Solid

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Nom du groupe UDO
Nom de l'album Solid
Type Album
Date de parution 24 Mars 1997
Style MusicalHeavy Metal
Membres possèdant cet album108

Tracklist

Re-Issue in 2013 by AFM Records with 3 bonustracks
1. Independence Day 06:02
2. Two Faced Woman 03:38
3. Desperate Balls 03:55
4. The Punisher 04:46
5. Devil's Dice 04:32
6. Bad Luck 04:56
7. Preachers of the Night 04:45
8. Hate Stinger 04:59
9. Braindead Hero 05:13
10. Pray for the Hunted 04:01
11. The Healer 06:09
Bonustrack (Re-Issue 2013)
12. Independence Day (Live) 05:53
13. Mad Dogs and Loaded Guns (Demo) 05:26
14. Warchild (Demo) 05:58
Total playing time 57:40

Chronique @ frankhammer

12 Octobre 2011

1996, UDO se reforme et montre au Heavy-Metal qu'il est plus que jamais de la partie !

La re-formation d'Accept avec Udo aura duré le temps de quatre albums :
Un Objection Overruled salué, un Death Row hué, un Predator mitigé, et pour finir, un live sympathique mais dont l'absence d'un second guitariste se sera fait cruellement sentir. A l'encontre de l'avis général, je suis de ceux qui ont aimé Death Row et Predator, trouvant les expérimentations intéressantes et les styles abordés bien maîtrisés. Mais tel n'est pas le sujet qui nous intéresse ici... L'ami Dirkschneider, accompagné de l'ancien batteur d'Accept Stefan Kaufmann (maintenant guitariste), reforme le groupe UDO. N'étant pas convaincu par les dernières orientations de son ancien groupe, le bougre est bien décidé à revenir à du plus brut, du plus heavy, quelque chose qui revient à ce qu'il savait mieux faire avec Accept. C'est à dire, du Solide!

Solid (dont le nom ne pouvait pas être plus évocateur) sera le 5ème album d'UDO, le premier de la re-formation. Dès les premières sonorités, l'album retentit comme un titanesque coup de marteau salutaire ! Tantôt dans son treillis militaire, tantôt dans son manteau de cuir, il ne manque plus qu'à UDO une paire de lunettes de soleil pour l'imaginer nous balancer un "I'm Back" d'anthologie. Ouais bande de fanfreluches effarouchées, il est de retour et ça va pas plaire aux petits mickeys ! Independance Day, voilà un hymne que seul Udo pouvait nous chier dans les esgourdes ! Un mid-tempo arracheur comme on en trouve malheureusement trop rarement. Un rythme inébranlable, la marche forcée d'une légion de bidasses bien décidés à faire trembler la terre, scandant un refrain guerrier qui prendra aux tripes les plus "Solid" d'entre vous. Une entrée en matière qui laissera sa marque dans l'histoire du Metal, à ne pas en douter... Mais n'allez pas croire au feu de paille, parce que le Two Faced Women qui suit juste derrière, c'est pas du caramel mou non-plus. Plus rapide, un brin plus mélodique, la chanson envoie dans le mille dès la première écoute!

Maintenant que le disque a pilonné toutes allures de piètres résistances, les brutes épaisses qui vont suivre vont finir le travail. Desperate Balls, The Punisher et Preachers of the Night vous donneront votre lot de Heavy rugueux archi béton. Les mecs ont pris du muscle, et balance la testo à tort et à travers, ça se sent! Pas révolutionnaire, mais musclé. Parce que quand on donne une description de la zic d'UDO, y a une légendaire expression en 3 mots qui revient souvent : "pas toujours original". Ce sera de nouveau le cas ici. Pas original certes, mais toujours aussi prenant. Y en a pas beaucoup qui assure avec cette trempe de vétéran. Faut dire qu'à l'époque, même les titres de remplissage et moins inspirés étaient un cran de qualité au-dessus. Un exemple : tous les pré-refrains de cette galette sont des réussites. Prenez Devil's Dice, Bad Luck, Pray for the Hunted ou Braindead Hero qui ont tout ce qu'il y a de plus classique : gros riffs lourds, refrains braillés comme des ours en rut par toute l'équipe, on pourrait pas s'attendre à du plus convenu. Malgré tout, y a cette petite touche qui fait qu'on y revient très volontiers : c'est pas de la haute cuisine, mais du chili con carne de soldat avec ce qu'il faut d'épice pour laisser un souvenir agréable (je tiens à souligner que l'intro de Braindead Hero est de toute beauté !).

UDO se donne même le luxe de finir en douceur. Il aime bien étaler ses grosses rangers notre hurleur préféré, mais il est pas dénué d'un brin de sensibilité : la très belle ballade The Healer viendra clore en beauté un Solid qui porte bien son nom. Ça prend même au dépourvu, parce qu'après ce tir d'artillerie incessant, on s'attend pas à cette légère brise d'après bataille. Solid est l'exemple parfait de ce qu'est UDO. : du Accept avec moins de finesse, plus méchant, plus "Dans ta Gueule!". Mais on y retrouve néanmoins les grands refrains avec choeurs guerriers, les bons riffs carrés, ou encore les mélodies qui s'incrustent dans le crâne avec facilité. 14/20, parce que même si on crie pas au génie d'un Faceless World, on tient là un sacré retour en force. Classique de bout en bout mais toujours aussi bien forgé. L'album nous offre même des perles qui marqueront la discographie du groupe. On a ici les ébauches d'un UDO qui cultivera sa propre personnalité et qui, même avec ses influences d'Accept, saura trouver ses marques (souvent redondantes, il faut le dire) - ce qui le différenciera de son prédécesseur. Tant mieux, parce que UDO c'est comme ça qu'on l'aime : BRUT DE DÉCOFFRAGE!

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frankhammer - 12 Octobre 2011: Attend! Une belle pochette pour UDO ou pour Accept, moi je trouverais ça décevant :-P (enfin celle de Restless a de la gueule quand même).
Sinon oui, Stefan Kauffman, c'est pas l'ami Loup. C'est pourquoi il se contente des riffs, parce que niveau solo, on est à des années lumière de la "Lead Guitar" d'Accept. C'est con que Mathias Dieth ne soit pas revenu dans la formation, mais Igor Gianola n'est pas un manche. Faut juste que les mecs le laissent s'exprimer davantage et la zic d'UDO bien rugueuse gagnera quelques saveurs en plus.
ZazPanzer - 12 Octobre 2011: Ah Matthias Dieth !!! Je suis un énorme fan de ce mec ! Il avait un jeu et une classe terrible. Sinon le dernier Udo que je possède c'est Man and Machine. Je ne sais pas ce que donne la suite, mais je serais surpris qu'il refasse des morceaux de la trempe de Don't Look Back, Go Back To Hell ou Blitz of lightning...
ZazPanzer - 23 Janvier 2013: J'ai réécouté ces dernières semaines plusieurs albums d'Udo période post-Dieth; ça passe toujours pas. Pour commencer je ne supporte vraiment pas cette production, avec ce son de gratte moderne, on dirait un gamin qui découvre la gratte et qui a mis une pédale Metal-Zone à fond pour avoir un gros son; quant aux morceaux, je ne peux pas non plus m'empêcher de comparer avec ce qu'Udo a pu sortir dans son passé glorieux, ce qui est peut-être un tort, mais en tous cas, ils me paraissent creux...
samolice - 24 Octobre 2015: Merci pour la chro.
Il est vraiment pas mal du tout ce Udo! Pas son album le plus connu mais pas loin du peloton de tête à mon goût.
"Desperate Balls" est une petite bombe je trouve.
Udo a t'il joué ce titre en live et savez vous s'il est présent sur un des nombreux skeuds en public que le tonton germain a sorti?
Dieth était un tueur, j'en conviens. Pour autant, Gianola n'est pas un manche et fait du très bon boulot.
La prod' et le son des guitares ne me dérangent absolument pas.
Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des monde. Sacré Udo...
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Chronique @ dark_omens

19 Avril 2014

Sans compromis...

Découragé par une aventure artistique dans laquelle désormais la recherche d'un style nouveau, hybride et contemporain semble être la référence, et ce au mépris même d'une identité profonde et emblématique aux expirations cultes instigatrices de vocations (Restless and Wild (1982), Balls to the Walls (1984) ou encore, par exemple, Metal Heart(1985)), Udo va, une fois encore, abandonné ses complices pour poursuivre sur le chemin de ses propres convictions. Ces dernières, plus enclines à respecter les coutumes d'un Heavy Metal certes plus traditionnel mais, surtout, plus efficaces, vont s'exprimer au sein d'un nouvel effort intitulé Solid, faisant suite aux catastrophiques derniers albums du mythe allemand égaré dans les abysses d'hésitations maladroites et vaines (Objection Overruled (1993), Death Row (1994), mais surtout l'atroce Predator (1996)).

Les desseins créatifs d'Udo sont finalement assez clairement et assez simplement définis sur ce nouvel opus, Solid est une affirmation claire des désirs d'Udo Dirkschneider. Ici point de compromis à une quelconque nécessité Néo dicté par l'époque. Ici point de stigmates, même brefs, dévolus à un quelconque besoin Punk. Ici point de rapidité abusive. Ici point d'arôme Thrash. Ici point de concession. Ici point de conciliation. Ici tout n'est que l'expression d'un Heavy Metal traditionnel aux accents mélodiques marqués. Une signature symptomatique du chanteur saxon qui, aidé de son vieux camarade Stefan Kaufmann, nous propose quelques moments qui, s'ils ne sont pas de nature à révolutionner un genre établi, sont suffisants à nous procurer du plaisir. Et ainsi, au son de titres tels que les très bons Independance Day, Two Faced Woman, tel que l'excellent Devil's Dice et son déroulement lancinant, ou tels que, par exemple, Pray for the Hunted, Udo parvient à nous faire voyager du temps de sa splendeur triomphante, époque bénis où sortaient ces premières œuvres solo.

Notons aussi la présence sur ce nouvel effort de The Healer. Ballade désabusée où le vocaliste nous offre quelques nuances délicieusement expressives dans ses chants. Le titre se charge d'une émotion superbe alors qu'il nous donne à entendre les variations d'une prestation accompagnée de quelques guitares acoustiques divines.

Bien évidemment, les esprits chafouins, polémistes patentés, ne pourront s'empêcher de relever ici quelques défauts indéniables. Ils nous parleront d'un manque indiscutable d'originalités dans la composition de morceaux qui, outre ceux évoqués, seront, somme toute, assez classiques. Ils argueront, du surcroît, d'une pochette assez caricaturale. Si ces analystes orientés n'auront effectivement pas fondamentalement tort, il leur faudra tout de même faire preuve d'un minimum de bonne foi et ne pas oublier qu'au-delà de ce conformisme indéniable, le créatif allemand et ses acolytes font preuve d'une indéfectible sincérité. Combien d'autres groupes, artistes, ou musiciens peuvent-ils en dire autant? Combien ont tourné le dos à leurs désirs au nom d'un renommé illusoire ? Combien d'albums sont le résultat de compromis? Pas Udo. Pas Solid.

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