A Night at the Opera

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Nom du groupe Blind Guardian
Nom de l'album A Night at the Opera
Type Album
Date de parution 01 Mars 2002
Labels Virgin
Produit par Charlie Bauerfeind
Enregistré à Twilight Hall Studios
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album437

Tracklist

1. Precious Jerusalem 06:22
2. Battlefield 05:37
3. Under the Ice 05:45
4. Sadly Sings Destiny 06:05
5. The Maiden and the Minstrel Knight 05:30
6. Wait for an Answer 06:30
7. The Soulforged 05:18
8. Age of False Innocence 06:06
9. Punishment Divine 05:46
10. And Then There Was Silence 14:06
Bonustracks (Limited Editions)
1. Harvest of Sorrow (English Bonus)
2. Mies del Dolor (Spanish Bonus)
3. La Cosecha del Dolor (Argentinian Bonus)
4. Frutto del Buio (Italian Bonus)
5. Moisson de Peine (French Bonus)
6. Harvest of Sorrow (Acoustic Live Bonus)
Total playing time 1:07:05

Chronique @ Graegan

27 Juillet 2008
Rien qu’à voir la couverture, on pouvait deviner que Blind Guardian avait misé gros sur ce titre. Il leur fallait du solide pour sustenter leurs fans après Nightfall in the Middle-Earth car, il faut dire qu’avec les quatre ans que le groupe a mis à le faire, il avait tout pour être bon.

Toujours dans sa recherche d’un son unique, Blind Guardian a été "jusqu’au bout" de son style en utilisant des chœurs démesurés, associés à un instrumental symphonique très présent (Battlefield, Precious Jerusalem). Le CD prend un certain raffinement, comparé à certains de leurs titres antérieurs (Somewhere Far Beyond, Tales of the Twillight World). Dans les lyrics, Blind Guardian délaisse ses sujets fantastiques de Nightfall in the Middle-Earth et nous raconte maintenant certains moments de la mythologie grecque (chute de Troie, mythe de Cassandra, etc…).

Precious Jerusalem commence bien l’album avec un rythme de batterie entraînant et puissant. On y retrouve toujours la voix aussi forte de Hansi Kurch, parfois un peu étourdissante. Suit ensuite Battlefield. Ce morceau est, à mon avis, l’un des plus représentatifs du principe de A Night at the Opera. Par ces puissants chœurs et par sa musique à la composition symphonico-épique, elle représente bien le concept de l’opéra. On arrive ensuite à l’un des morceaux faibles du CD, Under the Ice. Le morceau commence bien avec une sonorité arabique, mais l’intérêt disparait vite au fur et à mesure que la chanson progresse (car elle devient rapidement redondante et ennuyeuse).
On peut se réveiller avec Sadly Sings Destiny. La chanson a un bon rythme et les chœurs sont encore bien employés dans le refrain, ce qui donne beaucoup de puissance à la pièce. Ensuite, on a droit à l’extrait bardique de l’album qui, ma foi, aurait pu être bien meilleur (la voix est trop traînante). On dirait qu’on reste dans l’introduction tout le long, on ne passe pas vraiment à autre chose. L’idée de la fausse fin est bonne mais toute la partie antérieure vient la gâcher.

On entre ensuite dans la seconde partie de l’album, où s’alignent les meilleurs morceaux du CD. Wait for an Answer commence sur un ton grave qui s’allège par la suite. Dans la chanson, les jeux de voix de Hansi Kurch sont très recherchés et évoluent sur plusieurs niveaux, ce qui donne un dynamisme tout autre à la pièce. Puis, on passe à une pièce tout aussi bonne : The Soulforged. Il s’agit d’une pièce qui résume la vie de Rastlin, le personnage mystérieux d’un livre du même nom que la chanson (je le recommande). Le refrain de la pièce nous embarque dans le rythme et entre très vite en tête. Puis Age of False Innocence enchaîne avec un intro de piano bien plus sobre et à la sonorité moins festive que la pièce précédente. On suit avec Punishement Divine, qui commence en force avec introduction de batterie puissante. C’est probablement la pièce la plus agressive de l’album.

On enchaîne ensuite avec la mythique And then their was Silence, chanson de 14 min qui raconte l’histoire de la destruction de la ville de Troie.

En résumé, un CD puissant et unitaire, mais qui peut s’avérer un peu étourdissant lors des premières écoutes. Personnellement, je suis convaincu qu’il s’agit du meilleur réalisé par Blind Guardian, avant même Nightfall in the Middle-Earth !

5 Commentaires

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Cyrus - 30 Juillet 2008: Album sympa en effet mais...les wouitwouitwouit suraigus de la guitare d'Olbricht me gonflent à la longue...
Y'en avait moins dans NiME, je trouve.
Graegan - 31 Juillet 2008: -À Fonghuet-

The soulforged raconte la vie, surtout la jeunesse, d'un personnage de la série fantastique lancedragon, qui compte environ 100 livres...
Mais le livre qui est particulièrement ciblé par la chanson est The soulforged (d'où le nom de la toune), ou Une Ame bien Trempée en francais (traduc de merde). Si tu cherchers des info sur le personnage, tape Raistlin Majere (nom complet du perso) sur google, tu en trouves amplement. Ou tu peux encore essayer le nom du livre.
Fonghuet - 31 Juillet 2008: LanceDragon? Me semble que ça pète un peu mon estime envers Blind Guardian! C'est comme si on apprennait qu'Iron Maiden faisait une toune sur Bumbo, la petite automobile.
Mais un gros merci pour tes infos! C'est gentil!
Mais tout de même, je tiens à mentionner, que malgré Lancedragon, BG demeure dans mon coeur et j'ai bien hâte de les voir à Montréal!

Nerci! Bonne chronique en passant!
\m/
Avalanche19 - 09 Juillet 2011: De cet album, j'ai retenu le phénoménal And then there was silence et Souforged. Pour le reste, je le trouve très en dessous de Nightfall in middle earth et des albums prédédents.
14/20
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Chronique @ dark_omens

25 Juillet 2013

Une nouvelle histoire débute avec ce A Night at the Opera. Aussi passionnante? Seul l’avenir nous le dira...

Ce qui apparaissait comme une envie conceptuelle ambitieuse va étrangement devenir une tendance. En effet, en digne héritier de son prédécesseur abstrus, A Night at the Opera va en exploiter ses désirs les plus ardus. S’il apparaît, cependant, épuré de son univers Tolkien, il n’en demeure pas moins que ce disque reste emprunt d’aspirations aux influences très marquées par des constructions difficiles, et par une emphase théâtrale et symphonique inhabituelle pour Blind Guardian. Si la relative complexité de composition est une singularité qui caractérise la musique Heavy du groupe depuis un certain temps, conjuguée à ces désirs plus "orchestraux" et mélodiques, le propos atteint ici un degré d’élaboration pouvant apparaître comme déconcertant. Et même si, de tous temps, Hansi Kursch et les siens, auront œuvré pour se départir et s’éloigner de ces influences les plus traditionnellement germaniques refusant de céder à la facilité culturelle de ces rythmes systématiquement effrénés et de ces guitares mise en exergue, on finit par se demander ce qu’est aujourd’hui la musique du groupe. Du Heavy Prog Symphonique ? Du Power Metal ? Une conception particulière ? Sans doute une union subtile de tous ces éléments qui fait qu’à ce jour Blind Guardian fait une musique qui ne ressemble à rien d’autre qu’à la sienne, et qu’il ne s’apparente à quiconque si ce n’est à lui-même.

Une fois ce préambule, aux parfums d’un constat aux dépits et aux craintes profondément sincères, établis, ainsi que cette mutation artistique intégrée, Blind Guardian mérite qu’on lui porte toute l'attention qu’il se doit.

Dans une optique aux différences guère bouleversantes par rapport à son prédécesseur, A Night at the Opera nous offre donc la vision grandiloquente d’un Heavy dramatique et symphonique maîtrisé. Si le propos est d’emblée plus abordable et lisible, et ce, notamment grâce à l’absence de ces trop nombreux titres narratifs et autres instrumentaux qui venaient alourdir un Nightfall in Midlle Earth monolithique, cet opus reste tout de même moins directement accessible que ceux que nous offrirent le groupe par le passé. Bien évidement, ses titres demeurent appréciables pour peu que l'effort sera consenti, mais aucun n’aura réellement le charisme, ni même l’efficacité des hymnes "blind guardiens" les plus consacrés. Ainsi, au-delà de la trame frustrante de certaines de ces chansons, au-delà d’un manque de rythme évident de morceaux finissant souvent par s’installer dans la confortable routine de cadences et de mélodies orchestrales de rigueur, au-delà de la quasi absence de certains éléments distinctifs de la musique de ces Allemands, tels que les passages de guitares acoustiques, au-delà d’une production manquant singulièrement de ce relief qui aurait, sans aucun doute, magnifié ces pistes, au-delà d’un ensemble, certes, inspiré mais terriblement indigeste, Blind Guardian excelle dans la virtuosité d’émotions monotones.

Cette conclusion déplaisante, excessive et personnelle, motivée, aussi sans doute, par l’amertume des souvenirs d’un passé où la musique plus âpre et ravageuse de Blind Guardian me convenait sans aucun doute davantage, pourrait apparaître comme n’étant rien d’autre que la mienne. Cependant, qui pourra réellement affirmer, avec sincérité, que des titres tels que Precious Jerusalem, Wait for an Answer ou Age of False Innocence peuvent aisément concurrencer d’autres tels que The Quest for Tannelorn, The Script of my Requiem ou Time What Is Time ?

Avec ce A Night at the Opera, Blind Guardian écrit un nouveau chapitre de son histoire artistique, et clôt définitivement celui achevé par l'excellent Imaginations from the Other Side. Une nouvelle histoire débute. Aussi passionnante? Seul l’avenir nous le dira.

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