Rev-Raptor

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16/20
Nom du groupe UDO
Nom de l'album Rev-Raptor
Type Album
Date de parution 20 Mai 2011
Labels AFM Records
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album85

Tracklist

1. Rev-Raptor 03:41
2. Leatherhead 04:09
3. Renegade 03:29
4. I Give As Good As I Get 04:18
5. Dr. Death 03:45
6. Rock 'n' Roll Soldiers 04:15
7. Terrorvision 03:59
8. Underworld 04:18
9. Pain Man 03:53
10. Fairy Tales of Victory 04:00
11. Motor-Borg 03:23
12. True Born Winners 03:25
13. Days of Hope and Glory 04:28
Bonustracks
14. Time Dilator 03:29
15. Heavy Metal W.O.A. 02:56
16. I Give As Good As I Get (Video)
17. Letherhead (Video)
Total playing time 51:03

Chronique @ frankhammer

23 Octobre 2011

Quand UDO garde un pied dans le passé et saupoudre sa recette de modernité !

Comment commencer cette chronique?

En vous présentant le groupe ? Je serais du genre à penser que la plupart de ceux qui consulteront cette chronique seront ceux pour qui le nom UDO est aussi familier que celui d'Accept. Et qu'on ne leur présente plus le chanteur (et son actuel guitariste) qui a posé sa griffe sur Metal Heart ou sur Faceless World, et connaisse très bien le style dans lequel officie le groupe. Hélas, ce serait injuste envers ceux qui pourrait découvrir UDO avec ce Rev-Raptor (pour les autres, je ne vous en veux pas de passer au paragraphe suivant).

UDO, c'est tout d'abord un son qu'on classifie sans détour dans le gros Heavy Teuton qui marave ta face. Depuis la re-formation du groupe en 1997 avec l'album Solid, le groupe n'a pas cessé de distribuer ces offrandes métalliques qui, si elles n'ont pas été marqué par une évolution dantesque (même si évolution il y a eu, comme ce sera précisé plus bas), ont toujours été marqué par cette force et cette passion qu'a Udo pour le Heavy Metal bien brut et carré.

Ceci ce confirme encore une fois avec ce 13ème album qui ne démentira pas la réputation du groupe. A ce titre, la première chose qui fait effet (et qu'on a envie de mentionner) dès qu'on écoute cette galette pour la première fois, c'est une sorte de soulagement. Ouais, UDO. c'est toujours ce char d'assaut en acier trempé. Le tank du colonel Dirkschneider se permet même quelques petites touches de modernité - c'est d'ailleurs l'impression qui suit le soulagement : "hé mec, la production est sacrément couillu! On jurerait entendre des sonorités de metal industriel". Hé oui, si la recette ne change pas (ou si peu), la façon dont la musique est présenté a subit une certaine mutation. Si c'était déjà constatable sur Mastercutor et Dominator, Rev-Raptor ne laisse plus le doute : Udo et son groupe de joyeux lurons sont passés au cran supérieur en matière de rugosité. Ca tombe bien, c'est justement ce qu'on attend d'eux. Prenez Rev-Raptor et Leatherhead, les deux premières pistes ; elles donnent tout de suite l'impression qu'un petit malin est allé mettre en branle le moteur d'un p*tain de rouleau compresseur!

Ca part tellement bien que l'album gagne à être écouté d'une traite. Parce que oui, l'album est certes bon, mais il faudra un peu d'élan pour passer outre certaines chansons moyennes, au classicisme ultra en vogue sur les galettes du père Dirk-chnaille-deur. Du convenu "en veux-tu-en-voilà", j'appelle à la barre les témoins Renegade, Terrorvision, Underworld, True Born Winner. Chef d'accusation? C'est pas que vous soyez des titres foncièrement mauvais mes petits loups, mais c'est juste que vous êtes tellement du "déjà entendu" chez UDO que si on vous écoute en isolé, on se fait un peu chier. Underworld plus précisément : on a déjà I Give as Good as I Get (avec son chant très émotif, ça surprend venant d'Udo) et Days of Hope and Glory (en fin d'album) qui remplisse parfaitement le quota "détente et ballade" de Rev-Raptor. Qu'est-ce que tu viens foutre ici, Underworld ? Bref, typique des titres de remplissage comme on en trouve toujours 2 ou 3 sur les albums du groupe.

Heureusement qu'à côté, la machine en a gros sous son carrosse d'acier massif. Tiens, un petit Dr.Death très entraînant avec sa gueule année 80' et son refrain entêtante, ça c'est du lourd! On passe aussi un bon moment sur le rapide Motor-Borg, et on arrose le tout avec un Rock 'N' Roll Soldier qui (comme son nom l'indique) fais la belle part au bon vieux titres rock bien retro du groupe. A ce propos, vous avez pas remarqué les petits airs de "I Don't Wanna Be Like You" (album Objection Overruled d'Accept) qui en émane ?

A souligner également que depuis Mastercutor, UDO a eut le bon goût de nous proposer quelques facettes plus sombres, aux ambiances très soignées. Le groupe se défend très bien sur ce nouveau cheval de bataille, et a le mérite de diversifier les différentes oeuvres du groupe. Leatherhead, pour en revenir à notre tête de cuire, en est l'exemple parfait. Ce surf sur la vague massive et puissante (vous savez, les riffs de bûcheron) qui redescendant d'un ton pour quelque chose de plus fin et plus mélodique, avant de ré-embrayer sur la vitesse supérieur : ça a de quoi vous tenir en haleine. Dans ce cas de figure, on a aussi un Pain Man qui se défend bien, et dans une moindre mesure, Rev-Raptor.

Dans cette réserves d'obus, on trouve aussi une autre pépite bien sentie : quand Faity Tales of Victory a déboulé dans mes tympans, j'ai fais un arrêt-sur-image qui a bien duré 4-5 secondes ; "Foutrezeus, ça par-contre, ça nous ramène aux grandes gloires d'UDO". Un peu dans le style précédemment cité, on a un morceau lent aux mélodies très soignés, sans parler du refrain vraiment prenant. Un des meilleurs titres de cet opus, sans conteste !

Constat final Mein Kolonel ? Ja Wohl, Rev-Raptor, c'est un bon UDO. Mais on m'enlèvera pas l'idée que cet album aurait gagné à être raccourci, même si en l'écoutant d'une traite, l'élan est suffisant pour passer facilement outre certains titres pas très inspirés. Je ne vais étonner personne en disant que UDO fait du UDO, et que le schéma général de Rev-Raptor ne sera pas inconnus aux afficionnados du groupe. Cependant, il convient de souligner que la puissance émanant de ce mélange de modernité avec ce Heavy des années 80' fait de Rev-Raptor un Coktail Molotov qui fait bien mal. UDO a amorcé une nouvelle cavalcade aux airs massives, puissantes, et tournées vers des aspects plus modernes (ce son!). De fait, il échappe de justesse au piège du "trop redondant" dont le style souffre déjà pas mal. Et rien que pour ça, c'est un sacré tour de force qu'il convient de souligner !

5 Commentaires

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frankhammer - 23 Octobre 2011: Merci pour ton commentaire!



Et oui, l'une des choses les plus embêtantes chez UDO, c'est ce mode "pilotage automatique" qui se ressent toujours sur 2-3 titres de ses albums, et qui ne manquerait à personne s'ils n'avaient pas vu le jour. Si en plus tu ajoutes les Bonus Track, tu te dis que "heureusement que le reste des chansons assure toujours autant parce que sinon ce serait vraiment moyen...".
OVERKILL77 - 24 Octobre 2011: Entièrement d'accord pour "Fairy Tales of Victory", ce titre est une bombe !!! Un sacré bon retour aux sources que ce "Rev-Raptor"
OVERKILL77 - 04 Juillet 2012: Tu parles de "Death Row" et "Predator" ou de "Blood of the Nations" et "Stalingrad" ?
Furya - 26 Novembre 2012: Je trouve que depuis Mastercutor le son à changé. C'est plus moderne mais aussi plus synthétique je trouve.Que ce soit dans le son des guitares ou la voix.
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Chronique @ dark_omens

19 Juin 2013

Un opus bien trop classique pour nous convaincre et bien trop peu novateur pour totalement nous séduire...

Les prémices d'une fébrilité craintive furent ressentis après l'écoute d'un EP, Leatherhead, qui nous laissait pressentir, il y a peu encore, quelques perspectives inquiétantes. Manquant singulièrement de rythme et d'inspiration, l'aperçu de ce terne tableau n'était, du moins nous l'espérions, que peu représentatif d'un album futur.

L'attente nerveuse trouvent, enfin, son dénouement au son de ce Rev-Raptor. Cette oeuvre est le treizième albums de l'un des chanteurs allemands des plus symboliques, Udo Dirkschneider dont la longévité créative demeure exemplaire. Si l'artiste, aidé de quelques compatriotes talentueux, fut, autrefois, influent au cœur d'une scène saxonne emblématique, il n'est plus aujourd'hui, malheureusement, qu'un acteur d'exception nous proposant une musique, quant à elle, bien trop coutumière. Voilà donc longtemps déjà que la démarche du groupe U.D.O repose uniquement sur les caractéristiques propres de la voix du chanteur sans plus jamais nous offrir les méandres d'une musique remarquable.

Les temps ont changés.
La musique d'U.D.O si peu.
Et, de surcroit, condamnant encore davantage cette expression artistique là, nombres de formations inspirées par le travail du chanteur auront su, bien davantage que le vocaliste saxon, adapter cette expression créative à un modernité plus actuelle.

Le destin est souvent cynique.

Si le constat sévère, mais juste, ne sera sans doute pas démentis par ce nouveau méfait, certaines des appréhensions qui nous animaient quant aux contenus de ce plaidoyer seront, quant à elles, pansées par de rassurantes constatations. Alors que l'on pouvait craindre que l'œuvre ne s'enlise dans les marécages de titres aux cadences peu entrainantes, il règne, en ce Rev-Raptor, suffisamment de nuance de tempos pour nous rasséréner (les prompts et énergique Rev-Raptor, Renegade, Dr. Death mais aussi, par exemple, Motor Borg).

S'agissant des autres attraits de ce manifeste, l'aspect malsain, tourmenté et entêtant, entrevu sur l'excellent, et enivrant, titre Leatherhead est ici bien présent, à des degrés plus ou moins marqués (Le bon Rev- Raptor, le remarquable Leatherhead, Pain Man, Fairy Tales of Victory, Motor Borg...). Ces titres étonnamment sombres apportent une antithèse intéressante à une thèse éminemment traditionnelle.

Car en effet, et bien malheureusement, outres ce vernis délicieusement ténébreux, U.D.O tombe, une fois encore, dans les écueils de ce classicisme dont il maitrise, à l'évidence, parfaitement chaque subtilité mais qui n'est plus suffisant à nous surprendre (Renegade, Dr. Death, Terrorvision...). Quant à nous convaincre c'est une autre histoire basé sur la partialité des aspirations de chacun.

Pour finir l'inventaire des déceptions nées de cet opus, évoquons donc ces titres quiètes, ballades et assimilés. Un exercice dans lequel le vocaliste teutons n'excelle que bien trop rarement. Ainsi, si un I Give as Good as I Get demeure un moment plaisamment agréable. un Underworld dont on ne sait réellement ce qu'il est tant il apparait comme hybride demeurant excessivement, et abusivement, mélodique, mais aussi un Days of Hope and Glory sont, quant à eux, ennuyeusement dispensables.

Rev-Raptor, treizième pierre de l'édifice bâtis toutes au long de ces années par un Udo Dirkschneider infatigable, nous propose donc d'errer dans les dédales d'un Heavy Metal souvent familier, souvent maitrisé, souvent académique, duquel seules les nuances de certains de ces titres aux mélodies, et aux riffs, parfois plus torturés et parfois plus ténébreuses demeurent ensorceleuses. Voilà donc un opus bien trop classique pour nous convaincre et bien trop peu novateur pour totalement nous séduire. Dommage.

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