Tales from the Twilight World

Liste des groupes Power Mélodique Blind Guardian Tales from the Twilight World
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Nom du groupe Blind Guardian
Nom de l'album Tales from the Twilight World
Type Album
Date de parution 03 Octobre 1990
Enregistré à Karo Music Studio
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album334

Tracklist

Re-Issue in 1999 by Century Media
Re-Issue in 2007 by Virgin with 2 bonustracks
1. Traveler in Time 05:59
2. Welcome to Dying 04:47
3. Weird Dreams 01:19
4. Lord of the Rings 03:14
5. Goodbye My Friend 05:33
6. Lost in the Twilight Hall 05:58
7. Tommyknockers 05:09
8. Altair 4 02:26
9. The Last Candle 05:59
10. Run for the Night (Live) 03:38
Bonustracks (Re-Issue 2007)
11. Lost in the Twilight Hall (Demo Version) 05:58
12. Tommyknockers (Demo Version) 05:13
Total playing time 44:02

Chronique @ taylor13

05 Mai 2010

Avec "Tales from the Twilight World", Blind Guardian à trouvé sa voie et son style."

-Oyez! Oyez! Gentes dames, damoiseaux, hommes et elfes, nains et hobbits, seigneurs et manants.
Approchez et écoutez « Les Contes du Monde Crépusculaire » lance le MeJeu.
Tous les joueurs s’assemblent, les uns accordent leurs instruments, les autres font chauffer les D10.

On pourrait se passer de cette intro, mais il faut se souvenir qu'au début des années 90 le genre n'était pas aussi important qu'il l'a été par la suite, spécialement en Allemagne. Alors oui, Blind Guardian fait partie des précurseurs du Power Mélodique avec Helloween et Gamma Ray.

Dès le premier album, paru deux ans plus tôt, le groupe avait cherché à concilier le genre fantastique à la musique metal. Certains l'avaient déjà tenté avant, d'autres le feront après.
Pour l'heure, il est important de constater que Blind Guardian réunit les deux univers avec brio : les textes sont inventifs et piochent chez Tolkien (quelques titres dans le premier album, « Lord of the Ring » dans celui-ci et enfin le chef-d’œuvre Nightfall in Middle-Earth), mais également dans des thèmes ésotériques et religieux, d’autres sont fantastiques avec une inspiration qui peut être littéraire ou cinématographique.

Tales from the Twilight World change un peu de direction par rapport à ses deux prédécesseurs. Le côté Thrash est délaissé au profit de ce que j’appellerais un « Epic Speed », voire un « Epic Power » mais la question n’est pas cette distinction.
Cette musique devient avec ce disque "épique" : il s'agit d'une épopée dont chaque morceau fait défiler devant nos yeux héros et paysages ; chaque note est un autre monde qui s'offre à nous.

Pour revenir au contenu de cet album, les trois ans d’absence du groupe ont été bénéfiques tant les changements se sont avérés importants pour l’avenir du groupe et de son son.
Le premier changement concerne l’utilisation récurrente de passages clairs, amorcés sur l’opus précédant avec l’éponyme « Follow the Blind ». On le retrouve par exemple sur le morceau « The Last Candle ». On découvre ainsi qu’Hansi sait chanter et plutôt bien, le bougre! Son registre vocal est en train de se construire, mais il est déjà assez large.
Les deux gratteux et le bassiste ont également, à leur niveau, progressé. L es compositions sont vraiment belles et la technique n’est plus une question de vitesse : le solo de « Welcome to Dying » ou bien l’instrumental « Weird Dreams », ou encore « Goodbye My Friend » qui concilie chant clair, composition technique et mélodies épiques.
Le second changement, lié au premier, voit l’introduction de titres mid tempo, comme « Lost in the Twilight Hall » ou « Altair 4 ». Bien que le batteur envoie toujours la sauce, c’est avec délicatesse et précision qu’il opère cette fois, la tendance étant au mélodique.
Le titre qui mériterait une dissertation à lui seul est « The Lord of the Ring ». Pour faire court c’est le premier titre acoustique du groupe. Rien n’est à jeter dans ce morceau. Et même s’il n’est pas représentatif du genre du groupe, il reste néanmoins une pièce d’anthologie.
Toutefois, d’autres titres restent plus dans l’ancienne veine comme « Traveler in Time » ou encore « Tommyknockers » (bien que ce titre soit dans le genre assez novateur), où les paroles de ce titre sont inspirées d’une nouvelle de Stephen King.
La production, elle aussi, a évolué. La qualité même du son est bien meilleure, ce qui est sûrement dû à une amélioration des moyens mis en place en studio.
C’est Andreas Marschall qui signe l’artwork de cet album. Il a également réalisé celui des trois albums studios suivants (donc jusqu’à Nightfall). L’artiste à également réalisé les pochettes de The Jester Race et Colony d’In Flames.

En guise de conclusion, la musique de Blind Guardian, son style, sinon son essence, se sont améliorés, et ce, nullement dans le quantitatif mais bel et bien dans le qualitatif (9 titres studio). Blind Guardian a trouvé sa voie et son style qui les différencient d’entre mille. Est-il alors difficile de faire mieux ? A l’époque j’aurais été tenté de répondre que oui. Mais, j’ai ma jeunesse pour avantage et ainsi le recul, car, comparé aux deux premiers albums, celui-ci est un chef d’œuvre. Mais, comparé à ce qui va suivre dans les années 1990, il est le moins bon des meilleurs. Quelque chose, « Quelque part bien au-delà », se prépare et c’est puissant. Très puissant.

8 Commentaires

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rikkit - 08 Mai 2010: trés bonne chro, j'avais reelement l'impretion d'etre seul à adorer cet album. Je suis bien heureux de me tromper. Un fabuleux album
taylor13 - 08 Mai 2010: M.O: Héhé, pas de soucis^^.
Merci à vous 3 en tout cas.
MetalOursonne - 08 Mai 2010: @ taylor et rikkit : non vous n'êtes pas les seuls à adorer cet album .. :-) même sans aimer "Tolkien" .. MDR xx lol xx M.O.
LeMoustre - 06 Mai 2016: Le dernier album de BG que j'apprécie vraiment. Mélodies omniprésentes, compositions abouties et équilibre entre le côté encore speedmetal développé sur les deux premiers disques, et la partie plus mélodique qui fera les beaux jours du groupe par la suite. Les titres Welcome To Dying ou Traveler In Time sont excellents et augurent d'un album franchement réussi. 17/20
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Chronique @ dark_omens

18 Juillet 2013

Tales from the Twilight World est un opus admirable, presque un chef-d'oeuvre..

Il n’aura fallu, finalement, que trois albums à Blind Guardian pour définir avec précision une identité qui lui soit aussi propre et qui soit surtout aussi marquante. L’équilibre précaire entre cette subtile véhémence délicieuse et une douce musicalité rageuse plus mélodieuse trouve même avec ce Tales from the Twilight World l’expression d’une certaine excellence.

Dès l’entame grandiloquente et théâtrale d’un mythique Traveler in Time, la virtuosité de Blind Guardian s’exprime d'ailleurs pleinement. Développant plus encore cette délicate harmonie d’une musique formidablement Heavy à la fois prompte et rugueuse, mais aussi mélodieuse et suave (et ce, notamment, en imposant des changements de rythmes et des breaks composés intelligemment où parfois les sonorités de guitares acoustiques viennent admirablement nous caresser l’esprit), le groupe affirme, en un peu plus de six minutes, toute l’étendue d’un talent immense. Cette confirmation d’un potentiel, dont les prémices se laissaient entrevoir sur un Follow the Blind prometteur, trouve sa quintessence en des titres efficaces, inspirés, agressifs, à la musicalité superbe. Ainsi les légendaires, et cultissimes, Traveler in Time, Welcome to Dying, Goodbye my Friend ou encore Lost in the Twilight Hall, qui laissent à entendre un Hansi duettiste avec l’inamovible et incontournable Kai Hansen, sont autant d’hymnes participant, de manière éminemment méritoire, à la grandeur de Blind Guardian. Ces morceaux, témoignant d’un caractère incroyablement sophistiqué où l’amalgame de ces différentes aspirations s’imbrique en des constructions sagaces, sont encore sublimés par l’efficacité de leurs refrains fédérateurs, communiants et réussis. A ces différents actes, viennent s’en ajouter d’autres, sans doute, un peu moins charismatiques mais, eux-aussi, admirablement aboutis. Assurément Lord of the Ring, le très nerveux Tommyknockers, sans doute inspiré par l’œuvre du même nom de Stephen King, le trop court Altair 4 ou encore The Last Candle ne parviennent pas tout à fait à atteindre la perfection escomptée et offerte par ceux déjà cités. Cette infime déficience condamne une œuvre à une honorable excellence alors que s’offraient à elle les louanges d’une exemplarité promise. Mais nul n’est parfait.

Véritablement acteurs de cette « presque » perfection, chaque musicien offre l’essence des capacités exquises qui sont les siennes. En effet, Hansi Kursch chante, désormais, en une interprétation impeccable, où chacune des nuances de ces intonations rugissantes est d’une justesse incroyable. Les riffs de guitares et les soli, bien plus recherchés qu’autrefois, sont d’une rare efficience. Et Thomas « The Omen » Stauch, derrière ses fûts, magnifie chaque teinte de cette musique. On ne pourra, d’ailleurs, que regretter cette production et ce mixage qui, concernant la batterie, mettent bien trop peu en exergue l’extraordinaire travail de l’homme, et particulièrement sur ses grosses caisses.

S'agissant des thèmes abordés dans ce manifeste, ils s'inspirent de diverses sources fantasmagoriques dont notamment les travaux de J.R.R. Tolkien dont Hansi Kursch aura toujours été un fervent admirateur.

Tales from the Twilight World est donc un opus admirable auquel il aura manqué bien peu pour que ses qualités musicales principales et essentielles en fassent un chef-d’œuvre absolu. Une dérisoire défaillance que le temps, et la légende atteinte par Blind Guardian plus tard, vont admirablement s’empresser de combler, faisant de cet album, un opus incontournable de ce groupe. Ce qui, après tout et à l’écoute de ces nombreuses vertus, est pleinement mérité.

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