Blind Rage

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Nom du groupe Accept
Nom de l'album Blind Rage
Type Album
Date de parution 15 Août 2014
Labels Nuclear Blast
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album191

Tracklist

Blind Rage - Bonustrack (Japanese Release)
1.
 Stampede
Ecouter05:14
2.
 Dying Breed
 05:21
3.
 Dark Side of My Heart
 04:36
4.
 Fall of the Empire
 05:45
5.
 Trail of Tears
 04:08
6.
 Wanna Be Free
 05:37
7.
 200 Years
 04:30
8.
 Bloodbath Mastermind
 05:59
9.
 From the Ashes We Rise
 05:53
10.
 The Curse
 06:28
11.
 Final Journey
 05:02

Bonus
12.
 Thrown to the Wolves
 03:54

Durée totale : 01:02:27



Bonus DVD - LIVE IN CHILE 2013 (Limited Edition) - Bonus DVD - LIVE IN CHILE 2013 (Limited Edition)
Recorded live at Teatro Caupolicán, Santiago de Chile, Chile, 12/04/2013
1.
 Intro
 
2.
 Hung, Drawn and Quartered
 
3.
 Restless and Wild
 
4.
 Losers and Winners
 
5.
 Stalingrad
 
6.
 Breaker
 
7.
 Bucket Full of Hate
 
8.
 Monsterman
 
9.
 Shadow Soldiers
 
10.
 Amamos la Vida
 
11.
 Guitar Solo Wolf
 
12.
 Neon Nights
 
13.
 Bulletproof
 
14.
 Aiming High
 
15.
 Princess of the Dawn
 
16.
 Up to the Limit
 
17.
 No Shelter
 
18.
 Pandemic
 
19.
 Fast As a Shark
 
20.
 Metal Heart
 
21.
 Balls to the Wall
 

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Accept



Chronique @ PhuckingPhiphi

11 Novembre 2014

Une once d’originalité, pour ne pas dire de prise de risque, aurait été la bienvenue.

Ce qui est chouette avec Accept, c'est qu'on n'est jamais déçu (ou rarement).
Ce qui est dommage avec Accept, c'est qu'on n'est jamais surpris (ou rarement).

Blind Breed”, offrande 2014 du célèbre groupe allemand, vient plus que jamais confirmer l'audacieux axiome énoncé ci-dessus.

Depuis sa résurrection inespérée en 2010 avec l’excellent “Blood of the Nations”, Accept, dont tout le monde prédisait la mort à petit feu suite au départ définitif d’Udo Dirkschneider, est revenu sur le devant de la scène. Le nouveau chanteur, l’américain Mark Tornillo, a contre toute attente déjoué tous les prognostics, apportant au groupe une appréciable dose de sang neuf et réussissant l’exploit de se faire immédiatement Accepter (sans jeu de mot) même par les fans les plus durs. Charismatique, puissant, à l’aise sur les anciennes compositions et tonitruant sur les nouvelles, le petit bonhomme n’aura certainement pas été le moindre des artisans du redémarrage de la machine. “Stalingrad”, en 2012, est venu confirmer ce renouveau, même si l’effet de surprise était évidemment moindre.

Or donc, voici que déboule dans les bacs ce “Blind Breed” au titre plein de promesses, après un nouveau laps de deux ans (nos allemands sont décidément réglés comme des horloges suisses !). La pochette, affichant un magnifique taureau écarlate tout droit sorti des enfers, confirme que ça va secouer sec, et c’est donc en confiance que l’on presse la touche “Play” de son lecteur CD/platine vinyle/lecteur MP3, ou tout autre dispositif actuellement en vogue.

Et là, il faut le reconnaître, on n’est effectivement pas déçu : après un ”Stampede” déboulant comme un troupeau furieux (premier single de l’album), les titres défilent dans une cohérence parfaite, alternant tempos rapides et rythmiques lourdes et martiales, toujours avec un sens de la mélodie certain, véritable marque de fabrique de nos teutons depuis maintenant plus de trois décennies. “Dying Breed”, mid-tempo puissant gorgé de références à la gloire des pionniers du Metal (bon, ça commence à ne plus être très original, mais ça amuse toujours le fan qui cherche à retrouver toutes les citations), “Dark Side Of My Empire”, qui ne n’est pas sans rappeler les vieux morceaux du groupe, le mélancolique et pessimiste ”Fall Of The Empire” et ses chœurs graves… “Trail Of Tears” (sur l’épisode déjà maintes fois rebattu de la “piste des larmes”, tragique événement de l’histoire américaine qui conduisit à l’exode de 18 000 indiens Cherokees dans des conditions inhumaines) repart sur une bonne cavalcade à la double pédale, avant ce qui est certainement l’un des meilleurs morceaux du disque, “Wanna Be Free”, véritable hymne à la liberté accompagné des traditionnels chœurs en backing vocals. “200 Years”, nouveau titre sombre sur une galette qui décidément ne brille pas par son optimisme, nous emmène deux siècles après la disparition de l’Homme, sur une planète enfin débarrassée de cette race de singes nus et vicieux qui lui aura fait tant de mal ; classique et efficace, c’est une chanson qui ne paye pas de mine sur disque, mais qui pète bien en live. “Bloodbath Mastermind”, comme son nom le laisse supposer, est une nouvelle tuerie carrée et agressive, avant que ne s’enchaînent “From The Ashes We Rise” et ”The Curse”, deux titres plus posés, mais mélodiques et intenses sur lesquels la voix écorchée de Tornillo fait des merveilles. Enfin, “Final Journey”, ultime morceau aux accents Speed Metal aussi efficaces que dévastateurs, vient clôturer ce nouveau chapitre de l’impressionnante carrière des teutons.


Néanmoins, malgré toutes les excellentes compositions qui le constituent, “Blind Breed” laisse un petit goût de frustration au terme de son écoute. Pourquoi, puisque la production déchire, que les titres ont tous la pêche, que le trio Wolf Hoffmann/Peter Baltes/Herman Frank n’est jamais pris en défaut, épaulé par la batterie toujours aussi efficace d’un Stefan Schwarzmann désormais totalement intégré au line-up, et que la prestation de Mark Tornillo, comme dit précédemment, ne souffre d’aucune critique ? Hé bien, tout simplement parce que ce nouvel album, malgré ses montagnes de qualités, ne renferme aucune surprise et s’avère finalement fort routinier. Ho, certes, ce n’est pas forcément un défaut, puisque nous sommes là en présence d’une démonstration magistrale de Heavy Metal dans la plus pure tradition, mais il faut bien reconnaître que chaque titre, pris individuellement, pourrait être extrait de l’album et réinjecté au hasard dans n’importe lequel des deux précédents sans que cela ne change grand chose. De plus, Accept n’hésite pas, à certains moments, à s’auto-cannibaliser et à recycler des idées déjà exploitées par le passé : “Stampede” rappelle ainsi très fortement “Hung, Drawn and Quartered”, qui ouvrait également leur précédent disque, le riff de “Dying Breed” n’est qu’une simple variante de celui de “Teutonic Terror”, “Final Journey” évoque immanquablement “No Shelter”, quant au riff de “Dark Side Of My Empire”, c’est carrément un copié-collé éhonté de celui de “Up to the Limit”. Même l’idée du thème classique passé à la moulinette Metal (“Metal Empire”, “Pomp and Circumstance”, "Sodom & Gommorra"...) refait son apparition, le solo de “Final Journey” reprenant “Au Matin” de la pièce “Peer Gynt”, mise en musique par le compositeur Edvard Grieg en 1876.

Alors certes, Accept, méprisant les modes et les tendances, continue à faire du Accept, et il le fait très, très bien. "Blind Breed” est sans conteste une nouvelle pierre solide dans l’édifice que le groupe construit à la gloire du Métal depuis le début de sa longue carrière, et les fans lui réserveront à n’en point douter un accueil enthousiaste. Pourtant, une once d’originalité aurait certainement été la bienvenue, au risque de voir le combo retomber à terme dans une routine qui, dans les années 90, avait déjà failli avoir sa peau. Alors espérons que les erreurs d’autrefois sauront être évitées à l’avenir, et qu’Accept, pour son prochain disque (2016 donc ?), saura s’aventurer sur des terrains un peu plus audacieux. En l’état, “Blind Breed” demeure un très bon album, auquel j’aurais volontiers mis un bon 17/20 s’il avait été le fruit de n’importe quel autre groupe. Or, justement, Accept n’est pas n’importe quel groupe et c’est pourquoi, compte tenu du talent et des capacités des musiciens qui le composent, je lui administrerai un intransigeant 15/20. Mais je suis bien sévère !

16 Commentaires

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Baal666 - 16 Septembre 2017:

C'est juste dans les partis là ou le chant est calme que je trouve que le rapprochement entre les deux chanteurs s'entend.

PhuckingPhiphi - 16 Septembre 2017:

En outre, cet album demeure selon moi du pur Heavy Metal (le terme Hard Rock me sembant davantage correspondre à des groupes comme AC/DC, Blackfoot, Thin Lizzy, Led Zep', voire ZZ Top ou Whitesnake). Enfin, les étiquettes et les sous-genres, hein… ;)

Baal666 - 16 Septembre 2017:

Oui tu as peut etre raison, ça sonne peut être trop heavy classique alors, c'est pour ça que j'ai un peu de mal avec ce disque, c'est à cause des deux album qui nous ont  livré avant, je trouve qu'il y'a une baisse de régime sur ce Blind Rage, après c'est un point de vu bien personnel ;)

mechant - 15 Mai 2019:

Album classiquement efficace mais sans surprise....

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