Unto the Locust

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Nom du groupe Machine Head (USA)
Nom de l'album Unto the Locust
Type Album
Date de parution 26 Septembre 2011
Style MusicalThrash Technique
Membres possèdant cet album390

Tracklist

1.
 I Am Hell (Sonata in C#) (a/ Sangre Sani. b/ I Am Hell. c/ Ashes to the Sky)
 08:25
2.
 Be Still and Know
 05:43
3.
 Locust
 07:36
4.
 This Is the End
 06:11
5.
 Darkness Within
 06:27
6.
 Pearls Before the Swine
 07:19
7.
 Who We Are
 07:11

Bonus
8.
 The Sentinel (Judas Priest Cover) (Japanese Edition)
 05:08
9.
 Witch Hunt (Rush Cover) (Japanese Edition)
 04:46
10.
 Darkness Within (Acoustic) (Japanese Edition)
 05:05
11.
 Halo (Live) (Japanese Edition)
 09:01

Durée totale : 01:12:52

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Machine Head (USA)


Chronique @ HeadCrush

29 Septembre 2011

Did this Machine lose its Head ?

Il y a quelques semaines je reçois le magazine Metal auquel je suis abonné qui comme à son habitude contient un sampler d'une douzaine de titres. Le lendemain, le disque est dans le lecteur CD de ma caisse, potard à 12, j'envoie le 3ème titre Locust de Machine Head et là... Grand moment : titre superbe en trois phases, chant et solos de gratte superbes, batterie bestiale : je me mets à saliver en attendant l'album.

Quelques jours plus tard, CA - Y - EST ! Je l'ai l'album en version luxe et tout alors, plein d'une impatience absolue, je cale mon casque préféré de part et d'autre de mon crâne et j'envoie la sauce. Je n'aurais pas dû. J'aime ces mecs depuis Burn My Eyes, mais là, sur cet album, je ne sais pas ce qui leur est passé par la tête mais le résultat est juste, TRÈS mauvais.

Vous avez aimé Through the Ashes of Empires ? Êtes tombés à genoux devant The Blackening ?

Relevez-vous, et passez votre chemin.

Si le départ canon (je me réfère aux chœurs en tons décalés) de "I Am Hell (Sonata in C#)" surprend, le premier mouvement de ce titre avec gros riffs et grosse voix fait illusion... deux minutes. Ensuite, ce sont des alternances acoustiques avec tempo ralenti et solo de guitare noyé de pédale wha-wha vraiment pas terrible.

Le problème c'est que la dégradation va continuer car si un "Be Still and Know" redonne un faible espoir que va raviver l'évident single "Locust", cela ne va pas durer car d'interludes / intros acoustiques en titres certes, plaisants dans leur structure mais sans réelle magie, l'album va peu à peu sombrer. Cet album n'est pas inintéressant, si ce n'est qu'il est loin de ce à quoi Machine Head nous a habitué.

Il y a un côté indéniablement expérimental dans certains titres, quelques soubresauts aussi comme "This is the End" (quoique dès le chorus...) ou un peu de "Darkness whithin", mais c'est une trop maigre consolation.

Plus de mur du son, plus d'aigus vous vrillant le crâne, plus ce son si caractéristique, ce son qui tout au long de The Blackening électrise, fait que notre tête ait du mal à tenir au bout des cervicales.

Hélas, ce n'est pas fini. Dans cette version il y a deux reprises qui n'apporteront rien de plus ; en effet, ils ont réussi à planter un titre comme "The Sentinel" de Judas Priest, entre un son de guitare "épaissi" et un delay sur la voix filtrée, le titre est juste massacré.

Cela continue avec la reprise de Rush, "Whitch Hunt", terrible elle aussi. Reste la version acoustique de "Darkness within", pour ceux qui aimeront. Après le parcours sans faute de ces dernières années, cet album fait mal, au cœur et aux tripes, d'autant que je n'imagine pas un seul de ces titres sur scène, pas un seul.

En synthèse ? Trois mots : album à oublier.

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TheHeadbangers - 10 Septembre 2015: @El_Totor: Machine Head ferait "péniblement de la variété" ? Tu dois avoir un problème parce que cet album est, pour reprendre ton expression, à des kilomètres de ce qu'on pourrait classer dans la catégorie variété ^^ Ensuite, les passages voix "claire / chantée" sont justes, et c'est pas une question d'appréciation, tu dois pas avoir l'oreille musicale ! Robb Flynn a une p*tain de voix, les solis sont déments, il y a de bons riffs et un gros travail d'évolution après "The Blackening", qui aurait été difficile à dépasser ! Enfin, comment veux tu qu'ils s'essayent aux voix claires si ce n'est sur albums ?! Elles étaient déjà présentes sur The Blackening, sur Halo notamment, qui est un des meilleurs titres ^^ Réveille toi, Machine Head a sortis Burn My Eyes et The More Things Change en albums de Thrash / Groove et après ils se sont rapprochés du Nu-metal, pour finir sur du Thrash Technique sur ces derniers albums; donc t'as raté quelques phases d'évolution ^^ Faut pas venir écouter Bloodstone & Diamonds ou Unto the Locust en attendant un Burn My Eyes 2.0 !

Edit: C'est quoi si ce n'est pas de l'évolution ni de l'expérimentation ?!
 
El_Totor - 18 Septembre 2015: Evidemment j'extremise un peu mes propos histoire de taquiner et je ne savais pas qu'ils avaient changé de style à ce point. Ceci étant dit, les chanteurs de metal un minimum brutal qui se mettent à la voix claire "chantée", même si c'est techniquement "juste", ça casse pas putain de 3 pattes à un canard ! :) si j'écoute un mec chanté en clair, je l'écoute pour avoir une voix et un chant. Je peux trouver ça dans du blues, un bon Armstrong, un bon screaming jay Hawkins ou dans tout un tas de style différents allant de Queens au classique en passant par du rap, de la funk ou même de la variété française années 80. Dans le metal, des exemples que je connais (il en existe peut être des bons), quand il sagit de voix claires et chantées, on est à des kilomètres en terme d'émotion de technique ou de timbre de ce que font tous les autres. Ils peuvent s'essayer chez eux à quelque chose pour laquelle ils ne sont pas fait, mais sur un cd, ça craint :) et non robb Flynn n'a pas une put*in de voix quand il chante clair, on dirait une caricature de chanson pour ado. Pour ce qui est de l'experimentation, justement, le metal est déjà en soit une forme d'experimetnation ou d'extremisation de musique plus tout public comme le rock ou le heavy. Du coup, revenir à des styles classiques dont il est issu ne reprensente absolument pas une réelle experimentation. Des mecs qui expérimentent, pour moi, ce serait unexpect, hollenthon, buckethead, myke patton ou même le chanteur de psycroptic sur septer of the ancient (ce n'est peut etre pas le premier mais c'est le premier que j'ai connu à varier autant et à casser les growl death classiques), disharmonic orchestra aussi faisait des trucs un peu expérimentaux, primus a un style à part mélangeant beaucoup d'influence, y a des groupes qui mélanges des musiques folkloriques ou du monde à leur métal (meme si maintenant c'est monnaie courante), mais genre roots de sepultura ou Korn au début c'était du nouveau, on allait dans de nouveaux territoires,dans le cas de machine head nouvel mouture je voyage pas des masses, je suis désolé... :( (après, forcément, s'ils ont migré vers un style de metal dont je ne suis pas fan alors que toi si, fatalement, qu'on argumente sur ce qu'on veut, ça ne changera rien au fait que tu aimes et que je n'aime pas :) mais ce que j'essayais de dire c'est qu'il ne faut pas faire passer des vessies pour des lanternes. Par exemple, j'ai beau adorer un groupe comme Sodom, jamais je n'essayerai de défendre que les gars sont ultra techniques, qu'ils se renouvellent à chaque album ou que le chanteur pourrait interpréter le requiem de verdi :)
TheHeadbangers - 18 Septembre 2015: En effet je suis pas vraiment d'accord, il y a des voix claires qui rendent très bien dans le metal, dans le derneir Faceless par exemple : https://www.youtube.com/watch?v=AJO9eWjZVyg
 
El_Totor - 21 Septembre 2015: Elles passent à peu près dans le faceless car elles sont calées en intro et bien noyées dans la prod mais rien de flamboyant non plus. Par contre, dans fear factory, même si elles sont ultra trafiquées, les passages voix claire sont vraiment cool je trouve parce qu'ils apportent vraiment quelque chose (à la fois plus en opposition car presque cristallins/angélique et avec le côté cyber/indus qui ressort, ils ont leur patte et sont reconnaissables entre mille)
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Chronique @ Eternalis

03 Octobre 2011

Un album objectivement excellent, mais souffrant d’une évidente comparaison avec son grand frère

Lorsque la machine de guerre broya de nouveau…

Il y a ces hommes, ces artistes qui, trop tôt, dans les méandres d’un anonymat volant en éclat, se voient attribuer le rôle de sauveur d’un mouvement tout entier à lui-seul. Ces entités pour lesquelles nous attendons dorénavant beaucoup, sinon trop, et pour qui le moindre écart n’est souvent que bien peu toléré, si ce n’est limogé. L’ensemble des précurseurs ont connu ou connaissent aujourd’hui cette situation, celle d’être constamment comparé à un glorieux passé qui n’est pourtant que peu en rapport avec ce que peut proposer artistiquement ces groupes à l’heure actuelle.
Si les grands dieux que sont les Iron Maiden, Megadeth, Metallica, Slayer, Darkthrone, Vader ou autres Paradise Lost sont évidemment dans le cas présent ; les groupes ayant apporté, avant un style, un son, le sont tout autant. Citez Korn, Limp Bizkit ou System of a Down ne serait pas usurpé…sans occulter évidemment Machine Head.

Suite au split de Vio-lence, et à la sortie du culte "Burn My Eyes", n’étant pourtant pas sans défauts, puis d’un The More Things Change plus contrasté mais à l’impact retentissant, les américains sombrèrent pendant plusieurs années, entre créations artistiques en demi-teinte, voir complètement inintéressantes, et changement incessant de personnel ne rendant la formation que plus précaire encore, et de plus en plus « has been » auprès des fans. Machine Head appartenait au passé, et n’était bien souvent résumé qu’à un unique disque, le premier…sombre constat, cruel et sans appel pour Rob Flynn et Adam Duce, maitre à bord depuis la première minute.
Si l’excellent "Through the Ashes of Empire" rappela le combo aux yeux des curieux, sans pour autant convaincre l’ensemble de l’auditoire, l’heure de la consécration arriva finalement quinze après la création du groupe, avec l’exceptionnel "The Blackening", sorti voilà déjà quatre ans.
Alors que plus personne ne les attendait, Machine Head composa un véritable chef d’œuvre de riffs, de composition, d’intelligence musicale et de violence mélodique et technique, "The Blackening" fut enfin passé le groupe au cran supérieur, explosa les chiffres de vente et emmena la bande à Rob aux quatre coins du monde lors des plus grands festivals du monde pendant plus de trois ans et demi. Le carton fut tel que la pression autour d’un hypothétique nouveau disque emporta les deux principaux protagonistes en cure de désintoxication pour éviter de définitivement en venir aux mains.

Après de nombreux mois d’attentes, d’interrogations sur l’orientation musicale après un album beaucoup plus ambitieux proposant pour la première fois des compositions aussi longues, et un niveau technique aussi élevé, "Unto the Locust" est enfin entre nos mains. Haranguant un nouveau logo, et un artwork des plus étranges, glauque et malsain mais relativement éloigné de l’univers des américains et témoignant d’une symbolique d’évolution avec cette créature sortant de sa chrysalide, l’album affiche sept morceaux au compteur, comme un symbole d’un disque continuant le sillon tracé par l’opus précédent.
Si nous ne parlerons toujours pas d’un disque progressif, puisque les structures, malgré qu’elles soient à tiroir, restent basées sur les refrains, il est en revanche évident qu’"Unto the Locust" dévoile un Machine Head n’ayant jamais été aussi technique et avant tout mélodique. Il suffit d’écouter le démentiel "Be Still and Know" pour s’en convaincre, composé d’un lead mélodique au tapping tenant sur l’ensemble du morceau, et s’ouvrant de manière progressive sur le lead, puis avec l’apparition petit à petit d’interventions de Dave McClain superbe, d’une descente de toms magique, puis avec l’apparition d’un pattern passant par la caisse claire de plus en plus puissant avant que ne déboule un riff de pur Machine Head, gras et puissant, surplombé par les vocaux agressifs et sans concession d’un Rob au sommet de sa forme et de sa confiance. On le verra tenter des envolées mélodiques encore plus accentuées sur un refrain très heavy, très Maiden, et un morceau globalement très technique mais peu rapide. A l’inverse, l’effréné "This is the End" est une claque en travers de la tronche comme le fut "Aesthetics of Hate" sur l’album précédent, partant d’une introduction acoustique pour déboucher sur un riff d’une technicité affolante (Phil Demmel s’est encore amélioré et Rob est rythmiquement monstrueux sur ce disque) et très personnel, presque enchainé à un blast beat de McClain avec un hurlement de Rob des plus furieux. La partie de batterie est hallucinante en termes de breaks et de cassures rythmiques, tandis que Rob vocifère comme un forcené ses textes emplis de colère et de frustration. Dans ce chaos sonore s’élève paradoxalement les parties de chant les plus aigües qu’aient jamais réalisées le chanteur, sur un refrain à deux voix, dont le résultat sera probablement surprenant en live (Adam aux chœurs ?). Le break est amené par un nouveau riff toujours aussi technique et ébouriffant, véritable condensé de fureur thrash comme il y en aura finalement peu pendant les cinquante-trois minutes de l’album. On retrouve également les fameux « sonars », véritable marque de fabrique du groupe depuis ses débuts, atteignant sa plénitude artistique sans aucun doute possible.

Néanmoins, là où ces compositions ne surprendront pas l’auditeur ayant écumé "The Blackening", certains écarts artistiques, souvent très intéressants et expérimentaux, seront autant de terrains de discordes pour certains ayant déjà votés le fait que Machine Head avait vendu son âme au diable.
"I Am Hell (Sonata in C#)", premier titre, débute ainsi le disque sur un passage à capella de Rob, avant un déluge de chœurs, certes apocalyptiques et effroyablement noirs, mais très loin de l’image urbaine que véhiculait le groupe depuis des années. Ce nouveau Machine Head est solennel, imposant et définitivement bien moins accessible. Le son se fait gras, grésillant, sale…avant un riff très rapide dans la pure veine d’un "Clenching the Fists of Dissents", très similaire dans l’approche et composé de trois parties distinctes, à la manière d'une sonate. La double pédale est à l’honneur sur une rythmique des plus rapides et violente, presque punk (dans l’esprit, pas l’exécution). Rob est une nouvelle fois déchainé et livre un refrain cette fois-ci dans la conduite du morceau, c’est-à-dire agressif et sans concession, promettant des instants de transe mémorable lors des futurs concerts.
L’éponyme "Locust" reste dans la même trame narrative, se reposant sur un riff très puissant et technique, tout en débutant avec une introduction mélancolique et acoustique. Machine Head n’aura probablement jamais été aussi fluide dans sa qualité technique qu’aujourd’hui, comme en démontre les mélodies léchées comme jamais. Rob, également, conserve ce grain de voix si fabuleusement gras et écorché, en n’oubliant jamais de s’envoler dans des clairs dont il est passé maitre (bien souvent sur des leads mélodiques de Demmel à tomber). Tout en semblant plus posé et réfléchi, la personnalité du groupe n’est jamais démenti, entre ce son si caractéristiques et ces « sonars » omniprésents dans les compositions.

On emmétra en revanche bien plus de réserve sur "Darkness Within" et son aspect mercantile trop fortement marqué, à l’introduction évoquant avec insistance l’époque de "The Burning Red". Presque anachronique, le morceau est sevré d’une quelconque force émotionnelle qui fait la force de ce septième opus. "Who We Are" termine le disque avec une nouvelle surprise et expérimentation…puisqu’il s’ouvre sur une chorale d’enfants (ceux de Rob et Phil), pour ensuite déboucher sur un riff très thrashisant et traditionnelle, partagé entre une beauté simple et manque évident de nouveauté dans sa structure. En effet, on ne pourra que reprocher à ce final un manque flagrant de prise de risque une fois l’intro terminé, retombant dans du Machine Head, certes de haute volée, mais sans surprise. C’est tout le souci d’un album objectivement excellent, mais souffrant d’une évidente comparaison avec un grand frère quasi imprenable et indépassable.
"Unto the Locust" ne fait que perdurer une machine redevenue parfaitement huilée depuis "Through the Ashes of Empire" sans apporter un quelconque plus à l’œuvre globale du groupe, là où "The Blackening" transcendait complètement la musique du combo. L’album satisfera sans problème les (très) nombreux fans des albums précédents, mais il ne manquera pas de laisser une sensation légèrement désagréable dans la bouche…celle de s’attendre à l’excellence alors que l’on ne nous sert que du très bon…Retour de manivelle d’un groupe nous ayant appris à devenir exigeant avec eux-mêmes…il fallait bien que cela se paie, même légèrement, un jour ou l’autre…

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Detonation - 28 Octobre 2011: Par Zakk Wylde, par Synyster Gates, par Satriani et j'en passe. Beaucoup de guitaristes les utilisent, ça donne un effet très métal et ça fait varié le jeu.
BEERGRINDER - 08 Novembre 2011: Pielafo a dit : "voila quelqu un qui dit vraiment ce qu'il pense et qui n'a pas bacle sa chronique lui. N'est ce pas monsieur du dessus? "

Euh, si j'étais toi je balaierais devant ma porte quand même!
meuldor - 05 Décembre 2011: Pour ceux qui veulent savoir comment passe cet album en live, je les ai vu au Lux jeudi soir et c'est tout simplement énorme!le groupe a jouer l'intégralité de l'album, entrecoupé de morceau de "the blackening" et des autres albums et il n'y a rien a redire!un de mes meilleurs concerts!Même darkness withing est super bien passée...MACHIN FUCKING HEAD continue a tout déchirer sur scène!
shadowsarepowerless95 - 07 Avril 2012: Superbe chro' comme tu sais bien les faire!
Effectivement, il aurait été difficile de faire aussi bien que "The Blackening" qui nous avait asséné une claque dont on a mis des années à se remettre! Mais à mon humble avis, même si ils avaient fait aussi bien, notre nostalgie envers ce monstrueux album qu'était "The Blackening" nous aurait forcé à le placer en dessous... Personnellement, cet album c'est du Machine Head, quoi! Un metal monstrueusement technique teinté de mélodies assassines et de passages brutaux à souhaits! Donc je pense qu'"Unto The Locust" est un digne successeur même si forcément pas aussi bon! Bref, sinon le seul morceau avec lequel j'ai du mal c'est "Darkness Within", sans doute trop éloigné du style précédemment adopté par le groupe! Mais je pense que les bombes comme "This Is The End" ou encore "I Am Hell" peuvent donner lieu à de véritables boucheries en live! MACHINE FUCKIN' HEAD!!!
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Chronique @ pielafo

08 Novembre 2011

Unto The Locust est bien parti pour être l’album de l’année 2011

“Elles couvrirent la surface de toute la terre et la terre fut dans l’obscurité ; Elles dévorèrent toutes les plantes de la terre et tous les fruits des arbres.”- Exode 10:13

Les sauterelles, envahisseurs terribles pour certains ou merveille de reproduction pour d’autres. Mais aussi, dans le cas que je vais vous présenter aujourd’hui, il s’agit d’une métaphore. Selon le chanteur, compositeur et guitariste de l’album, le charismatique Robb Flynn, il arrive à tout le monde au moins une fois dans une vie qu’un individu s’introduise dans la vie d’autrui afin de le détruire de l’intérieur. La comparaison est parfaite avec celle de la sauterelle ou du Locuste car ces créatures peuvent détruire en quelques instants les fruits de toute une vie.

Le sentiment que j’ai en écoutant cette nouvelle offrande d’un groupe devenu culte grâce au célébrissime Burn My Eyes sorti en 1994 (mon année de naissance!) me donne une véritable extase depuis que je le possède. Car l’on sent que Robb a bien voulu écrire quelque chose de différent à The Blackening, considéré comme étant l’album métal de la décennie par certains magazines. De tous les albums de Machine Head, celui-ci est de loin l’album le plus émouvant jamais produit par le groupe. La chanson Darkness Within sera là pour le prouver car Robb chante en voix claire avec très peu de cris et hurlements. Pourtant, paradoxalement, ils utilisent souvent dans le morceau les si célèbres “Pinch Harmonics” qui sont depuis le tout premier album Burn My Eyes la marque de fabrique d’un groupe en renouveau. Cependant elles sont plutôt rares sur le reste de l’album mais qu’importe car le groupe accentue énormément sur l’aspect mélodique de son style en particulier sur This Is The End qui commence sur une très jolie guitare acoustique pour finir en un riff survolté qui, tel une sauterelle, détruit absolument tout sur son passage. Effets d’extase garantis en live !

J’ai bien sûr parlé plus tôt dans ma chronique de l’originalité du morceau Darkness Within mais la plus grande trouvaille de cet album réside en la présence de chœurs d’enfants sur Who We Are. Pour l’anecdote, selon Robb Flynn dans une interview accordée à MetalHammer, ce seraient ses enfants eux-mêmes qui lui auraient inspirés la petite introduction (chantée par les enfants des membres du groupe !) alors que Robb jouait tranquillement de la guitare sans trop savoir où il allait dans la composition de cette piste. Le morceau en lui-même est très mélodieux mais s’essouffle un peu vers la fin.
J’ai aussi un assez gros coup de cœur pour la conclusion de Pearls Before The Swine et ses accords absolument monstrueux qui vous donneront à coup sûr une séance de headbanging intense pour peu que l’on apprivoise le rythme assez compliqué de ce passage.

De mon point de vue, j’ai énormément apprécié la performance du batteur Dave Mcclain sur tous les morceaux et en particulier sur l’introduction de Locust quand le rythme s’accélère. Il me semble que ce batteur reste encore trop peu connu mais il mériterait de l’être. Le seul petit (mais vraiment petit alors...) bémol de l’album est la chanson Be Still And Know car il me semble que le solo est particulièrement copié sur celui de Halo sur l’album précédent mais je ne peux que me mettre à genoux devant une technique absolument parfaite.

Pour conclure, je pense que Unto The Locust est bien parti pour être l’album de l’année 2011 mais au passage, je veux délivrer un message aux fans. S’il vous plaît, achetez l’album car un groupe a besoin d’argent pour survivre. Personnellement je pense que de tous les groupes de metal qui existent, Machine Head est très certainement l’un des groupes les plus sincères avec ses fans et que leur but n’est pas d’amasser un gros tas de pognon à chaque fin de mois. Non. Ils vivent pour leur musique et ce grâce à leurs fans extrêmement dévoués.

Je souhaite de tout mon cœur que ce groupe soit encore capable d’aller de l’avant comme ils nous le témoignent aujourd’hui. En tout cas, ils sont sur la bonne voie.

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pielafo - 14 Novembre 2011: Merci beaucoup pour tes encouragements. J'ai en effet beaucoup aime cet album. Et je l'ecoute encore. Je le trouve plus accessible que The Blackening du au penchant plus melodique de Unto The Locust. De toute facon tous les albums de MH sont bons pour moi meme Supercharger qui selon moi ne merite pas autant de haine de la part des fans.
samolice - 23 Janvier 2012: Pielafo,

j'ai beaucoup apprécié ton explication du pourquoi d'une telle pochette.

Je suis moins fan de ta dernière partie sur la sincérité du groupe, et patati et patata.

Bref, merci pour la chronique.

orionzeden - 05 Mars 2012: Personne ne détiens la vérité dans un domaine artistique, tout dépend de l'appréciation que l'on a d'une oeuvre, donc il est vrai que dire que c'est lalbum de l'anné c'est risqué. Pour toi ça l'est.
J'aime bien le chant, et le reste. Plus que ça en fait. J'adore l'album. Il m'a fait aimer le groupe. The Blackening n'aurai pas pu en faire de même.
Furya - 10 Mars 2012: très mainstream cette album, il passe assez bien au première écoute mais je m'en suis lassé très vite.
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Chronique @ hardrock

01 Novembre 2011

L'album de l'année ?

On pouvait pensait que la bande à Rob Flynn avait atteint ses limites avec le formidable, voir l'excellent The Blackening (2007). Album de pures émotions, composé et joué par les virtuoses que sont les gars de Machine Head. Des solos époustouflants, des guitaristes d'exception, un bassiste inépuisable, un batteur assurant des combos dignes des plus grands comme Phil Collins ou Mike Portnoy (Dave McCain a été d'ailleurs déclaré meilleur batteur de l'année 2005), et enfin, un chanteur à la voix surpuissante pouvant passer d'un growl à un doux chant clair, tel Phil Anselmo, sans que cela ne se fasse sentir. The Blackening était donc l'album parfait! L'album qui, selon moi, ne pourrait jamais être égalé.

Quand les rumeurs commencèrent à fuser sur le fait que Machine Head allait sortir un nouvel album, je me suis dis : "Pff... Ils n'arriveront jamais à faire mieux que leur dernier opus !!"

Avant la sortie de l'album, le titre "Locust" parvint à mes oreilles. Titre qui me semblait au début plutôt moyen; une intro de plus d'une minute dix, arrive la voix, s'enchaine le premier couplet, le refrain, ...

Après une première écoute je me suis juste dis : "Ouais, c'est du Machine Head quoi !" Là est le problème avec cet album, on ne peut pas se faire une opinion après une première écoute. C'est seulement au bout de la troisième ou la quatrième que l'on se dit : "Cet album (il n'était pas encore sorti) sera un monstre !! (ça va manger boulette !! comme disent les Wesh).

Arriva la rentrée scolaire, avec mes amis metalleux nous n'attendions que lui. Unto The Locust allait être l'album de l'année !

26 septembre, aussitôt sorti, aussitôt ajouté à ma collection. Bien sûr, à la première écoute, je n'ai pas tout de suite compris l'album. Le frontman avait prévenu le monde du Metal. C'est Neo Classique !

"Neo Classique ok ! Mais,... C'est vide d'émotions ! Non ?!"

Je réécoute l'album,... Quand une fois habitué aux chansons, je comprends ! Putain que c'est bon ! Je ne m'étais pas trompé, The Blackening est bel et bien battu !

Comment résister à des chansons comme: "This Is the End" ? Avec son intro acoustique et la montée en puissance de la pédale Wah-Wah, qui mènent à un riff digne d'Ingwie Malmsteen, et se transforme en un Thrash Metal, vif et rythmé.

Que dire aussi de "Who We Are" ? Avec cette chorale d'enfants, un sotto-voce, qui donne une profondeur extrême à la musique, soutenu par un roulement de tambour, donnant à la chanson un air d'hymne militaire, qui vient s'interrompe pour laisser place au véritable son de Machine Head.

Comment ne pas frissonner devant : "The Sentinel", magnifique reprise des prêtres de Judas, mise à la sauce Thrash, où le jeu de batterie rappelle celui des Four Horsemen.

Bien sûr, l'album est aussi composé de titres moins accrocheurs comme : "Pearl Before the Swine" ou "I Am Hell (Sonata in C#)".

Mais malgré ça, le reste des titres est plutôt bien équilibré, avec par exemple le magnifique "Be Still and Know", même si son solo me rappelle étrangement celui de "Aesthetics of Hate", pas vous ?

Mais le meilleur moment reste quand même, pour ma part, "Darkness Within", le titre idéal pour un automne. Il reste le titre qui m'a donné le plus de frissons pour cette année 2011. Cette chanson, restera, pour moi, l'une des meilleures jamais sorties dans l'histoire du Metal.

Donc, après comparaison entre le formidable The Blackening (2007) et le surprenant Unto The Locust (2011), je pense que The Blackening est un album totalement imbattable. Unto The Locust a beau être un excellent opus, je trouve, après plusieurs dizaines d'écoutes, que l'on s'en lasse.

Bien sûr il restera pour moi, l'album numéro 1 cette année. De toutes façons, même les plus grands groupes n'ont pas sorti, ou ne vont pas sortir d'albums qui arriveront à la cheville de Unto The Locust ! (Il suffit juste d'écouter Metallica - Lulu ; Megadeth - Thirteen...)

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BEERGRINDER - 08 Novembre 2011: L'album de l'année rien que ça...

Arf, les quelques écoutes de ce disque ne m'ont vraiment pas donné l'impression de péter la baraque au contraire, Machine Head semble être en pilotage automatique, se contentant de reproduire leurs schémas en moins inspiré et avec une production mir laine bien proprounette et lisse.

De plus le groupe met beaucoup trop le côté mélodique en avant, y perdant une partie de don âme.

Quand à Rob Flynn son chant ne peut être apparenté à du growl, même sur les deux premiers albums il n'est pas assez guttural pour prétendre à cette définition.

C'est sûr, si on compare entre Morbid Angel, Metallica et Machine Head, Into the Locust est l'album de l'année... Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois, c'est ailleurs dans les "petits" groupes qu'il faut trouver l'album de l'année, j'ai quelques noms à soumettre pour les éventuels intéressés.
MCGRE - 08 Novembre 2011: Des noms des noms hé hé .
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Chronique @ metalpsychokiller

15 Novembre 2014

Machine Fuckin’ Head !!!

Led Zeppelin, Black Sabbath, Judas Priest, Motorhead, Blue Oyster Cult, Deep PurpleMachine Head!? La caste très fermée des légendes de notre planète musicale préférée est un Graal auquel pléthores sont les prétendants, mais rares sont les élus. Bien en deçà de ce cercle fermé paradisiaque se trouve une immense anti chambre dans laquelle les postulants à l’immortalité dits « pointures » s’étripent, stagnent, abandonnent, ou se complaisent tout simplement d’être déjà dans les lieux. Un labyrinthe digne de Dédale, protégeant et menant néanmoins quelquefois au Nirvana, qui possède néanmoins certains points obligés quant à la réussite d’une hypothétique transhumance. Le minotaure chargé des lieux réclame ainsi pour la bienveillance de son laisser passer une liste non exhaustive d’unicité, de talent, de notoriété, et encore de régularité. Cette dernière mise en exergue par des offrandes obligatoirement de haute tenue devra en outre accouchée de quelques opus dits « Cultes ».

Machine Head, illustre quatuor californien fondé en 1992 et inconnu au moins de votre concierge à l’âge canonique, est l’archétype exemplaire du combo au seuil du choix d’une dualité d’effets. Basculer dans la lumière blanche éternelle, ou sombrer dans la noirceur de l’obscurantisme régressif. La bande à Rob Flynn a certes marqué une époque, a affirmé un style, a vu des cohortes de fidèles aficionados se ranger en légions serrées derrière elle, a pondu -à mon sens, ne hurlez pas au scandale !- deux opus entrants dans la catégorie précitée des cultes avec l’imparfait « Burn My Eyes » et le divin « The Blackening »… Et pourtant, la quête finale n’est pas atteinte ! Si j’osais, et je vais bien évidemment me le permettre, MH tend plus vers Slayer…Que vers Metallica. La Faute certainement a un sacré coup de mou entre ces deux chefs d’œuvres ayant vu les fans, et les autres d’ailleurs, s’éloigner quelques peu des Machine Fuckin’ Head.

Retour au créneau donc avec un 8 ème album, que l’on ne traitera que dans les grandes longueurs tant celui-ci a déjà fait couler d’encre. Album de l’année pour certains, régression et essoufflement pour d’autres, trahison pour les plus Thrashers purs et durs… Choisissez votre camp camarades ! Résumons juste en disant que « Unto The Locust » pourrait paraitre expérimental car s’éloignant quelques fois des sentiers usités habituellement par le combo. D’entrée le groupe a d’ailleurs du en surprendre plus d’un avec ses « Sangre Sani » a capella dignes de moines vérolés et tourmentés avant l’arrivée d’une artillerie de riff satanique. Le fil conducteur restera cependant le trident entre mélodicité, technicité et ressac d’intensité dont ce « I Am Hell (Sonata in C#) » pourrait être l’exemple typique. Entre déferlements et quiétude de guitare accoustique, Machine Head nous foudroie d’emblée par un titre digne en qualité des « Davidian », « Clenching The Fists Of Dissent », « Death Church » ou autres « Old » et « None But My Own »… Et la suite sera du même acabit, le quatuor inspiré et en pleine forme nous assénant toute sa puissance de feu à travers une assise rythmique monstrueuse, une prestation vocale viscéralement émotive et convaincante, des structures musicales syncopées de soubresauts d’intensités et même la pure marque de fabrique de MH. Les petites descentes de manche aigues et épileptiques en réponse au gros riff bourru et bien gras…

« Be still And Know » ; « Locust », la poigne d’acier ne desserrera pas votre gorge en ne relâchant jamais son emprise, et ce jusqu’à vous faire manquer irrémédiablement d’oxygène avec le dantesque « This Is the End » justement dénommé. Ouvert en arpège à l’acoustique avant le déchainement des éléments, cette track est un véritable Highlight de l’opus, digne du précité « I’m Hell » ou du « Who We Are » de clôture. Un dernier titre (Sepultura cover ? killing joke !) que nos sieurs auront le bon gout de faire entamer de manière chorale par leurs bambins, avant de nous lâcher un scud pur jus Machine Head. Entre temps un « Darkness Within » plus mercantile, apaisé, mais aux subtiles harmonies aura fait son effet accrocheur dans une simili veine à la « Nothing Else Matters » des Metallica. Au final seul un « Pearls Before the Swine” plus convenu et un ton en dessous nous laissera sur une faim toute relative malgré un break d’anthologie.

En juste sept titres, mais près de cinquante minutes néanmoins, Machine Head déroule en toute fluidité un album qui ne souffrira à mon sens que d’une seule chose : Se présenter après l’œuvre majeure du quatuor « The Blackening ». Quand la perfection est atteinte, difficile de faire mieux, convenez-en ! Les californiens se trouvent résolument en en bonne position pour quitter les fameuses « pointures » et accéder au stade supérieur, indéniablement. Reste cependant à éviter de caller sur les éditions théoriquement enrichies des tracks sans intérêt tels ces Covers du Judas « The Sentinel » ou un « Witch Hunt » de Rush. Quoique cela m’a permis de ressortir les vieux vinyles pour réentendre l’original d’Halford de 84 …

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Commentaire @ jimperium14

09 Octobre 2011

LA SYNTHESE de toute leur discographie

Disons le dès le début la plupart des personnes ayant découvert Machine Head avec "Through The Ashes of empire" ou encore l'énormissime "The Blackening" (si si il y en a !!! ) seront forcément déçus, à mon humble avis. Pourquoi ? parce qu'un élément du passé vient jouer le trouble-fête. Ce côté (trop ?) mélo qui avait fait fuir les fans de l'époque The Burning Red ou Supercharger (avec un titre comme Deafening Silence par exemple) est revenu en grande pompe ! Oui Unto the Locust se veut plus mélodique, déjà en Juin, à l'écoute du single Locust, on sentait clairement l'influence de Halo avec son duel de guitares et son refrain chanté. Merci encore à Dave Mc Clain d'avoir composé (comme pour le riff principal de Halo d'ailleurs) cet intro si machine headienne ! Machine Head nous surprend encore ! mais on y est habitué après tout, ils n'ont jamais mais jamais fait un album identique ! Unto the Locust se veut la synthèse de tous leurs albums, c'est vraiment un panel de tout ce qu'ils sont capables de faire. Ils puisent à chaque fois dans ce qui est la marque de fabrique de leurs albums précédents. Regardons de plus près : Habitués aux gros opening title depuis Supercharger, c'est un trashiesque surpuissant I Am Hell (chanson divisée en trois parties) qui reprend le flambeau en démarrant avec une intro a capella chantée par Robb Flynn en personne, il y a un peu de Queen dans ce début de morceau ? (à l'origine cette petite partie devait ouvrir le morceau Who We Are remplacée par des choeurs d'enfants finalement).

Une intro qui clame haut et fort "je vous préviens les gars dans cet album je vais chanter comme jamais" ! vient la suite, une partie lourde (enfin on y est)et la Robb scande "i am death" un morceau vraiment énorme et idéal pour commencer un album ! Un son plus compact mais aigu émane de la production et puis cette batterie ! wow (nouveau set de batterie pour Dave passé chez Yamaha désormais) un son idéal pour Unto the Locust,uniquement. Clairement à l'écoute de ce album on se dit que la barre a été mise très haute ! On entend du violon, une partie entière de guitare acoustique à la limite du clavecin en guise d'intro pour le monstrueux This Is the End, qui est pour moi le morceau de l'album (d'ailleurs le 1er qu'ils ont écrit). On a vraiment le sentiment qu'ils ont repensé totalement leur façon de composer, de jouer pour Unto the Locust. Unto the Locust se veut audacieux, technique et ancré dans son temps. Il ravira les personnes qui ont comme moi disséqué tous leurs albums. Il faut vraiment disséquer cet insecte soigneusement en évitant de le comparer basiquement avec The Blackening qui restera indéniablement leur "master of puppets" ! Bien sûr des titres comme Darkness Within vont surprendre avec ce côté limite pop. Un peu à l'image d'un Crashing Around You sur Supercharger mais franchement tout y est !!! Le côté trash de Through the Ashes of Empire et de The Blackening, la lourdeur de The More Things Change, la mélancolie de The Burning Red, le côté varié de Supercharger y est également !

Robb Flynn chante comme un dieu, sa voix propose un spectre beaucoup plus large qu'auparavant, la patte de Phil demmel y est encore plus présente... Et Dave est beaucoup plus sur le devant de la scène, pour notre plus grand bonheur ! Un album bourré d'émotions... seule ombre au tableau 7 titres pour un 7ème album studio (exit le live)est un peu court. Les reprises de Rush et Judas Priest ne passent pas plusieurs écoutes ! Mais bon certainement qu'une version deluxe sortira plus tard avec des inédits ? à la hauteur de nos espérances comme Seasons Wither sur Through the Ashes of Empire ! espérons ...

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fl0))) - 11 Octobre 2011: Une synthèse??
fl0))) - 11 Octobre 2011: Une synthèse??
overkill - 13 Octobre 2011: Bravo pour cette chronique, je suis assez d'accord, aimant tout ce que Machine Head a pu proposer, mes albums préférés étant The Blackening et Supercharger
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Commentaire @ MADMX

07 Octobre 2011

Machine Head ou le retour des quatre fantastiques du thrash métal !

Bonjour à tous, comme bon nombre d'entre vous, j'attendais surement avec une certaine impatience le retour de Machine Head avec sous leurs petits bras musclés (et tatoués !) un tout nouvel album. Fan hardcore de ce groupe depuis leur début fracassant et ce légendaire Burn My Eyes, j'ai toujours apprécié ce mélange si particulier de technique, de puissance et de mélodie qui caractérise si bien ce combo américain. Le groupe avec ce nouvel album "Unto the Locust" reste bel et bien fidèle à sa légende. Ces quatre fantastiques du thrash métal nous délivre un album qui sent bon la passion de la musique et la qualité est au rendez vous. Dès le premier titre I Am Hell la magie opère, commencer un album de thrash métal "a capela" n'est pas la moindre des surprises et pourtant le frisson est là ! Ce début tonitruant à peine digéré que le groupe nous prend à la gorge et place une accélération foudroyante, le titre dépasse allégrement les 200 au compteur et les breaks de guitares et de batterie font bien mal ! Machine Head en 7 minutes chrono fait étalage de toute sa classe et de sa maitrise technique !

Tout est dit ! et pourtant le plaisir d'écoute reste présent tout au long de l'album, certes le groupe use et abuse même parfois de ce côté mélodique et la ressemblance avec certaines gloires du Heavy Métal sera dès plus évidentes (Iron Maiden avec le titre Be Still and Know) mais cet aspect fait désormais partie intégrante de la musique de ce groupe. Machine "Fucking" Head nous délivre avec ce nouvel opus un disque d'une très grande qualité technique et musicale. Les 4 ricains ont toujours le feu sacré et ce Unto the Locust est à ranger dans le (très) haut du panier de leur discographie pourtant déjà riche de classiques !

Je vous laisse avec cette version live magnifique de The Burning Red.

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MADMX - 07 Octobre 2011: La chronique et la note forment un tout, il ne faut rester " bloquer " juste sur la note.

Die-hard fan de Machine Head, cet album me convient à 100% donc la note est de 20/20 et c'est plus une note de coeur.

Maintenant si tu veux aller dans le trip Machine Head " sa vie son oeuvre " ou Machine Head " à travers les ages " oui la note du disque serait plutot 16/20.

MACHINE " FUCKING " HEAD !!!



RAWL - 07 Novembre 2011: putain de bon (excellent album)!!!! Perso "the blackening" ne m'a fait ni chaud ni froid, mais là: la classe! le premier morceau détruit tout!
meuldor - 06 Avril 2012: RAWL tu dois faire partie des gens qui n'ont pas assez écouté the blakening. Même si into the locust est excellent, the blackening est le chef d'oeuvre n°1 par excellence du metal de ces 10 dernières années, et je n'exagère pas. Un conseil, réécoute le, encore et encore... Peut-être l'as tu écouté réellement plusieurs fois, et peut-être qu'il ne te plaît réellement pas mais beaucoup sont passé à côté à cause d'un jugement à la 1ère écoute. Un pote qui ne l'appréciait pas à sa juste valeur non plus l'a écouté pendant 1 semaine tout les jours, aujourd'hui il ne s'en lasse plus.


 
vincent02120 - 04 Octobre 2012: Meuldor tout a fait d'accord avec toi car autant que pour the blackening j'ai accrocher des la premiere écoute autant que unto the locust j'ai eu un peu de mal mais apres 2 ou 3 écoute tu te dis mais en faite c'est un tres bon album !! mais pas aussi bien que the blackening !! mais cela fait partie de la continuiter de machine head !
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