Rocket Ride

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16/20
Nom du groupe Edguy
Nom de l'album Rocket Ride
Type Album
Date de parution 2006
Labels Nuclear Blast
Enregistré à Gate Studios
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album396

Tracklist

1. Sacrifice 08:04
2. Rocket Ride 04:50
3. Wasted Time 05:49
4. Matrix 04:10
5. Return to the Tribe 06:08
6. The Asylum 07:41
7. Save Me 03:49
8. Catch of the Century 04:04
9. Out of Vogue 04:38
10. Superheroes 03:19
11. Trinidad 03:29
Bonustrack
12. Fucking with Fire (Hair Force One)
Bonustrack (Limited European Edition)
13. Land of the Miracle (Live in Brazil)
Total Playing time 56:01

Chronique @ Eternalis

23 Janvier 2009
« Mais où vont-ils s’arrêter ? »
C’est sans doute la première phrase qui me soit venue à l’esprit à l’écoute de Sacrifice, premier titre de ce septième opus de mes Allemands fétiches d’Edguy.
Il faut dire que donner un successeur à "Hellfire Club" nécessite une bonne paire de couilles et il n’est vraiment pas donné à tout le monde de réussir à composer un morceau aussi magnifique que "Sacrifice" pour commencer l’album qui suit le chef d’œuvre ultime du power speed metal germanique. Tobias Sammet & co avaient toutes les chances de s’y casser les dents…et pourtant…

Une splendide et mélancolique ligne de piano ouvre la marche, rapidement rattrapée par un mur de guitare d’une épaisseur écrasante. La production de Sascha Paeth (pour la première fois aux manettes pour l’intégralité de l’album) est un petit modèle du genre sur laquelle les apprentis pourront toujours se faire la main. Je disais donc…
…cette épaisseur écrasante, et la première intervention vocale du maestro, parfaite à mon sens. Belle et remplie d’émotion, pour rapidement monter en puissance sur un refrain parmi les meilleurs qu’il ait jamais composés. Un titre bouleversant, certainement un des préférés du groupe jusqu’à aujourd’hui, huit minutes grandioses qui se terminent sur une envolée symphonique à couper le souffle, avec un Tobias magistral et une rythmique heavy à souhait qui nous emporte très loin. Jusque là, les doutes s’envolent totalement. Mais "Rocket Ride" réserve quelques surprises, comme en témoigne l’artwork cartoon et très cool, d’ailleurs très loin de l’ambiance mélancolique de Sacrifice.

"Rocket Ride" poursuit sur un rythme effréné, heavy speed de folie comme le maîtrise si bien Edguy (avec son intro bien vintage à la Van Halen !) avec une entame vocale suraiguë et jouissive. Le refrain une nouvelle fois s’ancre dans l’esprit en quelques écoutes, le break très hard est une merveille grâce aux nombreux effets (donnant un sentiment de distance au chant) et le solo au tapping est un sans fautes. LE speed par Edguy.
Et toute la première partie de l’album est à cette image, emplie de perfection, de feeling, de mille et une qualités et d’une richesse semblant sans limites.
L’explosion du début débordante d’émotion de "Wasted Time" (je me répète mais quel refrain encore une fois !), l’intro électro et la lourdeur de "Matrix", le solo joué avec la langue sur "Return To The Tribe" et surtout…"The Asylum". Peut-être le premier morceau si torturé écrit par Tobias ("The Toy Master" le dépasse aujourd’hui mais il n’existait pas encore).
Une intro à la guitare acoustique superbe, un Tobias très cru, sincère avant ce hurlement…génial. Une tuerie absolue, une mélancolie exacerbée et une musicalité d’une richesse que l’on n’avait pas vue si grande dans le style depuis les débuts d’Angra ou Gamma Ray (période "Insanity & 12012").

Mais les choses changent suite à ce morceau butoir, une seconde partie bien plus représentative du single "Superheroes", c'est-à-dire placé sous le signe d’une bonne humeur communicative et d’un sens de l’humour affuté au hachoir, très fantaisiste finalement. Passé "Save Me", "Catch Of The Century" dévoile ce que Toby et Jens annonçaient durant la promo. Du hard passé à la moulinette avec des paroles très second degré, où Tobias hurle qu’il n’a de toute façon pas besoin de cette fille, qu’il aura une grande maison et une grosse voiture et elle rien, absolument rien. Une manière drôle de critiquer l’égo masculin sans bornes.
Mais je reprocherais, même si ce sont des chansons agréables, qu’elles ne soient justement « que » agréables, et non pas phénoménales comme c’est le cas dans la première demi-heure de l’album.
Idem pour "Superheroes" et "Trinidad" (ambiance aux Bahamas!), qui font sourire sans réellement ce petit plus qui fait toute la différence.
Et Tobias a tellement joué la carte de l’humour, sous couvert de provocation, que je reste persuadé que l’impact qu’aurait dû avoir ce disque a été amoindri, malgré ses ventes très fortes.

Mais c’est ce qui fait la force d’Edguy depuis le début, cet humour potache qui fait tant plaisir en live, comme en témoigne "Fucking With Fire" (uniquement sur les versions limitées et illimitées !!!!!!!), hard rock ravageur et simple qui prend pour la première fois réellement la pas sur le metal, et où Tobias excelle au chant, ainsi que la base rythmique menée par un Félix Bohnke au sommet de son art (un gars au moins aussi débile que Tobias, si ce n’est plus, tant il est délirant en live !). Un bon morceau simple, pour terminer, se moquant gentiment des Américains.

Au final, l’album virage sans aucun doute, celui qui amène à "Tinnitus Sanctus" mais qui garde encore beaucoup de vestiges de "Theater of Salvation" pour ne citer que lui.
Rocket Ride, ou l’ultime fusion entre le passé et l’avenir d’un éternel adolescent bercé par l’art de la grandeur et la décadence. Un disque indispensable pour bien comprendre Edguy…et plus encore.

8 Commentaires

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Eternalis - 15 Janvier 2010: Si tu penses ça de RR...je ne pense pas...quand à l'aveuglement, tu as sans doute un peu raison...Tobias et moi, une grande histoire d'amour :D
Thoril - 01 Décembre 2010: "Le solo joué avec la langue sur return to tribe"...
J'avoue ne pas comprendre :/
pielafo - 24 Janvier 2012: Le meilleur d'Edguy pour moi mais ce n'est vraiment que mon opinion pas loin ( Mais alors vraiment pas loin! Hellfire Club). Return To The Tribe est vraiment un morceau super sympa a ecouter et a reecouter des millions de fois.
kiss33 - 30 Mars 2012: putain un album excellent et merci à eternalis de lui rendre hommage
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Chronique @ EndiMistery

14 Mai 2011

....un joli petit album plein de bonne humeur et de délires en tout genres !

Dans la destinée de la jeunesse, il y a bien du chemin à parcourir. Avancer et devenir adulte et mâture pour nous donner le meilleur de soi-même est une chose importante, surtout dans l'univers musical, où le mot maturité est sûrement le plus utilisé. Tobias Sammet et ses compères ont, pour le dire ainsi, été victimes d'une appellation manquant de maturité, sur leurs premiers albums qui sont, de loin, des perles rares (Vain Glory Opera pour ne citer que lui). On peut dire en fait que, avec ce manque de maturité, ils faisaient des albums emblématiques. A la suite du chemin, ils ont progressé en maturité, mais perdu cette magie qui faisait de ces « enfants » des maîtres du genre. Pour Edguy, on peut dire que devenir adulte n'a pas été leur plus grand atout...

C'est donc en cette année 2006 que sort Rocket Ride, le nouvel album des Allemands plaisantins. On peut dire que cet album fut déroutant pour les fans. Allant du Power au Hard Rock, l'avis des fans fut confus. La moitié le trouvait génial, l'autre le trouvait moyen. Mon avis se situe entre les deux. Je trouve que c'est un très bon album d'Edguy, se situant au même niveau que les autres. Mais cet album est vraiment très varié et c'est ça qui fait que l'album accroche fortement son auditeur. Histoire d'un constat mitigé et superbement réalisé...

L'album commence par le surprenant titre qu'est Sacrifice. Edguy a vraiment décidé de commencer l'album de façon extraordinaire, avec un sentiment épique. Une touche sentimentale de notes de piano, une production en béton armé, et un morceau tout à fait exceptionnel. L'explosion arrive, et on sent vraiment toute la puissance dantesque dans ce son nouveau. La batterie de Felix « Bunny » Bohnke est vraiment maltraitée, comme j'ai l'habitude de le dire, et les sonorités futuristes donnent une ambiance énorme au morceau. Tobias Sammet met tout dans sa voix, toujours aussi magnifique, passant de la douceur à la violence. Les couplets suivent ce même schéma. Le refrain est des plus accrocheurs et la voix de Tobias dessus est simplement un modèle pour les jeunes chanteurs novices. Le moment calme et reposant de ce morceau (magistral..) nous fait entendre un piano très sensible à la mélodie très efficace. Tobias Sammet, de sa voix calme, nous fait voyager très loin, jusqu'à la représentation finale avec une guitare magnifique de Jens Ludwig (ce solo de fond...). Le titre se termine sur des cris splendides de Tobias Sammet, sur un fond sonore futuriste très bien utilisé ! Ce morceau est la quatrième merveille d'Edguy !

Au menu il reste des titres très speed à la sauce Helloween, comme le dantesque Return To The Tribe, avec son introduction venue de l'an 3000, et une guitare vraiment bien modérée et jouée (pour changer). Le morceau se veut joyeux et simplet, comme aime le faire Edguy, tout ça dans une bonne humeur prononcée, qui se fait remarquer dans un solo complètement déjanté de Tobias Sammet (avec la bouche !), que l'on appelle la guitare qui rit. Ce morceau est devenu assez célèbre chez les fans, notamment par un refrain splendide avec un Felix Bohnke perdant 3 litres de sueur par coup de tambour et 7 kilos à la fin du morceau ! Un morceau génial ponctué de choeurs qui viennent mener la course. Out of Vogue suit le même mélange, en moins convaincant que Return To The Tribe, pour une sorte de renferment de la qualité musicale. L'introduction du morceau fait vaguement penser à celle de Hunting High And Low de Stratovarius (écouter le fond d'ambiance) et le refrain reste accrocheur avec un Tobias Sammet qui se renferme de la même façon que la musique. Reste ce passage instrumental presque oppressant et calme, jusqu'à ce que la batterie de Felix vienne accélérer le tempo, et que dire de ce solo magnifique de Jens Ludwig ? Une merveille ! Un bon gros morceau accrocheur à choeurs présents de la même façon que Return To The Tribe.

Il y a les morceaux qui sortent du commun avec le titre donnant son nom à l'album, et, qui plus est, un des meilleurs morceaux de l'album. Ce rythme très 80s est tout simplement d'une extasie énorme ! La batterie est ravageuse sur ce refrain très rapide et limite ambiance western très Hard Rock. La guitare est vraiment très bien exploitée et Jens Ludwig se fait un de ses plaisirs! La deuxième parution du refrain est troublante, par un rythme moins rapide qui donne une sorte de punch au titre, jusqu'à un break amusant, avec un rythme de guitare étrangement efficace, et un Tobias Sammet chantant son texte de façon plus que sensuelle, et le solo de guitare de Jens est dans son habitude, c'est-à-dire très bon ! Le titre se termine de la même façon qu'il a commencé, ou presque..

Fucking With Fire est vraiment le titre le plus éclatant de l'album, le plus fun, le plus tout ! Un texte très érotique chanté avec humour par Tobias Sammet (qui est parfait, disons-le) Et un refrain génial, géant, tout mot peut le définir. Le titre est très Hard Rock et c'est ce charme qui fait de lui une perle. Le solo a une ambiance très Hard/ Fun, le tout dans une ambiance ambiante et délirante !
Un morceau hit !

Terminons dans l'humour avec le parodique Trinidad, comme Edguy a affectionné les délires. Après la vie d'un Bonus Track, nous voilà sur une île ambiance très... amazone délirante, où Tobias nous raconte que Trinidad est son lieu de Soleil... et aussi où il nous apprend qu'il est un célèbre acteur de films que plus de la moitié de la planète affectionne particulièrement... Tobias nous avait caché ça, on sait maintenant son occupation après les concerts ! Trêve de bavardages humoristiques et délirants, l'album se termine donc comme ça, dans la bonne humeur naturelle !

En conclusion, Rocket Ride est un album varié, futuriste et dont les morceaux se rapprochent d'un Hard Rock Metal efficace. Une jolie satisfaction d'Edguy, et un joli petit album plein de bonne humeur et de délires en tous genres !

2 Commentaires

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hmp74 - 14 Mai 2011: Je rejoins à ce que tu dis!
mais j'aurias donné un où deux points de plus :P

Cet album est une bible... Avec un p'tit coup de coeur pour "Catch Up the Century", et le gros "déraillage" de la fin :D

Bonne chronique Maitre des Aigles...
EndiMistery - 14 Mai 2011: J'aurais du parler en effet de cette fin hilarante ! Merci à toi le Tavernier !
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Commentaire @ Julien

29 Novembre 2005
La chronique aurait pu être super simple : C’est un nouvel album de nos Allemands préférés. C’est bien! Alors, bien sûr, c’est vrai, mais pour d’autres raisons que celle-là. Edguy a mûri tout en gardant son âme d’enfant qui rend ce groupe si sympathique. Récit d’une course au étoile…..

Pour commencer, je me suis fait une grosse frayeur avec l’intro de « Sacrifice ». Moi qui ne suis pas fana du piano mollasson, ça commençait plutôt mal, mais quand arrive la guitare, que c’est bon! Comme toujours maintenant chez Edguy, le son est très propre et est reconnaissable entre mille. Idem pour la voix du charismatique Tobias Sammet qui, si elle perd en aigus à chaque nouvel opus, gagne à coup sûr en puissance et en précision. Non, Tobias n’est pas malade, il nous a juste pondu un super album de heavy. Car, il faut reconnaître que Edguy n’a pas échappé a la nouvelle règle qui dit que les compos doivent être plus puissantes que celles l’album précédent. Rassurez-vous, qui dit puissant, ne dit pas que le groupe a perdu son humour légendaire. Car, en plus de headbanger, on rigole sur des bouffonneries d’adolescent. Pour citer trois exemples (les plus marquants), on retiendra un Tobias en transe sur « Catch of the century ». Tobias continue à chanter (ou plutôt hurler), toute musique est finie, ses compères tentant en vain de le ramener à la raison : Tobi, Tobi it’s finished TOBI……. Franchement marrant. Et l’autre, c’est ce titre aux paroles assez débiles sur « Trinidad ». Le dernier est l’inscription au dos du CD disant que « Fucking with fire » est le titre bonus de la version limitée et non limitée. Non, le groupe poursuit sa mutation tranquillement mais sûrement.
En revanche, là où Hellfire Club était taillé pour la scène, ce Rocket Ride contient moins de refrains faciles à chanter du premier coup. Une écoute plus poussée est nécessaire pour attraper le sens des mélodies et c’est tant mieux (enfin, à mon sens, l’album est plus riche, tout simplement).
Ce disque contient tout ce que devait renfermer un nouvel album de Edguy : du connu et une évolution suffisante pour ne pas lasser les fans de hardcore……

En un mot, voilà une raison de plus pour aller au concert : entendre ces titres en live.

Que 2006 commence bien avec ce Rocket Ride !!!!!!!!!!

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hellheaven - 22 Mai 2006: Un titre à souligner, c'est return to the tribe, la piste 5 de l'album avec un solo de guitare énorme!!!
Eternalis - 26 Décembre 2008: Sacrifice, Rocket ride, The Asylum, Matrix...cet album est magnifique et je critiquerais juste l'humour sur la fin qui, bien que je l'apprécie beaucoup ("Catch of the Century est quand même énorme!) a sans doute un peu amoindri la mélancolie présente sur les titres susnommés.



Mais bon, Edguy reste Edguy, un grand...
Helmut_Von_Blumentritt - 23 Octobre 2009: Musicalement c'est vraiment très très bon, Sacrifice est superbe ! mais je trouve que les refrains sont un peu plats (Sauf sur F***** with Fire ) ça manque de punch et ca coupe avec le reste des morceaux qui sont très bon dans l'ensemble de l'album

16/20




pielafo - 10 Décembre 2010: bas dis donc je me demande ou tu as range tes oreilles car ne me dis pas que des chansons comme rocket ride ou superheroes manquent de punch. le refrain de ce dernier tue en live.
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Commentaire @ darthchewi

14 Fevrier 2009
Lorsqu’on voit à côté du nom d’un chroniqueur la note 19/20, on pense souvent : « encore un fan qui chronique le nouvel album de son groupe préféré… ». Eh bien, détrompez-vous ! Je suis devenu fan en écoutant ce CD puisque je ne connaissais pas avant ce groupe teuton, que je vénère maintenant tels les néo-dieux de l’Olympe !!! (Déjà qu’ils ont un ego démesuré…)
Bon, passons maintenant à la chronique du CD en elle-même : cet album très inspiré est surprenant car il suit une certaine ligne directrice sans être linéaire. En effet certains morceaux sont « heavy pure tradition » à souhait, portés par des guitares gonflées à bloc et un Tobbias enragé, d’autres sonnent plus moderne comme sur le morceau « Matrix », par exemple. On trouve aussi deux gros délires : « Trinidad » et « Fucking With Fire » le premier étant un morceau aux sonorités Hawaïennes qui donnent furieusement envie d’aller se vautrer sur une plage sous un cocotier, le second un pur moment de défoulement Hard Rock aux paroles bien crétines, idéal pour s'égosiller en concert… Eh oui, qui dit Edguy dit humour et cet album ne déroge pas à la règle ! Le seul morceau qui ne passe pas (pour moi, après c’est une question de goûts) c’est « save me », beaucoup trop pop en comparaison du reste.
Pour ce qui est de la production, elle est énorme. Le son est extra et, pour revenir aux guitares, sachez que certains passages contiennent de nombreuses prises de grattes différentes superposées, ce qui explique l’effet "mur de son" que l’on ressent à plusieurs reprises.

Edguy s’est autoproclamé meilleur groupe du monde. Eh bien, ce n’est pas cet album qui les fera mentir en ce qui me concerne !

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