The Savage Poetry

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16/20
Nom du groupe Edguy
Nom de l'album The Savage Poetry
Type Album
Date de parution 2000
Labels AFM Records
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album259

Tracklist

1. Hallowed 06:15
2. Misguiding Your Life 04:04
3. Key to My Fate 04:31
4. Sands of Time 04:40
5. Sacred Hell 05:34
6. Eyes of the Tyrant 10:01
7. Frozen Candle 07:14
8. Roses to No One 05:43
9. Power and Majesty 04:53
Bonustracks
10. Misguiding Your Life (1995 Version)
11. Sacred Hell (1995 Version)
12. Roses to No One (1995 Version)
13. Sands of Time (1995 Version)
Total playing time 52:55

Chronique @ Eternalis

13 Décembre 2008
Déjà ma cinquantième chronique sur spirit ! Il me fallait donc choisir un album particulier afin de créer une chronique un tant soit peu différente de la masse. J’aurais pu me pencher sur un mythe métallique mais (ce sera pour la centième !) j’ai finalement décidé de chroniquer un disque important pour moi, celui qui m’a vraiment fait tomber dedans, qui a décidé du sort de mes voisins et des amis incapables de comprendre le heavy et le metal en général. Cet album est la version réenregistrée du légendaire "The Savage Poetry" d’Edguy. Pas forcément le plus grand ou le plus emblématique du groupe mais initiateur d’un tournant dans ma vie musicale.

Je pense que je me souviendrai toujours de la claque que m’infligea "Hallowed" la première fois. Rien que cette intro, sous-mixée volontairement afin de donner un impact impressionnant à l’arrivée du « vrai » son, celui qui me fit dire "Mais c’est énorme ce truc, c’est ça que je veux écouter". Mon regard a aujourd’hui quelque peu changé mais cet album reste pour moi un grand disque musicalement et une totale réussite du groupe, surtout d’un point de vue technique.

Il montre les vraies qualités du premier opus enregistré alors qu’ils n’avaient que quatorze ans et démontre leurs dons innés pour la composition, bien qu’énormément d’éléments aient été modifiés, ajoutés ou simplement réarrangés. "Hallowed", très proche d’un Helloween (encore et toujours !) sous acide montre les capacités vocales de Tobias qui manie sa voix comme un dompteur ses fauves, faisait ce que bon lui semble avec une aisance hallucinante. Les guitares évoquent un certain Iron Maiden dans leurs mélodies si typiques tandis que les solos respirent un feeling allemand pure souche, mais avec l’interprétation bien particulière (et unique) de Jens Ludwig, jouant plus avec les effets qu’avec les notes.
"Misguiding Your Life" aura tétanisé votre serviteur lors du cri perçant et suraigu d’ouverture de Tobias, alors que le culte, heavy et lourd "Key To My Fate" usant du vocodeur sur la voix de Tobias pour créer un effet sympathique et original (et ce riff central énorme !).

A l’écoute de cet album, il en ressort une impression de puissance, de maîtrise et en même temps une grande simplicité d’écoute. L’ensemble se veut logiquement moins symphonique et pompeux pour retrouver les bases même du Power Metal, à savoir, un Metal puissant, racé, incroyablement mélodique et beau où l’ombre de Michael Kiske (visionnaire du genre) ne peut que planer, notamment sur le mythique "Keepers of the Seven Keys".

Mais Edguy ne s’est pas plié à la facilité comme le démontre les deux longues pièces musicales de cet opus : "Eyes Of The Tyrant" et "Frozen Candle".
Le premier, long de plus de dix minutes, est un immense puzzle séparé par des lignes de piano revenant souvent, coupées par les parties rythmiques pour créer un dédale artistique où tout ne se remarque pas à la première écoute. Le refrain est sublime et Tobias y chante vraiment très haut et en différé des chœurs, toujours très présents dans le musique d’Edguy. Entre chaque couplet est distillé un solo joué par Jens ou Dirk (Sauer) afin de garder constamment une intensité belle et bien présente de A à Z. Les claviers arrangent parfaitement l’atmosphère plus mélancolique et sombre de ce morceau afin de sublimer un morceau grandiose et grandiloquent.

"Frozen Candle", lui, entame par une attaque bourrine de Felix Bohnke, qui exploite tout son talent pendant plus de sept minutes. Le tempo y est très élevé et le chant de Tobias plus fou (dans le sens maladif où il exploite de nombreux registres vocaux afin de générer un sentiment presque schizophrénique) avec des chœurs solennels sur le refrain. Encore une fois, l’intensité ne redescend pas du titre, ayant, quant à lui, subi une véritable métamorphose comparé à sa version originelle, bien plus courte et linéaire, sans ce pont acoustique en plein milieu conférant du relief au morceau. Idem pour ces guitares sifflantes et syncopées faisant suite à ce pont, d’une humeur quasi Thrash.
Les indispensables et très réussies ballades "Sand Of Time" et "Roses To No One" auront terminé de transformer un jeune gamin (tout de même déjà éduqué à Maiden et Mötley Crüe !) en fou furieux d’un genre musical en perpétuelle évolution.

Côté son, la production concoctée par Tobi est aux petits oignons, puissante, incisive et probablement la plus précise qu’ils possédaient jusque là, malgré une caisse claire un peu fade quand Felix accélère vraiment le tempo. Mais, il ne s’agit là que d’un détail mineur qui ne pourra venir déranger le plaisir que procure l’écoute de tels albums, façonnés par de jeunes artistes voulant bouffer le monde à pleine dents et n’ayant peur de strictement rien, cela leur conférant ce sentiment d’urgence et cette spontanéité si souvent absente des groupes de ce style musical. On sait où ils en sont aujourd’hui !


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GLADIATOR - 13 Décembre 2008: Bon , ta passion pour ce groupe ne se dément pas...bravo...en 1976 , quand j'ai entendu "I Want You" par Kiss , c'est ça que je voulais écouter...merci . Glad .
Eternalis - 13 Décembre 2008: Et oui, je ne suis sans doute pas le plus objectif pour ce groupe mais comme tu le dis si bien Glad, c'est une véritable passion que j'éprouve pour ce groupe!!
Je pense que c'est identique pour toi avec Kiss, finalement, seul l'époque a changé, mais c'est pareil!!
kiss33 - 21 Octobre 2012: Merci pour cette chro. Pour ma part j'ai trouvé cet album parfait, Edguy nous en met plein la vue en alliant puissance, technique e mélodie !
kiss33 - 21 Octobre 2012: Et puis Sammet a une voix magnifique et un sens de la compo extraordinaire !
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Chronique @ dark_omens

11 Septembre 2014

Un chapitre supplémentaire...

Eveillé par l’enthousiasme de son intime créativité, l’artiste novice rêve de grandeur et d’œuvre où la contenance de ses idées nouvelles s’exprimerait magnifiquement. Dans l’ébauche de ces premiers essais, malheureusement, le résultat est souvent loin d’être à la hauteur de ses espérances. Réfréné par des poids aussi pesants que le manque de technique, le manque de moyens, le manque de matériel, mais aussi, de temps en temps, le manque de talent, ces premiers travaux restent parfois attachants, mais surtout un témoignage imparable émouvant que sans travail rien n’est envisageable. Lequel d’entre eux n’a jamais songé, des années après, alourdis, de tous les savoirs acquis par l’expérience du temps passé, de revenir sur ses œuvres de jeunesse ?

C’est cette irréductible idée qu’Edguy va pousser à son paroxysme en réenregistrant, réorchestrant et réarrangeant l’un de ses travaux les moins emblématiques (et pourtant ô combien important) qu’est sa première démo Savage Poetry. Sobrement rebaptisé The Savage Poetry, l’opus démarre sur les huit premières mesures jouées en sourdine (un peu à l’image des premières mesures du Why d’Helloween sur l’album Masters of the Rings) d’un Hallowed, avant que ne déferlent la puissance et la lourdeur du véritable son de ce morceau, donnant ainsi une force supplémentaire à l’entame de l’opus. Ce très bon titre développant une ambiance pesante sur ses couplets, et une vélocité plus envolée sur ses refrains, marque immédiatement les esprits d’une certaine excellence. Ce sentiment fort de tenir là, encore une fois, un album admirable d’un groupe ayant su reconsidérer et rendre une grandeur quelque peu essoufflée à un paysage Heavy / Power Metal allemand souvent enfermé dans un conservatisme sclérosant, est tenace.

Citons également les plus classiquement rapides, mais non moins captivants, Misguiding your Life et Sacred Hell, où en génial compositeur de talent, Tobias Sammet, nous gratifie de ses capacités les plus délectables à nous proposer de la musique, et des refrains, très réussis.

Il en va de même sur les savoureux mid-tempos tels qu’un admirable Key to My Fate, ou un intéressant Power and Majesty. La romance touchante d’une ballade telle que Sands of Time réussie ne démentira pas nos certitudes, et le plus progressif Eyes of the Tyrant enchaînant subtilement ses diverses parties certainement pas non plus. Seules les mélodies d’un Roses to No One y parviendront peut-être.

Bien plus qu’en un hommage souvent appuyé à la musique traditionnelle Heavy/Power (et notamment de son pays natal l’Allemagne avec Helloween en tête) mais véritablement en un héritage, Edguy aura su ajouter, encore une fois, un admirable chapitre à une œuvre personnelle exemplaire. Ne tombant jamais dans la parodie de ses aînés, Tobias Sammet et les siens continuent donc d’affirmer avec force le renouveau salutaire d’une scène teutonne bien souvent trop attentiste.

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Commentaire @ Supreme

24 Fevrier 2009
Sorti en 2000, cet album est un remastered d’un de leurs albums datant de 1995 qui n’est pas sorti dans le commerce (une copie de l’ancienne version est fournie avec la nouvelle pour le même prix). Que peut-on dire de cet album ?
C’est du Edguy pur et dur : refrains accrocheurs, du bon gros son avec Tobbias Sammet au chant. C’est sûrement l’album où ils ont joué le plus rapidement et le plus fort ! Pratiquement chaque titre a son originalité : mélodie et rythme différents. On ne se lasse pas d’écouter chaque titre en boucle. Les solos de guitare sont longs et assez techniques. Les montées de son, comme sur « Hallowed » ou « Frozen Candle », ont rarement été mieux… Que du bon !
La voix de Sammet monte parfois plus haut dans les aigus mais elle colle parfaitement avec le style « Edguy ». Les chœurs accompagnant Sammet sur certains titres ne s’adaptent pas assez à l’intensité de la musique car ils font un peu faible par rapport à la voix du chanteur.
Et enfin deux ballades sublimes. Elles sont très douces puis elles peuvent devenir un peu plus heavy, par moments, comme sur « Roses To No One ».
Edguy nous a pondu un petit joyau avec « The Savage Poetry ». Il restera longtemps culte grâce à ses mélodies inlassables.

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