Pinnacle of Bedlam

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Nom du groupe Suffocation (USA)
Nom de l'album Pinnacle of Bedlam
Type Album
Date de parution 15 Fevrier 2013
Labels Nuclear Blast
Produit par Joe Cincotta
Enregistré à Full Force Studio
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album178

Tracklist

1. Cycles of Suffering 03:56
2. Purgatorial Punishment 02:44
3. Eminent Wrath 03:40
4. As Grace Descends 03:04
5. Sullen Days 04:57
6. Pinnacle of Bedlam 03:42
7. My Demise 04:03
8. Inversion 03:50
9. Rapture of Revocation 03:49
10. Beginning of Sorrow 04:32
DVD (Digipack Edition)
1. The Making of "Pinnacle of Bedlam" 75:00
Total playing time 38:17

Chronique @ BEERGRINDER

01 Mars 2013

Pinnacle of Death Metal

Chez Suffocation il se passe toujours des choses : ils splitent, se reforment quelques années plus tard, et obtiennent même une signature chez le plus gros label mondial de Metal (Nuclear Blast), rejoignant notamment Behemoth et Blast. Pourtant ça commençait presque à sentir le roussi ces derniers temps. Déjà l’album Blood Oath n’avait convaincu qu’à moitié en 2009, puis leur charismatique chanteur annonçait qu’il ne pourrait plus assurer les dates live à cause d’obligations inhérentes à son travail (ce qu’on avait déjà remarqué lors de la dernière tournée où il était remplacé par Bill Robinson de Decrepit Birth), et dans la foulée le batteur Mike Smith jetait l’éponge.
Mais les new-yorkais ont de la ressource, et c’est tout naturellement qu’ils enregistrent le retour du tueur Dave Culross, au CV long comme le bras et déjà marteleur sur le MCD Despise the Sun. Leur sixième album était donc guetté avec une certaine appréhension, le deathster étant devenu méfiant depuis le trop fameux I de Morbid Angel, mais Pinnacle of Bedlam (2013) risque de remettre magistralement les pendules à l’heure.

Avec ce design plus moderne, la pochette de Raymond Swanland dévoile une version infernale et enflammée fort réussi de And Justice for All. La subtilité n’étant ni une caractéristique de Suffocation, ni une attente de ses bourrins de fans, on ne sera pas étonné (et même ravi pour ma part) que ce disque parte sur les chapeaux de roues, avec l’étouffant Cycles of Suffering, assénant simultanément une violence digne de Effigy of the Forgotten, une technicité n’ayant rien à envier à Pierced from Within, et un riffing appuyé aussi efficace que sur Souls to Deny et Suffocation. Forte impression aux premières écoutes, et l’effet persiste !

Dave Culross s’est totalement réapproprié la musique du groupe, car il ne se contente pas de faire du Mike Smith, il apporte au contraire sa patte personnelle, notamment sur Eminent Wrath, avec les blast-beat les plus rapides jamais entendu chez Suffocation. Ce morceau colle tout simplement au mur : un riffing partagé entre Misery Index et Malevolent Creation, tout en restant dans un esprit 100% Suffo : à la fois assez étonnant et décapant. As Grace Descends évolue dans un registre plus classique pour le quintet, ce titre n’aurait pas dépareillé sur Pierced from Within, avec des plans typiques de ce compositeur de génie qu’est Terrance Hobbs (auteur ou co auteur sur la quasi totalité des chansons, sauf My Demise écrite par le second guitariste Guy Marchais).
Autres atouts de Pinacle of Bedlam : la production de Joe Cincotta, plus mordante que sur Blood Oath, mettant notamment en valeur la frappe de Culross, et bien sûr le chant toujours aussi profond de Frank Mullen, au ton à la fois sombre et revendicatif (il ne vient pas de New-York pour rien celui là !!!).

Un redressement était espéré après Blood Oath mi figue – mi raisin, mais peu aurait misé sur un successeur aussi impressionnant. D’ailleurs quand on se sent obligé de parler de tous les morceaux, c’est que quelque part tout est marquant et qu’on a entre les mains un chef d’œuvre, toutefois histoire que le lecteur ne s’endorme pas il va falloir trier… Retenez tout de même Sullen Days, titre mid écrasant en sa première moitié, puis dévastateur à partir de 2 : 28 et une succession de riffs mémorables, My Demise et des plans parfaits à headbang, ou encore un Inversion plutôt original avec ses sonorités dissonantes au départ.

Bien sûr on retrouve a la fin le fameux gimmick consistant à reprendre un de leurs vieux titres, c’est cette fois Beginning of Sorrow, qui ouvre Breeding the Spawn (1993), de subir un traitement de choc vingt ans après et de se montrer plus percutant que l’album d’origine ( excellent mais à la production anémique). A raison d’une piste réenregistrée par album, encore quatre et Suffocation aura revisité la totalité de son second méfait…

Ceux qui raillaient un ramollissement /embourgeoisement de Suffocation suite à leur signature chez le mega label allemand en seront pour leur frais, déjà ceux là n’ont pas vu Suffocation en live récemment pour affirmer une bêtise pareille, et ensuite Pinacle of Bedlam leur apportera un cinglant démenti. Les rois-créateurs du brutal Death se renouvellent en partie, tout en gardant cette identité si marquée, et ce avec une hargne retrouvée.

Un disque de l’année en puissance.

BG

50 Commentaires

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Chab - 04 Mai 2013: Quelle tuerie cet album ! Je reste scotché quand j'entends "Eminent Wrath" ! Merci pour la chronique :)
Demoneyes46 - 30 Juillet 2013: Merci pour la chro !

J'ai enfin sauté le pas et me suis procuré ce Suffo, mon premier (en dehors d'écoutes Youteub de Pierced et Effigy).
Je suis surpris pas sa facilité d'accès, mais y a pas à dire c'est du lourd, les riffs sont géniaux et sublimés par la batterie qui les souligne (surtout frappant sur l'entêtant My Demise).
DeadManDead - 12 Mai 2014: BEERGRINDER, comme je me réjouis de m'être à ce point trompé sur cet album... Ce sont certainement les soli un peu plus lents que ceux qui m'ont fait aimer le Death Metal et déifier Suffo qui m'auront trop désarmé dans un premier temps. Mon avis sur Pineacle Of Bedlam a changé depuis longtemps. Il ne me restait plus qu'à le signaler ici et prendre les coups que j'aurai mérités.
17blunt - 28 Juin 2014: Qu'il est bon cet album je rejoint les 17 et le place en troisième position derrière le deux indétrônables mais il n'est vraiment pas loin. Il n'a pas le statu et le côté étouffant de Effigy que j'aime tant et en dessous de Pierced à cause de l'énorme qualité de prod que bénéficie ce dernier (qui est pour moi une des meilleures du style avec Tomb of the mutilated de Cannibal Corpse, d'ailleurs pour moi si Breeding the Spawn aurai la même qualité de son que Pierced From Within et bien il serai en deuxième place. Pour moi c'est Effigy 19, Pierced 18 et Pinnacle 17.
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