The Blackening

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Nom du groupe Machine Head (USA)
Nom de l'album The Blackening
Type Album
Date de parution 27 Mars 2007
Produit par Matt Hyde
Style MusicalThrash Technique
Membres possèdant cet album1002

Tracklist

1. Clenching the Fists of Dissent
2. Beautiful Mourning
3. Aesthetics of Hate
4. Now I Lay Thee Down
5. Slanderous
6. Halo
7. Wolves
8. A Farewell to Arms
Digipack Version Bonustrack
9. Battery (Metallica Cover)
Bonus DVD includes the Making of The Blackening and 2006 Tour Documentary.
THE BLACKENING INTERNATIONAL SPECIAL EDITION 2008 3-Disc 2CD/DVD
CD1 - The Blackening
CD2 - B-Sides & Rarities 1994-2008
1. Hallowed Be Thy Name (Iron Maiden Cover)
2. Alan’s on Fire (Poison Idea Cover)
3. Negative Creep (Nirvana Cover)
4. Seasons Wither
5. My Misery (1997)
6. House of Suffering (Bad Brains Cover)
7. The Possibility of Life’s Destruction (Discharge Cover)
8. Ten Ton Hammer (Original Extended Studio Mix)
9. Hole in the Sky (Black Sabbath Cover)
10. Colors (Ice-T Cover)
11. Hard Times (Live) (Cro-Mags Cover)
12. Halo (I Want Your Soul)(Demo)
13. Aesthetics of Hate (Thrash-terpiece)(Demo)
DVD - Live Performances & Videos
Live performances:
- Clenching the Fists of Dissent (With Full Force 2008)
- Now I Lay Thee Down (With Full Force 2008)
- Halo (With Full Force 2008)
- Aesthetics of Hate (Rock in Rio 2008)
- Davidian (Rock in Rio 2008)
- Imperium (Download 2007)
- Old (Download 2007)
- A Thousand Lies (Burn My Eyes 10th Anniversary 2004)
- The Rage to Overcome (Burn My Eyes 10th Anniversary 2004)
- Death Church (Burn My Eyes 10th Anniversary 2004)
- Blood for Blood (Burn My Eyes 10th Anniversary 2004)
Uncensored & Unedited Music Videos:
- Halo
- Now I Lay Thee Down
- Aesthetics of Hate
- The Making of Halo
- The Making of Now I Lay Thee Down
- The Making of Aesthetics of Hate

Chronique @ sargeist

20 Avril 2007
Ah ben oui, Machine Head. Moi même je n'aurais jamais cru que je ferais ici une chronique sur ce groupe tant controversé pour ma part. Comme beaucoup de monde, j'ai énormément écouté "Burn My Eyes" à l'époque de sa sortie. Phénomène de mode, sûrement, mais aussi disque très réussi, rempli de gros riffs excitants comme on en entendait plus depuis, pfff... Alors il y avait ce côté hardcore un peu sautillant qui me déplaisait, mais c'était tellement bon...

Puis, la suite, une catastrophe je dirais. Un Machine Head peu inspiré, cherchant à se raccrocher aux wagons Néo, Nu, Hardcore Metal. Une trahison. Réecoutez "The Burning Red", nul besoin d'en dire plus. Ou "Supercharger"... bref je n'attendais vraiment plus rien de ce groupe. Je les avait définitivement classé dans ces groupes de traitres vendus à la hype américaine...
¨
Puis, après moult galères, il y eu ce "Through the Ashes of Empires". Je ne l'ai pas écouté, mais je commencais à douter. Ce que disent ces magasines serait il vrai? Machine Head serait revenu dans le giron du Metal, du vrai? Je ne poussais pas loin la curiosité. Jusqu'à il y a quelques semaines. On me propose d'écouter ce nouvel album (illégalement j'avoue), "The Blackening"... pourquoi pas après tout, autant se faire une opinion définitive...

Et là, bing bam, magistrale claque!!! Est ce bien le nouveau Machine Head, demandais je bêtement? Est ce bien le même groupe? Celui qui pondaient ces ignobles "hits" pour boutonneux ricains? Les bras m'en tombèrent, dès la première écoute...

On a affaire ici à un Metal de haute volée. "Thrash" serait trop réducteur. Certes, il reste ces quelques refrains chantés à la manière d'un Soilwork, assez pop parfois, osons le mot, assez commercial, mais plaisant et inspirés... mais sur 61 minutes, negligeable. Le reste est une tuerie!!

Il y a tout sur ce nouvel album. Du riff marteau pilon typique de "Burn My Eyes", des petites intros acoustiques à la Metallica époque grandiose, des twins guitars très typées 80's à en pleurer, des morceaux longs (4 sur 8 de plus de 9 minutes) travaillés, structurés, inspirés, mais qui se tiennent parfaitement. Des breaks, des solis de folie typiquement Thrash, des cassures de rythmes. Que dire encore? Je trouve que Machine Head est devenu un groupe européen. Hormis ces fameux refrains, tout dans leur musique respire l'influence du bon vieux Metal, qu'on entend plus guère chez les groupes américains à la mode... tout en gardant l'esprit de ce "gros" Metal à la Pantera et qu'ils avaient eux mêmes développé.

La production est parfaite. On sent comme une sorte d'urgence, comme si tout coulait naturellement. On a l'impression d'entendre le groupe jouer live, cela parait confus même à la première écoute, une sensation de vrai, de relaché, alors que tout est méticuleusement préparé, outrageusement travaillé. Un tour de force...

Oui je suis enthousiasmé au plus haut point. Comment ne pas l'être en entendant ce titre monstrueux qu'est "Aesthetics Of Hate", dédié aux salauds de journalistes qui ont vilipendé Dimebag à sa mort. Flynn y éructe sa violence avec une vérité jouissive, les musiciens sont à leur top, d'une précision diabolique. Mc Clain surtout, un batteur de génie trop oublié. La partie instrumentale de ce morceau cotoie l'excellence, celle qui laissera des traces. Des twins guitars et un solo qui passeront à la postérité. Tout le reste de l'album est du même accabit. Énumérer toutes ses qualités serait chiant et rébarbatif. Mais je ne peux m'en empêcher... ce refrain sur "Slanderous" , encore ces solos sur "Halo", qui m'ont filé la chair de poule, rendant hommage au grand Priest et à Mercyful fate. Oui, j'en suis sûr, ce disque va marquer un grand coup... et plus je l'écoute, plus j'en suis certain. Ce riff mid tempo sur "Wolves", qui relègue les derniers Slayer loin, très loin. J'arrête ici...

Ce "The Blackening" est pour moi, d'ores et déjà, bien placé pour être l'album de l'année. C'est un monument, un bloc. Ils ont réalisé ce que j'attendais d'un disque depuis longtemps. Il y a tout, puissance, mélodie, structures progressives mais non abusées, morceaux direct, honnêteté, un vrai feeling, une émotion... une rage. Une vérité.

Une œuvre qu'il faut posséder, pour tout ceux qui veulent entendre un Metal inspiré, vrai, moderne mais respectueux des traditions. Je l'ai d'ores et déjà commandé en plusieurs exemplaires. La pochette fait d'ailleurs assez Black Metal, enfin, loin des pochettes habituelles que nous pondent ces groupes clonés américains.


Enfin, oui, mea culpa, j'ai dénigré ce groupe pendant longtemps, mais je ne leur ai jamais fermé la porte définitivement. Comme quoi, l'ouverture d'esprit qui me manque parfois, ca peut servir. A côté de quel bombe je serais passé... Machine Head est redevenu grand? Non, Machine Head est devenu grand. "Burn My Eyes " est a reléguer aux oubliettes à côté de ça... un groupe qui vient de s'inventer, 17 ans après sa création. Et espérons que ça ne s'arrêtera pas là...

18/20!

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Lepard - 24 Fevrier 2013: Quel respect ! C'est dingue.

Je suis désolé de le re-dire, mais certaines chansons de "The Blackening" ne passe pas. Pourquoi ? Soit le groupe foire des riffs fabuleux en s'enlisant dans des parties sans queues ni têtes ("Clenching the Fists of Dissent"), soit le groupe essaye d'en foutre plein la gueule en tombant dans la démonstration (la fausse émotion sur "Halo" avec des soli ennuyeux comme pas possible, le pseudo Thrash/Hardcore de " Aesthetics of Hate"). Machine Head arrive aussi à foutre en l'air "A Farewell To Arms", qui est dotée d'une superbe introduction. Et je ne parle pas de la pitoyable reprise du "Battery" de Metallica.

Non, il ne passe pas, mais pas du tout. Allez, je sauve "Slanderous" et "Wolves" et c'est fini.
Pour la petite information, mes favoris du combo reste "Supercharger" et "Unto The Locust".

Voilà, voilà !
MCGRE - 24 Fevrier 2013: Bon ok maintenant que je vois tes albums favoris de Machine Head je comprend mieux pourquoi , mais no soucy mec je trouve juste que tu y vas un peu fort car cet album de Machine Head tabasse un max .
eclectic - 24 Fevrier 2013: Tu as beau le re-dire, je ne suis pas du tout d'accord avec toi. Sur The Blackening, MH prend le temps de développer encore davantage ses titres sans pour autant perdre son efficacité. "Into The Locust" est beaucoup plus démonstratif, c'est à mon sens avec ce dernier qu'ils essaient de nous en mettre plein la gueule sans y parvenir finalement. "Into The Locust" est assez réussi, même si pas comparable à la déflagration de Blackening. Ma préférence va aussi à "The More Things Change...". Mon post n'était pas irrespectueux, juste un peu acide...

Voilà, voilà
MCGRE - 24 Fevrier 2013: @eclectic ça va vieux ? ouais moi aussi il est vrai que the more Things change me plait assez mais il est moins péchu que the Blackening ou Burn my eye mais ça reste un bon album quand même il est vrai , je suis aussi d'accord sur ton ressenti d'Into the Locust qui n'est pas mauvais mais trop propre , lisse , carré bref pas le Machine Head qui me fait headbanguer .
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Chronique @ Julien

30 Mars 2007
Il est clair que commencer sa carrière avec un album comme Burn My Eyes est plus ou moins un cadeau empoisonné. On vous rabâche sans cesse que vous êtes bien loin de votre forme d’antan, que vous êtes corrompu par l’argent et j’en passe. C’est vrai que parfois Machine Head a essayé de faire ce qui était à la mode (non je ne vise pas Supercharger), mais il faut aussi dire que le groupe a su se forger une réputation bien mérité avec une discographie dans l’ensemble plutôt bien fourni. Hormis deux « faux pas », il n’y a que des bombes et le retour en forme du groupe est marqué par un Through the Ashes of Empires de folie.

Mais voilà comment allait se présenter ce nouvel opus tant attendu. Il ne faudra pas plus de quelques minutes pour se faire idée. Passé l’intro assez énorme qui n’est pas sans rappeler celle d’Impérium nous voilà plonger dans le monde de Robb Flynn. Certains magasines ont titrés l’album thrash de la décennie et j’ai envie d’abonder dans ce sens. Fini les errements du Supercharger, Machine Head nous offre un album complexe, une usine a riffs. Les dix minutes de « Clenching The Fists Of Dissent » ne sont que du bonheur. On y retrouve tout : des soli aussi énormes les uns que les autres, des rythmiques d’une puissance phénoménale, les passages ou le publique pourra s’en donner à cœur joie et le plus important une écriture tellement parfaite que l’on a même pas l’impression que l’on vient de se prendre dix minutes de thrash pur jus. Si seulement il n’y avait que ce titre mais l’ensemble de l’album est construit ainsi. 8 titres pour 60 minutes, vous voyez le tableau. Mais véritablement le point fort, et je vais me répéter, c’est que l’on pourrait avoir des passages a vide comme sur certains disques de prog’, mais la pas la moindre du monde. Ce disque va mettre tout le monde d’accord. Outre les variations de tempos, Robb se fait un malin plaisir a démontrer l’étendu de son talent vocale. Varié et toujours d’un rare intensité son chant se place toujours bien dans les compos musclées du groupe. Hargneux ou clair il mettra lui aussi tout le monde d’accord. Comme a son accoutumé le groupe nous a concocté un son un petit oignons. Identifiable entre mille et tel un rouleau compresseur, il met un point d’honneur a se vouloir toujours plus puissant. Vous avez dit « gros son » ???????!!!!!!!!!
Et comme si ça ne suffisait pas, l’édition limitée contient bon nombre de supplément. La majeur a mes yeux c’est le reprise de Battery de Metallica. D’une rare violence elle donne un regard plus neuf sur la compos qui se voit revisité sur le second solo. Le chant de Robb est ultra agressif et rend très bien sur ce Covers qui lui va comme un gant. En plus du titre en plus vous aurez le droit a un petit DVD sur la génèse de cet album ainsi que divers vidéos qui sont destiné au fans.

Un disque sans rival en cette première moitié 2007. Probablement le plus abouti du groupe qui y aura mis toutes ses tripes. Reste a attendre la venu du groupe et j’avoue avoir bien envie de me faire un petit Battery version Machine Head dans un pit de folie !!!!!!!!!

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Eternalis - 12 Novembre 2008: tout a fait d'accord, aucun temps mort, juste du metal du début à la fin! Des megas riffs, des solos énormes, un chant écorché, un headbanging de folie!! Bref la définition du metal!

J'aime beaucoup ta chronique, concise mais complète!
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Chronique @ blackpsychoz

04 Mai 2007
J’avouerais ne pas être vraiment habitué à chroniquer ce genre d’album, mais l’envie m’est tellement forte que je ne peux qu’y céder. J’avouerais aussi avoir hésité longuement à acheter cet album, vu les différentes critiques que j’ai pu en lire, allant du médiocre au chef d’œuvre, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre. La claque que je me suis pris n’en a été que plus forte, tellement violente que ma tête en a fait 3 tours. Oui, j’en fait peut-être un peu trop mais à vrai dire, je n’attendais plus vraiment grand chose de Machine Head, enfin je n’ai jamais vraiment attendu quelque chose de leur part vu que je ne suis pas un inconditionnel de ce groupe, plutôt je n’étais pas. Car depuis, on va dire, une petite dizaine d’années maintenant, l’image de Machine Head se dégradait sérieusement aux yeux des fans de la première heure, voyant le groupe glisser sur les pentes de la médiatisation. La musique en a apparemment suivi cette (triste) destinée (ou est-ce le contraire ?! hihi) ; s’en allant loin, bien loin des sentiers tellement bien tracés de Burn My Eyes.

Cette « décadence » aurait-elle fait ouvrir les yeux à la bande à Flynn?
Apparemment. Le groupe aurait relevé la tête en servant Through the Ashes of Empires plus proche des racines du groupe afin de s’éloigner de la spirale médiatique produite par des Burning Red ou Supercharger « commercial ».

MH en a-t-il eu marre d’être tendance ?
Je ne pense pas pour autant qu’il regrette cette époque, car cela leur a permis de vivre de leur musique, et cette opportunité n’est pas donnée à tous les groupes de metal.

Mais alors cette dérive commerciale était purement stratégique?
Ca, c’est vous qui en êtes le seul juge, puis je pense m’être assez éloigné du contexte, place à la chronique merde même si je ne pense pas qu’elle soit des plus passionnantse et encore moins qu’elle vous en apprendra plus que vous n’avez déjà pu en lire!
Après c’est à vous de juger…

The Blackening, un nom qui résonne déjà comme la référence metal de l’année 2007 soyez en sur. On peut dire qu’il fait parler et ce depuis un moment, même bien avant sa sortie. Rob Flynn l’annonçait comme le nouveau Master Of Puppets. N’exagérons rien tout de même, laissons les légendes là où elles sont. C’est sans nul doute un peu arrogant de sa part, vous connaissez le personnage maintenant, méfiez vous! Malgré tout j’aurais tendance à dire que la vision de Flynn n’était pas si éloignée de la « réalité », et ça c’est mes oreilles qui me le disent!
Rha les goûts et les couleurs sont tellement variés sur notre pauvre vieille terre qu’on a parfois du mal à se faire une idée personnelle de quelque chose. L’autre dit que c’est pas bien, donc faut dire la même chose. C’est exactement l’impression que je peux avoir avec les différentes critiques de The Blackening et leurs avis plus que divergeant. Je me tue donc à penser que je n’ai pas de la merde dans les oreilles. J’espère vraiment que ce n’est pas le cas, rassurez moi !

A voir l’artwork (plus que soigné au passage), on pense avoir à faire à un album de black metal et je suis pas seul à le dire. Non non, MH ne s’est pas reconverti au black. Allons directement à l’essentiel et synthétisons le tout, on peut dire vulgairement que The Blackening est un Burn My Eyes moderne mais encore bien meilleur que leur premier opus. Pas vraiment évidente ma comparaison, si je peux me permettre de le classer, j’oserais dire que The Blackening évolue entre thrash metal (toujours) et power. Oui une touche de power apportée grâce aux magnifiques solos qui se dessinent le long de cet album. A vrai dire, je ne me rappelais pas que Machine Head était aussi bon que ça, disons aussi technique! En gros, ils m’ont troué le cul, quoi!
Les influences du groupe se ressentent à 15 bornes, certains passages nous rappellent des grands noms du metal. L’influence la plus visible (enfin la plus audible) est sans nul doute celle de Metallica, d’ailleurs la reprise de Battery ne fait que confirmer ces ressentis. MH enchaine les gros riffs bien lourds comme il faut et qui font headbanger non-stop.
Ce qui m’a fait halluciner, c’est la longueur des titres, ce qui apporte une touche limite prog, et là on se dit «Les gars vous avez bien travaillé !». Le travail, cette chose dont nous sommes si souvent pris de flémingite avant de s'y mettre, a permis au groupe de pondre une galette synonyme de renaissance.

Vous l’aurez compris, pour moi The Blackening est une tuerie, LA grosse surprise de ce début d’année et sûrement la référence 2007. A noter le titre Aesthettics Of Hate, petit hommage à Dimebag (RIP forcément). Avec tout ça, j’attends avec impatience leur prestation au Hellfest, alors que lorsqu’ils étaient annoncés, cela ne m'avait pas fait percuté plus que ça.
Une tuerie je vous dit ! Une tuerie !

A écouter : TOUT nom de dieu! Mais en particulier Aesthetics Of Hate , Now I Lay Thee Down , A Farewell To Arms ...

Note : */*/*/*/*/* (18/20)

Blackening

Extrait de mon blog death-and-black.skyblog.com

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sargeist - 05 Mai 2007: La meilleure chronique ici même de ce fantastique album, dont je ne me lasse toujours pas... snif j'ai pas la version avec "Battery"
;-)
 
Franck - 08 Juillet 2007: Ouais, c'est très vrai!!!!!!!!!!!
La meilleure chro de tous les albums de ce groupe.
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Chronique @ Paillou

23 Décembre 2009
Machine Head a su s'imposer comme le chef de file de la scène power thrash dès son premier album que fut Burn My Eyes, même si le groupe s'était quelque peu écarté de son chemin initial avec les deux albums très controversés que sont The Burning Red et Supercharger. En 2004 le groupe nous livre un très bon Through the Ashes of Empires et du coup en cette année 2007 il était question de savoir si les Américains allaient pouvoir lui assurer une digne succession.
Le premier constat est étonnant c'est que The Blackening n'est composé que de huit titres! Mais huit titres pour plus d'une heure de musique! Un régal en perspective...

Tout commence par le titre "Clenching the Fists of Dissent". On est déjà surpris d'emblée par les dix minutes de ce titre. Tout commence par une intro à savourer: une ambiance mystérieuse, les lamentations de Rob Flynn en sourdine et cette gentille petite guitare. Puis les guitares (cette fois-ci les vraies) nous explosent aux oreilles. Le rythme est sans cesse soutenu et ne nous laisse de répit que lorsque la mélodie, de façon imprévisible, fait surface. Ce titre est une entrée en matière absolument détonante. On peut d'ailleurs noter la ressemblance avec le titre "Imperium".

En effet cet album est dans la droite lignée de Through the Ashes of Empires, mais on doit avouer: il est même mieux que ce dernier. Par exemple, au niveau des vocaux. Rob Flynn n'est plus tout seul à assurer et comme sur "Beautiful Mourning", les backing vocals sont beaucoup plus présents et assurent un rendu puissant aussi bien sur les refrains, mais parfois aussi sur les couplets. La voix de Rob semble avoir atteint son apogée, le monsieur se débrouillant aussi bien sur les parties hurlées que sur les parties plus mélodiques comme c'est le cas sur le titre "Halo". Sans oublier le très bon "A Farewell to Arms" qui n'est pas sans nous rappeler le "Descent the Shades of Night", un titre qui, sous l'aspect d'une ballade, se révèle aussi puissant et mélancolique avec des alternances entre passages agressifs et mélodieux, aussi bons que inattendus.

Mais Rob n'est pas le seul à avoir du talent, loin de là. On peut également saluer la prestation de Dave McClain derrière les fûts, qui est souvent trop mis à l'ombre par les énormes performances de Rob et Phil à la guitare. Devrais-je parler de la guitare? Bon allez pour la route, je vais vous dire que ces types sont des tueurs, faisant de la guitare bien plus qu'un instrument mais une arme de destruction qui atteint son paroxysme sur des titres comme "Wolves" et "Halo". Ecoutez vous même vous m'en direz des nouvelles...

Machine Head c'est aussi l'originalité de ne jamais nous ressortir deux titres qui se ressemblent; chaque chanson possède sa propre identité, que l'on aille dans le mélodique ("Beautiful Mourning"), dans un registre frisant le hardcore ("Aestethics of Hate") ou dans le solennel ("Now I Lay Thee Down").

L'album est dans sa totalité un amas de puissance, sans jamais nous laisser reprendre notre souffle, là où Rob ne chante plus, c'est la musique qui nous captive, c'est le cas sur la fulgurante "Slanderous", qui se rapproche des débuts de Machine Head, avec un thrash tout simplement jouissif. Et en plus ça groove à mort, rythmes endiablés et mélodies pour couronner le tout. Et si le rendu est de cette trempe c'est aussi grâce à une production énorme qui ne souffre d'aucune faiblesse et qui donne à chaque titre ce petit plus qui force au respect.

Et qui dit musique puissante dit paroles rageuses. Car si ce Blackening est avant tout un chef-d'œuvre musical c'est aussi une cuisante condamnation de la religion qui l'anime. D'ailleurs l'artwork (très soigné au passage) de l'album ouvre déjà bien les hostilités. Mais regardez le clip de "Halo" (absolument excellent) pour tout comprendre, ça vaut le coup d'œil.
Et comme si les Américains ne m'avaient pas assez charmé, je dois vous dire qu'en live, le groupe assure et les titres de ce nouvel opus s'y accommodent à merveille.

Alors, irrésistible, imparable, sublime, dantesque? Quels mots choisir pour définir cet album? Est-il vraiment nécessaire de le définir? Dans tous les cas, cet album fera date dans l'histoire du thrash et du metal en général. Machine Head nous livre le meilleur opus de sa carrière à mon goût et mérite amplement un hommage, une reconnaissance. On arrête de parler, on en reprend et on dit "Bravo".

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HernoHero - 12 Août 2011: Pareil un bon 20/20 pour moi, sauf si on compte le version deluxe alors là ça sera 18/20 car les chansons Hallowed be thy Name et Battery ne m'ont vraiment pas plus, pourquoi j'adore les versions original.
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Chronique @ Necromantix

25 Octobre 2010
Machine Head, le groupe que j'aurai sans doute ignoré sans cet album les précédents ne m'ayant en aucunement plus. Pourtant le line-up à de quoi faire baver: Rob Flynn, en personne, le mythique guitariste de Forbidden et de Vio-lence au poste de Gueulard gratteux. En parlant de Vio-lence, Phil Demmel, le collègue de Flynn, vient lui aussi de ce rouleau compresseur Thrash, ce qui expliquera cette déconcertante facilité et cette complicité que transmet ce CD. La production est parfaite, les basses ronflantes, les guitares rèches et acérées, et la batterie titanesque. La pochette quand à elle se veut sobre. Un dessin assez Black, mais le contenu lui, n'est en aucun cas de ce registre...

Première inquiétude, la durée: 61 minutes avec une première chanson de plus de 10 minutes, et la plus grande majorité de plus de 6 minutes. Tandis que Metallica répétait péniblement ses riffs dans un St Anger poussif, Machine Head, lui, déballe sa machine de guerre. Rob Flynn et ses acolytes ont bossé, à un point titanesque, pour concocter cette album. Le premier titre "Clenching the Fists of Dissent" nous propose donc une intro calme avec des aspects planants, puis la guitare acoustique arrive, et nous joue une mélodie sublime, légère et profonde. Puis la batterie devient martiale, et se fait entendre tout comme la guitare électrique cette fois-çi. Puis Machine Head démarre sec. Un riff technique et extrêmement efficace taillé pour le torticoli. Rob et sa voix puissante achève le tableau, lâchant ses paroles acérés sur un bon débit. Puis le refrain arrive, le rythme baisse de manière significative et le côté planant revient, la mélodie primant sur la violence. Puis la batterie devient calme et les guitares inculquent un air malsain tandis que la basse se fait entendre. Puis les riffs hachés détruisent l'auditeur, pendant que Rob s'égosille, puis le solo. Demmel et Flynn se renvoient la balle, des solos grimpants, progressifs qui donnent la dimension démentiel au morceau (y comprit sur "Halo" mais là c'est autre chose). Le pont, idéal pour le live permet au batteur de laisser parler le côté martial de son art.
Puis tout s'arrête, la basse joue assez bas et Flynn chante avec une voix claire si pure que les choeurs semblent disparaitre devant tant de maitrise, puis Flynn redevient le vrai Rob, et tout redémarre sur le riff initial, implacable. La fin de la chanson reste plus lente mais toujours aussi massive.

Avec "Beautiful Mourning" et "Aesthetics of Hate" quand à elles préfèrent jouer la carte de la brutalité de courte durée avec 11 minutes en deux titres.
"Now I Lay Three Down" est très particulière, une intro très aériennes puis le même thème reprit lourdement, et un chant assez néo, sans doute ma déception de l'album, étant donné que je suis allergique à ce style.

"Halo", la plus grosse claque que j'ai prit depuis ma première écoute de "Creeping Death" de notre cher Metallica. Le morceau progressif par excellence, du début à la fin, un intro si unique et ce gros riff plombant notre crâne de haine envers les chrétiens. Rob devient persuasif et le refrain clair devient sublime, le chant étant soutenu par les deux guitares dans leurs riffs aiguisé, on se surprend à chanter ce passage si clair et lumineux. Puis la pression descend et la basse fait rouler son passage inlassablement, puis la machine s'emballe et tout devient lourd, le son nous martèle et la vitesse prend place tandis que la basse nous gratifie de belle descente. Puis enfin, le passage le plus titanesque du CD. Le Solo arrive, complexe, inspiré, imposant, puis Demmel soutient Flynn dans un double montant toujours plus en puissance, jusqu'à la montée finale symbole de l'apogée musicale et progressive de Machine Head, le passage du refrain et joué par les guitares, la batterie devenant discrète, laissant Flynn chanter calmement et assez haut quelques phrases, puis revient le thème principal, plus lourd, à l'impact plus considérable, marquant la descente en enfer, après une dernière accélération.

Cependant, les quelques chanceux possédant le Digipack ont pu redécouvrir l'un des plus grand morceau du Thrash des 80's: "Battery". Rien que ce nom fait trembler les Thrashers du monde entier. Le CD Bonus quand à lui propose des Covers sympathiques mais dispensables dont certains sont assez étranges (Nirvana chez Machine Head? Après tout, cela donne une puissance indéniable.)

Le Bilan est donc sans appel, Machine Head est grand, en cette année 2007, Machine Head est inarrêtable, implacable, devenant ainsi l'icone du Thrash moderne. Il reste à savoir si une telle réussite sera reproduisible au prochain album. Je finirai sur la phrase de l'album.

"Halo, Follow, Sallow, Swallow."

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La_Te_Ra_Lus - 25 Octobre 2010: Encore une très bonne chronique qui résume parfaitement cet album qui est génial! Halo est vraiment une super chanson. (Mais ce n'est pas la seule dans l'album!)
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Commentaire @ goretrash

24 Mars 2009
Quelle claque que ce "The Blackening" ! Durant les 8 titres qui composent cet album, aucun n'est de trop ! C'est bien simple, on prend un pied monstre à écouter les magnifiques compositions de cet album de tueur ! Je pourrai l'écouter en boucle sans me lasser tant les titres sont mélodiques, accrocheurs, destructeurs, jouissifs ! Les musiciens sont tous irréprochables techniquement, les compos durent pour la plupart entre 9 et 10 minutes et pourtant on ne s'emmerde pas, ils sont tout simplement épiques et laissent pantois devant tant d'inventivité !
Comment peut-on pondre un titre aussi énormissime que "Clenching the fists of dissent", cette véritable bombe qui ouvre l'album ? La question reste ouverte, mais en tout cas, aucun metalleux qui se respecte ne peut rester insensible devant tant de virtuosité ! Idem pour "Halo", au refrain imparable, et pour tous les autres titres !
Les soli sont d'une mélodie hallucinante ("Aesthetics of Hate", "Halo" et ses duels de guitare monstrueux), la batterie est démentielle, le chant est guerrier et prend aux tripes pour ne les lâcher qu'à la toute fin de l'album ...
En bref les mots manquent pour décrire cette pure bombe métal qui ne peut laisser indifférent ! A écouter en boucle sans se lasser ! CULTE !

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baloo - 10 Juin 2009: 9 titres... ^^


Mais tout a fait d'accord avec toi excellent album et aucun titre n'est a jeter loin de là...
asmoth - 05 Novembre 2009: 8 sans le digipack ^^
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Commentaire @ bigoud

24 Mars 2009
Machine Head, souvenez-vous, ceux qui ont sorti les 2 bombes « Burn My Eyes » et « The More Things Change...mais qui ont sorti aussi les 2 daubes « The Burning Red » et l’affreux « Supercharger ». Le groupe a sorti « Through the ashes of empire » qui montrait un Machine Head en forme même s’il contenait quelques défauts. Alors, 4 ans il aura fallu attendre pour que le groupe américain accouche de son cinquième enfant. Après avoir sorti un très bon DVD en 2005, c’est l’année 2007 qui marque la sortie de « The Blackening ».
Alors qu’en est-il de cet opus ?
« Clenching the fists of dissent » ouvre le bal avec une intro qui n’est pas sans nous rappeler « Imperium ». Les instruments arrivent et nous envoient un riff surpuissant. Le titre, long de 10 minutes, est composé de beaucoup d’alternances et met en avant la technique du groupe en nous sortant des solis impressionnants, des riffs tonitruants et un chant impeccable. Un premier titre qui impressionne et qui est bien puissant.
L’album est composé en 2 parties. Il y a d’un côté les 4 titres de 10 minutes qui sont « Clenching the fists of dissent », « The Burning Red », « Wolves » et « A farewell to arms ». Difficile de les départager tellement ils sont différents et excellents en même temps. « The Burning Red » est la chanson qui m’a le plus marqué par une forte présence du chant clair de Robb Flynn et d’Adam Duce. Les 2 autres titres sont très bons également et montrent un Machine Head inspiré, technique, impressionnant.
Pour ce qui est des 4 autres titres, qui se suivent sur l’album, ils sont dans une veine assez trash avec toujours quelques passages neo-metal mais rien de désagréable. Le chant clair est également présent et certaines compos nous rappellent des titres de la bonne époque. Les refrains sont très accrocheurs et très bien interprétés par le frontman. Aucun titre n’est mauvais et je n’ai franchement pas de préférence parmi tous les titres de l’album tellement TOUT l’album m’a bluffé.

Machine Head prend des risques en sortant un album de seulement 8 titres mais d’une durée de 61 minutes. Ne soyez pas trop sceptiques en voyant la durée des titres car cet opus est vraiment bon. « The Blackening » est l’album le plus technique, le plus recherché de Machine Head et les soli de guitare de Phil Demmel et de Robb Flynn sont plus nombreux que d’habitude. Le nouveau Machine Head est arrivé. On aime ou on n’aime pas. Moi, le choix est fait !

La grosse surprise de l’année 2007 !

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fl0))) - 17 Janvier 2011: La réussite artistique est affaire de subjectivité...
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Commentaire @ NightViking

09 Avril 2010
Le quator de la Bay Area revient en force en nous délivrant un sixième opus monstrueux!
D'abord, résumons un peu leur parcours:
Le groupe californien commence sur les chapeaux de roues en nous assénant deux bombes thrash (Burn My Eyes et The more things change),ils nous ont ensuite déçu avec les très moyens The Burning Red et Supercharger; et ce fut un retour aux sources fracassant avec Through the Ashes of Empires (il n'y a qu'a écouter Imperium), et voici qu'arrive le puissant et épique The Blackening.
Avec le producteur Colin Richardson derrière les manettes, nous pouvions nous attendre à du lourd!
En effet, quel groove et quelle virtuosité!Les rythmiques rouleaux compresseurs balayent tout sur leurs passages(Dave Mc Clain est au mieux de sa forme).La dimension épique de cette galette est tout simplement ahurissante!
Rien est à jeter, tous les morceaux sont d'une qualité irréprochable.En commençant avec le phénoménal Clenching the fists of dissent, le splendide duo de guitares de Aesthetics of hate, le magnifique Halo et le mélodique A farewell to arms(nous rappelant étrangement le fabuleux Descent the shades of night), Machine Head nous signe là son chef-d'oeuvre ultime!
19/20

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