The Fall: Chapter II | Blut Aus Nord
  • The Fall: Chapter III | Blut Aus Nord
  • The Fall: Chapter IV | Blut Aus Nord
  • The Fall: Chapter V | Blut Aus Nord
  • The Fall: Chapter VI | Blut Aus Nord


  • Chronique @ scrattt

    26 Janvier 2011

    Minimaliste et poisseux, TMBOF se voulut alors synonyme de décadence totale

    Pilier de la scène black française, cela fait maintenant plus de quinze années que l’entité Blut Aus Nord a vu le jour. Aussi mystérieuse qu’intrigante, reposant principalement sur les épaules d’un homme prénommé Vindsval, la musique de BAN a toujours été en perpétuelle évolution : depuis les premiers opus symphoniques voyageant aux confins des terres glacées du nord (Ultima Thulee, Memoria Vetusta 1) aux recherches sonores industrielles, nul ne savait vers quelle prochaine direction allait se tourner le trio.
    Récupéré courant 2010 par le petit label Debemur Morti Productions, BAN entre de nouveau en activité, avec un What Once Was…Liber I produit uniquement sur support vinyle, ainsi que quelques rééditions, dont celle qui nous intéresse ici.
    C’est donc un deuxième disque qui vient se greffer au premier, découpé en trois chapitres (Chapter 7, Chapter 7, et…Chapter 7).

    Petit rappel pour ceux qui auraient manqué un épisode. The Mystical Beast of Rebellion voit le jour en 2002 après un Memoria Vetusta premier du nom, posant les bases d’un Black Metal éthéré et progressif, à l’aura mystérieuse et profonde, s’éloignant quelque peu de Burzum et consorts en proposant une œuvre magistrale et intemporelle. TMBOR tranchait radicalement, composant le premier volet d’une tryptique d'albums aux frontières du black et des expérimentations industrielles avec The Work Which Transforms God et MoRT. Minimaliste, délivrant un déluge de blasts réglés comme un mécanisme d’horlogerie, guitares dissonantes et grinçantes, le Black de BAN se voulut alors synonyme de décadence totale, marchant dans les pas (mais à sa manière) d’un Darkthrone par cette profonde misanthropie et cette volonté de puiser jusqu’au bout dans l’art le plus noir qui soit (on pouvait lire dans le livret, de couleur uniformément noire ces quelques mots : This is the decadent work of another non-musical art).

    Musicalement, on reste dans la continuité du disque 1. Sauf qu’ici, exit les blasts mécaniques. Tout n’est que dissonances, guitares désaccordées et fausses, à peine si l'on peut entendre ces quelques plaintes et cris black, ressemblant plus à un monologue (l’effroyable MoRT n’est pas loin…) qu’à un chant. Tout l’édifice de TBOR, bâti pierre par pierre repose sur ces sonorités labyrinthiques sans queue ni têtes, de cette déconstruction de toute forme de musicalité jusqu’à arriver à un indescriptible chaos sonore. Et ce sur cinq, dix, minutes de travail de sappe, éprouvant mentalement, de cette philosophie jusqu’au-boutiste de BAN. Ce genre d’expérimentations demande une concentration absolue, un lâcher-prise de tous nos repères en matière de structures musicales. Il n’y a pas d’autres choix : soit sombrer dans l’incompréhension totale face à cette mixture infâme formée de ces nappes fantomatiques qui cheminent vers on ne sait quelle obscure destination; soit sombrer… dans l’univers de BAN.

    Cependant, les années ont passé, l’expérience s’est accumulée. Et l’on sera surpris, au détour du Chapitre 7 (le deuxième, je sais, il faut suivre), de croiser ces discrètes sonorités bouddhistes présentes sur le chef-d’œuvre Memoria Vetusta II et sur l’EP Thematic Emanation of Archetypal Multiplicity (Level-3). De savourer, après la crasse du premier chapitre, quelque envolée harmonique se cachant certes derrière un mur bruitiste et opaque, mais ô combien savoureux et délectable ! Un bien faible repos avant de replonger dans le grain âpre et obscur de la troisième partie, longue pièce de vingt minutes qui annihile toute forme de lumière, répétant inlassablement ses gammes malsaines puant le souffre et la mort.

    On pourrait se demander si une telle réédition ne serait pas juste un simple opportunisme commercial. Dur à croire. Pas quand on se nomme Blut Aus Nord. Pas quand on sort des pièces magistrales comme celles citées ci-dessus. Pas quand on a cette volonté de rester insaisissable jusqu’au bout, quitte à ne sortir un projet parallèle qu’en support vinyle, ou rester dans l’ombre des projecteurs braqués sur une scène Black Metal qui connait des hauts et des bas, succombant bien malgré elle aux charmes confortables d’une production plus commerciale et facile. Et puis peut-on blâmer un petit label underground, prônant le BM comme une démarche Artistique (dixit Void, créateur du label) de vouloir faire de BAN l’une de ces rampes de lancement, aux côtés de Xasthur ou Archgoat ?

    Cette réédition ne serait-elle pas finalement l’occasion pour Vindsval de faire le point ? De regarder an arrière, prendre du recul pour faire une sorte de synthèse de tous les travaux accomplis jusqu’ici ? Les regards sont maintenant tournés vers le futur, avec le projet 777 (tiens tiens…), et bien d’autres possibilités : les nombreuses voies musicales ouvertes à une entité se foutant depuis bien longtemps des conventions et cases dans lesquelles on chercherait à l’incruster sont là pour nous le prouver.

    «Elle deviendra le temple de la Bête
    Cette vie qui laisse filer le temps.
    Dans un chaos paisible
    Elle sculpte l’Univers
    Chef d’œuvre fugace
    Puis oublie,
    L’espace d’un instant
    Qui suffira à édifier l’Infini
    Puis le néant. »


    5 Commentaires

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    scrattt - 28 Janvier 2011: C'est obligatoire? Je n'aime pas trop le système de notation sur vingt qui n'est pas vraiment significatif à mon sens, vu que chacun aura ses propres critères pour noter.
    Matai - 10 Fevrier 2011: Ouais mais ça donne une idée et surtout, ton point de vue à ce niveau là ;)
    Kysaduras - 10 Fevrier 2011: Je suis assez d'accord, j'aimerais bien un point de vue tranché sur l'album (Etant donn�© mon inculture musicale, cela m'aide pas mal).
    scrattt - 11 Fevrier 2011: Vous y tenez! Dur de noter une œuvre pareille, d'autant plus que mes connaissances en black, excepté la discographie complète de BAN, se limitent à quelques albums de Darkthrone et à l'article des Trublions sur le sujet. Oui, je pourrais noter cet album comparé aux autres de BAN (13 ou 14/20, si on regarde les travaux déjà accomplis, on ne peut pas parler vraiment d'évolution ou de surprises, ce deuxième cd est moins porteur d'un concept ou d'une nouvelle voie musicale), mais cela serait très réducteur par rapport à ce qui se fait autour.
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    Commentaire @ Necroreaper

    12 Juillet 2004
    Blut Aus Nord est la chose d’un seul homme : Vindsval et, grâce à ce The Mystical Beast of Rebellion, s’obstine à nous donner ce que l’on peu faire de plus sombre, de plus crade, de plus malsain et de plus cru dans la musique : du true black metal poussé dans ses derniers retranchements. Sorti en 2002 ce Cd s’inspire d’à peu près tous les groupes de black metal des glorieuses années 90 comme Burzum, Darkthrone ou encore Mayhem.
    Signé sur l’excellent label Adipocere Records et plus précisément sur sa frange black metal Oaken Shield, The Mystical Beast of Rebellion est doté d’une production raw, incisive et totalement dénuée de reliefs. Grâce à celle-ci, on a l’impression que le son des guitares est une sorte de vent de Mort qui souffle tel un ouragan.
    Musicalement, les riffs de guitares sont très lancinants, brutaux, crus et ne laisse que peu de place aux mélodies. Vindsval cherche plutôt à créer des atmosphères d’une noirceur impénétrable et dérangeante. En effet, cela colle bien à la définition du true black metal, la musique doit assombrir l’esprit de l’auditeur. La batterie adopte beaucoup de rythmes différents allant du mid tempo le plus lent (se rapprochant du doom) faisant ressortir toute la noirceur et le blast continuel typique du black brutal à la Mayhem. Le chant de Vindsval est tout simplement horrifique, on se demande encore si c’est un humain qui éructe ces cris venant tout droit de la bouche de Satan lui-même. En effet, le chant est très mais alors très malsain et cruel avec un raclement de gorge parfait. Vraiment impressionnant.
    Textuellement, la décadence de l’homme, le règne de Satan sont des thèmes très présent dans les paroles.
    Bref, cet album est magnifique, un pur joyau de noirceur et de décadence. Du true black metal quoi.

    1 Commentaire

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    Kerker - 15 Mai 2007: Cet album est une vrai tuerie ! C'est le plus difficile d'accés de blut aus nord, mais c'est aussi un des meilleurs ( sinon LE meilleur ! ). L'enchainement des derniers titres fait super mal ( avec ces Riffs en dissonances ... )! Les guitares ont un son super morbide ( comme un long souffle de mort ). Beaucoup de haine, mais aussi beaucoup de tristesse, ces guitare monocorde sont vraiment atroce ! ( pas au sens péjoratif du terme. )

    Un des albums de black qui m'a le plus marqué ! Super linéaire au prime à bord, mais plus on l'écoute et plus il devient intéressant et puissant !

    Mais quelle ambiance ??!! Dire que les premières fois que je l'avais écouté, j'avais vraiment pas aimé ...

    Cef d'oeuvre de Black ! Un monolithe de désespoire.
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