Pierced from Within

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Nom du groupe Suffocation (USA)
Nom de l'album Pierced from Within
Type Album
Date de parution 23 Mai 1995
Enregistré à Morrisound Studios
Style MusicalDeath Technique
Membres possèdant cet album335

Tracklist

1.
 Pierced from Within
 04:26
2.
 Thrones of Blood
 05:15
3.
 Depths of Depravity
 05:33
4.
 Suspended in Tribulation
 06:31
5.
 Torn into Enthrallment
 05:26
6.
 The Invoking
 04:37
7.
 Synthetically Revived
 03:53
8.
 Brood of Hatred
 04:36
9.
 Breeding the Spawn
 05:09

Durée totale : 45:26


Chronique @ eulmatt

01 Octobre 2007
Si en 95, les bases musicales du death metal et de ses innombrables sous-genres sont clairement établies, il n’en demeure pas moins vrai que le mouvement cherche un second souffle. Dès lors il est de bon ton pour les leaders du genre de confirmer leur rang au sein d’une hiérarchie impitoyable. Indéniablement, pour Suffocation, c’est Pierced from Within qui lui confirme définitivement son titre de groupe culte du death technique brutal, qu’il a pu conquérir grâce au légendaire Effigy of the Forgotten quatre ans plus tôt. Il n’est d’ailleurs pas anodin de noter qu’un an plus tard, Cannibal Corpse fera sa révolution avec Vile en se rapprochant d’une certaine façon du death brutal ultra technique des New-Yorkais, définitivement référents en la matière.

Vécu tel un sacerdoce, la détermination de Suffo pour établir les canons du style est bluffante. La production atteignant enfin la perfection que mérite sa musique, Pierced from Within est une éclatante démonstration d’un savoir-faire maison inégalable. Démonstration de puissance avant tout. Bien loin d’un mitraillage systématique en règle, Suffo fait étalage de son expertise dans la gestion du tempo, n’hésitant jamais à fouiller les structures pour que l’auditeur, à intervalles réguliers, se détende un minimum pour mieux se prendre une grosse droite en pleine face sur l’accélération qui suit. Pierced from Within atteint des sommets de violence maîtrisée, l’extraordinaire technicité des musiciens étant uniquement dédiée à l’agression des ouïes consentantes. L’impressionnante rythmique basse/guitare, tout en variété et en jeu chaloupé, constitue néanmoins un socle en béton armé sur lequel les guitares viennent à leur guise trancher, concasser, cisailler au gré des riffs chirurgicaux et des soli aussi techniques que vicieux et étouffants. Quant aux growls de Sieur Mullen, ils sont tout bonnement une légende du death metal à eux seuls. Est-ce nécessaire d’en rajouter ? Ecoutez donc le déhanchement et les accélérations de Thrones Of Blood, le concassage en règle du début de Suspensed In Tribulation, le solo accélérateur de Synthetically Revived, les formidables riffs tortueux de Brood Of Hatred...ou tout simplement le parfait Pierced Frow Within. Quelques minces échantillons absolument non exhaustifs...

Atteignant sa pleine matûrité, s’appuyant sur un son qui, plus de dix ans après, a été rarement égalé, la complexité et la virulence du death de Suffo demeure plus que jamais LA référence du genre, au travers de ses innombrables breaks, ses improbables accélérations et sa puissance implacable.
Pierced from Within est non seulement un disque à posséder, mais en plus sa non-linéarité et sa richesse lui confèrent un caractère jubilatoire qui ne baisse jamais au fil des écoutes. Eternel Suffocation...

15 Commentaires

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Spirit_Of_Deathiny - 05 Avril 2011: Pareil, entre Effigy et Pierced c'est difficile pour moi de savoir lequel est le mieux, j'ai cependant une micro préférence pour Effigy qui est plus sombre, à chaque écoute il m'envoie de l'adrénaline à bloc.
Très bonne chronique pour un très bon album, le deuxième meilleur donc pour moi ;)
Eaque - 24 Novembre 2011: N'importe quoi, cet opus ne manque de strictement rien ! Il faut être abruti pour aller y redire sur un album de cette trempe ou nous prouver le contraire concrétement !
Lordmike - 20 Novembre 2018:

Une vraie ogive. Suffocation a longtemps été une lacune chez moi. Je peux enfin relever la tête :) Effigy of the forgotten et celui ci sont vraiment des incontournables. Quand je pense que le journaliste de Terrorizer de l'époque qualifiait le groupe de "boueux" et ne comprenait pas son succès tout en chantant les louanges de Morbid Angel. En même temps le gars a aussi dit qu'Immolation était un groupe sans avenir, autant dire que c'était un visionnaire...

Sinon dans la foulée je m'étais pris Blood Oath également mais j'accroche moins, faute à la prod j'ai l'impression.

mechant - 25 Avril 2019:

Je préfère la production de ce dernier comparée à "effigy...." car je la  considère plus aérée...

Ecouté juste apres "effigy" , je le trouve 1 peu plus facile d 'écoute soit plus digeste....

Belle chronique

 

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Chronique @ karnivormetal

22 Janvier 2012

La force et la puissance suffocante à l'état pur !

Formé en 1989 à New York autour de Franck Mullen, combo légendaire, pionnier du death metal brutal, Suffocation est et restera une des grandes références du style, ayant contribué grandement à la scène et à l'évolution de cette dernière, et ayant produit des chef-d'oeuvres du death metal, que tout deathster se doit d'avoir dans sa discographie, ou au moins de connaître.

Après une démo sortie en 1990 " Reincremation " et un EP un an plus tard " Human Waste " (1991), le groupe enregistre son premier album cette même année, le légendaire " Effigy of the Forgotten " (1991), album culte et intemporel.
Après le très bon " Breeding the Spawn " (1993), mais affublé d'un mixage ne faisant point honneur à l'excellence des compositions de ce disque, Suffocation, accouche en 1995 de son troisième album, le monstrueux " Pierced from Within " (sur le label Roadrunner Records ), et compte bien garder son statut de maître du genre au côté des dieux MORBID ANGEL et IMMOLATION de l'époque.

Toute personne se disant fan de death metal sur cette terre, ne peut passer à côté d'un tel disque, " Pierced from Within " fait partie des obligatoires du genre, un disque phénoménal de bout en bout, les structures des morceaux sont tellement riches et variées, qu'il est simplement impossible de se lasser d'un disque de ce calibre.

Le duo Cerrito/Hobbs produisant des riffs tranchants et enchevêtrés, d'une complexité et d'une technicité irréprochables, renvoyant du coup bon nombre de formations réviser leur gammes. Les vocaux de Mullen sont en soit devenus légendaires, profonds et tellement puissants, ils magnifient les compos de la plus belle des manières. Tout comme le batteur Doug Bohn en remplacement de Mike Smith, qui livre une prestation remarquable en tout point.

La rythmique Basse/Batterie/Guitare en béton armé, ne fait que renforcer l'impact des titres, créant un mur sonore impressionnant. Comment expliquer avec de simple mots la force que dégage des morceaux comme le magique " Torn Into Enthrallment " et ses passages d'une lourdeur implacable, "Thrones Of Blood " et ses petites accélérations surprenantes couplées avec la lourdeur étouffante des riffs. Le magnifique solo du titre " Synthetically Revived " (d'ailleurs ce titre était présent sur le EP "Human Waste", l'art du recyclage made in Suffocation), ou encore le renversant " Depths Of Depravity " dégageant une puissance énorme dans les riffs rapides et incisifs des deux gratteux, et bien entendu l'incroyable richesse des riffs sur " Suspended In Tribulation " et que dire aussi du titre " Breeding the Spawn ", qui était déjà présent sur l'album du même nom, mais là avec un mixage adéquate, et je peux vous dire que cela change la donne et l'on comprend mieux l'importance du son sur le disque, un grand titre. Bref pas besoin d'en rajouter, cet album confirme que Suffocation fait parti des grands de la scène death metal.
En plus cerise sur le gâteau la production et le mixage de Scott Burns (pour moi une de ses meilleurs d'ailleurs !) ajoute une sacrée épaisseur et une force considérable à l'ensemble du disque. Terrible.

" Pierced from Within " marque l'histoire d'une pierre blanche, un superbe album, d'une richesse énorme, il permet un nombre d'écoute incalculable, et sa non linéarité, en fait de surcroit un disque à la durée de vie quasi infinie.
Suffocation est vraiment un groupe magnifique, et cet album confirme cette suprématie, on ne se lasse pas d'un album comme " Pierced from Within " en fait c'est comme une grosse pêche dans la gueule ce disque, et à chaque écoute c'est la même, et même encore aujourd'hui peu de groupe peuvent se targuer de sortir une aussi grosse bombe atomique. 45 minutes de pure plaisir auditif, un album intemporel qui traverse les âges sans prendre une seule ride. Rien, je dis bien rien n'est à jeter, un disque parfait, bien que la perfection n'existe pas.
Inégalable.

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Autocannibalisme - 05 Avril 2012: Franchir un autre pas dans la connerie va etre très dur, je ne vois pas comment ils peuvents faire pire, peu etre en faisant un album de Death rap-Dubstep dépréssif, on n'est jamais à l'abris d'une surprise.
Autocannibalisme - 05 Avril 2012: Pareil pour moi, même avec le départ mike smith (nouvel qui m'as bien fait chier, même si le batteur actuel est tout aussi bon) je suis sûr que le prochain va etre mortel, au pire des cas ce sera un autre bon album de Suffocation.
berq93 - 03 Novembre 2012: Un disque splendide de bout en bout,tout comme ta kro qui transpire la passion pour ce monument du death-metal...Un album intemporel...
Pugnae - 17 Décembre 2012: Un album que j'aurai eu beaucoup de mal à apprécier. Par contre, une fois rentré, c'est de la grosse tuerie.



En ce moment, il tourne souvent avec son grand-frère Effigy. Des vrais monstres !
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Chronique @ dark_omens

19 Avril 2014

Subtile, monumentale, somptueuse...Les adjéctifs pourraient finir par manquer pour décrire l'excellence de ce disque...

Le premier pas des Américains de Suffocation fut novateur à bien des titres, ne serait-ce que par cette subtilité de composition avec laquelle les New Yorkais surent imposer leur maestria, notamment en agrémentant les ardeurs féroces de leur Death Metal Brutal et Technique par ces nuances aux tempi variés. Cependant, outres cet aspect précurseur, il fut également, indéniablement, frappé du sceau de cette excellence qui lui permis de s'inscrire comme l'un des monuments référant du Death Metal. En d'autres termes, non content d'être innovant, Effigy of the Forgotten (1991) était (et est toujours, par ailleurs) un album remarquablement incontournable.

Leur second fut, quant à lui, bien plus maladroit. Si les compositions qui constituaient ce manifeste ne furent, en effet, pas moins inspirées, recherchées ou efficaces, une production bien trop brouillonne entachait l'œuvre et ajoutait à cet album une confusion qui rendait son écoute plus complexe.

Une tare qui, disons le d'emblée, ne concerne en rien ce Pierced from Within, troisième véritable effort de Suffocation, tant le soin qui a été apporté à son traitement sonore lui confère, à nouveau, de cette précision qui permet à ces musiciens d'exprimer tout leurs talents. Ou du moins qui permet à l'auditeur adepte de ce genre de bestialité d'en profiter pleinement. Ce mixage offre donc, aux travaux de ce groupe, une fois encore, la possibilité de tutoyer l'excellence. Une opportunité que, bien évidemment, ces américains saisissent. Tant et si bien d'ailleurs qu'au cœur sombre et malsain de ce dédale ténébreux, fort de leur extrême dextérité, ils continuent de nous impressionner. Leur habileté à bâtir des morceaux où l'alternance des rythmes et des ambiances étant, elle aussi, de nature à nous enivrer, qui pourra, objectivement (si tant est que l'on puisses l'être), dénigrer l'évidence avec laquelle cette assise rythmique basse/batterie, assuré ici par, respectivement, Chris Richards et Doug Bohn (ce dernier ayant pris la place de Mike Smith derrière les fûts), souligné par la majesté de ces guitares (Doug Cerrito, Terrance Hobbs),scelle immuablement ce Pierced from Within dans le marbre du panthéon Death Metal? Une sacralisation que la splendide interprétation de Frank Mullen, de ce growl si redoutablement caverneux qui sied tant à la musique de ces américains, ne pourra empêcher. Bien au contraire.

Ainsi, saluons et louons donc les vertus exceptionnelles de titres tels que les extraordinaires Pierced from Within, Thrones of Blood, Suspensed in Tribulation, Synthetically Revived ou encore, par exemple, Brood of Hatred. Une liste qui, bien entendu, n'est pas exhaustive. Loin s'en faut.

Notons également que l'album se clôt sur un Breeding the Spawn, titre issus de l'album éponyme, qui, eu égard au traitement sonore de ce Pierced from Within, prend ici une toute autre dimension que sur ses terres natales.

Evoquons aussi ce formidable artwork, ouvrage de Hiro Takahashi. Très organique et viscérale, il s'intègre parfaitement à l'univers de ce disque, et de ce groupe.

De cette délicieuse grandeur, de cette subtilité rare, de cette monumentale virtuosité, de cette somptueuse efficacité, de cette divine bile noirâtre, acide et croupie, Suffocation, fort de ce troisième album, continue donc de distiller brillamment son Death Metal Brutal et Technique.

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dark_omens - 19 Avril 2014: C'est bon t'as finies ta crise?

J'ai parfaitement compris que mes textes Death, Black et Thrash ne te convenaient pas (enfin depuis qu'on s'est pris la tête parce qu'avant mon lyrisme et mes lacunes ne te gênaient pas vraiment (cf Volturyon par exemple)).

Cela dit, tu as tes raisons pour écrire et j'ai les miennes. Dans la mesure où je ne viens pas pourrir tes textes que je trouve pourtant écrit avec les pieds, je te demanderais juste d'avoir le minimum de respect qui est dû à chacun (moi compris), d’arrêter ton cinéma et d'aller chasser ailleurs.

De toute façon tu imagines bien que j'en strictement rien à branler de tes considérations consistant uniquement à aboyer. Si tu veux avoir une chance de me voir améliorer mes textes et accepter tes remarques, commence donc par cesser de me prendre pour un demeuré. Et si tu ne sais pas comment faire, interroges Rheindarst, Fabien et quelques autres, ils savent très bien comment faire. Interroge, en fait, ceux qui sont capables d'avoir avec moi des discussions construites entre adultes raisonnables.

C'est mon dernier message. Je te laisse t'exciter encore une heure ou deux et après je locke.
Matai - 19 Avril 2014: J'ai beau trouvé les textes de darko un peu trop littéraires par moments (et parfois complexes avec des termes costauds - pas que je ne les comprenne pas, ça tend juste à alourdir le texte), je trouve que tu y vas très fort Christophe.

Ne dis pas que tu discutes, je vois que de l'agression dans tes propos. Je ne savais pas qu'il était interdit de poster une chronique sur un album qui en avait déjà plusieurs. Où est le mal dans tout ça? As-tu peur que sa chronique passe devant la tienne? J'en viens à me poser des questions; Les seuls arguments que tu as sont très irrespectueux...franchement dans ce cas, à quoi sert la tienne? Celle d'eulmatt était déjà bien, pourquoi avoir voulu rajouter ton texte à toi? Pour gonfler ton compte de chronique?!

Si on va dans ce sens là, on n'a pas fini. Pourquoi écrivons-nous des chroniques dans ce cas? Autant arrêter tout de suite parce qu'on va gonfler notre compte!
Je veux bien admettre que cette chronique là n'est pas parfaite et manque parfois de précisions (notamment: "Ainsi, saluons et louons donc les vertus exceptionnelles de titres tels que les extraordinaires Pierced from Within, Thrones of Blood, Suspensed in Tribulation, Synthetically Revived ou encore, par exemple, Brood of Hatred. Une liste qui, bien entendu, n'est pas exhaustive. Loin s'en faut" ... j'aurai bien aimé en apprendre plus sur ces titres, hormis le descriptif qui les précède). Mais merde, chacun a sa façon d'écrire, toi tu écris bien tes chros comme tu parles avec souvent des fautes...donc stop. D'autant plus qu'il y a les infos dont nous avons besoin.

J'en ai un peu raz le cul de voir de plus en plus de chroniqueurs se tirer dans les pattes, je ne sais pas pourquoi, des jalousies? des rancunes? Encore récemment avec growler sur le Impaled Nazarene. Merde Christophe, je t'aime bien mais depuis un bon moment tu cherches la merde et va falloir songer à ne pas trop abuser.

Et pour la vidéo, personne ne gagne de points en en intégrant une sur sa chronique, donc argument de merde (cf, ce que tu as dit sur le tableau de bord)
Matai - 19 Avril 2014: "Allez, encore des poèmes et une chronique qui ne sert pas à grand chose!"
"pauvre buse, va faire dodo"

Et je ne cite pas tout. Ce n'est pas de l'agression, ça ? C'est toi qui devrait te réveiller. Si je m'adressais comme ça sur tes chros, je pense que tu serais le premier à gueuler.

"j'en ai rien à secouer qu'il écrive une chronique sur un disque qui en possède dejà plusieurs"

Alors pourquoi est-ce l'argument que tu avances en premier et celui que tu exposes sur le tableau de bord?

"Et puis je cherche pas la merde, si ne pas être d'accord avec une chronique et trouver ça limite"

Sauf que tu n'exprimes pas pourquoi tu n'es pas d'accord, c'est direct propos irrespectueux et on sait rien de plus. Tu veux discuter mais tu ne discutes pas au final. A croire que tu n'as pas d'arguments.

"on ressentait une certaines passion"

Chacun ses critères. Si pour toi, une chronique doit dégouliner de passion, alors soit. Mais viens pas faire chier les autres parce qu'ils ont un style d'écriture qui t'est obscure.
Matai - 19 Avril 2014: C'est pas que je le défends, c'est que je ne supporte plus ce genre de réaction, pour ça que je l'ouvre sur cette chronique. J'ai laissé coulé sur Impaled Nazarene mais là c'est bon. Stop. De toute manière, je pense qu'on tourne en rond et qu'on ira pas bien loin. On sait souvent où ce genre de conversation débouche. Et quand je disais obscur, c'était pas pour dire que tu comprenais rien, hein! Je m'arrête là pour ce soir, mais j'espère ne pas revoir ce genre de cinéma, que ce soit ici ou ailleurs. Je locke. Bonne soirée.
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Commentaire @ Sam

07 Fevrier 2009
Faisant suite à "Breeding the Spawn", bon album mais massacré par une production pourrie, Suffocation se devait de faire mieux dans tous les domaines. Niveaux son, pas de problème, puissant, clair et massif avec la basse très en avant. Côté compositions, c'est à mon goût leur meilleur album et l'un des meilleurs du genre. Ils ont atteint la maturité et développent toutes les possibilités. Le résultat est un enchaînement de riffs mortels et rapides, lourds et oppressants et cette composante typique du groupe, à savoir des breaks redoutables et placés à la perfection comme le prouvent ceux de "Pierced from Within", "Thrones Of Blood" et "Suspended In Tribulation". Autre composante, les solos mélodiques et beaux de Terrance Hobbs et ceux plus agressifs et dissonants de Doug Cerrito. La section basse/batterie est redoutable avec les parties complexes de Chris Richards et les multiples roulements de toms/caisse claire, rythmiques alambiquées, blast-beats et jeu de cymbales étoffé de Doug Bohn.
Suffocation propose également un côté progressif dans ses compos illustré par certaines structures et la façon dont certains plans sont amenés et développés comme sur "Depths Of Depravity" et "Suspended In Tribulation". L'aspect technique et mélodique dans le jeu des guitares est prépondérant mais le tout reste brutal et percutant démontré par "Pierced from Within", "Torn Into Enthrallment" et "The Invoking". Enfin, le chant de Frank Mullen est accrocheur, ultra efficace et sa couleur de voix reste unique.
Après "Effigy of the Forgotten", Suffocation se permet de sortir un nouveau classique du death métal repoussant encore les limites du style et qui laissera son empreinte chez beaucoup de groupes.
A noter la présence de "Synthetically Revived" extrait du célèbre maxi "Human Waste" et de "Breeding the Spawn". Réenregistrées pour leur donner ainsi le son qu'elles méritent.

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