Aealo

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Nom du groupe Rotting Christ
Nom de l'album Aealo
Type Album
Date de parution 15 Fevrier 2010
Style MusicalBlack Gothique
Membres possèdant cet album186

Tracklist

1.
 Aealo
Ecouter03:40
2.
 Eon Aenaos
Ecouter03:57
3.
 Demonon Vrosis
Ecouter04:56
4.
 Noctis Era
Ecouter04:48
5.
 Dub-Sag-Ta-Ke
Ecouter02:57
6.
 Fire Death and Fear
Ecouter04:34
7.
 Nekron Lahes...
 01:08
8.
 ...Pir Threontai
 04:48
9.
 Thou Art Lord
Ecouter04:51
10.
 Santa Muerte
Ecouter05:28
11.
 Orders from the Dead
Ecouter08:57

Durée totale : 50:04

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Rotting Christ

  • Nekron Lahes ...
  • ... Pir Threontai


  • Chronique @ ArchEvil

    17 Fevrier 2010

    C'est ici que l'histoire prend fin...

    Prendre son courage à deux mains... Allez... Il faut s'endurcir et la prendre, cette mauvaise raclée. Traitez-moi de masochiste si vous le désirez mais j'ai comme une implacable envie de vider mon sac une bonne fois...

    2010, Rotting Christ sort son nouvel album. Le chat à la fois frétillant et sceptique se met à fouiner après le moindre extrait divulgué par le label... et Noctis Era se présenta à lui comme une douche froide... Nom de Dieu, mais qu'est-ce qu'ils ont foutu ?!
    Vous vous en doutez : Aealo est la pire déception de ces dernières années... On s'y attendait un peu... mais pas à ce point !

    Pour faire simple : Ce désormais ex-géant de la scène Grecque, qui en son temps ouvrit les portes du black metal Hellène et conçut un chef-d’œuvre aussi occulte que subtil du nom de Thy Mighty Contract, vient de tomber plus bas que jamais en annihilant tout atout nécessaire à son identité... Et il est d'autant plus regrettable qu'après 20 ans au service du metal ainsi qu'une pléthore de styles abordés et testés sous plusieurs labels différents sans jamais rencontrer un succès digne de Septic Flesh ( qu'ils ont tenté de concurrencer sur le bon Sanctus Diavolos sans y parvenir ) puisse lâcher prise ainsi... Pourtant, Theogonia pouvait déjà laisser un aperçu de l'avenir, exploitant une recette plus conventionnelle allez-vous me dire... Et bien, à l'écoute de ce dernier, je peux affirmer que non.

    Oui, Theogonia était simple. Oui, Theogonia était épuré, facile d'accès et légèrement redondant. Mais Theogonia respirait un certain folklore assumé et se voulait porteur d'atmosphères très fines, comme de compos foutrement efficaces... Il a même fait naître l'espoir d'un renouveau chez un groupe en train de se chercher.
    Aealo met fin à toute illusion en faisant payer cher un metal cette fois-ci abusivement simpliste, plus mou qu'un bloc de gélatine et au goût d'un Mezze emballé sous vide qu'on trouve en réclame chez Carrefour, sans le moindre piment. Quelle arnaque! A la place, des effluves douteuses d'un neo metal vomitif viennent parachever ce chef-d’œuvre du fadasse. Rajoutez le fait que les membres, qui n'ont jamais été de grands instrumentistes, ont décidé de couper les ponts avec leurs arrangements énergiques optant désormais pour un répertoire d'une pauvreté affligeante, se servant de leurs sonorités folkloriques boulimiques pour lui concocter un masque à l'apparence très riche... surtout boursouflée ouais !

    Aealo est décidément la déchéance la plus totale... Plus aucune envie d'en découdre... Une goinfrerie sur l'aspect folk, qui n'est certes pas loupé mais inutilement surchargé et un embargo sur le riff qui tue...
    Mais pourquoi nous tabasser à coup de chants grecs et autres instruments cirés au MIDI si c'est pour obtenir un résultat mille fois moins puissant que Enuma Elish? Je demande ça à ces connards de grecs qui nous ont pondu un Demonon Vrosis aussi fastueux et agréable à l'oreille qu'un quatuor de guimbardes...

    - Mais enfin, tu n'entends pas la beauté et le caractère original et exotique de ces chants?
    - ... ces chants.... Mais ils sont laids ces chants tant le mixage les a plastifiés ! C'est Peggy la Cochonne en vacances à Sparte ? De plus, on se les tape sur la plupart des titres, tous aussi monocordes. Ils leur ont même réservé un titre à eux seuls. Ils font joujou avec leur nouveau slogan... Heureusement qu'il ne dure qu'une minute...
    - Mais écoute Sakis bon sang ! Il n'a jamais été aussi rythmique !
    - Sakis, il me pète les roustons à vouloir faire dans la chansonnette... Sa voix est reconnaissable entre mille... c'est pas faux. Et c'est bien le problème, ce qu'il y a autour casse tout.
    - Tu es dur... Cette guitare sonne bien tout de même, des mélodies...
    - ... sans caractère ! J'ai cherché un riff sympatoche ou une petite fresque goûteuse... juste une recette à la Theogonia sans le moindre feeling... Alors, ces mélodies à la con jouées comme un prof d'éveil musical en plein cours pour les moins de 6 ans, j'en ai rien à battre...
    - Mais ils se rattrapent sur les différentes instrumentations. Tu as dit toi-même qu'elles n'étaient pas ratées...
    - Sans qu'elles servent à quelque chose non plus... Et si en plus on nous en balance l'équivalent d'un camion citerne, elles deviennent totalement indigestes... pas étonnant avec les kilos de sucre qu'ils y ont distillé...
    - Mouais... néanmoins, je ne suis pas d'accord avec toi concernant la mollesse de l'album. Il y a des moments qui tapent assez bien et la production est puissante.
    - Aealo est mou. Les guitares ne suivent jamais les fausses speederies éparpillées comme sur le titre éponyme et celles-ci sont beaucoup trop adoucies par une production qui a perdu tout ce qui lui restait de mordant sur Theogonia...
    - ... en attendant, je ne vois toujours pas ce que tu lui trouves de neo...
    - Des guitares accordées très bas, des riffs lents et aucun vrai dialogue entre les instruments, un groove pataud et soporifique. Et ici, on a droit à une repompe des plus mauvaises tablatures de Mudvayne... c'est carrément du formatage non rentable...
    - Il y a quand même un morceau que tu trouves mieux que le reste, non?
    - On va dire que Thou Art Lord est encore pire que le reste, une mauvaise mise à jour de Nemecic, et dire que Magus a participé à ce massacre... Sinon aucun titre ne sort du lot. Rien, pas une seule combinaison, pas un seul couplet, pas un seul refrain, pas un seul break ne me réveille ne fusse qu'un chouilla... Rien, nada, nothing, il aurait dû s'appeler comme ça, leur étron : ??? ... ha ha ha ... même pas drôle...

    Oui, je suis dur. Peut être de trop... Mais comment aborder telle trahison autrement qu'en gueulant? En la fermant? Oui peut être... Mais ici, je n'ai pas pu m'en empêcher. Rotting Christ fut l'une de ces formations cultes se montrant capable de se remettre en question et de changer toute son approche de la musique... On ne comparait pas les mythiques Thy Mighty Contract et Non Serviam aux sobres mais gorgés d'émotions et d'atmosphères Triarchy of the Lost Lovers ou A Dead Poem, ni à l'ambitieux à défaut d'être 100% adroit Genesis... C'est ici que l'histoire prend fin...

    Pourtant... et si Aealo avait gardé l'efficacité de Theogonia en en soignant encore la patte folk... On aurait pu obtenir une bombe ! Ils avaient les cartes en main ! Ils avaient un certain talent pour pondre de petites compos tape-à-l’œil et de mélanger le tout habilement sans trop en faire ! Ça fait 20 putain d'années que ce groupe survit, pourquoi nous ont-ils fait ça maintenant ?!
    On en revient à leur succès mitigé... Il a toujours fait défaut et cela se ressentait lors de la période GenesisTheogonia, le groupe voulait acquérir la reconnaissance de leurs compatriotes Septic Flesh... Ils ont désormais choisi le chemin de la facilité sans âme, espérant peut être que leur nom et leur longévité joueraient en leur faveur... Mais tant de groupes sont tombés dans ce piège et si peu en ont tiré bénéfice... Je doute que Aealo en soit salvateur pour eux...

    En attendant... Il n'y a plus rien... et au risque de paraphraser Oncle Viande en citant Léo Ferré : Ce rien, je vous le laisse...


    48 Commentaires

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    LuneNoire - 14 Août 2010: Quelle horreur..
    Quelle couche pleine..
    Sans sentiment.
    De la soupe.
    Nazebroque.
    Mais j'aime la pochette.
    Con non ?
    Bah ouais donc.
    5/20.
    bojart - 15 Octobre 2010: moi qui voulait m'offrir un RC, ce sera pas celui-là car je l'ai écouté et il m'as vraiment emballé...après je ne peux confirmer la noter du matou killer tout simplement parce que j'ai pas la galette chez moi.

    Excellente chronique. Qui a dit que la critique ne pouvait être constructive?

    Pas ceux ayant lu cette chro' de ArchEvil.
    Tyrcrash - 15 Mars 2012: Il y a 6 mois, j'aurais hurlé à la vue d'une tel chronique, mais le temps à fait son oeuvre, et de l'album, au final, je ne retient qu'un titre: le Demonon Vrosis, titre d'excellente facture, digne de se trouver dans le top 5 des meilleurs titre du Christ pourrissant.
    Le reste est chiant, RC retombant dans ses travers de répetition (dont le plus belle exemple reste Noctis Era, ou comment rendre une mélodie sympathique, insupportable) et puis ces effroyables voix folkloriques, bien ridicules et dénuées de tout le mysticisme que RC distillait si bien auparavant...

    Et en plus le prochain album se fait attendre...
    metalpsychokiller - 06 Mars 2013: Et bien, pour faire simple, 3 ans après sa sortie..Je me régale toujours de cet opus dont l'entame blast napalm de ...Pir Threontai par exemple fait péter les caissons de basse de la chaine audio de ma merco cabrio... Vivement l'été pour re terroriser les mémés sur les trottoirs. (-;
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    Chronique @ Arachnid

    16 Fevrier 2010

    On ne change donc pas une équipe qui gagne

    Tous aux abris, les Grecs de Rotting Christ sont de retour ! Après un Theogonia majestueux et quasi-parfait, voici le dixième album du plus black metalleux des groupes grecs. Petit rappel pour les néophytes qui ne connaissent pas encore Rotting Christ. Le groupe ne date pas de la dernière pluie puisqu’il a commencé à la fin des années 80 par un death/grind des plus classiques voire des plus conformes aux formations de la même trempe de l’époque. Puis, il a lentement évolué vers le death/black metal avant de se consacrer au genre avec ses premiers albums dans les années 90. Réputés pour leurs shows parfois sanglants, les Athéniens font bien parler d’eux dans le milieu underground puis dans le milieu metal tout court, notamment grâce à leur place au sein de Century Media pour leur troisième album Triarchy of the Lost Lovers.

    Pour ne pas rentrer pleinement dans les détails, disons qu’ils ont un peu touché à tout, du black metal limite raw au gothic metal à tendance Moonspell jusqu’à 2004 et la sortie de Sanctus Diavolos, l’album étant résolument porté sur le black metal violent mais également mélodique, épique et quelques fois ambiant. Une nouvelle identité pour le groupe, identité qu’elle conservera jusqu’à aujourd’hui (et qui a atteint son apogée avec le monstrueux Theogonia). Rotting Christ, un groupe hétéroclite ? Pour sûr ! Toutefois, ils ne sont jamais vraiment passés du blanc au noir en un clin d’œil et c’est plus en termes d’évolution que je qualifierais ces changements d’identités musicales.

    Toujours chez Season of Mist (dont le graphiste Jérôme Cros (Gnostic, Mayhem) a encore une fois designé la magnifique pochette), les revoici donc aujourd’hui trois ans après leur dernier opus qui fut suivi de près par une compilation pour "combler le vide". Et force est de constater qu’après le succès de Theogonia, les Grecs réitèrent la même recette : trois ou quatre riffs principaux qui tournent en boucle, un solo épique, une batterie changeant complètement de rythme afin de donner à chaque morceau son identité propre et la voix écorchée de Sakis Tolis reconnaissable entre mille. On ne change donc pas une équipe qui gagne et c’est tant mieux, Aealo étant dans la parfaite continuité de son prédécesseur.

    Accompagné de ce souffle toujours épique voire viking, le groupe met d’ailleurs plus en avant les chœurs interprétés par deux groupes folkloriques. L’un est grec (Dirty Granny Tales), l’autre anglais (Daemonia Nymphe), jouant ainsi les Pléiades, comme dans la mythologie ancienne, avec un rôle quasi-omniprésent à l’écoute de ce qui est indéniablement un concept-album bien mis en place.

    Toujours produit par Sakis, cette fois-ci enregistré aux Lunatach Studios de leur Grèce natale, on a affaire à un son beaucoup plus froid. Les guitares fusent, alternant monstrueuses rythmiques ponctuées d’harmoniques et leads envolés. Il faut souligner qu’avec Rotting Christ, la rythmique a toujours été primordiale, nécessaire à insuffler à chaque morceau cet aspect uniforme, épaissi et par conséquent majestueux. On sera donc de nouveau surpris par ce sens du riffing indéniablement maitrisé, tournant quasiment en boucle sur des morceaux tels que "Demonon Vrosis", un riff principal que n’auraient pas refusé les barbares d’Amon Amarth. On retiendra également des pointes de vieux black metal revenant ici et là dans quelques titres comme "Noctis Era" et "dub-sag-ta-ke" qui, avec ses traditionnelles instruments grecs, ressemble étrangement à "The Sign of Prime Creation". Quant à la présence de Magus de Necromantia en featuring sur le morceau "...Pir Threontai", elle est assez discrète mais donne néanmoins une certaine ampleur au niveau du chant.

    On parcourt donc avec passion ce nouvel opus très sombre qui regorge de saccades précises, de puissantes mélodies et de bonne trouvailles, en témoignent la voix beaucoup plus aigue et écorchée de Sakis ainsi que cette étrange interlude mêlant nos fameuses chanteuses traditionnelles grecques dans un solo vocal en canon. Plus intrigante que superflue, cette transition permet surtout de nous reposer nos oreilles le temps d’une petite minute mais aussi d’incorporer une identité à l’album-concept (ce sont en fait les lamentations des Pléiades). La fin de l’album est beaucoup plus posée, beaucoup plus glauque, surtout avec la présence de Alan Nemtheanga de Primordial en guest vocal. Sa voix langoureuse sur "Thou Art Lord" se mêle agréablement à cette chanson reposante, proche du doom. À noter que Thou Art Lord est le nom de l’un des groupes parallèles des frères Tolis, dans lequel figure… Magus, de Necromantia !

    On retiendra donc de ce Aealo un album tout aussi épique, violent et mélodique qui diffère toute fois de Theogonia par son côté folklorique beaucoup plus appuyé.

    12 Commentaires

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    ArchEvil - 18 Fevrier 2010: Chronique bien construite avec laquelle je suis en désaccord sur presque tout... Et les ambiances "vikings" dans Rotting Christ... Hum... En plus, depuis Sanctus Diavolos, le groupe n'a plus rien de BM, ici encore moins.

    Pour ma part, Aealo est une immense déception, voire une trahison... explications sur ma chronique postée-ci dessous...
    morgothduverdon - 01 Mars 2010: Penche toi sur le reste, tu verras que celui là est très fade en comparaison.
    H4tesphere - 14 Avril 2010: Je trouve sincèrement que cet album mérite d'être écouté car leur évolution est intéressante . J'ai pu observer que mon avis diffère de beaucoup d'entre vous, et je n'ai malheureusement pas d'arguments à faire valoir. Je suis tout simplement d'accord avec ceux de arachnid :)
    fabkiss - 13 Novembre 2010: un grand album de Metal épique, aux accent gothic
    comme le fait remarquer ArchEvil, dire que R.C. fait du Viking, peu préter à sourir, mais, à l'instar des maitre du genre (Amon Amarth)
    Rotting Christ nous offre ici, encore un bel échantillon de Hellenic Metal
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    Commentaire @ Megalodon

    03 Septembre 2011

    On ne peut pas déplaire à tout le monde

    Le black métal, un monde cruel pour ne pas dire dangereux, surtout quand des groupes du genre décident de sortir du lot. Ils se font massacrer pour ne pas avoir gardé leur intégrité. C'est le cas de Rotting Christ: ça avait déjà un peu commencer à chavirer avec "Theogonia", qui proposait un concept intéressant dans un style se rapprochant du death mélodique. Aujourd'hui, la bande à Sakis Tolis remet le couvert en gardant la même recette et pouf, voilà "Aealo". Pour commencer, la pochette: on ne peut pas dire que cela ait quelque chose à voir avec ce dont on a l'habitude avec ces gars, néanmoins c'est la classe. L'album s'appelle "Aealo", "catastrophe" en grec. Certains vous diront que rien que le nom, ça vous laisse déjà présager de la suite. Autant avertir les illuminés immédiatement: des titres bien black métal à la Gorgoroth ou Dark Funeral (que je ne suis pas fier de citer), vous pouvez oublier car ils se font rares sur ce disque, mais il y en a. Par exemple "Eon Aenaos" fait carrément penser à "Exiled Archangels", "Dub-Sag-Ta-Ke" ou "Santa Muerte" mais sur ce dernier morceau on sent que ça commence à tourner. Ceux qui regrettent l'époque "Satanas Tedeum", vous pouvez passer votre chemin.

    Ce qui fait la force de cet album, c'est aussi ses riffs mélodiques, son ambiance et l'atmosphère qui s'en dégage. Comme sur le précédent opus, on se rapproche de plus en plus du death mélodique. Ca commence en fanfare avec le titre éponyme qui ouvre sur les chœurs de jeunes femmes nommées les Pléiades, qui réapparaîtront à plusieurs reprises. "...Pir Threontai" est un morceau magnifique qui se rapproche grandement de "Athanati Este", "Demonon Vrosis" c'est pareil, tout comme "Noctis Era" et "Thou Art Lord". Mais au fur et à mesure qu'on évolue on ne peut s'empêcher de penser à un copier-coller de "Theogonia", je disais qu'ils gardaient la même recette mais je pensais pas à ce point. Je veux dire, écoutez "Fire, Death and Fear" on dirait "Enuma Elish". On demandait de la nouveauté, et bien c'est râpé. Petit bonus: Rotting Christ fait une reprise de Diamanda Galas qui est "Orders from the Dead". Mais ça, chacun est juge.

    En bref, pour les puristes,proportionnellement à chaque chanson, si l'on donne 1 point par chanson de l'époque true black métal, on obtient 2.5/10 soit 5/20. Je dois dire que je m'y attendais un peu. Et pour les quelques ressortissants comme moi, on ne peut que être étonné du travail fourni, surtout quand on sait que le black metal n'est pas la notre tasse de thé. Faire apprécier ce style à quelqu'un qui le rejette ça c'est c'est pas donné à n'importe qui. Mais on retient quelque défauts, notamment la voix de Sakis qui est loin d'être travaillée (mais ça c'est pareil pour Watain que je ne suis toujours pas fier de citer) et qui ne s'accorde pas toujours à l'atmosphère de certains titres. Et il y a aussi un morceau dont je ne vois pas l'utilité: "Nekron Lahes..." qui est en fait une minute et dix secondes d'écoute des Pléiades. Original mais pas prenant. Pour conclure, je dirais que pour apprécier complètement cet album, il faut être ouvert d'esprit car en terme d'éclectisme on s'approche des sommets. Si on se laisse envahir par l'ambiance mélodique de la majorité des morceaux, on a tout de suite l'envie de les réécouter.

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