Keeper of the Seven Keys - Part I

Liste des groupes Power Mélodique Helloween Keeper of the Seven Keys - Part I
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Nom du groupe Helloween
Nom de l'album Keeper of the Seven Keys - Part I
Type Album
Date de parution 23 Mai 1987
Produit par Tommy Hansen
Enregistré à Horus Sound Studio
Style MusicalPower Mélodique
Membres possèdant cet album833

Tracklist

1. Initiation 01:19
2. I'm Alive 03:21
3. A Little Time 03:54
4. Twilight of the Gods 04:27
5. A Tale That Wasn't Right 04:37
6. Future World 03:59
7. Halloween 13:19
8. Follow the Sign 01:40
Bonustracks (Re-Issue 2006)
9. Victim of Fate (B-Side)
10. Starlight (Remix)
11. A Little Time (Alternative Version)
12. Halloween (Video Edit)
Total playing time 36:36

Chronique @ ZazPanzer

16 Avril 2012

Intégrité

Ces derniers temps, j'ai passé un peu de temps avec un Peintre. Pas un gars qui barbouille le dimanche après-midi. Un mec qui, dès gamin, sans savoir vraiment pourquoi, passait des heures dans sa chambre à dessiner une fleur, encore et toujours la même fleur... Un mec qui a filé à Paris dès sa majorité pour pouvoir crayonner au Louvre tous les matins, en enfilant l'après-midi tous les petits jobs possibles et imaginables afin de payer le loyer du minuscule studio dans lequel chaque nuit, invariablement, il peignait. Un mec qui, après deux décennies d’apprentissage, de rencontres, de vaches maigres encaissées sans sourciller, vit finalement aujourd'hui de sa passion, exposant et vendant partout dans le Monde.

Je lui demandai un jour, stupidement finalement, si ces années sans le sou n'avaient pas été trop dures, et comment il avait trouvé le courage de continuer. Il m'a alors regardé, comme si j'étais le dernier des abrutis, en m'expliquant que jamais il n'avait eu le choix. Qu'encore aujourd'hui, tous les jours, il était dans son atelier de 5h du matin jusqu'à 21h, et que, si pour une raison ou une autre, il lui était impossible de peindre dans la journée, il se trouvait mal; mal physiquement.

Je me suis tu. Ce type m'avait brusquement rappelé ce qui définit un Artiste. Ce besoin indomptable de créer, cette transe dans laquelle on rentre, ce sentiment parfois de sortir de soi, de ne plus s'appartenir, de faire des choses sans qu'on n'y puisse rien faire... Cette solitude également, avec laquelle il faut apprendre à vivre, cette existence parallèle que l'on vit dans sa tête en permanence, cette déconnexion de la sordide réalité, cette émotion à fleur de peau, cette sensibilité exacerbée. Cette vie qui, on le comprend jeune, ne sera pas comme celle des autres. Différente. Intense. Intègre.

Et en rentrant chez moi, j'ai eu envie de me repasser ces albums qui, il y a trop longtemps, m'avaient transporté dans cette dimension supérieure en me permettant de toucher du doigt cette grâce, cet état d'esprit; disques qui tournent à tort désormais plus rarement car écoutés des centaines de fois durant mon adolescence. Les albums dits classiques, qui ne le sont pas devenus pour rien et qu'on oublie parfois un peu dans notre soif intarissable de découverte. J'ai pensé à mes héros de jeunesse, Steve Harris, Jaymz Hetfield, Ritchie Blackmore, Phil Lynott, Angus Young, Randy Rhoads, Tommy Shaw. Au nombre d'heures passées sur leurs instruments. A cette volonté singulière dont ces hommes ont fait preuve. Je me suis demandé à quel prix leurs riffs avaient vu le jour.

Et puis j'ai pensé à Kai Hansen. Et j'ai sorti le vinyle bleu du premier "Keepers".

Kai. Ce type incroyable qui, après avoir donné naissance au Speed Metal en combinant la furie de San Francisco au côté mélodique de la NWOBHM, et accouché de deux disques historiques et toujours aussi stupéfiants presque trente ans après leur sortie, décida au lieu de suivre tranquillement cette autoroute qu'il avait construite de ses mains, de prendre un énorme risque en bifurquant pour explorer une nouvelle route...

Nous sommes en 1986, et Kai trouve la tournée "Walls of Jericho" (avec Celtic Frost et Grave Digger) éprouvante. Il n'est pas pleinement satisfait de ses performances vocales en live, et estime devoir choisir entre le chant et la guitare. Le 7 Juillet, il donne donc son dernier concert en tant que chanteur au complexe "Sportparadies" de Gelsenkirchen, une ville moyenne située à 20 minutes d'Essen. Sa performance y est immortalisée et deux titres issus de ce concert complètent le single "Judas", enregistré dans la foulée en Juillet 1986 pour clore cette ère en beauté.

Helloween se met alors à la recherche de son futur frontman. Kai veut débaucher le chanteur de Tyran Pace, un certain Ralf Scheepers, qu'il a repéré lors d'un concert commun au "One Way To Rock Festival" (Pforzheim, 31 Mai 1986), mais c'est Michael Weikath qui impose son choix : Michael Kiske, un gamin de 18 ans, officiant dans Ill Prophecy, groupe prometteur de Hambourg ayant sorti une démo sur laquelle figure déjà "A Little Time" et "You Always Walk Alone".

Après quelques répétitions ayant permis à Helloween de prendre toute la mesure de l'étendue vocale impressionnante de Kiske (3 octaves et demie) et de sa capacité exceptionnelle à monter dans les aigus en restant parfaitement clair, le groupe décide d'abandonner le côté thrashy de sa musique qui avait pourtant fait son succès. Kai et Weiki commencent alors à travailler sur un double-album ambitieux, qui devra mettre l’accent sur le chant aigu de Kiske et les mélodies des twin-guitars, mais également conserver les rythmes "double-time feel" auxquels Ingo Schwichtenberg est désormais rompu. Hansen et Weikath ne savent pas encore qu'ils sont sur le point de poser les bases d'un nouveau style qui influencera plusieurs générations de musiciens : le Speed Mélodique, plus tard rebaptisé "Power Metal" ou "Happy Metal".

Noise International ne fait pourtant pas confiance au combo germain et refuse catégoriquement de sortir un double album, prédisant une catastrophe commerciale. Les musiciens se voient donc contraints de fractionner ce qui au départ devait être un tout, et choisissent de proposer un diptyque sur lequel les 14 morceaux (6 composés par Kai, 5 par Weiki et 3 par Kiske) semblent répartis, volontairement ou pas, en fonction de leur compositeur : ainsi le premier volet de la saga, qui ne propose d'ailleurs que 6 chansons, fait la part belle à Kai, auteur de 4 morceaux sur 6, tandis que l'album suivant réunira les œuvres de Weiki et Michael. Si la rumeur veut que les premières dissensions au sein du groupe aient pris leur origine dans cette tracklist, le choix artistique semble pourtant avec le recul cohérent et même évident.

Alors que "Keeper Of The Seven Keys Part II", (un peu) moins accessible, oppose une facette comique et légère à un ensemble de titres plus sombres, alambiqués, voire progressifs, cette première partie reste plus linéaire, capturant le remarquable talent de songwriter de Kai. Les chansons sont fraîches, enjouées, catchy, instantanément mémorisables, et en même temps puissantes et résolument Heavy. La voix cristalline et impériale de Kiske, associée à de fabuleux leads de guitare, contraste remarquablement avec les riffs acérés des deux virtuoses emmenés par l'invincible équipe Ingo/Markus qui bastonne sans jamais faiblir en background sonore. Le meilleur des deux mondes, vous en rêviez, ils l'ont fait.

Six titres donc, qui étaient appelés à devenir légendaires, impeccablement produits par Tommy Newton et Tommy Hansen (Pretty Maids), agrémentés d'une introduction qui vous hérisse le poil et vous met en condition, et d'une outro qui ne peut que vous enjoindre à enchaîner immédiatement avec le petit frère : de la vitesse certes (I'm Alive, Twilight Of The Gods) mais également un up-tempo jouissif ponctué d'un break inventif (A Little Time), une ballade qui ferait fondre un iceberg sur place (A Tale That Wasn't Right), un hit en puissance (Future World) et une épopée de 13 minutes (Halloween) qui vous tient en haleine jusqu'à la dernière seconde. Une preuve supplémentaire que les albums parfaits existent, contrairement à la théorie répandue sur ce site.

Pour comprendre le thème des morceaux, il faut se rappeler qu'en 1987, Kai n'a que 24 ans. Il est jeune, il est heureux, il vit un rêve éveillé. Le futur s'annonce radieux. La plupart des chansons (I'm Alive, A Little Time, Future World) expriment donc sa fougue et son envie de vivre à cent à l'heure, le fait de croire en son Destin, à sa Bonne Étoile et d'accomplir quelque chose de Grand. L'avenir lui donnera d’ailleurs raison. Les deux têtes pensantes d’Helloween étant complémentaires et s’opposant jusque dans l'écriture, avec une telle banane pour Kai, il est normal de retrouver Weiki largué par l’Amour de sa vie et pleurant son désespoir sur "A Tale That Wasn't Right" [humour]. On pourrait s'attendre au vu du concept et de sa somptueuse illustration à des lyrics racontant une histoire farfelue, il n'en est rien. Seul donne dans l'Heroic Fantasy le morceau éponyme concluant le "Part II", qui narre l'éternel combat entre le Bien et le Mal, et tant mieux car la prose n'est pas au niveau de la musique. "Twilight Of The Gods" part quand même dans un délire fantastique, mais les mots choisis sont tellement marquants phonétiquement que leur sens en devient anecdotique. J'imagine que vous ne comprendrez pas ce que j'essaie péniblement d'exprimer jusqu'à temps que vous aussi, fassiez sursauter votre copine en gueulant, le casque sur les oreilles, "Fireflash - In The Night - Just An Eeeeviiillll Dream ! Holy War - In The Sky - Nevvveeeerrr !!!"

Si les qualités des deux guitaristes et du vocaliste sont évidentes pour tous, je ne clôturerai pas ce texte sans avoir évoqué mon admiration pour le jeu de basse de Markus Großkopf, ses lignes inspirées et particulièrement mélodiques traçant leur chemin propre sans pour autant oublier d'appuyer la frappe puissante du regretté Ingo (RIP 18/05/1965 - 08/03/1995).

"Keeper Of The Seven Keys Part I" sort le 23 Mai 1987, et balaie d'un revers de la main toute concurrence. Les principaux outsiders allemands cherchent encore à définir leur identité ("Execution Guaranteed" / "Battalions Of Fear" ou même le très moyen "Under Jolly Roger"), et n'ont, pour beaucoup, pas encore un bagage technique suffisant pour pouvoir rivaliser avec ce bijou de virtuosité en avance sur son temps : à l'écoute du fameux passage instrumental d'"Halloween", on se dit qu'il fut certainement un cas d'école pour des groupes comme Angra. Malgré la quantité hallucinante d'albums majeurs arrivée dans les bacs en cette sainte année, "Keeper" se hisse à la 104ème place du Billboard 200, rendant le groupe incontournable sur la scène internationale. Et pourtant, Kai, n'écoutant une fois de plus que son cœur, quittera le groupe au sommet de sa popularité après la tournée "Keeper II".

Certains hommes ne sont pas comme les autres.

J'aurais voulu leur ressembler.

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Cucrapok - 20 Avril 2012: Haha je sais j'ai été vérifier dans ta collection! :)

Tout ça me rappelle douloureusement que j'avais un excellent bootleg vidéo de Helloween live avec Hansen au chant.. Et je suis allé copier une stupide vidéo officielle de Cradle of Fif au bout de la cassette vhs.. Et y'a un connar qui me l'avait empruntée juste pour le stupide vidéo de Cradle et elle m'est jamais revenue!
choahardoc - 20 Avril 2012: Quel texte, quel album! Après la chro d'Anvil de Largod, j'ai mon lot d'émotions pour ce soir! Franchement, je ne pousse pas à 20/20 bien que Keeper reste une inspiration fondamentale pour tant de bons trucs à venir, pas mal de clones aussi... Bien joué l'artiste Zaz, you're the keeper of the genius Kai.
MetalOursonne - 22 Avril 2012: Merci pour cette belle chro' Zaz! Je m'en vais de ce pas mettre cet album dans mon lecteur! xx bizz
holocaust_in_my_head - 05 Fevrier 2014: Les 3 premiers ("helloween", "walls of jericho", "part.1) restent parfait pour moi, "part.2" n'est qu'excellent (j'y trouve notamment une certaine perte de puissance par rapport à part.1) ; j'ai découvert le groupe en 1987 avec donc ce part.1 et cela a été une claque monumentale, la K7 tournait au moins une fois par jour, j'ai ensuite découvert "w.o.j." et le mini LP et là encore la baffe, jusqu'à essayer de par tout les moyens à trouver des copies conformes de "walls...", mdr, j'y suis arrivé des fois (mdr, les 2 premiers Scanner), j'en ai oublié au passage (Wardance, le 1er Blind Guardian découvert plus tard) ; et tout cela pour dire que la discographie d'Helloween jusqu'à "part.1" restera dans mon panthéon de la musique, tout style confondu.
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Chronique @ dark_omens

17 Septembre 2015

LA référence...Part I...

Après la sortie de premières œuvres emplies de titres rapides, véloces et rugueux, presque Thrashy et avec un Kai Hansen donnant de la voix, nous offrant ce chant agressif et parfois, il faut le reconnaître, plutôt brut et imprécis, Helloween décide de recruter un "vrai" chanteur. Et ce, afin que la paire Weikath/Hansen puisse se concentrer sur la composition de musique dont l’excellence réside dans le secret magique, et quasiment mystique, de leur association unique. Ils sont deux caractères forts et antinomiques. Ils sont le feu et la glace. Le jour et la nuit. Et leur union étrangement consommée donnera naissance à ce que le groupe écrira de plus efficace, de plus réussi, de plus inspiré. Et qui, au-delà même de leur propre personne, enfantera ce que l’Allemagne fera de meilleur, hantant, aujourd’hui encore, bon nombre de travaux de groupes de Heavy Speed Metal teutons.

Ce contraste entre les deux hommes naît de leurs influences et de leurs idées diamétralement opposées. D’un côté, Kai Hansen et son idéal radical de ce que doit être la musique d’un groupe, son groupe. A savoir un Heavy Speed brut et âpre. Un Metal cru basé bien plus sur les riffs que sur la mélodie. De l’autre, Michael Weikath bien plus enclin à céder à ses envies Hard-Rock Seventies, à ses aspirations plus mélodiques. A une musique plus harmonieuse en somme. Loin d’opposer leurs styles dans un conflit sans fin, les deux guitaristes décident de se nourrir de leurs différences. Ils délivreront ainsi le fruit d'un mariage intelligent et savoureux dont la concrétisation la plus marquante, après des prémices déjà fort prometteurs sur le mini-LP Helloween (1985) et sur Walls of Jericho (1986), sera ce Keeper Of The Seven Keys part I et son successeur Keeper Of The Seven Keys part II.

Pour parfaire cette alchimie naissante, et dans cette volonté de remplacer un Kaï, disons-le encore une fois, pas encore très à l'aise avec sa voix, les deux compositeurs, en grands admirateurs du travail de Geoff Tate, sont à la recherche d’un chanteur capable de rivaliser avec celui de Queensryche. Ils finissent par recruter Michael Kiske et son timbre si particulier, impressionnant, harmonieux. Un chanteur inimitable pour une musique qui le sera tout autant.

Chacun des morceaux plutôt rapides qui composent cette œuvre témoigne du talent dont firent preuve nos deux artistes, poussés par leur complémentarité extraordinaire, et aussi, soyons francs, par leurs antagonismes naissants. Ils s'expriment magnifiquement aux travers de leurs influences respectives en un mélange adroitement orchestré. Ainsi l’incontournable I’m Alive, mais aussi Twilight Of The Gods aux chœurs magnifiques, ou Halloween tantôt prompt, tantôt plus lent, illustrent parfaitement ce concept de double dessein. Musicalement, le défi est indéniablement relevé. Et à un tel niveau de perfection qu’il donnera naissance à un genre à part entière, et à de nombreuses vocations. Cette réussite étant exaltée un peu plus encore par les harmonies vocales de Kiske, et par le travail incroyablement précis et subtil d’un Ingo Schwichtenberg derrière ses fûts et surtout derrière ses grosses caisses.

Mais, si le groupe excelle dans les titres rapides, c’est aussi dans les morceaux plus mid-tempos, toujours soucieux de satisfaire ces contraintes de composition et sans les trahir, qu’il forgera son identité en écrivant des hymnes aux constructions des plus somptueuses. Tant et si bien que des titres tels que A Little Time, ou Future World se rapprochent d’un aboutissement quasiment sans failles, leurs conférant une dimension pour ainsi dire intemporelle.

Il convient aussi de noter qu’Helloween, en apportant une fraîcheur toute neuve, en teintant sa toile de quelques touches plus réjouies, d’un certain humour lucide inhabituel dans le genre, offre à sa musique une couleur enjouée qui finira de séduire tous ceux fatigués par le sérieux ridicule de ces clichés dans lesquels certains groupes aiment à s’enfermer. C’est ce qu’on appellera le "Happy Metal" qui, sans être un style à part entière, définit tout de même l'authentique état d’esprit libertaire et allègre de ces Allemands.

Cet album est tout simplement un tournant artistique évident. En créant sans en avoir réellement conscience une musique plus rapide et plus mélodique, Helloween marque l’histoire comme peu réussirent jusqu’alors à le faire. Influençant des générations entières de musiciens, il y eut réellement avec ce diptyque la naissance d’un esprit musical nouveau, engendrant un "avant" et un "après" Keeper Of The Seven Keys. Une vision neuve dans la manière d’aborder l’art musical. Une conception originale culte. L’avènement d’une ère nouvelle, tout simplement.

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BARONROUGE - 17 Septembre 2015: Perso la carrière du groupe s'arrête avec le "Keeper II" , je l'aime bien mais il tape en longueur , le suite devient folklorique .
King_Triton - 17 Septembre 2015: Tout à fait d'accord sur le fait qu'il y ait eu un avant et un après Keeper 1. Sinon même avis que le Baron, après le Keeper 2 je n'ai plus accroché. Petit regain d'intérêt avec the Dark Ride néanmoins.
 
David_Bordg - 20 Septembre 2015: Une première partie superbe et originale, mais n atteint pas les sommets de sa somptueuse suite!! Je trouve le groupe encore vraiment tres tres bon aujourd hui, avec un power puissant et qui donne encore envie!!
jamz - 21 Septembre 2015: Merci Pour la Chronique. Effectivement, un excellent album, après la tuerie qu'a été "Walls of Jericho" pour moi. Ce Keeper 1 a été le dernier album du groupe que j'ai apprécié.
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Commentaire @ cunteater

06 Juillet 2006

Après un ep et un album dans lequel Helloween avait établi les bases de sa musique, c’est à dire le speed mélodique (certains disent aussi heavy speed, peu importe), le groupe revient avec un nouveau chanteur, Michael Kiske, laissant Kay Hansen se concentrer sur la guitare. Et ça, c’est plutôt une réussite, car Kiske est un véritable chanteur avec une voix incroyable poussant dans les aigus avec une clarté rare.

L’album s’intitule donc “keeper of the seven keys part I” ce qui peut paraître étrange car la chanson « keeper of the seven keys » se trouve sur la partie II, et au niveau conceptuel on peut se demander s’il y a vraiment un rapport entre tous les morceaux. Enfin, revenons à l’essentiel c’est-à-dire la musique.

Ici, c’est clair, c’est du tout bon (enfin, on verra encore mieux par la suite), dans un style speed aujourd’hui copié par de nombreux groupes. On retiendra surtout l’hymne « future worls » et le morceau « Halloween », long ensemble de plus de 13 minutes à plusieurs rebondissement avec un passage très progressif au milieu. Mais, je maintiens, le reste est très bon tout en restant relativement classique.

Un bon disque à posséder pour tout fan de speed mélodique et qui préfigure du meilleur.

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RiouxisPainkiller(RIP) - 15 Septembre 2010: ha ha c vrai
OVERKILL77 - 14 Août 2011: Bizarre cette tracklist, moi j'ai "Judas" en plein milieu de l'album (Piste 6) et je ne la voit inscrite nulle-part. Les chansons "Fantômes" ne se trouvent t'elles pas en fin d'album généralement ?
rikkit - 23 Avril 2013: Euh ? Cette chronique a-t-elle été lue ? Je suis bluffé, déjà par la somme de connaissance du chroniqueur et bien sur, par l'émotion qui traverse ces lignes. Sérieusement, merci beaucoup, ce fut un plaisir de te lire. Ce serait chouette que tu rendes hommage de la même manière à Iron Maiden.
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Commentaire @ leatherboy

22 Mai 2008

Encore une fois, quelqu'un est passé avant moi sur cette chronique. Donc, je ne vais pas m'étendre sur l'historique de cet album, ce qui serait un peu stupide puisque ça a déjà été fait. Connu pour être le plus gros succès du groupe, il est vrai que rien n'est à jeter sur ce disque, même s'il est vrai aussi que, généralement, la lassitude gagne parfois sur l'excitation. Mais, commençons par le commencement.

Après une intro gentillette, qui ne casse pas des briques, l'album démarre à fond de train avec "I'm Alive", morceau assez court, doté d'un solo monstre. "A Little Time" prend le relai, un bon titre, c'est tout. Et là arrive le premier temps fort de l'album, avec le titre "Twilight Of The Gods", morceau énorme, épique, monstrueux. On enchaîne avec une bouffée d'air frais, incarnée par "A Tale That Wasn't Right", ballade posée, où Michael Kiske (chant), nous fait étalage de tout son talent, pour aller titiller les notes les plus hautes. Alors après, sur ma version, il y a un titre bonus, "Judas", présent sur la réédition de "Walls of Jericho". Ensuite, deuxième gros temps fort de l'album avec "Future World", à mon sens le meilleur titre de l'album, avec son refrain épique, son solo déchirant. Bref, tout ce qui fait un bon titre de Power metal. L'album continue avec "Halloween", morceau de 13 minutes tout de même, qui s'écoute agréablement, et on s'aperçoit que le groupe est vraiment très très bon. L'album se finit par "Follow the Sign", une outro assez courte, où une guitare nous balance un solo ultra-déchirant.

Un album culte, que n'importe quel fan de heavy metal se doit de posséder !

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Commentaire @ taker59

05 Décembre 2008

Après avoir installé les bases avec « Walls of Jericho » en 1986, le groupe allemand Helloween revient, un an plus tard, avec cette fois-ci, Michael Kiske au micro, laissant Kai Hansen se concentrer sur sa 6 cordes… Et c’est une chose très bien pensée, car on découvre alors Michael Kiske, un chanteur sublime, qui monte dans les aigus comme personne !

Ce nouvel opus s’intitule donc : « Keeper of the Seven Keys : Part 1 », et commence par une intro instrumentale, « Initiation », typique des opus de nos citrouilles… L’album enchaîne sur « I’m Alive », une chanson de speed metal, la marque de fabrique de Helloween. On voit tout de suite que Michael Kiske n’amène que du bon avec lui, et sa voix vraiment très impressionnante. « A Little Time » enchaîne, une chanson un peu moins speed que la précédente par moments, mais tout de même très bonne. On revient au Speed sur « Twilight of the Gods », qui est plus dans la veine de « I’m Alive ». On peut déjà remarquer les très jolis riffs et solos de Kai Hansen et de Michael Weikath, tous deux excellents ici. On casse le rythme avec une ballade, « A tale that wasn’t right ». Une des plus belles ballades qu’il m’ait été donné d’entendre, notamment grâce à Kiske qui fait encore des prouesses dans son domaine… La deuxième face débute sur le riff de « Future World », l’une des pièces maîtresses des chansons d’Helloween, et certainement l’une de mes 3 préférées de la période Kiske. La fin approche avec « Halloween », une chanson épique de plus de 13 minutes, que je préfère largement à « Keeper of the Seven Keys »… L’album se finit sur un instrumental, une nouvelle fois, avec « Follow the Sign »…

Voici ici l’une des pièces maîtresses de Helloween, du Speed Metal, et du Heavy Metal en général ! A mes yeux, l’album ne contient que du bon, avec un petit bémol pour les pièces instrumentales tout de même. Mais le reste est très bon, voire excellent comme « Future World » ou « Halloween », qui sont devenus des classiques aujourd’hui…

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