Skydancer

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Nom du groupe Dark Tranquillity
Nom de l'album Skydancer
Type Album
Date de parution 30 Août 1993
Style MusicalDeath Mélodique
Membres possèdant cet album271

Tracklist

Re-Issue in 1996 by Spinefarm. Re-Issue in 2000 by Century Média with "Of Chaos and Eternal Night". Re-Issue in 2014 by Century Média with "Of Chaos and Eternal Night".
1.
 Nightfall by the Shore of Time
Ecouter04:46
2.
 Crimson Winds
Ecouter05:25
3.
 Abolt of Blazing Gold
Ecouter07:12
4.
 In Tears Bereaved
Ecouter03:48
5.
 Skywards
Ecouter05:05
6.
 Through Ebony Archways
Ecouter03:44
7.
 Shadow Duet
Ecouter07:04
8.
 My Faeryland Forgotten
Ecouter04:37
9.
 Alone
Ecouter05:41

Bonus
10.
 Of Chaos and Eternal Night
 
11.
 With the Flaming Shades of Fall
 
12.
 Away, Delight, Away
 
13.
 Alone (1994 Version)
 

Durée totale : 47:22

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Dark Tranquillity



Chronique @ Fabien

17 Août 2007
Formé en 1989 sous le nom de Septic Broiler, le quintette de Göteborg change rapidement son patronyme en Dark Tranquillity, pour délaisser progressivement le deathmetal de ses débuts au profit d’une orientation death bien plus mélodique, se comptant ainsi parmi les précurseurs scandinaves du style aux côtés d’At The Gates, Edge Of Sanity ou Amorphis. A l’époque, le groupe présente notamment la particularité d’inclure Anders Friden au chant (futur vocaliste d’In Flames) et Mickael Stanne à la guitare (futur chanteur de la formation), ainsi que le bassiste Martin Henriksson, qui glissera quant à lui à la guitare bien des années plus tard.

Remarqué suite à sa démo Trail of life decayed puis son EP A Moonclad Reflection de 1992, Dark Tranquillity signe un contrat avec le jeune label finlandais Spinefarm Records, qui compte notamment à son actif l’album Children of the Scorn des deathsters de Funebre et s’apprête à sortir les incontournables North from Here et Drawing Dawn the Moon de Sentenced et Beherit. Le groupe se dirige ainsi Soundscape Studios au printemps 1993 pour les sessions de son premier album Skydancer, paraissant dès le mois d’août.

Skydancer dévoile un deathmetal progressif quasiment inédit en Scandinavie à cette époque, au son plus léger tout en renfermant une grande force émotionnelle, poussant ainsi plus en avant le concept d’Edge of Sanity sur l’atemporel Unorthodox, quant à lui bien plus massif et tourné vers plus de brutalité. Bénéficiant d’un son moins compressé, les guitaristes Niklas Sundin et Mikael Stanne multiplient les riffs et harmonies s’imbriquant les uns aux autres, pour former parfois des plages complexes mais guidées par une trame mélodique idéale, à l’image du superbe morceau Crimson Winds. A ce titre, malgré son apparente légèreté, Skydancer comporte des morceaux alambiqués qui nécessitent plusieurs écoutes avant d’être pleinement appréciés.

La richesse de l’oeuvre se compte parallèlement à travers les nombreux trésors qu’elle renferme, à l’image de ses nombreux soli et passages acoustiques, de ses moments plus furieux, ou encore de l’alternance entre vocaux gutturaux, chants clairs masculins et féminins parcimonieux le tout composé dans une grande cohérence et interprété avec une grande sensibilité. Skydancer contraste ainsi entre ses bases metal rapides et ses nombreux moments d’accalmie, pour atteindre une intensité et une profondeur remarquables. Et que dire de la force d’A Bolt Of Blazing Gold, ce superbe titre progressif de 7 minutes d’un équilibre exemplaire, aux chants clairs renversants en son cœur et aux guitares acoustiques sensibles pour un final enivrant.

Différent de l’orientation plus directe et plus commerciale abordé par le groupe vers la fin des années 90, Skydancer est une réalisation à l’atmosphère plus feutrée, d’une richesse et d’une puissance émotionnelle renversantes, ne délivrant ses secrets qu’au fil d’écoutes attentives et passionnées. Ses envolées lyriques et musicales de toute beauté et ce respect avoué pour le metal en font l’une des réalisations death mélodique les plus marquantes à ce jour, un chef d’oeuvre intemporel.

Fabien.

8 Commentaires

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BEERGRINDER - 19 Novembre 2009: Cet album est magnifique tant dans l'artwork et les paroles (d'une inspiration et d'une beauté sans nom) que dans la musique.

Shadow Duet et Nightfall by the Shore of Time me donnent des frissons à chaque fois.

Les deux petits bémols à mon sens résident dans la production un peu trop maigre et dans le chant à tendance asthmatique de Anders Friden, heureusement celui ci est extrêmement performant en chant clair.
Wyndorel - 03 Décembre 2009: Pendant un temps, je fus clairement répulsif à la scène death mélodique, en ayant une image médiocre à travers cet agglomérat de formations modernes (terme presque systématiquement péjoratif venant de ma part) et aseptisées, aux tendances souvent douteuses, telles que In Flames, Soilwork, ou encore ce fameux Dark Tranquillity. Seuls Arch Enemy (avec leurs deux très bons premiers albums) et Hypocrisy parvenaient à me plaire un tant soit peu (même si je n'adhère pas véritablement à ce dernier non plus). Et puis j'ai découvert ce que le sous-genre fut réellement, avec les premiers Edge Of Sanity et Amorphis, ainsi que le tout aussi remarquable North From Here de Sentenced plus tard (en passant, j'avais déjà une connaissance lointaine de ces deux derniers groupes, mais leur (re)découverte m'a définitivement frappée), entre autres. Cependant, je n'ai su jusque-là me défaire de la répulsion vive que j'éprouve vis-à-vis de formations comme At The Gates ou Dark Tranquillity, peut-être à tort, et il me semble alors que je suis en passe de reconsidérer mon opinion de quelques-uns de ces acteurs primordiaux dont ma vue est largement ternie par une orientation actuelle douteuse, un public pas toujours vénérable, ou une série d'amalgames fâcheux...
Fabien - 03 Décembre 2009: Skydancer reste l'une des plus belles oeuvres deathmetal que j'ai entendues, effectivement à mille lieux d'une scène mélo actuelle m'étant aujourd'hui totalement étrangère. Récemment, un album a néamnoins réussi à me faire retrouver cette sensation que je croyais définitivement perdue : In the Light of Darkness d'Unanimated. Quelle pureté, quelle force et quelle authenticité...

Sinon, à la lecture de ma rédaction du premier (et avant dernier) chef d'oeuvre de DT, je pense de plus en plus mettre mes nouvelles idées en sommeil, pour me consacrer pleinement à la remise à plat de plusieurs de mes écrits de l'année 2007, qui plus est lorsqu'il s'agit de disques cultes et atemporels, sur lesquels j'ai bien plus de mots à exprimer.

To the Death.
Fabien.
orionzeden - 02 Juin 2013: Pour ma part je suis en phase de redécouverte de ce Skydancer, car j'ai encore un peu de mal avec la production. Je l'avais laissé sur le côté après avoir été plus ou moins déçu de ma première écoute (j'en attendait beaucoup, et ce fut pas une grosse claque). Mais appréciant beaucoup le death mélodique on finis par y revenir, et comme Fabien le dis, il demande plusieurs écoutes...
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Commentaire @ SchwarzEngel7

14 Octobre 2012

Un incontournable du Death Melodique

Aujourd'hui, retour dans le passé avec une œuvre sortie en 1993 par le très célèbre groupe de death mélodique Dark Tranquillity. A cette époque, les groupes de death se sont déjà bien développés avec des groupes tels que Death ou encore Morbid Angel et le death mélodique en est à ses premiers balbutiements avec Amorphis entre autres.

Quand on parle de Dark Tranquillity, la plupart des gens (tout du moins ce qui connaissent ce groupe) pensent à leur chef-d’œuvre The Gallery, ce qui est pour le moins dérangeant étant donné que ce n'est que le deuxième album de ce groupe et bien que cette galette soit excellente, c'est sur le premier opus que s'est crée la personnalité de Dark Tranquillity. Nous nous attaquerons donc à la chronique de cet album. Déjà pour résumer, cet opus est excellent. Voila maintenant il ne reste plus qu'à justifier.

La maturité dans la plupart des groupes arrive à la sortie du 3ème album, alors que là cette maturité est déjà présente dans Skydancer : les instruments sont maîtrisés, de même pour la mélodie. Pour revenir un peu sur la découverte de ce groupe et de cet album, j'avais acheté Damage Done il y a quelques mois et la beauté de cet album m'avait vraiment abasourdie, je me suis donc mis en quête de découvrir la totalité de la discographie de ce groupe que je ne connaissais pas vraiment. Je me suis procuré leur premier opus, et à la première écoute, j'ai eu du mal à adhérer, je l'ai donc mis de coté. Je l'ai ressorti quelques temps après et je l'ai écouté en boucle pendant plusieurs jours, et là, j'ai découvert toute la beauté de cet album. Le mot n'est pas fort, loin de là ! Je vais essayer de mon mieux d'expliquer ce que renferme cet album.
Pour commencer, je vais parler des 3 premiers titres pour ensuite parler du reste de l'album.

L'album commence par un hurlement "Nightfall !" et ça envoie sec dès le début, les suédois n'ont pas peur de la violence ! Un premier titre baignant plutôt dans le death metal et qui fait son petit effet, bien construit avec quelques petites passages bien mélodiques, on sent déjà que quelque chose se créé, quelque chose d'unique jusqu'alors.

Le second morceau commence et là... Les mots viennent à manquer pour décrire la beauté et la finesse de Crimson Winds, sans aucun doute le meilleur morceau de cette galette. On a le droit pour commencer à une petite intro mélodique à la guitare, puis on passe au choses sérieuses et la sauce est envoyée jusqu'au refrain, où on retrouve un aspect plus mélodique. Le morceau est basé sur cet équilibre entre violence et mélodie ce qui donne quelque chose de somptueux, un titre dans l'essence même du death mélodique.

Le troisième morceau tranche un peu par sa douceur et par la beauté de ses chants clairs, une oasis de douceur et d’émotion, le titre le plus mélodique de cet opus.
In Tears Bereaved, Skywards, Shadow Duet et My Faeryland Forgotten sont un peu dans le même esprit que Nightfall by the Shore of Time et Crimson Winds, c'est à dire bien rentre dedans et mélodiques dans les refrains, on ne s'en lasse pas ! Through Ebony Archways est un peu à l’écart des autres morceaux de part son côté planant, les voix claires et les chants féminins envahissent littéralement le morceau, ce qui est également le cas pour les passages acoustiques. Le tout donne vraiment une impression de sérénité et un coté planant, on en avait bien besoin ! Un morceau qui a toute sa place et qui apporte une touche d'originalité. L'album se termine sur une touche mélancolique qui rime très bien avec l’état d'esprit dans lequel on quitte cet album.

Pour résumer tout ce qui a été dit précédemment, l'atmosphère de cet album est incroyable, une certaine émotion nous envahi au cour de chacun des morceaux et surtout, on sent que cet album est emprunt d'une véritable sincérité, ce qui en fait un incontournable de la discographie de Dark Tranquillity et du death mélodique.

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