Overtures of Blasphemy

Liste des groupes Death Metal Deicide Overtures of Blasphemy
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Nom du groupe Deicide
Nom de l'album Overtures of Blasphemy
Type Album
Date de parution 14 Septembre 2018
Labels Century Media
Enregistré à Audio Hammer Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album83

Tracklist

1.
 One with Satan
 03:48
2.
 Crawled from the Shadows
 03:20
3.
 Seal the Tomb Below
 02:57
4.
 Compliments of Christ
 02:44
5.
 All That Is Evil
 03:24
6.
 Excommunicated
 02:55
7.
 Anoited in Blood
 03;18
8.
 Crucified Soul of Salvation
 03:00
9.
 Defying the Sacred
 03:30
10.
 Consumed by Hatred
 03:02
11.
 Flesh, Power, Dominion
 03:33
12.
 Destined to Blasphemy
 02:25

Durée totale : 34:38


Chronique @ LeMoustre

22 Octobre 2018

Till Death Do Us Part

Après la tragédie qui a frappé Deicide en juin dernier (crise cardiaque finalement fatale au guitariste Ralph Santolla dont on peut espérer que son statut de donneur d'organes ne profitera pas à un Glen Benton particulièrement peu sentimental au sujet de son ancien comparse), voici venir le tout dernier album de nos Floridiens. Superbement mis en image par Zbigniew Bielak (illustrateur pour Behemoth ou Ghost), cette sortie est commercialisée comme souvent dorénavant (et pas que chez Nuclear Blast) en différents formats - dont une version Picture-Disc en édition limitée d'ici début décembre en exclusivité du label, bien conscient de l'attrait de ce dessin enrichi de détails familiers.

La lecture des titres rassurera le deathster avide de textes anti-cléricaux chers au père Benton depuis trente ans, et les douze titres d'une durée totale de 38 minutes, idéale pour un album de ce genre, laissent présager de titres courts et d'une continuité dans le propos blasphématoire défini depuis bien longtemps chez Deicide, surtout avec un opener comme "One With Satan" au titre sans équivoque. Il ne faut pas plus de trente secondes pour que la machine s'emballe, propulsée par le travail phénoménal à la batterie de Steve Asheim. Ce sera ainsi tout au long d'un album riche, puissant, et ô surprise, plutôt mélodique. Le départ de Jack Owen en 2016 et la recrue Mark English (Monstrosity dont le dernier album est très recommandable) ont ainsi apporté un sens mélodique sournois, sous-jacent, presque insidieux à la brutalité du groupe et à ce Overtures of Blasphemy. Ainsi, l'hymne "Crowled From the Shadows" à la ligne mélodique vocale géniale, ou l'entêtant "Seal the Tomb Below" font partie des titres les plus marquants de cette nouvelle livraison. Benton s'adonne ainsi à créer des lignes vocales inattendues et imposant un sacré sens de la mélodie massive (sur le refrain de "Defying the Sacred", parmi les grand titres de l'album, avec son solo magique).

Les entêtants "Seal the Tomb Below" ou "Anointed In Blood", tout en restant brutaux, confirment une assise mélodique rare, et définissent ainsi de multiples niveaux d'écoute, conférant à ce cru une épaisseur certaine. Majoritairement courts, autour de 3 minutes, les titres s'enchaînent ainsi à grande vitesse, en faisant la part belle à des soli fort réussis ("All That Is Evil"", ou celui, Slayerien, au début de "Excommunicated"). En légers bémols on pourra noter toutefois une présence vocale de Glen Benton importante, limite envahissante à quelques occasions, ne laissant que peu d'espace sonore et de respiration à des plages instrumentales qui l'auraient pourtant mérité. Ce parti-pris, sans doute très volontaire (c'est qui le boss ?), ne gâche pas le plaisir tant que ça, mais nécessiterait presque une écoute centrée sur les instruments uniquement pour en saisir leur essence et la qualité de la prestation de chacun des musiciens (quel batteur !). Même un "Flesh Power Dominion", plus basique que l'ensemble du disque, reste décapant avec un Asheim toujours au top et de chouettes soli.

Monsieur Benton, s'il est un personnage au charisme indéniable et au caractère bien trempé (un peu le José Mourinho du deathmetal, si on ose une comparaison footballistique) reste un sacré bonhomme, bien vivant même après ses 33 ans. Au gré de changements de musiciens et d'époque, il a su conserver et développer sans le dénaturer l'esprit de son groupe (merci Steve Asheim). Presque le magnifier ici. Un des poids lourds de la scène, qui livre, 5 ans après un The Minds of Evil déjà fort réussi, une oeuvre parfois géniale, et à minima extrêmement solide. On ne donnait pas très cher de Deicide après les départs de ses guitaristes, malgré ça, et grâce à un grand sens de la composition et d'excellents musiciens, nous avons là un grand album d'un groupe que rien, même pas la mort, ne semble pouvoir abattre.

9 Commentaires

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HeadCrush - 25 Octobre 2018:

J'ai bien peur de ne pas partager l'enthousiasme de ta chronique, très sympa au passage. Pour ma part, je trouve cet album décevant, pas du même calibre que To Hell with God ou encore Till Death do Us Part, j'avais un peu fait l'impasse sur In the minds je l'avoue. 

Après un bon nombre découtes, je le trouve poussif au sens où, si tout ce qui caractérise une compo de la bande à Glenn est là, cela ne va pas au delà, déjà le son des guitares a perdu en force / puissance, gagné en mélodie ? Oui, c'est vrai mais à quel prix ? Et puis j'ai le sentiment, forcément subjectif qu'achever cet album a du être difficile et étalé sur le temps ou travaillé un peu "chacun de son côté" du coup, rien de particulier n'en ressort, un peu comme si c'était un exercice de style.

J'espère que ce n'est que passager, j'aime ces mecs et plus encore, leur musique.

Alistair57 - 25 Octobre 2018:

Je rebondis sur les propos de HeadCrush, les compos sont vraiment poussives, les riffs sont bâteaux, souvent joyeux pour du Deicide. Aucune chansons ne sort vraiment du lot , est-ce en rapport avec le départ du guitariste Jack Owen, on peut très bien se poser la question !

Goneo - 27 Octobre 2018:

Deicide arrive encore à proposé un album avec ça propre ambiance, cette fois c'est dans des guitares un plus mélodique qu' à l'accoutumé quil se dessine. Il y a un gros travail sur la voix et les choeurs qui améne une puissance assez fulgurante. Les mélodies reste typique de Deicide même si ici elles sont un peu plus poussées, on ne rentre pas dans un Death mélo non plus. Disons certaine compos rappelle ce que ont peut trouver sur leurs albums " Once upon the cross", et "Serpents of the light". Merci pour la chro, je rejoind ton avis. Très bon album pour ma part, plus marquant que le précédent.

Volesprit - 30 Octobre 2018:

Non, mais c'est un très bon album de Amon Amarth, on est d'accord.

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