The Peel Sessions (Three Sessions)

Liste des groupes Grind Death Napalm Death The Peel Sessions (Three Sessions)
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Nom du groupe Napalm Death
Nom de l'album The Peel Sessions (Three Sessions)
Type Live
Date de parution 1993
Labels Strange Fruit
Style MusicalGrind Death
Membres possèdant cet album29

Tracklist

First Session (13/09/1987)
1. The Kill 00:19
2. Prison Without Walls 00:34
3. Dead 00:06
4. Deceiver 00:39
5. Lucid Fairytale 01:05
6. In Extremis 00:17
7. Blind to the Truth 00:22
8. Negative Approach 00:28
9. Common Enemy 00:17
10. Obstinate Direction 01:01
11. Life 00:37
12. You Suffer 00:11
Second Session (08/03/1988)
13. Multi-National Corporations 01:01
14. Instinct of Survival 01:54
15. Stigmatised 00:52
16. Parasites 00:23
17. Moral Crusade 01:25
18. Worlds Apart 01:22
19. M.A.D 00:53
20. Divine Death 00:57
21. C.S 01:08
22. Control 01:17
23. Walls (Siege Cover) 01:06
24. Raging in Hell (S.O.B. Cover) 01:16
25. Conform or Die (S.O.B. Cover) 00:48
26. S.O.B. (S.O.B. Cover) 00:08
Third Session (12/08/1990)
27. Unchallenged Hate 01:57
28. Mentally Murdered 02:06
29. From Enslavement to Obliteration 01:30
30. Suffer the Children 04:17
31. Retreat to Nowhere 00:26
32. Scum 02:34
33. Deceiver 00:36
34. Social Sterility 01:06
Total playing time 30:55

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Napalm Death


Chronique @ Fabien

11 Avril 2013

Instinct of Survival.

Les fameuses Peels Sessions enregistrées en condition Live dans les locaux de la BBC ont souvent été de grands moments durant lesquels les groupes se sont lâchés, au point d’en ressortir avec l’un de leur meilleur enregistrement, pour citer les passages mémorables de Doom, Electro Hippies, The Stupids ou Doctor and the Crippens. Ces instants magiques de la scène HC/grind britannique sont bien sûr associés à la venue de deux formations parmi les plus extrêmes de la seconde partie de eighties, Extreme Noise Terror et Napalm Death, emmenées par le batteur Mick ‘Tornado’ Harris, dont la vitesse et la puissance à la double grosse caisse renversait littéralement l’assistance. Napalm Death connait quand à lui trois passages dans les locaux de Radio1, en septembre 87 et mars 88 avec le line-up mythique composé de Harris, Embury, Steer et Dorrian, puis en août 90 autour de Harris (Mick & Mitch), Embury, Greenway et Pintado.

La première session composée de douze morceaux est la plus courte, ne dépassant pas les six minutes, témoignage du cataclysme ayant traversé les locaux de la BBC durant l’enregistrement. On y retrouve Napalm Death complètement survolté, méritant amplement l’appellation ‘The Fastest Band in the World’ que la critique britannique lui attribuait à l’époque, sans compter le chant gras et totalement décharné de Lee Dorrian. Si cette séance fait bien sûr la part belle au premier LP (et renferme fatalement You Suffer, le morceau le plus court de l’histoire), on y trouve aussi en avant-première trois titres du futur album, comme le trucidant Lucid Fairytale.

Très proche de la première, la session suivante reprend très majoritairement des morceaux de Scum, puisque seul World Apart appartient au terrible FETO à paraitre en septembre 88. L’intérêt de cette séance réside par ailleurs dans son final, regroupant quatre reprises tonitruantes issues du répertoire des états-uniens de Siege et des nippons de SOB, deux influences clairement revendiquées par le line-up de l’époque, les morceaux Walls et Raging In Hell dégageant une puissance renversante dans les mains de Napalm Death, qui ne pouvait rendre meilleur hommage.

La dernière séance, avec le nouveau line-up, comprend logiquement une majorité de compositions de FETO, où l’on retrouve enfin des Unchallenged Hate ou From Enslavement servis par une production incisive, qui manquait sur le second album enregistré aux Birdsong Studios. Si le quintette joue enfin le fabuleux titre éponyme de son premier album, il nous offre aussi en avant-première le morceau phare de son EP Suffer the Children, qui deviendra instantanément un classique.

Reliés par ce même tourbillon dévastateur, quoique les deux premières séances renferment en plus ce sentiment de folie incontrôlable, les Peel Sessions de Napalm Death restent une expérience unique et sacrément intense dans la carrière de la bande de Birmingham. Chaque titre y trouve une seconde vie, d’une part grâce à l’émulation qui règne dans les locaux, l’osmose du moment, l’envie d’être pied au plancher, et d’autre part grâce aux ingé-son ayant idéalement capté la force du combo et canalisé cette débauche d’énergie pure. Si l’hyper-vitesse et cette condition en Live donnent parfois une sensation de chaos pas évidente à encaisser sur les deux premières sessions, elles renforcent naturellement l’intensité délivrée par Napalm Death, qui prend ici une nouvelle dimension. Et quel bonheur de retrouver la moitié des morceaux de FETO avec une production enfin digne de leur puissance.

Fabien.

2 Commentaires

9 J'aime

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albundy57 - 11 Avril 2013: Voilà une idée sympa de nous avoir ressorti ces pièces mythiques de ton grenier..
Une époque et un lieu cultes où le métal extrême allait avoir de nouvelles lettres de noblesse.
Il y a quelques années était mis en vente le fameux digipack "Grind madness at the BBC" que je recommande chaudement pour ceux qui comme moi n'ont pas les "Peel sessions" originales.
En plus de NAPALM on a BOLT THROWER, E.N.T., CARCASS, UNSEEN TERROR, HERESY...
Bref du costaud et du culte à en crever!
Fabien - 12 Avril 2013: Oui, une bien belle compilation qui regroupe uniquement les groupes du catalogue Earache qui ont envahi les locaux de Radio1, tu fais bien de le préciser. Je me tâte encore pour l’acheter, mais comme j’ai déjà tous les albums de ND, ENT, Bolt, Carcass, Unseen Terror, Intense Degree et Heresy, ainsi que les Peels Sessions complètes de ND et un bon aperçu des autres à travers Hardcore Holocaust I et II (brillamment chroniqués sur SoM), l’intérêt est un peu plus limité, quoique. Pour les deathgrinders, la partie ND est très intéressante puisqu’elle redore notamment les terribles compositions de FETO, un peu à l’étroit en version studio. Quant à Heresy, il reste à mon sens l’un des groupes HC/grind le plus mésestimé, il jouait très vite (et très bien) et son batteur Steve Charlesworth était à l’époque le plus rapide du circuit HC/grind british aux côté de Mick Harris. J’adore le split-LP Heresy / Concrete Sox (brillamment chroniqué sur SoM) et je trouve décevant de la part d’Earache qu’aucune version CD n’ait jamais vu le jour, tout comme le War Inside my Head d’Intense Degree exclusivement disponible en vinyle d’origine, hormis un pressage nippon à 1000 exemplaires. Fabien.
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