London Apocalypticon - Live at The Roundhouse

Liste des groupes Thrash Metal Kreator London Apocalypticon - Live at The Roundhouse
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12/20
Nom du groupe Kreator
Nom de l'album London Apocalypticon - Live at The Roundhouse
Type Live
Date de parution 14 Fevrier 2020
Labels Nuclear Blast
Style MusicalThrash Metal
Membres possèdant cet album10

Tracklist

1.
 The Four Horsemen / Choir of the Damned
 
2.
 Enemy of God
 
3.
 Hail to the Hordes
 
4.
 Awakening of the Gods
 
5.
 People of the Lie
 
6.
 Gods of Violence
 
7.
 Satan Is Real
 
8.
 Mars Mantra
 
9.
 Phantom Antichrist
 
10.
 Fallen Brother
 
11.
 Flag of Hate
 
12.
 Phobia
 
13.
 Hordes of Chaos
 
14.
 The Patriarch
 
15.
 Violent Revolution
 
16.
 Pleasure to Kill
 
17.
 Apocalypticon
 

Chronique @ LeMoustre

23 Mars 2020

No (Violent) Revolution

Que de chemin parcouru depuis que les petits Tormentor sont devenus le plus gros groupe de thrash européen. A la force du riff, sans jamais déclarer forfait, la paire Jurgen Reil/Miland Petrozza, entourée des ses acolytes Christian Giesler et Sami Yli-Sirnio depuis quelques albums a connu plusieurs périodes d'inspiration. Bref tour d'horizon pour les néophytes : Après une naissance d'ado rebelle couronnée de succès entre ses débuts et Coma Of Souls, Kreator a quelque peu tergiversé avec 4 albums intéressants, diversement appréciés, mais finalement pas si incohérents dans les 90's (entre 1992 et 1999) pour revenir dès 2001, comme ses copains de Destruction, à une formule plus consensuelle inspirée de sa première partie de carrière. Depuisle moyen Hordes of Chaos, Kreator a su évoluer, en étant entouré par son label Nuclear Blast, vers une formule plus mélodique, pas si éloignée d'un death mélo thrashisé, en sortant deux derniers albums très réussis, mais quelque peu sages et suivant une formule un peu identique (Deux /trois gros morceaux bien thrash, noyés dans un album aux contours thrash mélo et avec un son gonflé aux hormones, pour caricaturer).

Avec un énième live en 2020 marquant le départ de Giesler, remplacé pour le prochain album studio par le Français Frédéric Leclercq à la basse, qu'attendre de cette sortie ? Incontestablement, le nombre de supports lives du gang allemand, plutôt élevé, ne plaide pas en faveur d'un événement marquant dans le petit monde du thrashmetal. Le groupe en a proposé une palanquée, via des inserts de magazines ou sur les différentes parties de sa carrière. Tournant inlassablement depuis près de 40 ans, tout thasher un tant soit peu motivé a pu voir le groupe sur les planches, tant en tournée qu'en festival. Machine parfaitement huilée, avec une énergie quelque peu érodée au fil des ans, et ses discours répétitifs et convenus, le groupe ne surprend plus guère. London Apocalypticon propose 17 titres (dont 3 interludes) parcourant une grosse partie de la carrière des Allemands, avec une majorité de morceaux issus de sa période post-2001. Si le choix de la setlist n'est guère surprenant pour qui connaît un tant soit peu la formation, l'interprétation est fidèle aux prestations live habituelles, ni plus ni moins, avec un public assez peu audible.

Entrons dans le vif du sujet, niveau surprise voir "Awakening of the Gods" si tôt dans le séquencement est appréciable, même dans une version complètement massacrée, et... c'est à peu près tout. Bien peu, car si au fil des titres les versions de "People of the Lie" ou "Gods of Violence" sont fidèles aux originaux avec ce qu'il faut de hargne et de précision, aucune émotion ne ressort vraiment. Plus, les discours de Petrozza, érodés comme une vieille télécommande en plein confinement, restent dans le meilleur des cas répétitifs et recyclés d'une tournée à l'autre. L'introduction "The Patriarch" ne sert à rien ici sinon à remplissage. Les soli de "Violent Revolution", ré-arrangés, sont assez éloignés de la version originale, ce qui peut être un petit plus par exemple, mais l'intérêt est assez limité, malgré le plaisir à ré-entendre certains morceaux parmi les plus mélodiques issus des productions récentes du groupe. Pas de quoi lancer un circle-pit dans le salon avec le chat.

Un live de plus dans la longue carrière de Kreator, un de plus qui ne contient ni la rage de la face B de Out of the Dark... Into the Light ou de At the Pulse of Capitulation, ni l'audace du Dynamo Open Air de 1998 paru récemment. Ni même l'optique panorama jusqu'au boutiste de Live Kreation. On se plairait à croire à un concert complètement revisité, à des titres exhumés - ce n'est pas ce qui manque dans la riche discographie du combo - voire à un album joué dans son intégralité. Las, n'est pas Overkill qui veut, et aujourd'hui Kreator, malgré un professionnalisme inattaquable, ne fait plus peur à personne, ne surprend plus sur ce genre de format, et, pire, a sorti un live bien inutile, compte tenu de ses productions passées, sauf pour les fans de la période la plus récente du groupe, ayant découvert la formation récemment.

7 Commentaires

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witchfucker - 23 Mars 2020:

Live bien inutile en effet.

swit35 - 23 Mars 2020:

Arf... courageuse investigation Jérome... depuis le Motocultor 2017, dernière fois que j'ai vu le groupe sur scene, j'ai considéré qu'ils étaient définitivement passés à autre chose... il y a de jeunes groupes maintenant qui font du Kreator avec leur son de 86... et il y a Kreator qui fait du Metal moderne. Voilà y'en a pour tout le monde, moi j'ai fais mon choix !

Baal666 - 25 Mars 2020:

Les lives de Kreator sont super mais ils sont toujours mangé à la même sauce ,dommage , je pense que leur jeu de scène et leur set list est tellement au top du top qu’il en devient lassant

PhuckingPhiphi - 27 Mars 2020:

Voilà un avis qui, hélas, tend à confirmer mes craintes… et en plus la pochette est moche.

Cette mode de 1 album studio = 1 live (et même parfois plusieurs) commence à être gonflante, et le public va sérieusement montrer des signes de lassitude à force. Ha, qu'il est loin, le temps des "Live after Death" et autres "World Wide Live", quand la sortie d'un album live était un véritable événement dans le petit landernau du Métal !

"Les discours de Petrozza, érodés comme une vieille télécommande en plein confinement"… J'ai ri !

"Pas de quoi lancer un circle-pit dans le salon avec le chat."… J'ai re-ri ! :D

Merci pour la kr(eat)o(r) ! :)

 

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