The Dark Saga

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17/20
Nom du groupe Iced Earth
Nom de l'album The Dark Saga
Type Album
Date de parution 20 Mai 1996
Labels Century Media
Produit par Jim Morris
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album350

Tracklist

1. Dark Saga 03:42
2. I Died for You 03:48
3. Violate 03:38
4. The Hunter 03:55
5. The Last Laugh 03:46
6. Depths of Hell 03:01
7. Vengeance Is Mine 04:22
8. Scarred 05:54
9. Slave to the Dark 04:03
10. A Question of Heaven 07:40
Total playing time 43:49

Chronique @ =XGV=

08 Juin 2009
"Tiens, Iced Earth a gardé le même chanteur? en voilà un changement!"
Derrière cette remarque cynique se trouve tout de même la vérité : le chanteur est toujours le très talentueux Barlow et surtout : la musique d'Iced Earth prend un nouveau tournant qui, sans renier le style originel, se démarque des précédents opus.

Ce changement intervient notamment dans la structure des chansons, qui contiennent à présent plus de refrains qu'avant, où ces derniers se faisaient assez rares. Il en résulte une musique plus accessible, sans virer dans une immonde soupe commerciale. Rassurez vous, on reste dans du Iced Earth pur jus, on reconnaît toujours les riffs "Schafferiens", toujours aussi acérés.

Question ambiance, on est également servis. Pour la deuxième fois, le leader se lance dans l'aventure du concept-album. Cette fois, il reprend l'histoire d'un comic américain dont il est fan ( Spawn, de McFarlane, qui a également dessiné la pochette. ) Cet bande dessinée raconte l'histoire d'un homme mort qui vend son âme au Diable pour retourner sur Terre afin de retrouver sa femme, mais malheureusement, rien ne se passe tel qu'il l'avait imaginé : il revient quelques années après sa mort et entre temps, sa femme s'est mariée avec le meilleur ami du héros. Si le synopsis ne vous a pas suffit pour le deviner : l'album est sombre. Sombre, mais pas comme son prédécesseur, qui développait une atmosphère sinistre. Ici, Jon Schaffer s'est davantage concentré sur les sentiments du personnage principal qui, en plus de perdre son amour, se retrouve embarqué dans les intrigues entre le paradis et l'enfer et est tiraillé entre le Mal et le bon qu'il y a en lui.

Question composition, cependant, le résultat est assez hétérogène. Certaines compositions telles que la première partie de Violate manquent quelque peu d'imagination et auraient gagné à être plus développées dans leurs structures. Mais heureusement, d'autres, telles que The Hunter sont plus intéressantes voir excellentes.

Quand à Matthew Barlow, il a finalement bien pris racine dans le groupe et se débrouille encore mieux que dans Burnt Offerings. Je pense surtout à son travail sur A Question of Heaven : un classique du groupe très mélancolique où il donne tout ce qu'il a dans un final des plus somptueux concluant à merveille cet album.

Ce quatrième album a le mérite de renouveler avec efficacité la musique du groupe sans changer de chanteur. Il vaut également pour son ton mélancolique et torturé qui sied parfaitement à Iced Earth. C'est donc un classique, malgré des baisses de régimes par moment qui finalement ne gênent en rien l'écoute du disque.

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samolice - 14 Juin 2016:

Merci pour la chro. Connaissant très peu le groupe, j'ai été conquis par le chant de Barlow et le travail rythmque des guitares. En revanche, pour les soli et les compos, j'ai pas trouvé mon bonheur. Et le son de la caisse claire m'a parfois déconcerté. Le syndrome Lars Ulrich :-)

Formetal - 25 Mai 2021:

Bon album, mais je lui préfère de loin something wicked comes.

Arioch91 - 26 Mai 2021:

Unique album que je possède d'eux. Pas accroché.

=XGV= - 27 Mai 2021:

Iced Earth a cet effet sur beaucoup de monde. Le style est un peu particulier. Au pire, si tu veux un peu réessayer, tu peux tenter Something Wicked this Way Comes. Si tu n'accroches pas non plus à cet album, c'est probablement que groupe n'est tout simplement pas fait pour toi.

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Chronique @ Mindkiller45

18 Juin 2010
Bon, en fan de comics que je suis, l’artwork ne pouvait pas me laisser indifférent. Et oui, une pochette dessinée par le grand Todd McFarlane avec un Spawn déchainé, ça se remarque, surtout au milieu du rayon metal. Et en regardant un peu les paroles, on se rend compte que cet album est écris sur le thème du Spawn des origines.

Ici le groupe nous sert un heavy thrash de très bonne facture comme le démontre le premier morceau, éponyme à l’album, chanté par un Matthew Barlow impeccable. Les passages clairs laissent émerger une ambiance très angoissante pour laisser exploiter la violence des parties plus saturées. Ce morceau est assez prenant avec une ambiance que l’on pourrait presque qualifier d’angoissante. Un morceau magnifiquement réussi. Les paroles, comme précisé plus haut, expliquent comment Al Simmons (sans le nommer) s’est fait berner par le diable. Pour les moins férus de Comic Book, le thème se rapproche beaucoup du thème de Faust.

Le deuxième morceau, I Died for You, est vraiment le morceau qui exploite le mieux la thématique centrale du Hellspawn. En effet, les paroles racontent l’histoire de ce même Simmons et du tiraillement qui le tient. Mort car il gênait, il revient cinq ans plus tard sur terre alors que quelques jours seulement se sont écoulé en enfer. Il revient sous la forme d’un « démon » et voit que son meilleur ami est marié à sa femme et qu’ils ont eu un enfant ensemble. La mélodie de ce morceau est très forte et marque bien aussi toute la mélancolie de cette histoire.

C’est avec Violate que l’on se trouve face à du heavy bien plus lourd. La pas de concession, on envoi ce qu’on a. Ce morceau pourrait s’apparenter à l’histoire du Violator, un ennemi récurrent de Spawn. Les termes utilisés sont forts (Fiendish, Vile, Perverted…) et illustrent très bien ce que la musique envoie comme image. Un morceau pas forcément très fin en terme de mélodie mais qui envoie énormément.

Hunter revient sur des mélodies bien plus douces (enfin, pour du heavy / thrash). On y rencontre pour la première fois les forces divines. Car Spawn n’est pas uniquement le bien contre le mal. Certaines forces du mal œuvre pour le bien et inversement. L’histoire est complexe et c’est ce qui a fait aussi la force de ce premier comic à sortir sous label indépendant.

Si ces quatre premiers titres ne vous ont pas convaincus, inutile d’aller plus loin. Car tout l’album reste dans la même lignée. Des morceaux aériens alternés avec des morceaux bien plus lourd. Mais toujours très efficace et effectué avec une propreté hallucinante.

On ne peut pas parler de l’album sans parler de la production. Celle-ci est impeccable. La basse et la batterie sont énormément mises en avant. Sans amoindrir pour autant la force des lignes de guitares. Tout est très bien équilibré pour se prendre une méchante claque à la première écoute. Quand la basse et la batterie explosent, on a l’impression de s’en prendre plein la tête, tout en restant cohérent, ce qui est très important. Une production parfaite, surtout pour ce type de musique.

Le seul bémol pourrait revenir au livret. Dans la version Century Media de 1998, le livret n’en est pas un. C’est plutôt un feuillet de 18*18 qui se déplie en un de 36*36. Ce n’est pas du plus bel effet. Surtout que l’image de fond sur le côté intérieur n’est ni plus ni moins que celle que l’on peut découvrir sur la jaquette. Un petit bémol. Mais bon, c’est un infime détail dans la pépite que nous livrent la bande à Jon Shaffer et Matthew Barlow ! Pour moi, The Dark Saga est un album incontournable du groupe. Par la force de ces rythmiques et la profondeur de ses mélodies. Donc si vous aimez le Heavy Thrashisant, ruez vous chez votre disquaire pour vous le procurer au plus vite. Nul doute que vous allez apprécier.

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Chronique @ TDH75

24 Mai 2021

Iced Earth fait honneur au chef-d'oeuvre de Mc Farlane

En 1996, pour son quatrième album studio intitulé « The Dark Saga », ayant après plusieurs années d’errement enfin trouvé sa voix en la personne de Matthew Barlow, Iced Earth décide de changer de braquet et de réaliser un concept album autour de « Spawn », la bande dessinée horrifique de Todd Mc Farlane. Séduit par le projet, Mc Farlane n’hésita pas à illustrer la couverture de « The Dark Saga » d'un Spawn enflammé pour produire sans nul doute la plus belle pochette de la discographie du groupe.

Le personnage de Spawn, sorte de Faust moderne si complexe, torturé et fascinant étant un choix très stimulant artistiquement, Jon Schaffer décide pour mettre son projet à exécution de conserver, une fois n’est pas coutume, la même composition de son groupe que sur « Burnt Offering » avec Randall Schawver à la guitare, Mark Prator à la batterie et Dave Abell à la basse.

Bon chanteur de deuxième division, Matthew Barlow surprend ici par le flot d’émotions qu’il parvient à créer sur une musique épurée gagnant en efficacité mélodique ce qu’elle perd en vaines prouesses techniques. Sublimé par son sujet, Schaffer, quant à lui, paraît avoir capturé la quintessence de l’esprit de Spawn dont toute la vie maudite rejaillit ici en musique.

Ouvrant cette œuvre ambitieuse mais aussi terriblement risquée, « Dark Saga » déroule après une magnifique introduction progressive, une rythmique lourde et agressive évoquant le « Enter Sandman » de Metallica. On est frappé par la majesté du morceau, combinant finesse et violence sur des paroles magnifiques de profondeur. L’émotion prend ensuite à la gorge avec « I Died for You », épatant d’équilibre et de beauté romantique.

Mais décrire Spawn c’est aussi décrire des sentiments de souffrance pure incarnés par les morceaux les plus durs du disque, fort heureusement contre balancés par des titres plus aériens, telle la très longue ballade épique « A Question of Heaven », soutenue par des chœurs féminins et masculins, qui vient conclure ce superbe album.

En conclusion, avec « The Dark Saga », Iced Earth bascule dans une dimension supérieure et signe-là une œuvre magistrale emplie de grâce et de majesté. Le heavy-thrash cinglant des débuts avec un chant souvent approximatif paraît ici relégué à des années-lumière pour faire place à un heavy metal maîtrisé incorporant à la perfection des influences plus progressives. On peut donc penser sans exagération qu’en signant une œuvre aussi dense et aboutie que « The Dark Saga », Iced Earth se montre digne des travaux des plus grands groupes de heavy metal de l’histoire.

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Jhudon - 03 Juillet 2021:

S'il y a deux choses que j'aime dans la vie, c'est le métal et Spawn. Alors qu'un groupe compose un album concept sur ce personnage, quoi de mieux?

Cet album a été une de mes portes d'entrées dans le métal durant mon adolescence.

J'ajouterais aussi, hors-sujet un peu, que j'ai les 8 volumes à couverture rigide de spawn qui couvre les numéro 1 à 100.

Ouai parce que bon.... moi après que Spawn bute malebolgia..... son histoire est bouclé.

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Commentaire @ Simonrock93

26 Avril 2010
Et oui c'est toujours Matt Barlow qui pose sa voix sur les riffs de Jon Schaffer et tant mieux car le "Burnt offering" de l'année precedente avait ravi plus d'un fan.
Ce Dark saga sera donc un concept album basé sur la saga spauwn,pourquoi pas?

Cet album est très homogène et cela est un plus car la bande a Jon nous fait rentrer a fond dans cette histoire qui nous fait passer par la mort,l'enfer,la douleur et l'amour.

les intros acoustiques sont vraiment développés(I Died for You,scarred)et les synthés donnent des ambiances dignes des plus grands orchestres classiques(Dark saga). Les riffs de Jon schaffer sont tout de suite identifiable grace a son dicton "c'est mélodique mais ca arrache".

Le chant de Matt est encore plus aboutit que sur burnt offering et pour cette performane,nous devrions l'appelé le "barry white du metal", en effet sa voix chaude s'adapte parfaitement avec les compositions de Jon et prouve qu'il est l'un des meilleurs chanteurs de la scène metal actuel.

Et les solos dans tout tout ça? Et bien une des grandes originalité de Iced Earth et de remplacé les solis par des phrasés mélodiques, mais rassuré vous,les amateurs de grosse technique seront ravi par certaines chansons(Slave to the Dark).

Au final, Dark saga est un album exellent, quasi-parfait mais il est entaché par des chansons dispensables comme Violate ou hellowed be thy name (iron maiden cover) mais cet opus est exellent et laisse présagé le meilleur pour la suite. 17/20

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tinytimruedebonn - 17 Août 2011: Hallowed be thy name???? Ca doit être un bonus non?
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