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17/20
Nom du groupe Paradise Lost
Nom de l'album Icon
Type Album
Date de parution 23 Septembre 1993
Style MusicalDoom Gothique
Membres possèdant cet album447

Tracklist

1.
 Embers Fire
 04:44
2.
 Remembrance
 03:26
3.
 Forging Sympathy
 04:43
4.
 Joys of the Emptiness
 03:29
5.
 Dying Freedom
 03:44
6.
 Widow
 03:04
7.
 Colossal Rains
 04:32
8.
 Weeping Words
 03:51
9.
 Poison
 03:00
10.
 True Belief
 04:30
11.
 Shallow Seasons
 04:55
12.
 Christendom
 04:31
13.
 Deus Misereatur
 01:57

Durée totale : 50:26


Chronique @ eulmatt

29 Juillet 2007
Pour moi comme pour beaucoup d'amateurs de Paradise Lost, Icon est l'apogée de leur période "primitive", marquant l'avènement d'un metal gothique enfanté du doom et du death metal. La maîtrise technique et musicale des Anglais arrive à maturité, et de fait Icon bénéficie d'une fluidité et d'une cohérence supérieures à ses prédécesseurs, et notamment aux errements transitoires de Shades of God.

L'album est d'abord une atmosphère. A la fois lourde et mystique, froide et émouvante, la musique de Paradise Lost parvient pour la première fois à l'échelle d'un album à se montrer aussi subtile et riche, tout en gagnant magistralement en pureté.
Dès les deux premiers morceaux, aux riffs massifs et élégants, à la force mélodique époustouflante, on sent que les Anglais ont pris une nouvelle dimension.
Entre un True Belief aux riffs envoûtants, sombres et empreints de mélancolie, et au refrain formidable, un Christendom, pièce gothique magnifique construite sur une alternance de chœurs féminins épurés et de déchaînement métallique, un Colossal Rains majestueux et élégant au possible, l’ensemble de l’album regorge d’autant de démonstrations de la richesse artistique de Paradise Lost, et surtout de sa capacité à enrichir sa musique d'une couche émotionnelle unique.
Les Anglais prouvent tout au long de l'album leur nette évolution sans perdre de leur force originelle. Conservant –indirectement- la puissance de son doom-death des origines, Paradise Lost parvient à mieux maîtriser ses compos, soignant ses transitions et sortant des refrains accrocheurs en diable. Nick Holmes y est d'ailleurs pour beaucoup, confirmant la largeur de son registre déjà mieux exploité que sur Shades of God.
Construit sur une base beaucoup plus heavy, privilégiant les constructions plus aérées, le groupe gagne en clarté et met ainsi brillamment en avant le génie de son compositeur principal, Greg Mackintosh.

Les coups de génie ponctuels entrevus jusque là (Gothic, As I Die) se confirmant enfin, Icon constitue le tremplin idéal pour Paradise Lost. Au-delà, l’album incarne l’un des premiers exemples significatifs de la forme aboutie du metal gothique. Il sera d’ailleurs rarement égalé.

Bref, un incontournable.

7 Commentaires

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eulmatt - 29 Mai 2008: tant mieux, c'était une des premières que j'avais faites, et je viens juste de la remplumer un peu, mais je ne suis toujours pas content du résultat.
Peu importe, cet album est superbe, c'est clair, et c'est aussi le plus écouté de PL pour ma part...
sofcard - 07 Octobre 2009: Un chef d'oeuvre. Du tres beau travail, une musique tres profonde. L'un des meilleurs albums du groupe.
choahardoc - 19 Décembre 2014: Il était temps que je lise ça. Texte pas minimaliste mais synthétique, tu rends très bien l'ambiance d'Icon. Quel chef-d'oeuvre!!
mechant - 10 Juin 2020:

Quelle excellente chronique pour ce coup de genie musicale ! Paradise lost concretise son genie avec 1 album intemporel.

 

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