Legion

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Nom du groupe Deicide
Nom de l'album Legion
Type Album
Date de parution 09 Juin 1992
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Metal
Membres possèdant cet album603

Tracklist

1.
 Satan Spawn, the Caco-Daemon
 04:27
2.
 Dead But Dreaming
 03:14
3.
 Repent to Die
 03:59
4.
 Trifixion
 02:58
5.
 Behead the Prophet (No Lord Shall Live)
 03:45
6.
 Holy Deception
 03:19
7.
 In Hell I Burn
 04:37
8.
 Revocate the Agitator
 02:46

Durée totale : 29:05


Chronique @ Fabien

16 Avril 2008
Après la sortie de son album éponyme, Deicide connaît un succès fulgurant grâce à son positionnement autour d’un deathmetal foncièrement brutal & satanique, mais aussi avec l’attitude ouvertement provocante de son frontman Glen Benton, à la Une de nombreux magazines de l’époque, qui entretiennent alors les rumeurs les plus folles à son sujet, comme son suicide programmé à 33 ans, l'âge de mort Christ, ou encore ses sacrifices animaliers. Lors de son retour aux Morrisound Studios début 1992, le quatuor floridien a ainsi la lourde de tâche de confirmer la teneur de son premier album, afin montrer que l’engouement dont il bénéficie ne tient pas seulement à ces considérations extra-musicales.

Avec le soutien inconditionnel de son label Roadrunner, Deicide revient ainsi dès le début de l’été avec Legion, au concept satanique toujours fortement marqué, montrant désormais son leader affublé d’une croix renversée gravée sur son front. Mais au-delà de son imagerie toujours aussi forte, le groupe lâche un deathmetal parfaitement en place, grâce aux rythmiques carrées de Steve Asheim supportant les salves de riffs brutaux & incisifs des frères Hoffman. Massifs et compacts, les titres du nouvel album gagnent parallèlement en technique, permettant le largage d’ogives particulièrement meurtrières, à l’image des excellents Dead But Dreaming & Holy Deception aux riffs et accélérations assassins, ou encore du terrible morceau final Revocate the Agitator.

Les soli courts et tranchants des frères Hoffman, rappelant ceux de Francis Howard avec son groupe Incubus, ajoutés aux beuglements incroyables de Glen Benton (sans harmonizer), complètent alors la brutalité manifeste des compositions, loin de toute forme mélodique. Scott Burns met enfin brillamment l’ensemble en valeur, grâce à une production claire, apportant en outre toute l’agressivité requise.

Moins direct dans son articulation et ses refrains, plus court et définitivement plus rapide que son prédécesseur, Legion confirme le potentiel et le savoir faire indéniables de Deicide. Le groupe de Benton lâche en effet un condensé de trente minutes (idéalement introduit par ces fameux bêlement de boucs qui plantent le décor) d’une pureté death et d’une technicité imparable, à l’identité toujours aussi forte, lui permettant de sortir sans conteste l’un de ses meilleurs albums, et de conforter sa place parmi les leaders de la scène deathmetal du début des nineties.

Fabien.

16 Commentaires

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Lordmike - 13 Janvier 2010: Vaut mieux un bon album de 30 minutes qui envoi plutôt qu'un autre qui en fait 50 mais où on se fait chier :)
albundy57 - 06 Novembre 2010: Tout à fait ok avec Lordmike, la qualité prime sur la quantité.
"Legion" est sans conteste un album culte de DEICIDE même si je préfère quand même le 1er.
Y'a pas à chier, les 4ers opus du groupe sont de pures tueries, un vrai quarté gagnant!
17blunt - 19 Janvier 2011: Legion est pour moi leur meilleur album.L'intro annonce la couleur d'entrée et ce qui se degage de cet album est diaboliquement magnifique.Le son qui n'a pas prit une ride,les compos sont mortelles et plus techniques a l'image de Trifixion et Daed But Dreaming.Glen a nettement progréssé au niveau de sa voix car on sent bien qu'il force beaucoup moins que dans le premier tout en ne perdant aucune puissance.Melangant encore ses vocalises graves avec des cris plus égus donne ses cotés haineux envers le christianisme qui caractèrise bien le quatuor ,encores plus pronnocés.Pour moi il est leur meilleur album mais de très très peu,suivi par once upon the cross(ils resteront d' ailleur indétraunés à ce jour).Legion sera la confirmation que ce groupe est bel et bien un des meilleurs goupes de death existant a cette epoque.
kristoff - 14 Janvier 2019:

C'était Pierre Francois qui m'avait découvrire cet album en 2012. Nous écoutions aussi Manowar, "the triomph of steel". Nous aimions la transgression. Nous avions 12 ans. Quand il m'a fait écouté cet album de Deicide j'ai été sur le cul. Après je n'en voulais pas de ce groupe. oui je m'en fout du satanisme. En même temps c'était terrible, brutal, comme j'aime. A chaque fois que j'écoute du Deicide depuis je me dis "vous faites du cinema a propos de satan" et à la fois je me dis que c'est tellement bon. Votre cinéma est peut être aussi vrais que ma derrière bouteille de vin, un bon coup de pied dans le derrière de jesus.

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Chronique @ Nagotar

04 Janvier 2008
Aprés son début monstrueux (dans le sens Brutal Death du terme) à renfort de basse vrombissante, et de rythmique slayerienne fracassée, une production horriblement rentre-dedans (du death metal traditionnel), un chant guttural et caverneux à souhait bourré de talent, "Satan Spawn, The Caco Daemon" s'avère être chanson saccadée de technique, à la basse omniprésente et la batterie géniale (en fait ce sont de sanglants martèlements perpétuels, à l'image du refrain). Un véritable hymne satanique sombre et torturé, et en passant, un très bon titre. La batterie et sa double pédale meurtrière, très bien servi pas la production adéquate, sont remises à l'honneur dés le deuxième titre, "Dead But Dreaming" (et il en sera ainsi sur tout l'album) ; titre à la technique torturée, au chant possédé et purement démoniaque. En somme, du très gros Death Metal old-school teinté de passages très thrash vers la fin (une influence probable de Slayer ?). A l'image du troisième titre, Deicide s'illustre par sa technique hypnotisante et enniverante, ses innombrables fractures dans les riffs et les roulements de double pédale, quasi-insupportables et qui rendent la musique assez stressante par moments - il s'agit de death metal relativement technique, très précis et laissant peu de répit à l'auditeur en quête de repos...

Ça n'est qu'au début de "Trifixion" qu'on s'aperçoit d'un manque de fraîcheur et de variété (est-ce l'effet abysses infernales ?). Heureusement cette idée disparait rapidement, avec quelque variations dans le riff principal et le chant toujours aussi somptueux (et qui apporte définitivement beaucoup aux compos, la prestation de G.BENTON force le respect), puis l'embrasement du riff lorsque la batterie part (à plusieurs reprises, Dieu soit loué) en blast beats... "Behead The Prophet" est un titre très énervé, parsemé de rythmique thrash très agressives (et les riffs assassins qui vont avec, rappelant à l'auditeur un early-Slayer rageur), ainsi que, comme sur le reste de l'album, une technique meurtrière et un chant diablement accrocheur, dévoué et puissant. Le titre suivant, "Holy Deception" est sensiblement plus "calme" (si on peut dire...) ; on se vautre ici dans la crasse du Death Metal ricain du début des années 90 dans toute sa splendeur... En plus incisif (et surtout plus énervé et aiguisé que nombre de leurs compatriotes), certes, mais nombre d'éléments traditionnels demeurent : le solo sympa au milieu du titre, la double pédale déchaînée, le riff bien gras et viril qui vous colle aux pompes comme cette odeur de sueur (qui me rappelle les chicken de McDonald's) quand vous vous êtes pas lavés depuis quelques temps.

Le niveau d'intensité remonte d'un cran avec "In Hell I Burn", probablement le titre le plus couillu de l'album : un début très brutal, un riff thrash diabolique, aucune concession, seul du gros riff en acier, des blasts à de nombreux moments, des roulements de double pédale incessants... On arrive enfin, en toute "simplicité", au dernier titre de l'album, "Revocate The Agitator", qui résume à merveille la substance de l'album, à savoir des coups de bottes dans la gueule à longueur de temps, le côté thrash d'un bon Slayer, en somme du gros Death Metal satanique, et puis l'intolérable double pédale et ses roulements ininterrompus, et bien sûr - ce qui me marque le plus chez Deicide - le chant démentiel et rageur de Glen BENTON.

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Chronique @ theblackbeast

26 Avril 2008
Faisons un petit bond dans le temps pour nous retrouver dans nos merveilleuse 90's à l'âge d'or du Metal où notre bande de 'Ricains étaient encore des monstres de vélocité et de hargne, je veux bien sûr parler de l'époque Legion !

Nous voici donc dans les années 1992 et notre cher Deicide nous sort sa deuxième offrande et de ce fait nous en colle une bonne dans le lard par un opus basé sur la brutalité et son très connu satanisme !

Niveau musicalité, Legion nous offre un Brutal Death digne de ce nom avec une basse très mise en avant et rigide de notre grand Benton, des guitares très techniques aux riffs en acier mi-Death mi-Thrash qui nous sortent des solos ravageurs et diaboliques venant d'on ne sait où de la part de nos 2 frères Hoffman, ansi qu'une batterie millimétrée, blastée, meurtrie, violentée et ultra rapide accentuant le côté véloce et virulant cet opus.

Les chant gutturaux et haineux de Mr Benton sont, il va sans dire, omniprésents et nous donnent l'équation parfaite pour se déchaîner et se vider de toute énergie vitale sur un Brutal Death aux relants Thrash à la Slayer sortant tout droit des catacombes et du cul bénit de Satan !

L'ambiance se dégageant d'une telle galette ne peut qu'être froide, violente, divulguant des préceptes antichrétiens et haineux venant tout droit des cordes vocales de notre frontman à la croix renversée sur le front ! Une sorte de voyage au coeur des Enfers nous plongeant dans une spirale perverse nous envahissant d'une psychose meurtrière et sanguinaire dressée sur une "mélodie" hypnotisante et enivrante d'un vieux Deicide à l'apogée de sa haine !!!

Legion est pour moi l'album le plus Brutal de l'histoire de Deicide et reste hélas inégalé dans sa discographie ! Le seul défaut que je pourrais donner à cet album serait sa longueur qui ne dépasse pas les 30 minutes, me laissant hélas sur ma faim, manquant par moment de fraîcheur et d'originalité mais qui est pardonné par un pvre moment de trépanation sadique venant de la prod et de la volonté de Benton à nous torturer avec son Death Metal d'outre-tombe !

Un opus que je conseillerais vivement pour tous ceux qui ont la nostalgie d'un bon Deicide et qui sont friands d'un Brutal Death sortant des années Thrash aux riffs encore bien tranchants mariés aux doubles pédales insoutenables ! Bien que beaucoup soient assez déçus des capacités vocales de Benton, croyez-moi, Legion a de quoi vous surprendre et vous faire passer du bon temps !

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Commentaire @ Bourrin

21 Mai 2005
Deuxième album pour Deicide (sans compter les démos), et on peut dire qu'ils n'y sont pas allés de main morte !!!!! Quelle intensités !!!! Nous avons droit à un enchaînement de compos toutes plus intenses les unes que les autres : basse/batterie très en avant, ponctués de solos de guitares qui paraîssent arriver de nulle part (immédiatement reconnaissables !), le tout avec la voix inimitable de Benton ! Je peux vous assurer que les premières écoutes d'une traite sont difficiles, et je pense impossible pour une oreille "non-metallique" !
Tous les titres sont vraiment bons, sauf "In Hell I burn" que je rouve un peu lourdingue. L'intro est bien flippante et colle nickel avec la suite !
Bref, cet album de Deicide est ultra technique et il n'est pas à laisser entre les mains de personnes non aguerries ! Il fait partie des album culte du death metal ! Je vous le dis, si vous aimer le bon death qui cogne fort, ruer vous dessus !!! C'est un boheur de voir se derouler un tel concentré de rage ! Un de ses défaut est la durée (28 min) qui est courte, mais rassurez vous quand même, on en a pour son argent ! Moi en tout cas je suis callé au bout de cette demi-heure ! lol

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Trashking - 04 Septembre 2007: La pochette est affreuse par contre.
yozzy - 06 Janvier 2010: il marque un point la
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