Non Serviam

Paroles
ajouter une chronique/commentaire
Ajouter un fichier audio
Nom du groupe Rotting Christ
Nom de l'album Non Serviam
Type Album
Date de parution 10 Octobre 1994
Style MusicalBlack Metal
Membres possèdant cet album155

Tracklist

1.
 The Fifth Illusion
 05:35
2.
 Wolfera the Chacal
 07:20
3.
 Non Serviam
 05:20
4.
 Morallity of a Dark Age
 05:08
5.
 Where Mortals Have No Pride
 07:54
6.
 Fethroesforia
 01:43
7.
 Mephesis of Black Crystal
 05:30
8.
 Ice Shaped God
 04:00
9.
 Saturn Unlock Avey's Son
 06:28

Durée totale : 48:58


Chronique @ Arachnid

09 Fevrier 2010
Après une multitude de démos et autre split avec le groupe de grindcore Sound Pollution, le groupe grec Rotting Christ s’est bien intégré dans la scène black metal underground, notamment grâce à ses deux premiers EPs et son premier album. Avec ce deuxième opus, on découvre une nouvelle facette du groupe, entrevue lors de l’écoute de Thy Mighty Contract : son côté mélodique. Car si Rotting Christ continuent de faire du black ravageur et nerveux, ils incorporent maintenant un souffle épique dans leurs compositions, souffle que l’on retrouvera dans la suite de leur discographie.

Si le son n’est pas extraordinaire, voire parfois grésilleux et couvert, la musique, elle, est tout simplement magnifique. Le groupe propose des mélodies mémorables ("The Fifth Illusion" est un des meilleurs morceaux du groupe), des soli planants, des passages instrumentaux empreints d’une poésie certaine et ajoute des claviers pour insuffler à quelques passages une dimension toute particulière, comme l’introduction de "Wolfera the Chacal" ou encore sur le fabuleux refrain de "Ice Shaped God". Sans tomber dans le black symphonique, certains morceaux se retrouvent étayés d’une ambiance plus travaillée et plus onirique.

Les riffs sont donc beaucoup moins typés « trve », plus harmonieux, plus lents voire même plus heavy comme sur "Mephesis of Black Crystal". On reste bien évidemment dans du black mais de petites influences Bathorienne et de death metal nordique viennent couvrir un genre qui a trop rapidement tourné en rond. Que l’on se tranquillise, les rythmiques fracassantes et autres allers-retours tantôt enjoués tantôt morbides sont toujours de mise. L’unique gros regret quant à cet album vient indéniablement du fait que les parties batterie de Themis Tolis ont encore été enregistrées digitalement à l’aide d’un drum pad. Chose compréhensible à l’écoute de passages blastés infatigables. Dommage car, sans faire d’excès, le jeu de batterie est beaucoup plus soutenu que précédemment.

Quant à la voix de notre cher leader Sakis Tolis, elle a subi un traitement personnel des plus évocateurs, le guitariste-chanteur ayant fait une réelle progression à ce niveau-là. Peut-être pas encore exactement très personnelle ni originale (elle pourrait être aisément confondue avec de nombreux chants de groupes du genre) mais néanmoins plus puissante et moins exposée à tout va.

Glauque, poétique, conceptuel, transcendant, ce troisième full-lenght aborde le domaine de l’atmosphérique sans tomber dans ses méandres ; il apaise mais n’endort pas et ce, malgré sa longueur évidente. Je dirais même que cet album transporte. Rotting Christ amènent donc l’auditeur indubitablement dans leur univers à travers un voyage de près de 50 minutes, un voyage éblouissant dont on regretterait presque la présence de chant…

Non Serviam est donc excellent pour trois bonnes raisons : premièrement, c’est en soi un magnifique album singulier et sortant agréablement du moule des productions black metal de l’époque. Ensuite, c’est l’un des meilleurs opus du groupe bien que cela soit difficile à dire vu ses différentes voies artistiques et enfin, c’est sûrement le meilleur moyen de s’intéresser à Rotting Christ, leur sens du riffing s’amorçant concrètement à partir de cet album.

3 Commentaires

3 J'aime

Partager
BEERGRINDER - 20 Fevrier 2010: En effet, je réitère donc :

Rotting Christ ne s'est pas comme tu le dis, "intégré dans la scène underground", il a contribué à la façonner ce qui est bien différent.

Je ne vois pas bien non plus en quoi le sens du riffing de la bande à Sakis se serait amorcé concrètement à partir de ce disque, étant donné que celui-ci est complètement dans la lignée de Thy Mighty Contract.

Et alors pour la voix de Sakis je suis également en complet désaccord : elle est reconnaissable entre mille.
No Serviam est un disque tout à fait honorable mais 18 tu t'es un peu emballé je trouve.

Bref j'ai presque l'impression qu'on a pas écouté le même album...
BG
Tyrcrash - 18 Mars 2012: Un très bon album, je ne sais pas si le 18 est si exagéré que cela après tout c'était les début, et les grecques ne devaient pas avoir une connaissance parfaite de la scène norvegienne, pouvant donc moins s'en inspiré (mais ce sont là des suppositions ne reposant sur rien de concret)

Concernant l'album, il possède son lot de tuerie (Non Serviam, évidement, The Filth Illusion, ou le Morality of a Dark Age)

Il me semble également plus travaillé (dans le sens que les compo sont plus complexes, pas moins bon que sur leur précédent effort). Et on commence à entrevoir les prémices de ce qui va suivre...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire

Commentaire @ cunteater

06 Juillet 2006
Non Serviam” est l’exemple même de l’album qui est passé quasiment inaperçu sur la scène Black/Death Européenne, sans doute noyée dans les productions Scandinaves qui retenaient plus l’attention à l’époque que les combos Grecs au demeurant forts excellents (ROTTING CHRIST, NECROMANTIA, THOU ART LORD, VARATHRON, etc…).
Après avoir rompu leur contrat avec Osmose Productions et sorti un ultime ep deux titres « Apokathelosis » ROTTING CHRIST sort chez Unisound International ce « Non Serviam » qui est, à mon humble avis, un des meilleurs albums du groupe. Dans la lignée de l’excellentissime « Thy Mighty Contract », dans un style plus abouti, « Non Serviam » s’avère être le digne successeur de l’album ci-nommé, crépusculaire, ésotérique et dantesque, véritable exutoire de riffs sombres, déchirés et accrocheurs, de mélodies assassines (véritable marque de fabrique de ROTTING CHRIST), le tout soutenu par des synthés lugubres (sous la houlette de l’omniprésent Magus Wampyr Daoloth), bien dosés et placés judicieusement. Le chant vociféré de Necromayhem renforçant le côté ésotérique de l’album, les 9 titres délivrés ici sont tout bonnement excellents, tous de la même teneur, sans aucune faiblesse. De « The fifth illusion » à « Saturn unlock avey’s son » en passant par « Wolfera the chacal » « Non Serviam » ou bien le doomesque « Morality of a dark age » la messe est sublime, transcendante…
Mais l’interrogation demeure : pourquoi cet album n’a pas eu la reconnaissance amplement méritée ? Bon, ne parlons des médias dit spécialisés qui n’ont jamais soutenu ROTTING CHRIST, même les fanzines de l’époque ont fait parfois l’impasse sur cet album (pourquoi ??) et paradoxalement, même le groupe semble un peu « oublier » cette période…bizarre.
Black-Death Métalleux qui avaient ignoré ou « oublié » cet album, jetez-vous dessus, il surpasse largement bons nombres de sorties Scandinaves qui n’avaient pas grand intérêt mis à part de copier les aînés. BUY OR DIE !!

2 Commentaires

5 J'aime

Partager
ArchEvil - 27 Mai 2007: Enfin une personne digne qui reconnaît le fabuleux talent de Rotting Christ, et Non Serviam est un chef d'oeuvre comme les autres d'ailleurs
Wyndorel - 28 Fevrier 2008: Un groupe qui sort successivement chef d'oeuvres sur chef d'oeuvres, toujours avec cette patte personnelle sans cesse renouvelée, ensuite c'est comme toujours une question de goût mais ce que j'aime particulièrement chez ce groupe est ce côté authentique et personnel.

Pour en revenir à cet album, comme tous les autres je l'adore mais je le trouve néanmoins moins génial que Thy Mighty Contract, quoi que...
    Vous devez être membre pour pouvoir ajouter un commentaire