Nightfall in Middle-Earth

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Nom du groupe Blind Guardian
Nom de l'album Nightfall in Middle-Earth
Type Album
Date de parution 24 Avril 1998
Labels Virgin
Produit par Flemming Rasmussen
Enregistré à Sweet Silence Studios
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album562

Tracklist

1. War of Wrath 01:50
2. Into the Storm 04:24
3. Lammoth 00:28
4. Nightfall 05:34
5. The Minstrel 00:32
6. The Curse of Feanor 05:41
7. Captured 00:26
8. Blood Tears 05:24
9. Mirror Mirror 05:06
10. Face the Truth 00:24
11. Noldor (Dead Winter Reigns) 06:51
12. Battle of Sudden Flame 00:44
13. Time Stands Still (At the Iron Hill) 04:53
14. The Dark Elf 00:23
15. Thorn 06:19
16. The Eldar 03:39
17. Nom the Wise 00:33
18. When Sorrow Sang 04:25
19. Out on the Water 00:44
20. The Steadfast 00:21
21. A Dark Passage 06:01
22. Final Chapter (Thus Ends...) 00:48
Bonustracks (Japanese Release)
23. Nightfall (Orchestral Version) 05:38
24. A Dark Passage (Instrumental Version) 06:06
Bonustrack (Re-issue 2007)
23. Harvest of Sorrow 03:39
Total playing time 1:05:30

Chronique @ AzNight

17 Juin 2011

Après des centaines d'écoutes il peut encore vous surprendre

En 1998, Blind Guardian a sorti un monument. Un album parfait, de ceux qui resteront à jamais gravés dans l'histoire du metal et surtout dans les mémoires. Alors que les scènes power metal et metal symphonique étaient en pleine ascension en Europe (Stratovarius, Nightwish, Rhapsody, vite suivis par Freedom Call, Sonata Arctica ou Dark Moor pour ne citer que les bons élèves), ces groupes étant souvent taxés de kitsch à vouloir trop employer synthés, orchestres symphoniques, voix d'opéra ou thématiques héroïc fantasy (en ce qui me concerne je suis partagé vis-à-vis de ces critiques, certains groupes de cette vague nous ayant offert de très belles choses), Blind Guardian allait mettre tout le monde d'accord en sortant cet album épique sans être cliché, ambitieux sans être indigeste, et surtout d'une richesse et d'une qualité de composition rare dans le monde du metal. Blind Guardian avait déjà amorcé son changement de cap sur Imaginations from the Other Side : faisant suite à un Somewhere Far Beyond qui reste leur sommet en matière de speed metal relativement direct et dépouillé (bien que les qualités de composition qu'on leur connaît étaient déjà présentes depuis Tales from the Twilight World), on y voyait la généralisation des choeurs massifs, des passages acoustiques et un son clair contrastant avec les guitares saturées plus massives que jamais, des synthés... et un Hansi Kürsch qui diversifiait de plus en plus ses registres vocaux, le mix de l'album mettait en relief cette richesse musicale jusqu'à devenir étouffant.

NIME va encore plus loin dans cette optique : les simili-orchestrations au synthé sont encore plus présentes, de même que les choeurs Queeniens secondant un Hansi Kürsch plus virtuose que jamais, les claviers, les guitares acoustiques, sans compter les bruitages et effets de mixage en tous genres qui dynamisent certaines compos. Les rythmiques de guitare sont en retrait et ont généralement un son très propre, faisant de la place aux guitares lead, omniprésentes, tissant leurs mélodies tout le long des morceaux. Thomen Stauch délivre une prestation virtuose à la batterie. Quant à la basse, elle est, comme toujours, très discrète (ceci n'est pas un euphémisme). La production, elle, est à la hauteur et donne une grande puissance à l'ensemble. Les membres du groupe ont travaillé comme des malades pour composer et enregistrer cet album (l'enregistrement a duré plus de 8 mois), et ça s'entend, chaque chanson étant d'une richesse incroyable.

De nombreux plans s'y succèdent, cassant la structure couplet-refrain traditionnelle (c'est l'une des marques de fabrique du groupe), variant les ambiances avec des transitions parfois brutales ("Noldor (Dead Winter Reign)", "Blood Tears ou "Nightfall" dans lesquels les passages mélancoliques sont brutalement brisées par l'entrée de guitares saturées et de la voix la plus puissante d'Hansi, ou au contraire "The Curse of Feanor", dont le riff speedé s'interrompt soudainement pour faire place à un chant plus plaintif). On ne tombe ainsi jamais dans la monotonie, d'autant que la variété d'ambiances et la modulation de la voix d'Hansi, toujours appliqué à charger son chant d'émotion et de la personnalité des différents personnages qu'il "incarne", nous immerge d'autant plus dans le concept de l'album. Mais là où l'album est réellement bluffant, c'est au niveau des mélodies : majoritairement d'influence médiévale ("Nightfall" et sa flûte introductive, le quasi-festif "Mirror Mirror", etc.), parfois surprenantes (notamment sur "Noldor"), elles sont en tout cas toujours fortes, collent au cerveau très rapidement sans pour autant apparaître cliché (un reproche souvent fait aux groupes de power/sympho et à tous ceux qui utilisent ce genre de mélodies en général) et nous font entrer de plain-pied dans cet univers fantasy qui n'a pas grand chose de joyeux... Les lignes de chant restent néanmoins le point fort de l'album, en particulier sur les refrains, tous excellents, ceux de "Nightfall", "Mirror Mirror", "Noldor", "Time Stand Still" et "A Dark Passage" étant simplement inoubliables. Et que dire du pont de "Into the Storm" ("What can I hope, how can I hide the Silmarils...")?

Ce qui frappe encore plus que les mélodies elles-mêmes, c'est la manière dont elles se complètent et la richesse de l'ensemble : chant, choeurs, guitares, claviers, "orchestrations" et instrumentations en tous genre s’enchevêtrent dans des harmonies souvent très riches, qui se révèlent au fil des écoutes et qui renouvellent inlassablement le plaisir d'écoute, mais qui restent parfaitement intelligibles, tout se complétant et s'enchaînant naturellement. Là où sur l'album suivant, A Night at the Opera, on peut reprocher un aspect "too much" dans cet enchevêtrement de mélodies, ici tout est parfaitement maîtrisé : ça ne part pas dans tous les sens, la recherche de la subtilité primant sur l'envie d'en mettre plein les oreilles, les compos restent aérées et le mix met en relief ces subtilités tout en équilibrant l'ensemble. Blind Guardian fait, en cela, preuve d'une maturité hallucinante en terme de composition et parvient à nous évoquer l'univers de Tolkien sans jamais tomber dans le kitsch plus ou moins assumé des Rhapsody et consorts. Aucun morceau n'est à jeter ou plus faible que les autres, car toutes ont quelque chose de mémorable et drainent des émotions fortes : que ce soit "Nightfall" où Hansi et les choeurs dialoguent sur une musique alternant calme mélancolique et montées en puissance, la tuerie introductive "Into the Storm" tout en riffs et où le chant d'Hansi nous saisit à la gorge, l'ultra-épique "Time Stand Still (at the Iron Hill)" dans lequel chant surpuissant, guitare lead virtuose, "orchestrations" très importantes et batterie déchaînée sont dans une parfaite osmose (le solo est anthologique), le tube absolu "Mirror Mirror", dans lequel cette même lead est encore plus inspirée que des lignes de chant pourtant géniales (encore un putain de solo, dans lequel la guitare et les orchestrations synthétiques dialoguent), "Thorns" dans lequel guitares électriques et acoustiques se succèdent et se complètent, ou encore le sublime final "A Dark Passage" qui, à la fin de l'album, parvient encore à surprendre par son côté symphonique prononcé, le sommet de l'album selon moi.

Le titre le moins remarquable est celui intégralement au piano "The Eldar", néanmoins très réussi et encore une fois chargé d'émotions. Vient finalement le concept. Je vous l'avoue, je n'ai jamais lu le Silmarillion, et les paroles, assez absconses pour les non-initiés, n'aident pas beaucoup. Pourtant les ambiances développées sont tellement fortes et l'aspect narratif de l'album tellement poussé, avec ces interludes narratifs et musicaux entre les morceaux qui renforcent la cohésion de l'album, et surtout un Hansi dont l’interprétation peut être qualifiée de théâtrale, qu'on a tout de même l'impression de vivre cette histoire. C'est le plus bel hommage qu'on pouvait faire à Tolkien que de donner ainsi vie à son oeuvre...

Au final, malgré son compteur qui dépasse les 60 minutes, on ne s'ennuie jamais à l'écoute de cet album, on est bien plus souvent scotché par sa richesse et la quantité d'émotions qu'il draine. Le 20/20 me semble parfaitement justifié pour un tel chef d'oeuvre et je serai bien incapable de lui trouver ne serait-ce qu'un seul défaut. Pourtant, dieu sait combien de fois je l'ai écouté! NIME est d'une telle richesse qu'après des centaines d'écoutes il peut encore vous surprendre. Et à chaque écoute, le voyage est toujours aussi intense. A vous de voir si vous voulez entrer dans la danse...

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gronain - 22 Juin 2011: Tout comme Thoril.

Petite remarque, j'aime bien ton clin d'oeil avec cette phrase :
"NIME est d'une telle richesse qu'après des centaines d'écoutes il peut encore vous surprendre."
Tu l'as reprise du phrase de Gandalf: "Et quand on croit avoir tout appris des Hobbits, ils peuvent encore nous surprendre" (je ne suis pas sur si je l'ai écrie correctement).

Album exeptionnel. Même The Eldar est énorme comme l'album.

vicnoctage - 23 Juin 2011: tout à fait d'accord avec cette chronique ...le seul défaut que je trouve à cet album, c'est les silences entre les plages : je trouve que pour un concept album, ce n'est pas très logique et ça casse un peu le rythme et empêche un 20/20 selon moi
Avalanche19 - 09 Juillet 2011: AzNight, comment veux tu que les réactions ne soient pas positives : cet album est monumental ;-)
edenswordrummer - 27 Juillet 2013: Impossible de se lasser de cet album : excellentissime, tout comme ta chronique. Je dois avouer que j'ai eu beaucoup de mals avec le Blind Guardian au début, c'est une musique asser dure à assimiler, mais dans cet album, on s'y retrouve et on s'y accroche dès la première écoute.
Un chef d'oeuvre, bien qu'il soit maintenant sur un pied d'égalité avec les six derniers albums de bg dont je suis maintenant fan convaincu.
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Chronique @ dark_omens

24 Juillet 2013

Le monolithe abscons ou comment le mythe vacille...

De tous temps, Hansi Kursch aura agrémenté son œuvre de manière plus ou moins parcimonieuse de ses influences littéraires les plus évidement "Tolkiennes". Habité par les écrits de l’écrivain, du poète et philologue anglais auteur d’ouvrages aussi marquants que Bilbo le Hobbit ou, bien évidement, la trilogie du Seigneur des Anneaux, le chanteur de Blind Guardian s’apprête même, avec ce Nightfall in Middle Earth, à concrétiser un de ses rêves les plus ardents. Dans un concept ambitieux il va, en effet, tenter de nous narrer les prémices des terres du milieu décrites dans les cinq parties du Silmarillion.

Bien évidement, de cette pensée conceptuelle ambitieuse, ne peut naître qu’une musique, fatalement, elle aussi, plus ambitieuse. Bien qu’empreint d’un propos à l’esprit traditionnel propre à Blind Guardian, au son de titres Heavy principalement véloces tels que Into the Storm, Mirror Mirror, ou encore When Sorrow Sang, les impératifs narratifs de l’histoire imposent à l’ensemble un tempo et des rythmes plutôt mid qui déconcerteront, assurément, les plus fervents adeptes du groupe. Et ce, d’autant plus s’ils sont amateurs, dans une certaine mesure, de ce conformisme teuton qui, même si Blind Guardian en est désormais l’exemple de l’expression le moins évident, restent les racines les plus fondatrices du groupe. Ornementé de nombreux préambules narratifs (trop diront certains) directement puisés dans l’ouvrage original de J.R.R. Tolkien, et de quelques instrumentaux introductifs (War of Wrath, Lammoth, The Minstrel, Captured…), distillant les atmosphères à même de plonger l’auditoire profondément dans le récit, le résultat reste néanmoins abscons. Il est effectivement assez compliqué de s’immerger complètement dans cet album atypique sans être totalement désorienté. Et les fantasques épopées développées sur les ritournelles, bien trop peu agressives, des tempi bien trop langoureux de morceaux tels qu’un Nightfall, Thorn, The Eldar ou encore The Passage sont, sans aucun doute, passionnantes pour qui voudra se retrouver au cœur de cet histoire, mais feront bien pâle figure pour ceux qui encensèrent la relative simplicité de titres plus directs et plus efficaces issus de la sainte trilogie (Tales from the Twilight World, Somewhere Far Beyond, Imaginations from the Other Side).

Il va sans dire qu’il reste complexe de saisir cette œuvre comme autre chose que ce qu’elle est, c'est-à-dire une histoire. On peut, effectivement, difficilement en extraire un quelconque suc de manière parcimonieuse ou succincte, et il apparait comme évident qu’elle doit être envisagée comme un ensemble.

Il appartiendra donc à chacun de savoir s’il veut consentir à faire l’effort nécessaire afin de s’abandonner et de se laisser submerger par le récit féérique de cet album. Cependant, ce Nightfall in Middle Earth est une composition monolithique qui, rappelons-le, reste ardue à appréhender. De plus, mettons une fois encore le doigt sur le fait que, d’un point de vue exclusivement musical, il est impossible de nier que les morceaux sont dans l’ensemble moins rapides, moins âpres, moins vifs, et donc, moins bons, pour qui aura goûté avec délice aux précédentes œuvres du groupes. Ces derniers resteront fatalement décontenancés. Et ce, même si ce fait est la conséquence d’obligations narratives évidentes.

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ilugtod - 09 Août 2013: Mes premières écoutes, à l'époque, étaient réalisées à partir d'une copie sur cassette sans les interludes.
Peut-être en réécoutant sans les interludes ;)
Elevator - 10 Août 2013: Cette chronique me fait plaisir car je n'ai jamais réussi à apprécier cet album malgré certains efforts, et son succès reste pour moi un mystère. Par contre, j'adore le controversé "A Night at the Opera".
TasteofEternity - 10 Août 2013: Ton point de vue est vraiment intéressant, et permet de nourrir la discussion. Après m'être replongé dans Imagination, puis avoir repris Nightfall, je me suis rendu compte de mes tics par rapport à ce dernier, aller directement au titre qui m'intéressait en sautant copieusement les parties narratives qui cassent la dynamique de l'ensemble pour un résultat plutôt mitigé finalement. Alors le 12 me paraît un peu sévère, mais je partage ton analyse. Il manque un liant aux deux parties pour en faire un véritable chef d'oeuvre.
edenswordrummer - 20 Avril 2014: Chronique dont je ne partage absolument pas l'avis, considérant cet album comme maître du mélodique. Mais bon, ton avis est fondé et pertinent, et il se respecte donc tout autant que celui de la majorité
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Commentaire @ Julien

13 Avril 2006
Après que Metallica ait fait son Black Album, c’est une terminologie qui est devenue courante pour décrire un disque parfait en tous points et je pense que ce disque est le Black Album de Blind Guardian. C’est simple, il ne possède aucune faille, il est parfait en tous points. C’est l’apogée d’un groupe, C’est l’apogée des Allemands !!!!!!!!!

Combien de groupes rêveraient d’avoir composé au moins un titre de cet album ? La liste est trop longue pour être exhaustif. Un "concentré de tubes" serait le terme le plus adéquat pour le définir. Le son, même s'il est caractéristique du groupe, possède une véritable puissance qui balayerait un mur en béton. La manière de composer, unique, des Allemands est ici à son paroxysme. Jamais le groupe n’a été aussi constant sur tout un album. On compte au moins trois titres qui, s'ils n'étaient pas joués en Live, provoqueraient un grondement comme on n'en aurait jamais entendu dans un concert de heavy. Blind Guardian, roi du heavy grâce à cet album, je vote OUI.

Chaque titre est entrecoupé de petites introductions typiques du groupe, ce qui renforce un peu plus le sentiment d’homogénéité qui ressort de cet album. Même si certains titres sont très largement mis en avant, ils mériteraient tous de l’être. Mais force est de reconnaître que « Into The Storm » avec son texte très Tolkien est magnifique. Mais, le refrain ultra entêtant ne peut vous quitter qu’après une bonne nuit de sommeil ou une bonne bière (une seulement…… Pas sûr!). C’est exactement la même chose pour « Nightfall », qui produit exactement le même effet. C’est exactement la même chose pour « Mirror Mirror ». C’est exac…….. On n’en finirait plus, je dois me calmer…..
Même si la mélodie est facile, il ne faut pas en retirer le mérite aux musiciens qui ont su nous concocter un disque sans égal. Toujours mélodique, jamais redondant, même si l’on reconnaîtrait la patte de Blind Guardian entre mille. C’est bien la force de cet album.

Passé à la postérité, "Nigthfall In middle Earth" est un disque comme on en rencontre peu, et même très rarement. Mais, quand vous en trouvez un, mieux vaut ne pas le lâcher, de peur de ne pas en retrouver un de si tôt.

LA référence ultime du groupe !!!!!!!!!!

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taylor13 - 03 Novembre 2006: Exellant album, c'est d'ailleur celui là qui m'a fait découvrir le groupe.
Pipari - 24 Juillet 2009: Concept reliant Tolkien au métal, c'est très bien, C'est parmi leur meilleur album mais je ne dirais pas leur meilleur. Mais ca, c'est selon moi hehe. J'aime bien Into the Storm et surtout A Dark Passage
ZazPanzer - 21 Décembre 2009: Personnellement, et même si j'aime beaucoup cet album, je trouve que les interludes gênent l'écoute, tout comme sur Menergy d'Heavens Gate, album que j'adore également.
Pour moi, leur sommet reste Imaginations From The Other Side. Depuis, c'est le déclin. Je trouve leur dernier opus hyper décevant.
Simonrock93 - 28 Avril 2010: super groupe, album génial, et en concert a paris en septembre, c'a promet d'etre génial
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Commentaire @ Megadieu

08 Novembre 2008
Comment ne peut-on pas aimer cet album ?
Comment peut-on reprocher quelque chose à cet album ?
Cela est impossible.

Blind Guardian se rapproche ici très fortement de la perfection, et moi même ayant acquis l'édition remasterisée de cet album, je ne lui trouve aucun défaut.

L'album commence, dans le monde de la guerre, droit dans le monde de JRR Tolkien, par les bruits d'une bataille, puis suivi directement par l'énormissime Into The Storm (ma préférée !!), avec ses doubles guitares, son chant épique, tout cela est du Power Metal de qualité, de très grande qualité !!

L'album enchaîne sur Nightfall, morceau sublime lui aussi, permettant de noter toutes les variations qu'est capable de faire Hansi Kürsch, excellent chanteur.

Les autres chansons se succèdent (The Curse of Feanor, Blood Tears, Mirror Mirror, ... que du bon !!) dans cet esprit épique, chevaleresque, porté par les doubles guitares (très utilisées).
une batterie rapide très entraînante, et un clavier ajoutant à l'ambiance du morceau, tout cela, bien sûr, accompagné par Hansi Kürsch, véritablement en forme et impressionnant.

Lorsque cet album se termine, par Harvest of Sorrow dans l'édition remasterisée, ballade mélancolique rentrant parfaitement dans l'esprit de l'album, la seule envie qui nous prend est d'aller conquérir la Terre du Milieu. Donc, on se repasse le disque en boucle.

Nightfall in Middle-Earth est un grand album, un des meilleurs albums du metal, un des meilleurs albums du monde.

Que vous soyez fans de Power ou non (moi, je le suis !!!) cet album plaira à toute oreille, car lorsque la perfection est là, on ne peut qu'aimer, car c'est parfait.

Note : 20/20 (grâce au remastering, sinon 19/20!!)

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NerZhul - 19 Mai 2010: C'est vraiment dommage !

Déjà, on ne met pas 20/20 à un album, et encore moins pour Blind Guardian !

Je déteste cet album, pourquoi ? A cause du chanteur, il perturbe tout ce qu'il peut y avoir de magique dans l'Univers si intéressant de Tolkien. Les seuls morceaux intéressants sont ceux où le chanteur est absent, à savoir les interludes.
Etant donné que je déteste le chanteur, il est évident que je déteste ce groupe...

On ne peut pas dire que cet album soit parfait, certes tu expliques bien la qualité des instruments (ce que je ne reproche pas) mais la voix du chanteur n'est vraiment pas supportable du tout ! Comment peut-on crier autant sans faire du Death ? C'est du Power Metal ? Pour être franc, je trouve les voix de Black Metal beaucoup plus jolies...
 
mariosmash - 13 Avril 2011: Nerzul, pour une fois mon avis est radicalement différent du tiens. LE timbre de voix du chanteur est juste magnifique...et musicalement c'est aussi quasiment parfait...
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