Metal Heart

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17/20
Nom du groupe Accept
Nom de l'album Metal Heart
Type Album
Date de parution 12 Mars 1985
Enregistré à Dierks Studios
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album722

Tracklist

1.
 Metal Heart
 05:25
2.
 Midnight Mover
 03:07
3.
 Up to the Limit
 04:45
4.
 Wrong Is Right
 03:08
5.
 Screaming for a Love Bite
 04:05
6.
 Too High to Get It Right
 03:47
7.
 Dogs on Leads
 04:24
8.
 Teach Us to Survive
 03:33
9.
 Living for Tonite
 03:34
10.
 Bound to Fail
 04:58

Bonus
11.
 Love Child (Live)
 04:44
12.
 Living For Tonite (Live)
 03:53

Durée totale : 49:23


Chronique @ Darklau

09 Avril 2009
Dans la série des albums cultes inoubliables, Metal Heart fait figure de parent pauvre et pourtant, au-delà des préjugés et de l'oubli dans lequel Accept est tombé, il faut replacer l'église au milieu du village,...comme on dit.

Metal Heart regorge de perles étincelantes qu'il est bon de se repasser de temps en temps, histoire de se décrasser les tympans. Des brûlots si vous voulez.

L'album commence par une intro assez futuriste tout en crescendo qui finit par un chœur martial avec des voix de mâles bien campées qui annoncent déjà que la galette n'est certainement pas faite pour les midinettes aux pantalons de cuir moulants des cours de récré des années 80. Après cette intro revigorante, le riff de guitare arrive, énorme, implacable, envoutant, et on commence à bouger la tête de haut en bas. La voix caractéristique de Dirkschneider, criarde et enragée, nous tombe dessus et c'est le frisson intégral.
Le titre Metal Heart est un mid tempo, un condensé d'énergie pure, une vraie bombe de heavy metal brûlant exécuté de main de maître. A noter : le passage inspiré de Ludwig Van Beethoven joué en solo à la guitare au milieu du morceau, pas des plus subtils mais tout de même surprenant !

Sur certains titres, la voix n'est pas sans rappeler celle de Brian Johnson d'AC-DC. Rauque, haineuse.
Udo crie. Udo s'écorchent les cordes vocales. Pour notre plus grand plaisir.
Cela a pour effet de donner à l'ensemble un côté rageur et nocif. Certains morceaux sont clairement taillés pour la scène. Sur Up to the Limit,par exemple, le chanteur se déchaine et s'arrache la voix pour en sortir toute la force et toute la rage. Udo Dirkschneider est évidemment un chanteur hors pair en studio comme en live.

Accept peut également jouer vite, très vite. Wrong Is Right est le titre qui illustre bien cette faculté. Son rythme n'a vraiment rien à envier aux pièces les plus rapides de Judas Priest. On sent d'ailleurs l'influence de ces derniers tout au long de ce Metal Heart. C'est avec des titres comme ça que Accept s'est le plus rapproché du speed metal dans la première moitié des années 80.

Toutefois, Accept laisse transparaître quelques défauts récurrents dont il n'arrive pas à se passer. Quelques bouche-trous de circonstance comme Sreaming For A Love Bite ou Dogs On Leads, qui ne sont certes pas des mauvaises compositions, ralentissent le train et n'apportent rien à l'homogénéité de l'ensemble avec leurs refrains un tantinet répétitifs donc casse-bonbons.
On retrouve quelques bouche-trous sur la plupart des grands albums d'Accept. Une sorte de marque de fabrique en quelque sorte. Mais on leur pardonne, n'est-ce-pas ?

Car dès les premières notes de Living For Tonite, notre tête commence à rebouger en cadence et nous tapons du pied sur le plancher. Je vous assure, c'est vraiment incroyable ! Le riff est puissant et appuyé par la batterie frappée au marteau de Stefan Kaufmann. Une vraie bourrée de fin de soirée à la fête de la bière. Avec un refrain boute en train au possible, très efficace. Une belle réussite comme on les aime et qui ont fait la notoriété du groupe.

Ou alors Bound To Fail qui termine l'album de fort belle manière aussi. La machine Accept nous montre ici toute l'étendue de son talent de composition rythmique. Le riff sur le refrain est accrocheur et les chœurs genre armée rouge à la fin nous pousseraient presque à nous engager (dans l'armée rouge). Ce concept sera d'ailleurs repris sur l'album suivant intitulé Russian Roulette.

Avec Accept, ne vous attendez quand même pas à des morceaux aux structures complexes, ni à des parties instrumentales mélodiques ou progressives, pas plus qu'à de belles envolées lyriques. Rien de tout cela dans la musique de ces cinq allemands. Chez Accept, on ne fait pas dans la dentelle, "Ach so !" mais plutôt dans le bon gros heavy très carré à la limite du caricatural. Boum boum zim boum. C'est peut-être lourd, mais c'est diablement efficace.

Au final, Metal Heart est sans doute l'un des meilleurs albums d'Accept. Un album qui déménage bien par sa rythmique implacable et que je recommande aux amateurs de heavy bien carré, bien musclé et dopé à la testostérone.

31 Commentaires

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ELECTRICMAN - 27 Janvier 2021:

Marko, je viens de faire mon curieux et de lire ton profil et je constate que j'ai contracté le virus en même temps que toi (en 79) et que "jusqu'ici tout va bien" en effet, surtout quand on réalise notre chance d'avoir grandi dans les eighties, où c'était une autre ambiance.

Sinon je suis étonné que la chro ne parle pas de "teach us to survive", titre original et efficace qui a toujours été mon chouchou

kfc_Funeral - 27 Janvier 2021:

En effet Electricman, Accept sortait de ses sentiers avec Teach us to survive qui avait enchanté les chroniqueurs, notamment par sa basse jazzy. La présentation du disque date ici de 2009, les goûts du public et la majorité des groupes avaient déjà évolué vers le death, le black etc jusqu'aux rythmiques actuelles très metal qui semblent davantage satisfaire les jeunes metalleux d'aujourd'hui au détriment de l'originalité.

swit35 - 28 Janvier 2021:

intéressant que vous parliez de ce titre en effet, totalement atypique pour l'époque dans le Heavy Metal, 2 ans avant l'arrivée du Satch Boogie de Satriani... par exemple.

swit35 - 02 Fevrier 2021:

Acheté à sa sortie en 85... une grande baffe et il reste mon préféré d'Accept... cette période jusqu'à Russian Roulette correspond à l'apogée d'Accept... et le précédent c'est Balls to the Wall, ce qui n'enlève rien à la grandeur de Restless d'ailleurs !

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Commentaire @ laillyboy

05 Mai 2007
Après le carton "Balls to the Wall", messieurs d'Accept, faut transformer : et c'est ... gagné! Metal Heart est le point d'orgue de la disco du groupe, même si pour moi, je préfère nettement BTTW avec son son plus heavy. Sur MH les morceaux se suivent mais ne se ressemblent pas, Accept fait preuve d'un maturité certaine et explore de nouveaux horizons métallistiques. Udo s'éraille encore plus que sur les précédents brulôts (là aussi un peu trop à mon goût)
Reste que le succès de cet album est incontestable et incontournable.
A ne pas manquer le splendide solo de MH, inspiré d'une célèbre mélodie de Beethoven.

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Commentaire @ cunteater

11 Décembre 2008
Je pourrais faire la chronique la plus courte qui soit, c'est à dire : "Fabuleux". Et voilà, on en parlerait plus. Seulement, je me suis proposé de chroniquer Metal Heart, et donc je dois faire un billet un tant soit peu conséquent. Que dire sur cet album qui n'ai pas été dit ???
Tâche difficile, mais moins à l'ecrit qu'à l'oral, car c'est bien connu, l'oral est hardi. Oh, pardon, je m'égare (de l'Est). Pour revenir à nos moutons Germains (pas de jeu de mots, cherchez pas), sachez simplement que Metal Heart a boulversé mon enfance (eh ouais, j'avais 8 ans quand l'album est sorti) au même titre que Live At The Inferno de Raven
(sublimement chroniqué, d'ailleurs - autopromo). Plus sérieusement, les 10 chansons qui composent ce disque sont toutes des hymnes en puissance, de Metal Heart à Bound To Fail, en passant par Screaming for a Love Bite, Wrong is Right, ou encore Living for Tonight. Le père Dirkschneider n'a que très très rarement aussi bien chanté, Jorg Fis(ch)er et l'immense Wolf Hoffmann balancent des riffs et des soli ahurissants, la basse de Peter Baltes est vrombissante comme on aimerait en entendre plus souvent, et enfin, le toujours aussi sympathique (!) Stefan Kauffmann martyrise ses fûts comme si sa vie en dépendait. On nage en plein bonheur avec cet album. On peut dire qu'Accept a sorti trois albums majeurs coup sur coup: Restless & Wild, Balls to the Wall et Metal Heart. Moi, c'est ce que j'appelle un tiercé gagnant.
A quand une réédition de ces pièces maîtresses avec plein de Bonus Tracks ??? Monsieur Dirkschneider, siouplait....

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mrbungle - 15 Octobre 2009: Voilà un album que je n'avais pas écouté depuis au moins une dizaines d'années; & quel plaisir de le redécouvrir.

J'ai l'impression de l'avoir entendu hier pour la dernière fois tellement l'enssemble sonne & vous fait bouger la tête (ou taper du pied) à l'insu de votre plein grés.


frankhammer - 09 Novembre 2012: "Fabuleux" c'est le mot. Je n'aurais même pas eu besoin de lire le reste de ta mini-chro ;)

20/20 pour cet album magistral.
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