Incorruptible

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16/20
Nom du groupe Iced Earth
Nom de l'album Incorruptible
Type Album
Date de parution 16 Juin 2017
Labels Century Media
Style MusicalHeavy Thrash
Membres possèdant cet album131

Tracklist

1.
 Great Heathen Army
 05:19
2.
 Black Flag
 04:56
3.
 Raven Wing
 06:25
4.
 The Veil
 04:47
5.
 Seven Headed Whore
 03:00
6.
 The Relic (Part 1)
 04:59
7.
 Ghost Dance (Awaken the Ancestors)
 06:35
8.
 Brothers
 04:54
9.
 Defiance
 04:08
10.
 Clear the Way (December 13th, 1862)
 09:30

Durée totale : 54:33


Chronique @ Fonghuet

19 Juin 2017

"Il s’adresse à une catégorie de fans plus ouverts à la linéarité"

Déjà six ans depuis l’arrivée de Stu Block, Iced Earth revient très confiant pour leur douzième album studio. Après un Dystopia énergique, ravivant les fans sceptiques, bien qu’affaibli par une structure musicale prévisible et suivi d’un Plagues of Babylon plus lent, mitigeant les fans, mais contenant toutefois de très bons morceaux, le groupe a fait saliver les fans avec une promotion très bien calculée pour leur nouvel album, sans concept cette fois-ci; Incorruptible.

Après plusieurs annonces sur Facebook et des dévoilements de morceaux qui n’annonçaient rien d’extraordinaire, leur album est enfin sorti et il est temps de se pencher sur sa valeur.

L’inquiétude que certains fans partageaient à l’écoute des morceaux dévoilés s’avère malheureusement vraie et ce, tout au long de l’album.

Les paroles sont pour la plupart assez simples d’écriture et les mélodies vocales ordinaires. Les high pitch de Stu sont toutefois toujours aussi superbes, variés et judicieusement placés à des endroits stratégiques dans les morceaux. Le chant est malgré tout très bien travaillé, les lignes vocales tentant d’être le moins homogène entre les morceaux pour assurer une plus grande richesse dans l’album. C’est seulement la structure musicale et vocale qui affaiblit le travail réalisé.

Contrairement à la basse qui a toujours été un son d’appui dans le groupe, la batterie, elle, a toujours su se démarquer par des compositions intéressantes, sauf sur cet album où elle semble avoir perdu sa signature au détriment de sa seule mission qui est d’appuyer le chant et les guitares.

Pour ce qui est des guitares, les solos ne sortent pas de l’ordinaire, mais sont placés aux bons endroits pour rehausser les pièces. Les lignes de musique de Jon Schaffer, quant à elles, sont fades. On a droit à du Jon tout craché, mais du Jon sans étincelle de créativité et qui semble avoir choisi la loi du moindre effort.

Depuis Dystopia, la structure des albums s’est orientée vers une structure Pop. L’avantage est qu’elle peut aller chercher un public plus large et permet une plus grande vitesse de composition. Son défaut est sa prévisibilité, son manque de créativité et son carcan très étroit. Cette structure ne laisse presque aucune place aux surprises que le groupe nous cachait dans ses morceaux, il y a de cela déjà très longtemps (Travel in Stygian, When the Night Falls, Dantes Inferno,…).

Comme vous vous en doutez, j’ai trouvé l’album plat, sans réelle surprise et avec un réel manque de vision. Incorruptible s’est corrompu à la linéarité. On sent la passion et le vouloir à travers l’album, mais le manque de créativité fait défaut. Loin de là l’idée d’exiger d’Iced Earth un chef-d’œuvre, car tous leurs albums ont eu de splendides morceaux et des morceaux plus faibles, mais avoir quelque chose sous la dent et ne pas s’ennuyer n’auraient pas été trop demandés.

Incorruptible comporte toutefois des points positifs ! À commencer avec la pochette qui représente bien le son de l’album bien chaud. Il est très bien mixé, aucun instrument ne piétine son prochain. Il est bien dosé entre énergique et mid tempo. J’ai personnellement été surpris par Raven Wing (avec ses paroles envoûtantes sûrement inspirées du personnage du trickster dans de nombreuses mythologies). Seven Headed Whore très agressive et différente des autres titres avec un clin d’œil à Slayer pour sûr! On sent la touche Death Metal de Stu. En live ça va arracher ! Et en dernier et non la moindre Clear the Way (December 13th, 1862) qui raconte la bataille de Fredericksburg lorsque le dernier assaut des fédéralistes écrasa la vaillante brigade irlandaise. Ce morceau conclut à merveille l’album. Les mélodies vocales, très importantes sur ce morceau, sont catchy et d’une couleur unique jusqu’à présent dans le registre de Stu.

Pour terminer, je dirai que l’album prouve encore de ne pas se laisser tenter avec les pre order d’albums. Cet album comporte quelques bonnes pépites qui sauront mettre le feu en live. Toutefois, l’album dans son ensemble reste plat et ennuyeux. Il s’adresse à une catégorie de fans plus ouverts à la linéarité et à tout ce que propose le groupe. Pour l’autre catégorie qui demande un éveil constant et qui est du même coup plus exigeant, prenez le temps de l’écouter avant d’acheter.

28 Commentaires

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Venenum - 05 Août 2017: Je découvre Iced Earth avec cet album et trône désormais en bonne place dans ma discothèque.
Stu est phénoménal, par la variété du chant, l'émotion, le grain, high pitch, scream : digne des plus grands !! Faut voir en live, seule vérité.
Pour ma part deux titres Brothers et Défiance n'ont rien à faire là et font rater cet album le label :"Album culte". Comme le sont "Powerslave", "Painkiller"...
Fonghuet - 07 Août 2017: Stu est extraordinaire en effet et très versatile. Si tu veux connaitre le groupe pour moi, le triple album live : Alive in Athens est superbe. La voix grave et magnifique de Barlow (ancien chanteur), le son tranchant, la précision des musiciens, la qualité du son, le choix des pièces qui sont mieux composées que ce que fait le groupe aujourd'hui, je te le recommande (en plus il y a des bonnes vieilles ballades qui te serrent une larme sur le coeur)
Enjoy!
cahan - 05 Novembre 2017:

Clear the way est vraiment superbe

 

Cyberwolf22 - 12 Octobre 2020:

Vieux métalleux de 51 ans, je n'ai découvert Iced Earth qu'en 2018 !!! Moi qui suis un irréductible fan de Maiden, quelque fut ma surprise et mon admiration sans limite du génie qu'est Schaffer ! N'ayant pas la nostalgie des albums de leur début ni ceux des années 2000, pour moi chaque albums se veut une pépite d'exception. Que ce soit leur premier album éponyme jusqu'a celui dont il est question dans cette chronique, ils sont tous épiques et indispensables que je ne fais qu'écouter ce groupe sans arrêt. Il y a bien sur des pièces d'exceptions mais pour moi, aucun album n'est faible et aucun chanteur n'est mauvais, au contraire. J'ai peut-être deux albums qui sortent peut-être un peu plus du lot et ce sont Horror Show et The glorious burden, moi qui suis fan des concept-albums, je dois avouer que je suis très bien servi avec ces 2 albums. Pour moi, Schaffer fait partie du  panthéon des plus grands au côté de musiciens et compositeurs comme Steve Harris, Dickinson, Dio, Osbourne, Tate, Jon Oliva, Sammet et quelques autres, c'est un pur génie !

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